Elections européennes 2014 : La seule alternative pour la France est une Europe forte

20 mai 2014

Dimanche 25 mai, comme la plupart des pays de l’Union européenne, la France va devoir élire 74 députés au Parlement européen. Les élections européennes de 2014 offrent aux citoyens européens l’occasion de désigner directement, au suffrage universel direct, les représentants qui agiront en leur nom pendant 5 ans.

Pour la première fois, le président de la Commission européenne sera désigné au sein du groupe politique majoritaire issu de ces élections. Les électeurs européens peuvent influencer la composition politique du Parlement européen, appelé à intervenir dans le cadre de la procédure législative, sur les principales orientations et décisions de l’Union européenne.

La poursuite d’une construction européenne plus démocratique, plus intégrée et proche des citoyens passe par le renforcement du rôle du Parlement européen, la seule institution à être élue au suffrage universel direct, qui est la véritable instance de contrôle de la Commission européenne.

Cette élection revêt une importance majeure pour l’avenir de la France.

Pays fondateur de l’Union européenne et véritable moteur de la construction européenne, la France a toujours été un maillon essentiel. Si la France est aujourd’hui ce qu’elle est, c’est d’abord à l’Union européenne qu’elle le doit. Sans elle, la France serait restée une nation mineure. Les problèmes qu’elle rencontre aujourd’hui ne doivent hélas rien à l’Europe. A l’abri de cette dernière, la France a longtemps renoncé aux réformes courageuses engagées par les autres pays pour assainir les finances publiques et s’adapter à la mondialisation au cours de ces dernières décennies.

La France s’est montrée cigale, se refusant à se moderniser et engager les réformes de structures devenues indispensables. Sans la protection de l’Union européenne, la France serait aujourd’hui inexistante au plan mondial et les français les plus modestes seraient livrés aux pires difficultés et pour très longtemps. Comme les autres pays membres, la France doit aujourd’hui conduire une politique de convergence économique et budgétaire afin de s’adapter et retrouver ainsi les voies de la croissance, de l’emploi et de la richesse.

Même si aujourd’hui le gouvernement socialiste en place ne paraît pas à la hauteur des enjeux et est absent de la construction européenne ; ce n’est pas la faute de l’Europe. Il ne dépend que de la volonté de notre pays de retrouver une place de leader en Europe.

La France a tout à gagner au sein de l’Union et, au contraire, tout à perdre à renoncer à son avenir européen serait un suicide collectif lourd de conséquences pour l’ensemble des français.

L’élection des députés au Parlement européen est essentielle pour l’avenir de la France et de l’Europe. Voter pour les formations politiques qui soutiennent la construction européenne, c’est renforcer le rôle de contrôle du Parlement et favoriser la construction d’une Europe plus forte, plus solidaire et plus démocratique dont nous avons besoin.

Le 25 mai prochain, je vote pour plus d’Europe car l’Europe est l’avenir de la France.

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Union européenne : Plaidoyer pour une Europe forte

9 mai 2014

Ce 9 mai est la journée de l’Europe. Dans quelques jours, le 25 mai, à l’instar de la plupart des pays de l’Union européenne, la France votera pour renouveler les 74 députés qui siégeront au Parlement européen.

Le Parlement européen qui siège à Strasbourg se compose de 751 députés désignés par les 28 pays membres de l’Union européenne, représentant 504 millions d’habitants (390 millions d’inscrits). Ce qui en fait la plus grande démocratie du monde.

Malgré ses faiblesses dues à un manque de convergence des politiques économiques, fiscales, financières et sociales, l’Union européenne demeure un géant économique incontournable dans le monde. L’Europe est aujourd’hui une vaste zone de paix et de prospérité en pleine mutation que beaucoup de pays envie en dépit d’une croissance aujourd’hui moins importante. Pour autant, l’influence politique de l’Europe dans le monde n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Elle souffre de la lourdeur et de la rigidité de ses institutions, qu’il s’agisse notamment de la Commission ou du Conseil qui président aux destinées de l’Union. Seul instance élue démocratiquement, le Parlement européen doit être le moteur du renouveau de l’Union européenne.

C’est la raison pour laquelle les prochaines élections au Parlement européen sont très importantes. Elles doivent donner aux partisans d’une Europe forte et démocratique la majorité qui lui permettra de s’adapter aux contraintes d’aujourd’hui et de faire évoluer les institutions pour une Europe au service des citoyens.

Contrairement à ce que laissent entendre certaines formations politiques situées sur les extrêmes, l’Europe et sa monnaie ne sont en rien responsables des difficultés rencontrées par certains pays de l’Europe du sud et de la France en particulier. Bien au contraire, depuis 50 ans, l’Europe a été pour les pays qui la composent un facteur de cohésion, de développement et de bien-être. Si certains pays comme la France rencontre aujourd’hui des difficultés, c’est uniquement parce que ce pays n’ont pas eu le courage de se réformer face aux nombreux changements, liés à une concurrence plus forte et à la mondialisation des échanges.

Les pays européens, même les plus importants et les plus anciens qui jadis régnaient sur le monde, n’ont individuellement aucune chance de s’affirmer dans le monde globalisé d’aujourd’hui face aux nouveaux géants qui sont en train de s’imposer, notamment la Chine, l’Inde, le Brésil et c. La seule chance pour les pays européens de peser sur le monde et de faire entendre leur voix est l’Union européenne. Pour cela, il faut aujourd’hui que l’Europe se réforme et s’adapte à ces changements majeurs, mais encore faut-il que les responsables politiques des principaux Etats, dont la France, s’investissement sur le dossier européen et portent un vrai projet ; ce qui n’est hélas plus le cas aujourd’hui. L’avenir passe exclusivement par une Europe plus forte et plus efficace, mieux organisée politiquement, économiquement et socialement.

Nier les avancées de l’Europe et tenter de lui imputer les difficultés de certains pays est non seulement faux mais surtout purement et simplement suicidaire. Laisser croire aux français que la sortie de l’euro et le rétablissement des frontières du pays serait la solution à nos problèmes actuels est une hérésie et un mensonge éhonté de personnes totalement irresponsables. En pleine globalisation des échanges, laisser croire qu’il faudrait rétablir une ligne Maginot, dont on connaît le résultat désastreux, relève d’un processus d’aveuglement qui conduit inéluctablement à l’échec et à autodestruction. Peut-être est-ce le but recherché par certains groupes extrémistes !

Mais la majorité des citoyens européens et français ne sont pas dupes. Le mode de scrutin proportionnel de ces élections permet à des groupuscules politiques, souvent peu représentatifs, de présenter des candidats pour tenter d’en faire élire certains ; ce qui est impossible avec la plupart des scrutins en vigueur pour élire les parlements nationaux. Comment expliquer autrement la présence de 193 listes aux prochaines élections européennes en France, dont 25 pour la seule région Sud-ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon & Midi-Pyrénées) qui doit élire 10 députés seulement ? Au mieux, pour les petites formations parmi les plus radicales, c’est pour elles le moyen d’exister, même avec peu de députés. Mais l’aspect financier est loin d’être négligeable pour les partis, y compris les plus modestes, qui peuvent voir leurs dotations doublées s’ils arrivent à constituer un groupe parlementaire (25 députés au minimum répartis sur au moins 7 pays). De quoi améliorer substantiellement et en toute légalité les finances du parti.

Par delà les discours anti-européens de certains partis marginaux, ces petits partis sont le plus souvent candidat d’bord pour encaisser une indemnité non négligeable et financer leur parti plutôt que pour siéger au Parlement et participer activement aux débats sur l’avenir de l’Europe. Parmi ces élus des extrêmes, on peut citer Jean-Marie Le Pen ou Marine Le Pen qui ont figuré parmi les députés européens les moins présents au Parlement lors de dernier mandat. Pourquoi élire des parlementaires qui ne défendent aucun projet européen sérieux et crédible et qui plus est, ne siègent que très rarement au Parlement sauf pour se faire remarquer de temps à autres ?

L’avenir de l’Europe passe par l’élection de députés qui croient en son avenir et qui entendent défendre activement ses intérêts et ceux de ses concitoyens. Le 25 mai prochain, par delà les sensibilités politiques, il est fondamental que les français apportent leurs suffrages aux seuls candidats qui défendront activement l’Europe vers plus de convergence, de cohérence et de transparence.

Grande nouveauté 2014, pour la première fois de son histoire, le nouveau Parlement européen issu des élections désignera le président de la Commission européenne, le véritable animateur de l’Union. En d’autres termes, le groupe parlementaire le plus important emportera la présidence de la Commission. A l’heure actuelle, c’est le PPE (Parti Populaire Européen) auquel est rattaché l’UMP en France qui domine le Parlement devant le PSE (Parti Socialiste Européen) auquel appartient le PS en France. Logiquement, le résultat final devrait se jouer entre le luxembourgeois Jean-Claude Juncker (PPE) et l’allemand Martin Schulz (PSE).

Plus d’Europe, c’est la garantie d’une meilleure gestion de l’avenir, d’une plus grande transparence dans le fonctionnement et d’encore plus de démocratie. L’avenir de la France et des pays européens réside plus que jamais dans l’Union européenne.

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