Rodez : à deux mois du 1er tour des élections municipales, Marion de Lapanouse démissionne de son poste de directrice générale des services

27 janvier 2014

Ambiance délétère à la mairie de Rodez en ce début 2014.

Marion de Lapanouse, directrice de cabinet du maire depuis juin 2012, a été nommée directrice générale des services de la ville le 1er janvier 2014, en remplacement de Jean-Paul Chincholle qui a fait valoir ses droits à la retraite en fin d’année.

Voici quelques semaines encore, cette dernière était accueillie en grande pompe par le maire lors de la cérémonie publique des vœux organisée par la municipalité. M. Teyssèdre avait alors fait l’éloge de cette dernière rappelant qu’elle était probablement la plus jeune directrice générale des services de France.

Mercredi 22 janvier dernier, le maire présidait la cérémonie des vœux aux personnels municipaux à l’Hôtel de Ville de Rodez. L’occasion pour lui, comme il l’avait fait lors de la cérémonie publique des vœux  quelques jours plus tôt, de faire l’autopromotion de son bilan à la tête de la mairie depuis 2008, se disant très content du travail effectué. Venant de lui, on n’en attendait pas moins. Une fois de plus le maire de Rodez utilise sa fonction pour faire campagne, alors que nous sommes en précampagne électorale et qu’il est lui-même candidat.

Ainsi va la vie démocratique ruthénoise depuis l’arrivée de M. Teyssèdre, l’actuel maire socialiste. Des pratiques effectivement fort peu orthodoxes et respectueuses à l’égard de ses opposants et de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. Que dire d’un élu de la République qui fait à ce point fi des règles démocratiques les plus élémentaires, en usant et abusant de tous les moyens possibles et imaginables pour imposer sa loi et neutraliser ceux qui se mettent en travers de sa route ? Des procédés pour le moins dictatoriaux que peu de personnes n’osent cependant dénoncer. Jusqu’à quand ?

Gageons que la campagne électorale qui démarre va permettre de faire apparaître le véritable visage de M. Teyssèdre et le bien triste bilan qui est le sien. A l’entendre, il est même certain d’être élu !

C’est lors de la cérémonie des vœux du maire aux personnels que Marion de Lapanouse a créé la surprise en annonçant la démission de son poste de directrice générale des services. Trois semaines après sa nomination, cette dernière a déclaré : « Ma conception de l’administration avec un grand A, ne correspond pas à celle en vigueur dans ces murs. C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision ». Elle a été chaleureusement et longuement applaudie par l’ensemble des personnels municipaux. A priori, cette décision était longuement murie et résultait d’une lente mais inexorable dégradation des relations entre cette dernière et le maire.

Cette démission en dit long sur le mode de gouvernance du maire, le fonctionnement des services et plus généralement l’ambiance délétère qui règne ces derniers mois à la mairie de Rodez. Au fils du temps et des confidences, on découvre l’ampleur du malaise qui règne au sein des personnels municipaux.

Lors du dernier conseil municipal, Bruno Bérardi, élu EELV de la majorité municipale avait eu le courage de mettre les pieds dans le plat, parlant de la souffrance de plus en plus grande des personnels municipaux. Ce qui avait manifestement indisposé le maire qui n’avait d’ailleurs pas daigné répondre. Il est hélas probable que cette démission surprise ne représente que la partie visible de l’iceberg. Le fonctionnement et la gouvernance à la mairie de Rodez n’ont semble-t-il plus grand-chose à voir avec les règles administratives habituellement en vigueur dans ce pays. Ce serait plutôt l’administration à la sauce Teyssèdre, ce qui n’a rien de très rassurant.

D’où la désespérance et la souffrance des personnels qui se trouvent contraints de voguer sur un bateau ivre, au milieu d’icebergs ! Il se murmure même ici et là que d’autres démissions pourraient suivre.

A deux mois des élections municipales, tout cela est du plus mauvais effet pour la ville de Rodez et en dit long sur l’état de déliquescence de la municipalité socialiste. C’est dire si le vent de révolte gronde contre Christian Teyssèdre, et pas que dans sa majorité !  D’où semble-t-il certaines difficultés qu’il éprouverait à boucler sa liste.

Les ruthénois vont-ils enfin ouvrir les yeux et renvoyer enfin M. Teyssèdre et son équipe à ses chères études ? Il est temps de tourner la page avant qu’il ne soit trop tard.


Grand Rodez : Le président de l’agglomération en campagne lors du dernier conseil d’agglomération

8 janvier 2014

Ce mardi 07 janvier, se tenait un Conseil d’agglomération du Grand Rodez consacré principalement au débat d’orientation budgétaire pour 2014.

Il s’agissait du premier Conseil d’agglomération auquel participaient les 3 nouvelles communes ayant rejoint l’EPCI au 01/01/2014 : Baraqueville, Manhac et Camboulazet. A noter que cette dernière commune n’a pas voté de délibération en ce sens et a été rattachée d’office à la communauté d’agglomération du Grand Rodez (CAGR) par décision préfectorale. Dorénavant, la CAGR compte 11 communes et prés de 60 000 habitants. Les conseillers d’agglomération sont désormais au nombre de 51 dont 15 vice-présidents. Pas un de moins !

Un budget 2014 de transition

Au final, chacun l’a reconnu, le budget 2014 qui sera voté en février prochain ne devrait pas avoir de grandes ambitions, notamment en raison de l’année électorale, mais surtout pas nécessité de faire un pause, de digérer les investissements et tenter de stabiliser la dette qui a atteint un niveau dramatiquement élevé. La dette consolidée (budget principal + budgets annexes) qui était de 41 millions d’euros à fin 2007, a atteint 73 millions d’euros fin 2012 et devrait probablement atteindre les 80 millions d’euros au 31/12/2013, soit prés de 100% d’augmentation en 6 ans.

Le cadrage du budget 2014 reposera sur des principes visant à garantir les grands équilibres financiers de l’agglomération, à savoir notamment :

  • Maitriser l’évolution des dépenses de fonctionnement,  (n’est-ce pas là reconnaître qu’elles sont loin d’avoir été maitrisées !)
  • Contenir les investissements à moins de 10 millions d’euros,
  • Stabiliser et réduire la dette sur les exercices à venir, (ici aussi, on reconnaît enfin que la situation de la dette est explosive !)
  • Assurer la stabilité des impôts des ménages et des entreprises. (en espérant qu’il ne s’agit pas d’un simple vœu)

Des objectifs certes modestes mais ô combien réalistes au vu de la précarité de la situation financière de la CAGR, alors même que le dynamisme des recettes fiscales s’est considérablement estompé et que les dotations de l’Etat et autres taxes tendent à rester stables, voire à diminuer.

Le coup de gueule de M. Teyssèdre

Une fois de plus, la petite surprise est venue du président de l’agglomération Christian Teyssèdre. A peine la séance ouverte (on le sentait pour le moins irrité et remonté), il s’est étonné devant une salle accoutumée aux frasques du président, qu’un candidat à la mairie de Rodez (devinez ???) ait annoncé des chiffres complètement fantaisistes concernant l’évolution des frais de personnels de l’agglomération qui auraient augmenté de 45%. Selon lui, depuis 2008, ils auraient augmenté d’à peine plus de 10%. Et d’accuser son adversaire à la mairie de Rodez de mettre en cause le travail et le sérieux des personnels de l’agglomération ! Les grands maux habituels reviennent comme un refrain…

Au cas particulier, chacun l’a bien compris, s’il y a défaut de maitrise des dépenses, ce n’est certainement pas la faute aux personnels qui exécutent les consignes mais plutôt celle des élus et du président de l’agglomération, M. Teyssèdre en particulier. Pourquoi vouloir s’exonérer à tout prix des responsabilités qui sont les siennes ?

Aussitôt après avoir fait part publiquement de son indignation, M. Teyssèdre s’est rendu devant les journalistes présents pour leur présenter les « vrais chiffres » selon lui. La presse (ou plutôt une certaine presse) serait-elle devenue l’instrument de propagande du candidat Christian Teyssèdre et l’arbitre de la campagne électorale à venir ? Tout cela est quelque peu affligeant et en dit long sur les pratiques du maire de Rodez. Quelque peu irritée, Régine Taussat n’a pas manqué de relever que ces propos de campagne n’avaient rien à faire en ce lieu d’exercice de la démocratie locale.

Les chiffres qui n’ont pas fini d’irriter M. Teyssèdre

En réalité, chacun peut aisément vérifier que les comptes consolidés de la CAGR pour le dernier exercice clos le 31/12/2012, font apparaître des dépenses de fonctionnement de 44, 560 M€ contre 35,370 M€ en 2007, soit une augmentation de 25.64% en 5 ans seulement. S’agissant des frais de personnels, c’est encore plus significatif puisqu’ils ont augmenté de 47.08% entre 2007 et 2012, passant de 5,626 M€ à 8.275 M€.

Le chiffre avancé de 45% d’augmentation des frais de personnels entre 2007 et 2012 est donc conforme à la réalité des comptes publiés par la communauté d’agglomération

100 millions, 200 millions… Qui dit mieux ?

En conclusion du débat d’orientation budgétaire, Christian Teyssèdre a loué l’importance et la qualité des investissements réalisés depuis 2008 par l’agglomération en évaluant ces derniers à 200 millions d’euros. Pas moins !

Nombre d’élus ont parus surpris et perplexes mais n’ont pas osé demander plus de précisions ! Quels sont donc ces investissements colossaux en si peu de temps ? On cherche encore… Le musée Soulages : 28 millions, la tristement célèbre maison commune emploi-formation : 10 millions, les aménagements des zones industrielles 10 millions, la prison : 4 millions… On est bien loin des chiffres annoncés… Une fois encore le maire de Rodez balance des chiffres à tout va sans que personne ne bronche. Il est vrai que pour lui, plus c’est gros, plus çà passe.

La ville de Rodez votera-t-elle le budget primitif 2014 avant les élections ?

Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Rodez, la majorité socialiste n’a pas voté de budget primitif pour 2014, comme il est de coutume, arguant du fait que la prochaine municipalité élue en mars serait mieux à même de le voter selon ses propres orientations. Beaucoup de ruthénois, et pas que des opposants, ont vu là une manière pour la municipalité socialiste de Rodez de cacher la réalité de la situation financière de la ville, et notamment l’importance de la dette. Un sujet qui risque fort de faire grand bruit durant la campagne électorale.

Aux dernières nouvelles, le maire de Rodez aurait revu sa position et envisagerait maintenant de convoquer un prochain conseil municipal en vue de voter le budget 2014  ! A moins de deux mois du premier tour de scrutin, voilà qui en dit long sur la fébrilité des élus socialistes de Rodez. Quoi qu’il en soit, nul doute qu’au final la dette consolidée au 31/12/2013 approchera les 30 millions d’euros, soit une augmentation de prés de 50% en 6 ans.

Vote du budget 2014 ou pas, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé, il sera bien difficile à M. Teyssèdre de soutenir que la dette n’a pas augmenté sous son mandat.


Rodez : Yves Censi se bat pour la RN88 et le grand contournement de Rodez

26 novembre 2013

Pendant les 6 années du mandat de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez et à la présidence de l’agglomération du Grand Rodez (ce dernier est également vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées), à aucun moment il ne s’est intéressé, de prés ou de loin, à l’aménagement de la RN 88 à 2 X 2 voies, cet axe routier majeur qui traverse le département. D’ailleurs, alors que le syndicat mixte pour l’aménagement de l’axe Toulouse-Rodez-Le Puy-St Etienne et Lyon avait son siège à Rodez jusqu’en 2008 et était présidé par Marc Censi, l’ancien maire de Rodez, M. Teyssèdre ou ses proches n’ont jamais siégé dans cette instance à laquelle participent pourtant l’ensemble des élus des villes traversées en vue de promouvoir le développement de cet axe essentiel pour le sud Massif-Central auprès des services de l’Etat.

Contrairement à Jean-Claude Luche, président du Conseil général et à Yves Censi, député de la circonscription qui sont maintes fois intervenus sur le sujet, M. Teyssèdre n’a pas levé le petit doigt pour faire avancer le dossier du grand contournement de Rodez pour lequel une bande de 300 m de large avait été définie dés 2008. Que ce soit en tant que maire de Rodez, président de l’agglomération du Grand Rodez ou vice-président du Conseil régional, il ne s’est jamais manifesté pour œuvrer au désenclavement de l’agglomération et du département.

Bien que le parti socialiste truste aujourd’hui l’ensemble des postes décisionnels au gouvernement et au parlement, rien n’a réellement avancé. Au contraire, le dossier semble devoir s’enliser chaque jour un peu plus. L’actuel maire de Rodez soutient la transformation de la rocade de Rodez en voie rapide, avec construction d’échangeurs. Pas sûr qu’une telle solution soit de nature à satisfaire les nombreux riverains d’Olemps, Rodez et Onet-le-Château qui risquent ainsi de faire les frais d’un aménagement autoroutier au cœur de l’agglomération pour des décennies.

C’est dans ce contexte de blocage gouvernemental sur le dossier de l’aménagement de la RN 88, qu’Yves Censi le député de la circonscription de Rodez, a une nouvelle fois interpellé le ministre de l’Ecologie ce mardi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Hormis la section entre Carmaux et Baraqueville en cours d’aménagement, suite à la décision du gouvernement Fillon en 2008, à ce jour, aucun calendrier n’est fixé pour la poursuite des travaux d’aménagement de cet axe entre Rodez et Séverac-le-Château (A75).

Pour Yves Censi : « La finalisation des travaux de la rocade de Rodez n’a pas avancé d’un mètre depuis le changement de la majorité municipale et communautaire en 2008… Où en est le boulevard urbain alors que les ruthénois souffrent d’une véritable thrombose en matière de circulation routière ?… ». Selon le député de l’Aveyron, le grand contournement de Rodez devra être engagé, dans le prolongement de la liaison de la RN88 à 2 X 2 voies entre Rodez et Séverac.

Dans sa réponse, le ministre ne s’est aucunement engagé sur le dossier, prétextant la nécessité d’achever les travaux en cours. Pour ce qui est du grand contournement : « Il s’intègre dans une perspective à très long terme, lorsque l’axe Toulouse-Lyon sera achevé. » Autant dire que ce n’est pas pour demain, d’autant que le ministre a rappelé que l’engagement de l’Etat dans la poursuite des travaux d’aménagement était directement conditionné à la participation des collectivités aux financements.

Alors que la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités devrait s’accélérer (diminution des dotations 2014 de l’ordre de 2 milliards d’euros), les ruthénois risquent de ne pas voir d’amélioration de la circulation aux abords de leur ville avant de longues années. Ceci est d’autant plus vrai que le maire et président de l’agglomération, n’est jamais intervenu auprès de l’Etat sur le dossier du grand contournement ou de la rocade de Rodez. Dans ce contexte, pas étonnant que l’Etat se fasse tirer l’oreille pour poursuivre les travaux.

Voici quelques jours, dans le cadre du contrat de plan Etat-Région, Jean-Claude Luche, président du Conseil général est intervenu sur l’aménagement de la RN88 dans sa traversée aveyronnaise. A sa sortie de la réunion, il s’est dit extrêmement déçu des réponses faites par les services de l’Etat sur le sujet. Selon lui : « La RN88 est totalement absente du contrat de plan, à l’exception d’un petit crédit sur la rocade de Rodez. »  Pour Jean-Claude Luche : « La RN88 est sacrifiée dans le contrat de plan. Son aménagement jusqu’à Séverac est une urgence qui ne peut plus attendre ! »

Du côté de M. Teyssèdre et des élus socialistes ruthénois, c’est toujours le grand silence sur ce dossier de la RN 88. Une fois de plus, l’incompétence des élus socialistes ruthénois pénalise lourdement le développement de l’agglomération de Rodez.