Rodez : les mensonges du maire de Rodez à propos de la prétendue augmentation de la taxe d’habitation par ses prédécesseurs

8 février 2014

On sait que M. Teyssèdre, l’actuel maire de Rodez, a fait du mensonge une technique de propagande. Ses documents de campagnes ne dérogent pas à cette  méprisable habitude. Il accuse contre toute vraisemblance son prédécesseur d’avoir augmenté la taxe d’habitation de 63 %. Quand on sait que durant  les deux derniers mandats, de 1995 à 2008 la seule entorse à la stabilité fiscale est une augmentation de 3% due au passage aux 35 heures, on se demande bien d’où vient cette exagération mensongère.

En fait il travestit la vérité en interprétant faussement les effets de la transformation de District en Communauté d’Agglomération au 1er janvier 2000. A cette date, la taxe d’habitation payée au District a été transférée à la commune. Pour le contribuable, il s’agissait d’une opération rigoureusement neutre puisque la somme des deux taxes restait inchangée.

Simplement au lieu d’appliquer deux taux, un pour la commune l’autre pour le District, le taux communal résultait dès lors, de l’addition des deux et, répétons le, sans que le contribuable n’en subisse le moindre effet.  Interpréter comme une augmentation d’impôt ce qui n’était qu’un simple transfert est un mensonge d’autant plus impardonnable qu’il est proféré par des élus qui ont vécu cette transformation. Ils l’ont d’ailleurs approuvée, car autant à la Commune qu’au District, le passage à la Communauté d’Agglomération a été voté à l’unanimité.

Une fois encore, pour le maire de Rodez, plus c’est gros plus çà passe quitte à prendre les électeurs pour des imbéciles.

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Rodez : quand le candidat Teyssèdre utilise les réunions du conseil municipal pour faire sa propagande

31 janvier 2014

Il est de notoriété publique que Christian Teyssèdre, maire de Rodez, ne s’embarrasse guère de scrupules pour affirmer tout, n’importe quoi et éventuellement son contraire, avec un aplomb qui trop souvent, hélas ! abuse les ruthénois. L’un de ses proches révélait récemment que le maire répondait à qui osait lui en faire la remarque : « Plus c’est gros, mieux ça passe ». Surprenante philosophie qui a donné lieu à une étonnante illustration lors de la réunion du conseil municipal du vendredi 24 janvier.

A l’ordre dur jour de la séance: le débat d’orientation budgétaire.  Disons pour les non initiés qu’il s’agit de définir les conditions dans lesquelles sera élaboré le futur budget; autrement dit, les directives données aux services administratifs et comptables pour élaborer le budget de 2014. Premier sujet d’étonnement, le budget lui-même ne pourra donc être voté que fin février ou début mars… ou peut-être même après les élections. Alors que traditionnellement il est voté à Rodez en Décembre de l’année précédente.  Simple retard ou bien quelque chose à cacher ?

Revenons-en à la réunion publique avec tout d’abord la dette de la commune. Contraint de respecter un minimum de vérité comptable, le maire a annoncé un montant total de la dette de 26 millions d’euros, oubliant sciemment les six millions d’emprunt contractés pour construire le parc de stationnement du foirail, au prétexte qu’il s’agit d’un « budget annexe ». Annexe ou pas, ces six millions sont dus par la commune et seront remboursé par les contribuables et les usagers ruthénois! L’endettement consolidé au 31 décembre 2013 est donc de 32 millions d’euros. A comparer aux 20 millions d’euros du 31 décembre 2007, dernier exercice complet du mandat précédent. Une augmentation de 52%! Pour avoir entendu pendant toute la durée du mandat affirmer que la dette et les impôts de la commune avaient diminué, voilà un premier aveu qui doit laisser pantois tous les gogos qui ont cru à la parole du premier magistrat.

Le meilleur restait à venir. Le maire a affirmé ramener la dette à 20 millions d’euros dans le courant du seul exercice 2014. Il compte donc rembourser 12 millions d’euros en une seule année! Quand on sait que bon an mal an, la commune arrive à rembourser 2 millions d’euros on se demande bien comment elle pourra multiplier par six le rythme d’apurement de la dette. Le maire devrait se souvenir que « l’insincérité des chiffres » est une faute grave punie par la loi.

La dette que prétend laisser Christian Teyssèdre en fin 2014, n’est rien d’autre qu’une incantation qui en rappelle une autre, celle de l’inversion de la courbe du chômage. Certes il s’agit d’un autre sujet et d’une autre dimension mais la promesse socialiste des lendemains qui chantent applique ici et là les même méthodes. Pour l’immédiat les seuls chiffres crédibles sont, pour le chômage ceux publiés par l’INSEE en augmentation de 5.7% et pour la dette communales ceux du 31 décembre 2013, soit 32 millions d’euros. En augmentation de 52% par rapport à celle du 31 décembre 2007.


Grand Rodez : Le président de l’agglomération en campagne lors du dernier conseil d’agglomération

8 janvier 2014

Ce mardi 07 janvier, se tenait un Conseil d’agglomération du Grand Rodez consacré principalement au débat d’orientation budgétaire pour 2014.

Il s’agissait du premier Conseil d’agglomération auquel participaient les 3 nouvelles communes ayant rejoint l’EPCI au 01/01/2014 : Baraqueville, Manhac et Camboulazet. A noter que cette dernière commune n’a pas voté de délibération en ce sens et a été rattachée d’office à la communauté d’agglomération du Grand Rodez (CAGR) par décision préfectorale. Dorénavant, la CAGR compte 11 communes et prés de 60 000 habitants. Les conseillers d’agglomération sont désormais au nombre de 51 dont 15 vice-présidents. Pas un de moins !

Un budget 2014 de transition

Au final, chacun l’a reconnu, le budget 2014 qui sera voté en février prochain ne devrait pas avoir de grandes ambitions, notamment en raison de l’année électorale, mais surtout pas nécessité de faire un pause, de digérer les investissements et tenter de stabiliser la dette qui a atteint un niveau dramatiquement élevé. La dette consolidée (budget principal + budgets annexes) qui était de 41 millions d’euros à fin 2007, a atteint 73 millions d’euros fin 2012 et devrait probablement atteindre les 80 millions d’euros au 31/12/2013, soit prés de 100% d’augmentation en 6 ans.

Le cadrage du budget 2014 reposera sur des principes visant à garantir les grands équilibres financiers de l’agglomération, à savoir notamment :

  • Maitriser l’évolution des dépenses de fonctionnement,  (n’est-ce pas là reconnaître qu’elles sont loin d’avoir été maitrisées !)
  • Contenir les investissements à moins de 10 millions d’euros,
  • Stabiliser et réduire la dette sur les exercices à venir, (ici aussi, on reconnaît enfin que la situation de la dette est explosive !)
  • Assurer la stabilité des impôts des ménages et des entreprises. (en espérant qu’il ne s’agit pas d’un simple vœu)

Des objectifs certes modestes mais ô combien réalistes au vu de la précarité de la situation financière de la CAGR, alors même que le dynamisme des recettes fiscales s’est considérablement estompé et que les dotations de l’Etat et autres taxes tendent à rester stables, voire à diminuer.

Le coup de gueule de M. Teyssèdre

Une fois de plus, la petite surprise est venue du président de l’agglomération Christian Teyssèdre. A peine la séance ouverte (on le sentait pour le moins irrité et remonté), il s’est étonné devant une salle accoutumée aux frasques du président, qu’un candidat à la mairie de Rodez (devinez ???) ait annoncé des chiffres complètement fantaisistes concernant l’évolution des frais de personnels de l’agglomération qui auraient augmenté de 45%. Selon lui, depuis 2008, ils auraient augmenté d’à peine plus de 10%. Et d’accuser son adversaire à la mairie de Rodez de mettre en cause le travail et le sérieux des personnels de l’agglomération ! Les grands maux habituels reviennent comme un refrain…

Au cas particulier, chacun l’a bien compris, s’il y a défaut de maitrise des dépenses, ce n’est certainement pas la faute aux personnels qui exécutent les consignes mais plutôt celle des élus et du président de l’agglomération, M. Teyssèdre en particulier. Pourquoi vouloir s’exonérer à tout prix des responsabilités qui sont les siennes ?

Aussitôt après avoir fait part publiquement de son indignation, M. Teyssèdre s’est rendu devant les journalistes présents pour leur présenter les « vrais chiffres » selon lui. La presse (ou plutôt une certaine presse) serait-elle devenue l’instrument de propagande du candidat Christian Teyssèdre et l’arbitre de la campagne électorale à venir ? Tout cela est quelque peu affligeant et en dit long sur les pratiques du maire de Rodez. Quelque peu irritée, Régine Taussat n’a pas manqué de relever que ces propos de campagne n’avaient rien à faire en ce lieu d’exercice de la démocratie locale.

Les chiffres qui n’ont pas fini d’irriter M. Teyssèdre

En réalité, chacun peut aisément vérifier que les comptes consolidés de la CAGR pour le dernier exercice clos le 31/12/2012, font apparaître des dépenses de fonctionnement de 44, 560 M€ contre 35,370 M€ en 2007, soit une augmentation de 25.64% en 5 ans seulement. S’agissant des frais de personnels, c’est encore plus significatif puisqu’ils ont augmenté de 47.08% entre 2007 et 2012, passant de 5,626 M€ à 8.275 M€.

Le chiffre avancé de 45% d’augmentation des frais de personnels entre 2007 et 2012 est donc conforme à la réalité des comptes publiés par la communauté d’agglomération

100 millions, 200 millions… Qui dit mieux ?

En conclusion du débat d’orientation budgétaire, Christian Teyssèdre a loué l’importance et la qualité des investissements réalisés depuis 2008 par l’agglomération en évaluant ces derniers à 200 millions d’euros. Pas moins !

Nombre d’élus ont parus surpris et perplexes mais n’ont pas osé demander plus de précisions ! Quels sont donc ces investissements colossaux en si peu de temps ? On cherche encore… Le musée Soulages : 28 millions, la tristement célèbre maison commune emploi-formation : 10 millions, les aménagements des zones industrielles 10 millions, la prison : 4 millions… On est bien loin des chiffres annoncés… Une fois encore le maire de Rodez balance des chiffres à tout va sans que personne ne bronche. Il est vrai que pour lui, plus c’est gros, plus çà passe.

La ville de Rodez votera-t-elle le budget primitif 2014 avant les élections ?

Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Rodez, la majorité socialiste n’a pas voté de budget primitif pour 2014, comme il est de coutume, arguant du fait que la prochaine municipalité élue en mars serait mieux à même de le voter selon ses propres orientations. Beaucoup de ruthénois, et pas que des opposants, ont vu là une manière pour la municipalité socialiste de Rodez de cacher la réalité de la situation financière de la ville, et notamment l’importance de la dette. Un sujet qui risque fort de faire grand bruit durant la campagne électorale.

Aux dernières nouvelles, le maire de Rodez aurait revu sa position et envisagerait maintenant de convoquer un prochain conseil municipal en vue de voter le budget 2014  ! A moins de deux mois du premier tour de scrutin, voilà qui en dit long sur la fébrilité des élus socialistes de Rodez. Quoi qu’il en soit, nul doute qu’au final la dette consolidée au 31/12/2013 approchera les 30 millions d’euros, soit une augmentation de prés de 50% en 6 ans.

Vote du budget 2014 ou pas, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé, il sera bien difficile à M. Teyssèdre de soutenir que la dette n’a pas augmenté sous son mandat.


Rodez : Yves Censi se bat pour la RN88 et le grand contournement de Rodez

26 novembre 2013

Pendant les 6 années du mandat de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez et à la présidence de l’agglomération du Grand Rodez (ce dernier est également vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées), à aucun moment il ne s’est intéressé, de prés ou de loin, à l’aménagement de la RN 88 à 2 X 2 voies, cet axe routier majeur qui traverse le département. D’ailleurs, alors que le syndicat mixte pour l’aménagement de l’axe Toulouse-Rodez-Le Puy-St Etienne et Lyon avait son siège à Rodez jusqu’en 2008 et était présidé par Marc Censi, l’ancien maire de Rodez, M. Teyssèdre ou ses proches n’ont jamais siégé dans cette instance à laquelle participent pourtant l’ensemble des élus des villes traversées en vue de promouvoir le développement de cet axe essentiel pour le sud Massif-Central auprès des services de l’Etat.

Contrairement à Jean-Claude Luche, président du Conseil général et à Yves Censi, député de la circonscription qui sont maintes fois intervenus sur le sujet, M. Teyssèdre n’a pas levé le petit doigt pour faire avancer le dossier du grand contournement de Rodez pour lequel une bande de 300 m de large avait été définie dés 2008. Que ce soit en tant que maire de Rodez, président de l’agglomération du Grand Rodez ou vice-président du Conseil régional, il ne s’est jamais manifesté pour œuvrer au désenclavement de l’agglomération et du département.

Bien que le parti socialiste truste aujourd’hui l’ensemble des postes décisionnels au gouvernement et au parlement, rien n’a réellement avancé. Au contraire, le dossier semble devoir s’enliser chaque jour un peu plus. L’actuel maire de Rodez soutient la transformation de la rocade de Rodez en voie rapide, avec construction d’échangeurs. Pas sûr qu’une telle solution soit de nature à satisfaire les nombreux riverains d’Olemps, Rodez et Onet-le-Château qui risquent ainsi de faire les frais d’un aménagement autoroutier au cœur de l’agglomération pour des décennies.

C’est dans ce contexte de blocage gouvernemental sur le dossier de l’aménagement de la RN 88, qu’Yves Censi le député de la circonscription de Rodez, a une nouvelle fois interpellé le ministre de l’Ecologie ce mardi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Hormis la section entre Carmaux et Baraqueville en cours d’aménagement, suite à la décision du gouvernement Fillon en 2008, à ce jour, aucun calendrier n’est fixé pour la poursuite des travaux d’aménagement de cet axe entre Rodez et Séverac-le-Château (A75).

Pour Yves Censi : « La finalisation des travaux de la rocade de Rodez n’a pas avancé d’un mètre depuis le changement de la majorité municipale et communautaire en 2008… Où en est le boulevard urbain alors que les ruthénois souffrent d’une véritable thrombose en matière de circulation routière ?… ». Selon le député de l’Aveyron, le grand contournement de Rodez devra être engagé, dans le prolongement de la liaison de la RN88 à 2 X 2 voies entre Rodez et Séverac.

Dans sa réponse, le ministre ne s’est aucunement engagé sur le dossier, prétextant la nécessité d’achever les travaux en cours. Pour ce qui est du grand contournement : « Il s’intègre dans une perspective à très long terme, lorsque l’axe Toulouse-Lyon sera achevé. » Autant dire que ce n’est pas pour demain, d’autant que le ministre a rappelé que l’engagement de l’Etat dans la poursuite des travaux d’aménagement était directement conditionné à la participation des collectivités aux financements.

Alors que la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités devrait s’accélérer (diminution des dotations 2014 de l’ordre de 2 milliards d’euros), les ruthénois risquent de ne pas voir d’amélioration de la circulation aux abords de leur ville avant de longues années. Ceci est d’autant plus vrai que le maire et président de l’agglomération, n’est jamais intervenu auprès de l’Etat sur le dossier du grand contournement ou de la rocade de Rodez. Dans ce contexte, pas étonnant que l’Etat se fasse tirer l’oreille pour poursuivre les travaux.

Voici quelques jours, dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, Jean-Claude Luche, président du Conseil général est intervenu sur l’aménagement de la RN88 dans sa traversée aveyronnaise. A sa sortie de la réunion, il s’est dit extrêmement déçu des réponses faites par les services de l’Etat sur le sujet. Selon lui : « La RN88 est totalement absente du contrat de plan, à l’exception d’un petit crédit sur la rocade de Rodez. »  Pour Jean-Claude Luche : « La RN88 est sacrifiée dans le contrat de plan. Son aménagement jusqu’à Séverac est une urgence qui ne peut plus attendre ! »

Du côté de M. Teyssèdre et des élus socialistes ruthénois, c’est toujours le grand silence sur ce dossier de la RN 88. Une fois de plus, l’incompétence des élus socialistes ruthénois pénalise lourdement le développement de l’agglomération de Rodez.


Rodez : quand les réunions de quartier se transforment en réunions de propagande politique au service du maire

15 novembre 2013

Après des années de silence, ces derniers jours, la mairie de Rodez a décidé d’organiser à la sauvette des réunions publiques dans les principaux quartiers de la ville.

Comme par le plus grand des hasards, ces réunions sont organisées à quelques mois des élections municipales et présidées par le maire lui-même. Pour preuve, la plupart des présidents des comités de quartier, souvent élus depuis peu, ne brillent guère par leurs interventions, comme lors de la réunion du quartier de Rodez Centre où l’intervention de ce dernier s’est limitée, en tout et pour tout, à deux minutes d’intervention alors que le maire a monopolisé la parole et dirigé lui-même l’intégralité des débats.

Même s’il s’en est défendu, ce dernier n’a eu de cesse de promouvoir ses prétendus « grands chantiers », se targuant une nouvelle fois d’avoir investi le double de la précédente municipalité. Il est fort ce Teyssèdre ! Pour les chantiers restés en friche depuis 2008 : Combarel, place de la cité et autres, c’est bien sûr la faute de la précédente municipalité. Au final, il s’est employé à s’auto-féliciter pour le travail réalisé sous son mandat. Bien étrange réunion de quartier !

Autant dire que ces réunions avaient pour seul et unique objectif de lancer sa propre campagne électorale qui semble s’annoncer pour le moins difficile et laborieuse au vu de l’ampleur du mécontentement des ruthénois qui ne sont pas dupes des manipulations et autres gesticulations médiatiques. A y regarder d’un peu plus prés, le mandat de Teyssèdre est pour le moins calamiteux et terrible pour les ruthénois : augmentation importante des impôts locaux, explosion de la dette, réalisation d’investissements fort couteux et de mauvaise qualité, nombreux chantiers laissés en friche, perte d’attractivité du centre-ville, circulation à l’entrée de la ville totalement saturée,… Et la liste est longue !

Interpellé par un participant, le maire de Rodez reconnaît volontiers que le nouveau quartier du foirail ne sera pas sans poser de nombreux problèmes de stationnement lors de manifestations importantes et simultanées au stade Paul Lignon, à la salle des fêtes et au multiplexe de cinéma. Mais il a le culot d’en faire porter la responsabilité à l’équipe précédente, n’hésitant pas une fois de plus à travestir la réalité. En effet, la salle des fêtes qui était initialement un palais de congrès/salle des fêtes, sensiblement plus grand, polyvalent et moins couteux, était positionnée sur l’ancien foirail, entre le multiplexe de cinéma et le musée Soulages et non prés du stade. C’est la municipalité de M. Teyssèdre qui a décidé de placer la salle des fêtes sur le plateau Paul Lignon, obérant ainsi un vaste espace libre qui aurait pu accueillir plus de 300 places de stationnement de surface ou diverses manifestations. Cette erreur de l’actuelle municipalité pèsera longtemps sur ce quartier.

Pour rester sur ce quartier, l’élu s’est félicité de la réalisation du parking souterrain du foirail de 400 places pour 8 millions d’euros HT, entièrement financé aux frais de la ville et exploité en régie directe. A l’entendre, c’est une excellente opération qui permettra à la ville d’amortir cet équipement en quelques années, à raison de plus d’un million de recettes par an. On voit là que Teyssèdre n’est qu’un bien piètre gestionnaire. Tout d’abord, on ne peut que s’étonner qu’une municipalité fasse financer un tel équipement par sa propre ville alors qu’il sera principalement utilisé par des automobilistes extérieurs à la ville. Drôle de gestion qui fait payer aux ruthénois un équipement qu’ils n’utiliseront pas !

Pour ce qui est de la rentabilité du parking, comme pour tout parking souterrain, elle n’est pas pour demain. A cela plusieurs raisons : la faible fréquentation du parking payant du foirail (guère plus de 20% de remplissage), le coût de fonctionnement d’un parking de ce type et la gratuité des 200 places allouées aux usagers du cinéma à partir de 17 h 00. A ce rythme, la ville de Rodez n’est pas prête de l’amortir alors qu’elle a par ailleurs des travaux de réfection du parking Foch à engager pour plus de 3 millions d’euros.  La gestion en régie directe de quatre parkings souterrains, dont certains peu utilisés, risque de se révéler rapidement comme un gouffre financier sans fond.

En attendant, le maire de Rodez est en campagne et tente, à défaut de convaincre les ruthénois, de se convaincre lui-même qu’il est un bon gestionnaire ! Au vu du bilan désastreux du maire de Rodez, il est peu vraisemblable que les ruthénois lui donnent une nouvelle occasion d’augmenter les impôts, d’exploser la dette et plus généralement de gaspiller l’argent public dans des dépenses somptuaires et inutiles.

2014 pourrait bien marquer durablement la fin du règne des élus socialistes dans les municipalités françaises à commencer par celui de Teyssèdre, l’illusionniste ruthénois qui se prend pour ce qu’il n’est pas !