France : En manque de stratégie et de résultats, Hollande a recours à un marketing médiatique intensif, au risque de se discréditer un peu plus aux yeux des français

9 novembre 2015

Depuis son élection en 2012, François Hollande est dans la gesticulation médiatique permanente avec la complicité des médias français. Pendant ce temps, le pays part à veau l’eau et les français désespèrent de voir un jour leur pays retrouver les chemins de la croissance et du plein emploi.

Ces derniers mois, Hollande a littéralement envahi l’ensemble des médias français, petits et grands, souvent sur des sujets sans grand intérêt ou qui ne relèvent pas de sa compétence. Un véritable packaging et marketing politique a été mis en place par ses conseillers en communication pour tenter de lui refaire une virginité politique. L’essentiel étant de donner aux français l’illusion qu’il est aux commandes et qu’il mouille sa chemise pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle il l’a lui-même mis par des mesures absurdes et inappropriées. A tel point que beaucoup de pays développés s’amusent du cinéma Hollande dans les médias nationaux.

Comment en effet ne pas en rire ! A part Poutine, Erdogan et quelques dictateurs de pays en voie de développement ou dynasties du Moyen-Orient, dans aucun pays démocratique de par le monde, un chef d’Etat ou de Gouvernement n’intervient quasi-quotidiennement et à tout propos, dans les médias. Ceci est d’autant plus consternant qu’il s’agit la plupart de temps de mises en scène dûment préparées par les services de l’Elysées avec la complicité des chaînes, radios et journaux d’information.

A côté, l’omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, n’était rien. Hollande, sur le point là, le bat à plate couture ! Pourtant, les mêmes qui critiquaient l’ancien président sont aujourd’hui aux abonnés absents.

Que ce soit les chaînes d’information en continu, les chaînes généralistes, voire même thématiques, les français peuvent difficilement échapper quotidiennement au matraquage Hollande lors de ses périples aux quatre coins de France. Quand il n’est pas dans les campagnes, il est dans les banlieues ou chez l’habitant ou sur des opérations de compassion lors de catastrophes. On l’a même vu intervenir sur la chaîne TV pour enfants « Gulli » ou dans le magazine « Le chasseur français ». Du jamais vu et tout cela pour ne rien dire ! Il est vrai qu’Hollande excelle dans l’art de parler pour ne rien dire.

Il y a aussi eu les interventions récentes sur les radios RTL et Europe 1 ; la réception des policiers en colère contre sa propre Garde des Sceaux, la visite aux douaniers lors de leur dernière prise record, et c… Des interventions qui ne relèvent généralement pas de la compétence du chef de l’Etat et qui ne font qu’affaiblir la fonction. A priori, la chasse aux voix est ouverte et tous les moyens sont bons pour tenter d’attirer l’électeur.

Ce spectacle donné par Hollande est du plus mauvais effet pour l’image et la crédibilité de la France. Dans les chancelleries occidentales, personne n’est dupe des manipulations médiatiques du chef de l’Etat qui essaie par tous moyens de remonter dans l’estime des français afin de pouvoir briguer un deuxième mandat présidentiel.

En dépit de cette présence médiatique inégalée dans un pays développé, Hollande s’avère incapable de remonter dans les sondages. Les intentions de vote en sa faveur sont retombées en ce début novembre 2015 à 15% seulement, le score le plus bas jamais atteint par un président de la République française. Ce qui en dit long sur le discrédit qui pèse sur le chef de l’Etat et le doute des français sur sa capacité à gouverner le pays et impulser les réformes qui s’imposent.

Manifestement, Hollande n’a pas encore compris qu’il est définitivement discrédité aux yeux des français et que ses interventions répétées sont vaines et les agacent chaque jour un peu plus. Les français en ont marre et n’ont de cesse de le répéter lors de chaque élection. Ils veulent un changement radical de la classe politique et que celle-ci s’attaque enfin aux problèmes du pays plutôt que de s’attacher à préparer leur future réélection.

Depuis 2012, la France n’a plus de pilote dans l’avion qui vole à vue, au gré des vents, au risque de se scratcher à tout moment. Le pays traverse l’une des plus graves crises morales de son histoire ; l’autorité de l’Etat fait aujourd’hui défaut et menace gravement le devenir de notre société. Peu à peu, que cela plaise ou non, la chien lit est en train de s’instaurer dans le pays avec la complicité de M. Hollande, manifestement indifférent au sort de son pays.

A force de s’accrocher au pouvoir avec l’énergie du désespoir, sans véritable stratégie et message alors que la France souffre et régresse au plan international, Hollande enfonce un peu plus la gauche et participe activement au discrédit de l’ensemble de la classe politique. Son attitude est désastreuse et favorise les extrêmes, notamment le Front national qui n’en demandait pas tant. Mais peut-être qu’à défaut de pouvoir vaincre, préfère-t-il favoriser ce dernier pour tenter d’empêcher la droite et le centre d’emporter le plus grand nombre de régions aux prochaines élections ? Rien de bien rassurant pour le devenir de la France.

Et dire qu’il va encore falloir supporter le grand spectacle médiatique de Hollande et sa COP21 qui va s’étaler durant prés d’un mois jusqu’à début décembre ! Une occasion rêvée pour le pouvoir socialiste de saboter les importantes élections régionales qui auront lieu au même moment et de favoriser une nouvelle fois l’abstention et donc les extrêmes…

Il est grand temps que les français ouvrent enfin les yeux !…


France : Discrédité, inexistant et à bout de souffle, à quoi sert Hollande ?

13 mai 2014

A l’occasion du deuxième anniversaire de son élection à la présidence de la République, François Hollande avait récemment accordé une interview à une chaîne d’information en continu. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas enchanté les foules. Bon nombre de grands médias n’en ont même pas parlé, et pour cause. En dépit de l’ampleur des sujets (déficits publics, chômage, croissance en berne, Europe, Ukraine…), la nouvelle a été que le chef de l’Etat envisageait de reporter les élections régionales prévues au printemps 2015, prétextant des difficultés dans la mise en place de la réforme en cours.

Une déclaration qui prête à sourire lorsque l’on sait qu’à peine parvenu au pouvoir en 2012, M. Hollande s’était empressé d’annuler la réforme réalisée en 2010 par ses prédécesseurs, visant à rapprocher les départements des régions en vue de leur fusion à terme. A la place, à la va-vite et sans réelle concertation, son gouvernement s’est engagé dans une nouvelle réforme des départements en les renforçant par un redécoupage total des cantons. Deux ans plus tard, le nouveau gouvernement nommé en avril dernier, a stoppé cette réforme absurde et proposé de supprimer purement et simplement les départements qui seraient dorénavant intégrés dans des régions élargies, dont le nombre, pour l’occasion, serait réduit de moitié. Quelle cacophonie et quel gâchis ! Pourquoi avoir annulé la réforme prévue par le gouvernement de M. Fillon qui prévoyait de supprimer en douceur les départements, sans que cela pose de réelles oppositions, pour une nouvelle réforme qui va nécessairement se heurter à de nombreuses résistances ?

Voilà la méthode Hollande : raser par principe et par idéologie tout ce qui a été fait au cours de la présidence de Nicolas Sarkozy. Résultat, aujourd’hui, la France revient à la case départ dans sa réforme des collectivités territoriales au risque de nombreux blocages. Tout d’abord, la suppression pure et simple des départements nécessite une réforme constitutionnelle. Alors que rarement un gouvernement aura disposé d’une si courte majorité en raison de ses divergences internes, ce n’est assurément pas demain la veille que la réforme va être engagée.

En fin tacticien, à défaut d’être un gestionnaire avisé et clairvoyant, alors qu’il vient de rencontrer le plus grand revers électoral depuis plus de 30 ans lors du dernier scrutin municipal, voilà que Hollande suggère de différer les élections régionales de mars 2015, histoire probablement d’éviter une nouvelle déroute électorale. Et tant pis si les réformes importantes doivent attendre de longues années supplémentaires.

Voilà le vrai Hollande : beaucoup de gesticulations, de promesses et autres manipulations, mais surtout ne rien faire de peur de la contestation. Le verdict des français est aujourd’hui sans appel. Avec seulement moins de 18% des français qui lui font encore confiance (jamais dans l’histoire un président n’était descendu si bas – Mitterrand en 1995 n’était descendu qu’à 33% et Chirac à 36% quelques années plus tard), qu’a-t-il pourtant à craindre ? Pas grand chose et pourtant le statu quo persiste au plus haut niveau de l’Etat pour le plus grand drame de la France.

Preuve de ce désamour croissant pour Hollande, lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 sur les Champs-Elysées à Paris, le public très présent sous Nicolas Sarkozy, était totalement absent. Ce qui est souvent le cas lors de ses déplacements, y compris dans des fiefs socialistes comme récemment à Carmaux, la patrie de Jean-Jaurés. Un comble ! Ce qui en dit long sur le désenchantement des français alors que le pays doit aujourd’hui engager des réformes importantes pour préserver son avenir et les générations futures. Difficile d’être crédible et de réformer dans un tel contexte.

En matière budgétaire, après que le gouvernement socialiste ait sollicité en 2012 un délai supplémentaire de deux ans auprès de la Commission européenne pour atteindre l’objectif fixé pour ramener les déficits publics à moins de 3% du PIB, la France est aujourd’hui au pied du mur. Selon de nombreux experts et de l’avis même de la Commission, la France ne sera probablement pas en mesure de respecter cet objectif pour l’année 2015, notamment en raison d’une croissance bien faible que prévue.

Alors que la France ne s’était pas trop mal sortie de la grave crise financière et budgétaire de 2008 et 2009 et qu’elle semblait en passe d’atteindre ses objectifs en matière de déficits publics, l’arrivée de Hollande à la présidence a tout remis en cause. Aujourd’hui, la plupart des pays européens, y compris du sud, s’inquiètent des dérives françaises et de l’absence d’engagement de réelles réformes structurelles. Eh oui, du courage il en faut et ce n’est manifestement pas le fort du chef de l’Etat français et de certains de ses amis socialistes !

Nos amis allemands, bien que discrets par politesse, sont aussi très inquiets concernant notre pays. C’est dans ce contexte, qu’en dépit de relations quasi-inexistantes au plus haut sommet des deux Etats depuis le départ de Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel s’est sentie obligée de faire un pas vers le président de la République française en l’invitant pour une visite privée dans son fief électoral en ce début mai. C’est dire le piètre état des relations franco-allemandes qui sont pourtant indispensables à la construction européenne. Aujourd’hui, la France est politiquement et économiquement à la traîne face à une Allemagne dominante. Pas sûr que sur les bords de la mer baltique, M. Hollande et son pédalo, se soit montré à la hauteur des ambitions de Mme Merkel avec son gros hors-bord surpuissant !

Le couple franco-allemand, jadis moteur de l’Europe, est aujourd’hui aux abonnés absents alors que l’Union européenne doit faire face à d’importants défis : négociations commerciales Europe/USA, élections européennes et désignation de la Commission, conflit Ukrainien, relations avec la Russie… L’Union européenne donne l’impression d’être un bateau ivre qui ne cesse de voguer d’une urgence à l’autre, sans direction et priorité, en se contentant de colmater les brèches apparaissant ici et là. Une dérive pour le moins inquiétante pour l’ensemble des européens dont la France est la principale responsable.

Plutôt que de vouloir s’occuper de dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Etat (SFR, Alstom…), Hollande et son gouvernement seraient mieux inspirés de se concentrer sur les importants problèmes que doit affronter notre pays : réduction massive des dépenses publiques et de la dette, engagement des réformes de structures attendues, allègement de la fiscalité et des charges sociales pesant sur les entreprises…

Après deux ans de gestion Hollande et de nombreuses promesses non tenues, la France n’a jamais été dans un si mauvais état de découragement et de désenchantement. Il appartient au chef de l’Etat et au gouvernement d’engager les réformes indispensables pour redonner confiance aux français avant que tous ne quittent le navire de peur qu’il coule.

Pour cela, encore faut-il avoir un cap et une vision pour notre pays. En dépit des discours encourageant de Manuel Walls, le nouveau premier ministre, on peut craindre que le passage aux actes s’avère pour le moins délicat au vu du peu de crédibilité du chef de l’Etat. A moins que Walls ne finisse par s’imposer à Hollande ?


France : pour vaincre la déprime générale, Hollande tente de faire croire qu’il maitrise la situation mais en réalité il fait peur à tout le monde

18 juillet 2013

Après l’échec calamiteux de l’émission « Capital » sur M6 en juin dernier qui a connu l’une de ses plus mauvaises audiences, après maintes hésitations, François Hollande a finalement profité du 14 juillet pour renouer avec la traditionnelle interview du chef de l’Etat et tenter de reconquérir son électorat aujourd’hui très fortement déçu par les 14 premiers mois de mandat.

En effet, jamais un président de la République n’était descendu aussi bas, en si peu de temps, dans les enquêtes d’opinion. Il est vrai que les déceptions sont immenses au sein même de son électorat qui a perdu toute confiance en celui qu’il avait élu en mai 2012. Il est vrai qu’après avoir longtemps nié la crise qui sévissait ces dernières années et accusé son prédécesseur de conduire une politique d’austérité, il a pris un certain nombre de mesures catastrophiques qui ont largement contribué à freiner l’activité économique et à décourager les plus entreprenants, tout en accentuant le chômage.

Plutôt que de réduire massivement les dépenses publiques, pour des raisons idéologiques et électoralistes, Hollande a au contraire augmenté celles-ci dans des domaines où il n’y avait aucun besoin en créant par exemple plus de 60 000 postes dans l’éducation nationale, tout en augmentant sensiblement les impôts et cotisations sociales qui pèsent sur les classes moyennes. Plus grave, aujourd’hui, les français ont l’impression qu’il n’y a plus de capitaine à la tête du navire France qui vogue sans cap précis, au gré des vents. Ce manque de cohérence et de vision claire de l’avenir a fini par rendre les français très pessimistes sur leur propre avenir et celui de leur pays.

Dans ce contexte, l’intervention télévisée de Hollande du 14 juillet depuis l’Elysée n’a pas davantage rassuré et éclairé les français sur leur avenir. On est d’ailleurs en droit de se demander si les interventions publiques à répétition de Hollande, sans aucun véritable message de fond, ne contribuent pas à déprimer un peu plus les français.

Au contraire, le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz a déclaré au lendemain de cette intervention : « J’ai entendu le président de la République. Il m’a fait un peu peur, […] en annonçant une sortie de crise que je ne vois pas personnellementNous voyons toujours des entrepreneurs très angoissés, avec des carnets de commandes très faibles. » En poste depuis le 3 juillet dernier, Pierre Gattaz a «… compris qu’il risquait d’y avoir des augmentations d’impôts ; ce qui [leur] fait extrêmement peur… Nous avons déjà des taxes et des charges extrêmement élevées, ce qui fait que nos entreprises n’ont plus les moyens d’investir, d’innover, d’embaucher… ».

Une fois de plus, Hollande a persisté à affirmer que le chômage allait baisser en France d’ici la fin de l’année 2013. Comment peut-on inspirer confiance avec de tels propos alors que la majorité des français, sans être de grands experts économiques, ont bien compris qu’il n’en sera rien avant 2014 et peut-être même 2015 ? Il suffit pour cela de voir le nombre d’entreprises aujourd’hui en difficultés, les dépôts de bilans qui s’accélèrent et les licenciements qui en découlent. Manifestement ces réalités semblent échapper au locataire de l’Elyséee. D’ailleurs, comme l’OCDE l’a rappelé cette semaine, tous les experts économiques convergent aujourd’hui pour affirmer que l’emploi ne reprendra pas en France avant la fin de l’année 2014 dans le meilleur des cas.

C’est dans ce contexte, qu’après les agences de notation Standard and Poor’s et Moody’s voici plus d’un an, la dernière grande agence Fitch Rating (à capitaux français), a elle aussi fini par dégrader la note AAA de la France en AA+ avec perspectives stables. La perte définitive du triple A par la France, largement passée sous silence par les médias français, ne fait hélas que confirmer que le gouvernement français n’a pas réussi à rassurer les marchés sur sa réelle volonté à s’attaquer aux dépenses publiques et à la réduction de sa dette.

Si pour l’instant, les conséquences financières restent limitées et permettent à notre pays d’emprunter à des taux relativement bas, c’est notamment grâce au fait que la France reste encore dans le sillage de l’Allemagne très bien notée. Mais ne nous y trompons pas, le gouvernement français n’y est pour rien et cela ne va pas durer si le pays ne fait pas rapidement les efforts demandés. Si la France n’engage pas dés cet automne les réformes de structures qui s’imposent (réformes des collectivités et du millefeuille administratif, réduction des effectifs de la fonction publique, réforme du financement des retraites…), la confiance en la qualité de la dette française va se trouver considérablement affaiblie et le pays risque alors de devoir emprunter à des taux bien plus élevés qu’aujourd’hui. Ce qui serait alors tout simplement dramatique pour l’ensemble des français.

L’automne 2013 devrait donc être décisif pour la crédibilité et l’avenir de la France. Gageons que le gouvernement socialiste de M. Ayrault trouvera enfin le courage et la cohérence qui lui manquent pour engager le pays dans les réformes qui s’imposent aujourd’hui. La France est au pied du mur et M. Hollande ne peut feindre de l’ignorer, sous peine de conduire directement notre pays à la faillite.


France : dans une conférence de presse figée et sans consistance, Hollande persiste à entretenir le flou

28 mai 2013

La deuxième conférence de presse de François Hollande du 16 mai dernier a trainé en longueur et n’a finalement accouché d’aucune annonce concrète, ni engagement précis sur la mise en œuvre des réformes structurelles exigées par la Commission européenne. Une conférence de presse fleuve qui n’était pas sans rappeler les discours interminables et sans consistance d’un certain Fidel Castro !

Au travers de cette conférence d’un autre âge, on a eu l’impression de retrouver le François Hollande tel qu’il était alors qu’il dirigeait encore le Parti socialiste. Un long monologue pour disserter sur les défis vrais ou faux à relever, beaucoup d’autosatisfaction et l’utilisation du « je » à tout propos comme pour tenter de dissiper l’impression de cacophonie et d’absence de véritable autorité à la tête de l’Etat. Pas sûr qu’il ait réellement réussi à convaincre qu’il était déterminé à endosser les habits de président de la République, c’est-à-dire à décider et mener à termes les réformes qui s’imposent au pays.

L’observateur indépendant ne peut que regretter le manque de détermination du chef de l’Etat, l’absence de véritables décisions et de calendrier concernant les réformes et plus généralement le défaut de toute perspective et de cap pour les années à venir. A cela, il faut ajouter le fait qu’il ne s’est pas réellement engagé à limiter les augmentations d’impôts pour les années à venir, alors qu’il est établi que les salaires et les pensions vont baisser et même que certaines prestations sociales et de santé publique pourraient être revues à la baisse. Dans ce contexte, difficile pour les français de retrouver le moral et d’envisager sereinement l’avenir.

Du côté des entreprises qui sont le moteur de l’économie, si quelques gestes ont été fait pour rassurer et effacer les erreurs des deniers mois, rien n’est acquis d’autant qu’il subsiste une grande incertitude sur la fiscalité des entreprises pour les années à venir. Entreprendre dans ces conditions, alors que de nombreuses entreprises sont déjà en grande difficulté du fait d’une chute de la consommation et une concurrence exacerbée, et donc des marges au plus bas, constitue un véritable frein au développement et à la croissance. Au moment où la confiance des chefs d’entreprises en l’avenir fait défaut, on attend en vain quelques signes positifs du gouvernement socialiste. Viendront-ils ?

On peut en douter alors que le président a confirmé le statut-quo gouvernemental. Alors que tout le monde reconnaît que ce gouvernement comporte trop de ministres et souffre de nombreux conflits ministériels (notamment aux finances qui regroupent pas moins de 7 ministres) et plus généralement de l’absence de véritable gouvernance, il n’y aura pas de remaniement ministériel avant de longs mois. Alors que les français sont lassés par l’inaction du président et de son gouvernement sur les sujets majeurs, le changement ne viendra pas de ce côté-là. L’immobilisme reste une marque de fabrique de Hollande.

S’agissant des indispensables réformes structurelles imposées par Bruxelles, on n’en sait pas davantage. Hollande qui n’hésite pas à affirmer qu’il n’est pas responsable du présent, (un peu facile !)affirme que c’est l’Europe qui devrait permettre à la France de rétablir ses comptes et la croissance. Pour ce faire, il propose une plus grande intégration et un gouvernement économique européen, mesures qu’il avait critiqué sous le précédent mandat. La France ne pourra retrouver son équilibre budgétaire et la croissance que par des propres réformes internes, comme l’on fait ces dernières années l’Allemagne et plus récemment les pays de l’Europe du sud.

M. Hollande va devoir sortir du flou actuel et engager les réformes exigées, plutôt que de vouloir faire supporter à l’Europe la responsabilité de la situation actuelle, tout en comptant sur elle pour rétablir les équilibres de la France. Ce n’est pas en tentant de repasser la patate chaude à l’Europe qui va faire avancer les choses.

Allez, un peu de courage M. Hollande mais vite car il y urgence à agir pour la France !


France : le gouvernement français envisage enfin de prendre des mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises. Ira-t-il jusqu’au bout ?

13 novembre 2012

Le rapport Gallois, publié le 05 novembre dernier, préconisait invitait le gouvernement à la mise en place d’un véritable choc de compétitivité de 30 milliards d’euros pour redonner un peu d’oxygène aux entreprises françaises, face aux autres économies européennes et allemande en particulier, aujourd’hui beaucoup plus performantes.

On se rappelle que durant la campagne présidentielle, au printemps dernier, le candidat Hollande avait accusé le président sortant de mener une politique d’austérité, niant ainsi aux yeux des français l’importance de la crise et l’urgence des mesures à prendre. Il avait également rejeté l’idée selon laquelle l’économie française avait un problème de compétitivité et déclaré qu’il s’opposait à inscrire dans la constitution l’obligation pour la France de revenir à un objectif d’équilibre budgétaire. Tout le contraire des dispositions que prenaient la plupart des autres pays européens.

A peine élu, François Hollande s’est d’ailleurs empressé de continuer dans la voie de l’ignorance de la crise. Il est ainsi revenu partiellement sur la retraite à 60 ans et sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, allant même jusqu’à embaucher plus de 50 000 enseignants supplémentaires. Bien entendu, il renonçait à toute reforme de structure de l’Etat, contrairement aux autres pays comme l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne et s‘engageait même dans une politique d’augmentation de certaines dépenses publiques et des impôts, y compris pour les entreprises. Plus récemment, le gouvernement Ayrault avait annulé la loi adoptée par le gouvernement précédent qui devait entrer en vigueur à l’automne 2012, pour rendre les entreprises françaises plus compétitives par la baisse des charges patronales mises à leur charge en contrepartie de l’augmentation du taux normal de la TVA de l’ordre de 2.4 points. Ce dispositif de TVA sociale, visant à alléger les charges des entreprises en pénalisant principalement les produits importés, avait ainsi un double objectif : favoriser la compétitivité des entreprises et pénaliser les importations. Ce qui, de l’avis des chefs d’entreprises et de nombreux experts, allait dans le bon sens. Et pourtant…

Plus de 6 mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, aucune décision sérieuse n’a été prise pour soutenir l’économie et l’Etat ne s’est toujours pas engagé dans une politique de rigueur visant à s’attaquer sérieusement à nos dépenses publiques qui ne cessent de pénaliser notre pays et d’aggraver ses déficits. Aucune réforme de structure dont notre pays a tant besoin n’est aujourd’hui envisagée. Devant cet immobilisme du gouvernement français, alors que la crise est toujours là et menace notre économie, certains pays et notamment l’Allemagne, s’inquiètent du devenir de la France.

Ces dernières semaines, la presse allemande se fait l’écho des inquiétudes allemandes, qu’il s’agisse du gouvernement de Mme Angela Merkel, des propos du ministre de l’économie Wolfgang Schäuble ou des principaux responsables du SPD (socialistes allemands), de M. Schroder, ancien chancelier ou des chefs d’entreprises allemands. L’inquiétude est en effet très grande de voir la France s’exonérer des mesures nécessaires à la compétitivité de son économie et de voir ses dépenses publiques continuer à croître, sans qu’aucune réforme structurelle indispensable ne soit envisagée à brève échéance.

Dans ce contexte, la publication du rapport Gallois devait être l’heure de vérité pour M. Hollande et son gouvernement. Ces dernières semaines, beaucoup en France s’attendaient à ce que la plupart des mesures proposées ne soient pas retenues. A la surprise générale, le gouvernement semble aujourd’hui faire siennes certaines des mesures suggérées, notamment en vue de permettre aux entreprises française de retrouver la compétitivité perdue face à leurs concurrentes. Il était temps ! On ne peut que se réjouir que le gouvernement ouvre enfin les yeux et reconnaisse l’urgence de prendre des mesures en faveur de la compétitivité. Serait-ce le réveil de la tendance social-démocrate face aux doctrinaires et aux inconditionnels d’un socialisme intégriste, pur et dur ? Pas si sûr.

A y regarder de plus prés, les intentions réelles du gouvernement sont loin d’être très claires sur le sujet. Non seulement il limite l’effort à seulement 20 milliards d’euros là où il faudrait au moins 50 milliards, mais en plus, il se refuse à un choc de compétitivité immédiat, en reportant la mise en œuvre de son plan au début 2014 alors qu’il y a urgence à soutenir les entreprises dés aujourd’hui. Dans ce contexte, il n’est donc pas certain que le plan envisagé soit efficace et couronné de succès. Par ailleurs, beaucoup d’incertitudes subsistent sur les augmentations d’impôts et notamment de la TVA qui doivent être mises en place elle aussi en 2014 pour 10 milliards et, plus encore, sur la réduction des dépenses publiques à due concurrence dont on ne sait rien.

Alors que le dispositif de TVA sociale mis en place par le gouvernement précédent, qui devait entrer en vigueur dés l’automne 2012, a été purement et simplement annulé par la gauche pour des raisons purement idéologiques, on ne peut que s’interroger sur la volonté et la détermination du gouvernement actuel à mettre en œuvre les mesures de compétitivité suggérée par le récent rapport Gallois. Ce d’autant plus que les discussions à venir au Parlement s’annoncent extrêmement difficiles pour le gouvernement socialistes qui va devoir affronter la fronde des courants internes et autres partis situés sur son aile gauche qui s’opposent à ces mesures de compétitivité et exigent en contrepartie des dispositifs qui auraient l’effet inverse de celui recherché.

Espérons que la France, les entreprises comme les français, sortent vainqueurs de cette bataille idéologique d’un autre âge et que notre pays rassure enfin au plus vite nos amis allemands et l’Europe sur notre détermination inflexible à nous attaquer enfin aux problèmes qui rongent notre pays : la persistance de la dérive des dépenses publiques et des impôts, mais aussi le refus d’engager de réelles réformes de structures. Que cela plaise ou non, la France ne peut continuer à vivre à crédit pour financer son système social. Il va falloir tailler sérieusement dans le lard (dépenses), quitte à augmenter la TVA de manière importante. C’est le prix à pays pour sauver notre système. Chacun va devoir faire des efforts !


France : le gouvernement socialiste présente un budget 2013 en trompe-l’oeil : augmentation sans précédent des impôts et absence de réduction de la dépense

2 octobre 2012

François Hollande s’est réjoui lors du dernier conseil des ministres de septembre, du projet de budget pour 2013 qu’il a qualifié de « budget de combat ». Il a assuré que « les ménages les plus aisés et les grandes entreprises » seraient principalement impactés par les mesures d’augmentation d’impôts pour 24 milliards d’euros sur un total de 36 milliards.

Le gouvernement et le PS n’ont d’ailleurs guère fait preuve de modestie en n’hésitant à qualifier ce budget d’austérité sans précédent de « juste, sérieux, rigoureux… » et bien plus encore.

Après avoir accusé Nicolas Sarkozy de mener une politique d’austérité ces dernières années, les socialistes français se sont enfin ravisés et nous proposent aujourd’hui une rigueur qui n’est en réalité que de pure façade. Car a y regarder de plus prés, les deux tiers des mesures annoncées, soit 24 milliards d’euros concernent l’augmentation des impôts, contre seulement 12 petits milliards d’euros d’économies et de réduction de dépenses. Ce n’est manifestement pas la cure d’austérité promise pour l’Etat ! Au final, la France reste loin du compte au regard de l’ampleur de la crise budgétaire et de l’emballement de la dette qui représentera 91.3% du PIB en fin d’année.

En réalité, pour être crédible et permettre de réduire durablement la dette, les économistes sont d’accord pour reconnaître qu’il aurait fallu, à l’inverse, un minimum de 24 milliards de réductions de dépenses publiques ; ce qui exigeait la poursuite de véritables réformes de structures dont la France a tant besoin (accentuation de la réforme des collectivités, réforme de la protection sociale et des hôpitaux, réforme visant à introduite plus de flexibilité dans les contrats de travail, poursuite de la réduction des effectifs de la fonction publique…). Ces réformes ont été engagées ou sont en cours dans tous les pays européen voisins de la France : Belgique, Italie, Espagne et Portugal notamment, sans oublier les pays comme l’Allemagne, la Hollande, les pays scandinaves et quelques autres qui s’y étaient attelés il y a bien longtemps. La France socialiste s’y refuse obstinément ; jusqu’à quand ?

Au final, la France et son gouvernement socialiste se refusent à prendre les décisions qui s’imposent et à s’engager dans une réduction drastique des dépenses publiques comme en atteste la décision de stopper le processus de réduction du nombre de fonctionnaires engagé par le gouvernement précédent. Pourquoi recruter, pour des raisons purement idéologiques et électoralistes, pas moins de 60 000 agents dans l’éduction nationale ? Une situation pour le moins irréaliste alors que les effectifs de l’enseignement en France demeurent déjà pléthoriques au regard de pays comparables comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Italie.

Ce refus de s’attaquer à une véritable réduction des dépenses publiques et aux réformes de fond n’est guère de bon augure pour l’avenir et risque de discréditer un peu plus la France aux yeux des partenaires européens et de la communauté financière qui a jusqu’alors consenti à notre pays des taux d’intérêts à long terme parmi les plus bas. Rappelons à cet égard que la principale mesure d’économie, est la réduction de la charge de la dette qui pèse à elle seule 2 milliards d’euros. Encore un bel héritage de Nicolas Sarkozy ! N’avaient-ils pas accusé ce dernier, durant la campagne, de laisser filer les taux d’intérêts vers le haut en vue de pénaliser une éventuelle arrivée de la gauche au pouvoir. Pas sûr que cet avantage budgétaire perdure du fait de l’insouciance du gouvernement actuel. En tout état de cause, il ne s’agit pas ici d’une véritable réduction de dépense mais d’un simple artifice budgétaire.

S’agissant de l’augmentation des impôts, les socialistes sont pris une nouvelle fois à leurs propres mensonges. Contrairement à ce qu’ils affirment, c’est bien plus de 50% des français et notamment les classes moyennes qui verront leurs impôts et taxes augmenter (suppression des heures supplémentaires défiscalisées qui concernait plusieurs millions de personnes, gel du barème de l’impôt sur le revenu, limitation de certaines niches fiscales, augmentation de taxes sur la consommation, taxe sur les revenus des retraités,…). Du coup les prélèvements libératoires devraient exploser et atteindre 46.7% en 2015.

Les entreprises ne sont pas épargnées et régleront une part importante de la facture. Est-ce là le meilleur moyen de soutenir une activité morose et de favoriser l’emploi ? La gauche française a-t-elle bien compris le rôle des entreprises et des entrepreneurs en particulier ? Ainsi, en taxant lourdement et sans atténuation l’ensemble des plus values mobilières, y compris celles résultant de la cession de l’entreprise par le fondateur qui a permis son développement, on risque une fois de plus, pour des raisons purement idéologiques, de décourager les créateurs d’entreprises qui investissent encore en France sans compter pour pérenniser leur affaire. Voilà une mesure très mal calibrée qui va inciter les créateurs d’entreprises et autres business angels, à partir s’installer sous d’autres cieux où les entrepreneurs sont mieux traités. Est-ce ainsi que le gouvernement entend favoriser la création d’entreprises qui sont les seules à pouvoir créer les emplois dont le pays à tant besoin et encourager l’émergence d’un véritable tissu de PME-PMI de taille critique ? On peut en douter sérieusement.

Pour ce qui concerne la sincérité et l’honnêteté du budget 2013, il faudra repasser. Non seulement le budget a été établi sur une prévision de croissance de 0.8%, purement fantaisiste, alors que tous les spécialistes économiques s’accordent sur une croissance de 0, voire négative. Plus grave, nombre de recettes fiscales ont été largement surévaluées, à l’instar de l’impôt sur les sociétés qui sera largement impacté par la mauvaise conjoncture économique. De fait, les recettes de l’impôt sur les sociétés devraient s’avérer bien moins importantes que prévues.

Pour l’ensemble de ces raisons, le budget 2013 pourra difficilement être tenu, annihilant ainsi l’objectif d’un déficit limité à 3% du PIB, comme la France s’y est engagée.

Les débats parlementaires relatifs du projet de loi de finances pour 2013 s’annoncent très animés et pourraient aboutir à quelques concessions de bon sens, à moins que le dogme l’emporte une fois encore !


Présidentielle 2012 : Hollande succède à Sarkozy à l’Elysée

8 mai 2012

Finalement, sans grande surprise, François Hollande a emporté la présidentielle 2012 avec 51.3% des voix.

Disposant d’une avance substantielle depuis le lancement de sa campagne en fin d’année 2011, largement favori des instituts de sondage qui lui avaient donné une avance allant jusqu’à 20 points par rapport à Nicolas Sarkozy, le nouveau président ne l’a finalement devancé que d’un plus de 3 points. Autant dire qu’au fil des semaines, son avance a sensiblement fondu. Mais l’essentiel n’était-il pas de gagner le scrutin le 6 mai ? Voilà qui est fait pour Hollande.

Au final, ce dernier remporte l’élection sans panache, avec un score relativement modeste et un taux de participation en baisse à 81%. Rappelons qu’en 2007, Nicolas Sarlozy avait été élu avec plus de 53% des voix avec une participation de prés de 86%. Voilà qui en dit long sur le faible intérêt des français pour la campagne et leur peu de motivation à aller voter, après une morne campagne marquée par la quasi-absence de propositions pour sortir de la crise et surtout l’alliance des 9 candidats contre le président sortant, en lui faisant porter le chapeau de tous les maux du pays. C’était effectivement plus facile que de parler des solutions à la crise !

Face un président sortant affaibli par la crise et au plus bas dans les sondages depuis plusieurs années, force est constater qu’avec seulement 51.3% des voix, François Hollande est loin d’avoir convaincu. Et pour cause, il n’a pas apporté de réponse claire aux problèmes liés à la grave crise actuelle, ni su galvaniser les français sur un véritable projet fédérateur pour préserver l’avenir de la France. S’il l’emporte, c’est davantage par la relative faiblesse de Nicolas Sarkozy et surtout l’anti-Sarkozysme qu’il a habilement distillé tout à long de cette campagne que par l’adhésion à sa personne.

Elu principalement par rejet du sortant, le nouveau président de la République n’a qu’une légitimité limitée. Il devra au plus vite rassurer les français quant-à sa capacité à assumer les plus hautes fonctions en ces temps de crise et surtout prendre rapidement les bonnes décisions, à commencer par la réduction des dépenses publiques. Il n’y aura guère d’état de grâce d’autant que le nouveau président doit maintenant emporter les élections législatives ; un résultat qui n’est pas acquis même si habituellement, les français ont donné une majorité aux élections législatives qui ont suivi l’élection de ce dernier.

De son côté, parti de très loin et au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy a réalisé une lente mais belle remontée pour terminer à 48.37% des voix. Malgré la position difficile du sortant, qui a du traverser la crise financière de 2008, puis celle de la dette de la zone euro en 2010 à 2012, il a mené une campagne de terrain courte mais courageuse pour tenter d’expliquer sa gestion et proposer son programme. Hélas, il est souvent apparu un peu seul dans cette campagne, parfois basée sur des thématiques marginales, qui ont probablement nuit à la lisibilité et à la cohérence de son projet.

Comme au cours des diverses crises qu’il a du affronter, Nicolas Sarkozy s’est battu jusqu’au bout face à une coalition sans précédent, unie comme lui, avec l’énergie hors de commun qu’on lui connaît. Dommage que cette énergie et cette expérience précieuse ne reste pas au service de la France.

Quoi qu’il en soit, le nouveau président devrait entrer en fonction dés le 15 mais prochain et désigner rapidement son gouvernement en vue d’affronter les élections législatives des 10 et 17 juillet prochains. Gageons que ces dernières nous réserveront quelques surprises, tant à gauche qu’à droite, où l’UMP devra faire face à un Front national sorti renforcé de la dernière présidentielle.

Quel que soit le résultat, qu’ils le veillent ou non, les français vont devoir passer à la caisse. Espérons que ce ne sera pas pour rien ! Cette fin d’année 2012 risque de se révéler politiquement et socialement très chaude et délicate pour le nouveau pouvoir. Un test grandeur nature pour Hollande et son équipe.