Présidentielle 2017 : François Fillon confirme son projet pour la France

13 mars 2017

Confirmé la semaine dernière par Les Républicains comme le candidat de la Droite et du Centre à l’élection présidentielle, François Fillon a présenté ce lundi 13 mars, son « projet pour la France », construit autour de trois objectifs : « libérer, protéger, réconcilier ». Après des semaines de tergiversations, François Fillon entend dorénavant se concentrer sur sa campagne et son projet pour la France afin que les français puissent enfin comparer, projet contre projet.

Un programme qui, au final, a peu évolué depuis la Primaire

Le programme de François Fillon n’a globalement guère changé, hormis la clarification sur le remboursement de certaines dépenses de santé par l’assurance-maladie. Il n’y aura finalement aucune forme de privatisation comme il l’avait initialement laissé entendre. Il a d’ailleurs longuement insisté sur sa « cohérence technique et philosophique ».

Sur la forme, le candidat entend rassurer les français en récusant la « caricature d’une purge » et en affirmant qu’il ne demandera pas d’efforts démesurés aux français, puisque les réformes structurelles qu’il préconise.et qui seront engagées rapidement, devraient éviter d’en arriver là.

Sa future équipe gouvernementale sera présentée ultérieurement lorsque les discussions au sein de sa famille politique auront abouti, étant précisé que tous les membres devront obligatoirement signer un « code de bonne conduite ».

Vers la fin des 35 heures et le report à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraire

Dés son élection, comme prévu, François Fillon lancera dans les trois mois plusieurs grandes réformes économiques « de court terme ». Le code du travail sera réduit aux seules « normes sociales fondamentales », tandis que le temps de travail et notamment la fin des 35 heures, fera l’objet de négociations dans les entreprises. L’âge légal de départ à la retraite passera « progressivement » à 65 ans.

La fiscalité du capital ou du patrimoine, avec la suppression de l’ISF, sera simplifiée avec un taux unique de 30 %. Pour les entreprises, l’’impôt sur les sociétés sera diminué de 10 milliards d’euros, avec un abaissement du taux de l’IS de 33.33% à 25% et les cotisations sociales seront allégées de 25 milliards d’euros. L’idée maîtresse étant d’entraîner « un véritable choc de compétitivité ». Ces allégements de charges et cotisations seront financés par une augmentation de deux points du taux normal de TVA qui passera de 20% à 22% ; ce qui devrait limiter les importations. Par contre, les autres taux de TVA resteraient inchangés.

Objectif : baisser les dépenses publiques de 100 milliards d’euros en 5 ans

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes seront mises en œuvre telles le rétablissement de l’universalité des allocations familiales ou le relèvement du plafond du quotient familial « progressivement » à 3 000 € par demi-part (au lieu de 1 512 € actuellement). Par ailleurs, les petites retraites inférieures à 1 000 € seront revalorisées ainsi que les pensions de réversion. Un « abattement forfaitaire généralisé des cotisations sociales salariées », sera mis en place permettant à chaque salarié d’économiser environ 350 € par an.

Le tout sera accompagné d’un « grand mouvement de baisse des dépenses publiques » de 100 milliards d’euros étalés sur cinq ans, via notamment le non-remplacement de prés de 500 000 agents publics partant à la retraite. Selon l’ancien Premier ministre : « Mon projet est le seul qui aboutit à l’équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat », même si pour l’année 2017 il reconnaît « une petite augmentation du déficit » pour permettre de solder le bilan catastrophique du quinquennat Hollande. De toute façon, assure-t-il, tout cela sera fait en concertation avec Bruxelles qui devrait faire preuve de souplesse « dans une perspective de réformes structurelles ».

François Fillon souhaite bien entendu aller beaucoup plus loin puisque sa philosophie libérale le conduit à vouloir recentrer l’Etat sur ses missions régaliennes, à savoir la sécurité, la justice, la lutte contre le terrorisme et la défense qui devraient être sanctuarisées. Enfin, il a réaffirmé son souci de faire du handicap et de la grande pauvreté une « priorité nationale » pour les années à venir.

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