France : la vaccination reste la meilleure réponse à la grippe A H1N1

28 novembre 2009

La pandémie de grippe A H1N1  semble s’accélérer en France et en Europe en général. Rodez et l’Aveyron n’y échappent pas. Ici, comme ailleurs, tous les clignotants sont semble-t-il à l’orange.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 22 nouveaux décès la semaine du 16 au 22 novembre, soit 74 décès à ce jour alors que le rythme était antérieurement de 8 à 10 morts par semaine. Prés de 730.000 consultations pour grippe A ont été enregistrées dans le même temps, soit une augmentation de prés de 72 % en une semaine. À cela s’ajoutent les risques de mutation du virus et la vague de froid qui pourrait souffler sur la France dans les prochains jours.

Selon l’agence Reuters, deux cas mortels de mutation du virus de la grippe A H1N1, similaire à celle survenue en Norvège, ont été signalés vendredi en France. Ce phénomène de mutation a été observé sur deux patients décédés, sans relation entre eux et « hospitalisés dans des villes différentes ».  L’InVS ajoute que cela ne remet pas en cause l’efficacité des vaccins actuellement disponibles. Selon certains spécialistes, rien ne permettrait d’affirmer que cette mutation soit à l’origine du décès de ces patients.

L’InVS a indiqué qu’il s’agissait « d’une mutation récemment signalée en Norvège » qui « pourrait augmenter les capacités du virus à atteindre les voies respiratoires basses et notamment à atteindre le tissu pulmonaire ». Selon cet organisme, l’impact de ces mutations sur la virulence et la capacité de diffusion des virus va faire l’objet d’investigations complémentaires à l’échelon français et international.

Dans ce contexte, le gouvernement français a appelé le monde de la santé, y compris les étudiants et les retraités, à se mobiliser pour mener à bien la campagne de vaccination contre le virus, qui progresse. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a réitéré vendredi son appel au civisme, invitant les Français à respecter l’ordre de priorité défini par le gouvernement pour permettre aux plus fragiles de se faire vacciner dans de bonnes conditions. Parallèlement, pour répondre à la demande, le nombre de centres de vaccination devrait être augmenté sensiblement dans les prochains jours. En France, plus de 750.000 personnes se sont fait vacciner à mi-novembre.

Face aux réelles menaces que représente le virus H1N1, qui devrait sévir tout l’hiver 2010, et aux risques de mutations qui ne manqueraient pas d’aggraver ses effets, point n’est besoin d’être un grand spécialiste des maladies contagieuses pour recommander au plus grand nombre de personnes de se faire vacciner au plus tôt, à commencer par les enfants de moins de 12 ans. Il ne fait aucun doute qu’en cas de pandémie et ou de mutation, les personnes vaccinées seront mieux protégées.

Le vaccin n’étant pleinement efficace qu’après un délai de 3 semaines après la vaccination, il n’y a pas de temps à perdre, dés réception du bon de vaccination

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Grippe A H1N1 : entre désinformation et délire médiatique !

22 août 2009

Voici maintenant plusieurs mois que certains médias français abreuvent le public d’informations alarmistes concernant le virus de la grippe porcine H1N1. Quoi de plus normal pour des médias en mal d’audience que de maintenir la pression sur le public, jusqu’à mettre en avant une prétendue insuffisance de doses de vaccin ou une livraison tardive.

De quoi s’agit-il au juste ? Le virus H1N1 qui sévit actuellement dans l’hémisphère sud, et qui devrait s’installer à l’automne dans l’hémisphère nord, n’est rien d’autre qu’un modeste virus grippal, certes très contagieux, mais faiblement agressif et dangereux. A l’heure actuelle, c’est-à-dire à fin août 2009, les études menées sur les cas avérés confirment son caractère bénin, avec une mortalité équivalente à celle de la grippe saisonnière. Sauf mutation toujours possible, il n’y a donc pas de raisons de s’inquiéter concernant ce virus. Ce qui rappelons-le n’était pas le cas du virus H5N1 de la grippe aviaire, peu contagieux pour l’homme mais très agressif (taux de décès de l’ordre de 50%). Actuellement, le virus H1N1 qui sévit dans le monde n’est pas plus dangereux qu’une grippe ordinaire.

Dans ce contexte, pourquoi toutes ces gesticulations médiatiques qui ne reposent sur aucun fondement médical ? La France semble d’ailleurs être l’un des seuls pays développés où les médias ont autant parlé de ce sujet, allant jusqu’à susciter une véritable psychose chez certaines personnes.

Tous les spécialistes mondiaux des virus sont aujourd’hui unanimes pour affirmer qu’en raison du caractère peu agressif du virus H1N1, toute campagne de vaccination massive des populations n’a actuellement aucun sens sur un plan médical, y compris à titre préventif. Outre le coût financier très élevé d’une telle vaccination et l’insuffisance de vaccins dans les délais, tous les éléments plaident contre une campagne de vaccination massive des populations. En effet, d’une part, les vaccins actuellement en cours de test ne semblent pas d’une grande efficacité pour lutter contre le virus H1N1, et d’autre part, les rapides délais de fabrication n’ont pas permis d’identifier et de neutraliser tous les effets nocifs et autres contre-indications de ce vaccin sur certaines populations.

En d’autres termes, les risques de mortalité seraient aujourd’hui bien plus importants pour les populations vaccinées contre ce virus que pour celles qui ne le seraient pas !

Inutile de dire que la date et le nombre de vaccins disponibles importe peu pour l’immense majorité de la population. A l’heure actuelle, il n’y a pas de quoi fouetter un chat avec ce virus alors que la grippe hivernale classique fait prés de 30 000 morts en France, tous les ans. Qui en parle habituellement ? Personne !

Alors SVP, un peu de calme et de sérénité sur un sujet qui concerne la santé de tous.