France : En manque de stratégie et de résultats, Hollande a recours à un marketing médiatique intensif, au risque de se discréditer un peu plus aux yeux des français

9 novembre 2015

Depuis son élection en 2012, François Hollande est dans la gesticulation médiatique permanente avec la complicité des médias français. Pendant ce temps, le pays part à veau l’eau et les français désespèrent de voir un jour leur pays retrouver les chemins de la croissance et du plein emploi.

Ces derniers mois, Hollande a littéralement envahi l’ensemble des médias français, petits et grands, souvent sur des sujets sans grand intérêt ou qui ne relèvent pas de sa compétence. Un véritable packaging et marketing politique a été mis en place par ses conseillers en communication pour tenter de lui refaire une virginité politique. L’essentiel étant de donner aux français l’illusion qu’il est aux commandes et qu’il mouille sa chemise pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle il l’a lui-même mis par des mesures absurdes et inappropriées. A tel point que beaucoup de pays développés s’amusent du cinéma Hollande dans les médias nationaux.

Comment en effet ne pas en rire ! A part Poutine, Erdogan et quelques dictateurs de pays en voie de développement ou dynasties du Moyen-Orient, dans aucun pays démocratique de par le monde, un chef d’Etat ou de Gouvernement n’intervient quasi-quotidiennement et à tout propos, dans les médias. Ceci est d’autant plus consternant qu’il s’agit la plupart de temps de mises en scène dûment préparées par les services de l’Elysées avec la complicité des chaînes, radios et journaux d’information.

A côté, l’omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, n’était rien. Hollande, sur le point là, le bat à plate couture ! Pourtant, les mêmes qui critiquaient l’ancien président sont aujourd’hui aux abonnés absents.

Que ce soit les chaînes d’information en continu, les chaînes généralistes, voire même thématiques, les français peuvent difficilement échapper quotidiennement au matraquage Hollande lors de ses périples aux quatre coins de France. Quand il n’est pas dans les campagnes, il est dans les banlieues ou chez l’habitant ou sur des opérations de compassion lors de catastrophes. On l’a même vu intervenir sur la chaîne TV pour enfants « Gulli » ou dans le magazine « Le chasseur français ». Du jamais vu et tout cela pour ne rien dire ! Il est vrai qu’Hollande excelle dans l’art de parler pour ne rien dire.

Il y a aussi eu les interventions récentes sur les radios RTL et Europe 1 ; la réception des policiers en colère contre sa propre Garde des Sceaux, la visite aux douaniers lors de leur dernière prise record, et c… Des interventions qui ne relèvent généralement pas de la compétence du chef de l’Etat et qui ne font qu’affaiblir la fonction. A priori, la chasse aux voix est ouverte et tous les moyens sont bons pour tenter d’attirer l’électeur.

Ce spectacle donné par Hollande est du plus mauvais effet pour l’image et la crédibilité de la France. Dans les chancelleries occidentales, personne n’est dupe des manipulations médiatiques du chef de l’Etat qui essaie par tous moyens de remonter dans l’estime des français afin de pouvoir briguer un deuxième mandat présidentiel.

En dépit de cette présence médiatique inégalée dans un pays développé, Hollande s’avère incapable de remonter dans les sondages. Les intentions de vote en sa faveur sont retombées en ce début novembre 2015 à 15% seulement, le score le plus bas jamais atteint par un président de la République française. Ce qui en dit long sur le discrédit qui pèse sur le chef de l’Etat et le doute des français sur sa capacité à gouverner le pays et impulser les réformes qui s’imposent.

Manifestement, Hollande n’a pas encore compris qu’il est définitivement discrédité aux yeux des français et que ses interventions répétées sont vaines et les agacent chaque jour un peu plus. Les français en ont marre et n’ont de cesse de le répéter lors de chaque élection. Ils veulent un changement radical de la classe politique et que celle-ci s’attaque enfin aux problèmes du pays plutôt que de s’attacher à préparer leur future réélection.

Depuis 2012, la France n’a plus de pilote dans l’avion qui vole à vue, au gré des vents, au risque de se scratcher à tout moment. Le pays traverse l’une des plus graves crises morales de son histoire ; l’autorité de l’Etat fait aujourd’hui défaut et menace gravement le devenir de notre société. Peu à peu, que cela plaise ou non, la chien lit est en train de s’instaurer dans le pays avec la complicité de M. Hollande, manifestement indifférent au sort de son pays.

A force de s’accrocher au pouvoir avec l’énergie du désespoir, sans véritable stratégie et message alors que la France souffre et régresse au plan international, Hollande enfonce un peu plus la gauche et participe activement au discrédit de l’ensemble de la classe politique. Son attitude est désastreuse et favorise les extrêmes, notamment le Front national qui n’en demandait pas tant. Mais peut-être qu’à défaut de pouvoir vaincre, préfère-t-il favoriser ce dernier pour tenter d’empêcher la droite et le centre d’emporter le plus grand nombre de régions aux prochaines élections ? Rien de bien rassurant pour le devenir de la France.

Et dire qu’il va encore falloir supporter le grand spectacle médiatique de Hollande et sa COP21 qui va s’étaler durant prés d’un mois jusqu’à début décembre ! Une occasion rêvée pour le pouvoir socialiste de saboter les importantes élections régionales qui auront lieu au même moment et de favoriser une nouvelle fois l’abstention et donc les extrêmes…

Il est grand temps que les français ouvrent enfin les yeux !…


France : Discrédité, inexistant et à bout de souffle, à quoi sert Hollande ?

13 mai 2014

A l’occasion du deuxième anniversaire de son élection à la présidence de la République, François Hollande avait récemment accordé une interview à une chaîne d’information en continu. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas enchanté les foules. Bon nombre de grands médias n’en ont même pas parlé, et pour cause. En dépit de l’ampleur des sujets (déficits publics, chômage, croissance en berne, Europe, Ukraine…), la nouvelle a été que le chef de l’Etat envisageait de reporter les élections régionales prévues au printemps 2015, prétextant des difficultés dans la mise en place de la réforme en cours.

Une déclaration qui prête à sourire lorsque l’on sait qu’à peine parvenu au pouvoir en 2012, M. Hollande s’était empressé d’annuler la réforme réalisée en 2010 par ses prédécesseurs, visant à rapprocher les départements des régions en vue de leur fusion à terme. A la place, à la va-vite et sans réelle concertation, son gouvernement s’est engagé dans une nouvelle réforme des départements en les renforçant par un redécoupage total des cantons. Deux ans plus tard, le nouveau gouvernement nommé en avril dernier, a stoppé cette réforme absurde et proposé de supprimer purement et simplement les départements qui seraient dorénavant intégrés dans des régions élargies, dont le nombre, pour l’occasion, serait réduit de moitié. Quelle cacophonie et quel gâchis ! Pourquoi avoir annulé la réforme prévue par le gouvernement de M. Fillon qui prévoyait de supprimer en douceur les départements, sans que cela pose de réelles oppositions, pour une nouvelle réforme qui va nécessairement se heurter à de nombreuses résistances ?

Voilà la méthode Hollande : raser par principe et par idéologie tout ce qui a été fait au cours de la présidence de Nicolas Sarkozy. Résultat, aujourd’hui, la France revient à la case départ dans sa réforme des collectivités territoriales au risque de nombreux blocages. Tout d’abord, la suppression pure et simple des départements nécessite une réforme constitutionnelle. Alors que rarement un gouvernement aura disposé d’une si courte majorité en raison de ses divergences internes, ce n’est assurément pas demain la veille que la réforme va être engagée.

En fin tacticien, à défaut d’être un gestionnaire avisé et clairvoyant, alors qu’il vient de rencontrer le plus grand revers électoral depuis plus de 30 ans lors du dernier scrutin municipal, voilà que Hollande suggère de différer les élections régionales de mars 2015, histoire probablement d’éviter une nouvelle déroute électorale. Et tant pis si les réformes importantes doivent attendre de longues années supplémentaires.

Voilà le vrai Hollande : beaucoup de gesticulations, de promesses et autres manipulations, mais surtout ne rien faire de peur de la contestation. Le verdict des français est aujourd’hui sans appel. Avec seulement moins de 18% des français qui lui font encore confiance (jamais dans l’histoire un président n’était descendu si bas – Mitterrand en 1995 n’était descendu qu’à 33% et Chirac à 36% quelques années plus tard), qu’a-t-il pourtant à craindre ? Pas grand chose et pourtant le statu quo persiste au plus haut niveau de l’Etat pour le plus grand drame de la France.

Preuve de ce désamour croissant pour Hollande, lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 sur les Champs-Elysées à Paris, le public très présent sous Nicolas Sarkozy, était totalement absent. Ce qui est souvent le cas lors de ses déplacements, y compris dans des fiefs socialistes comme récemment à Carmaux, la patrie de Jean-Jaurés. Un comble ! Ce qui en dit long sur le désenchantement des français alors que le pays doit aujourd’hui engager des réformes importantes pour préserver son avenir et les générations futures. Difficile d’être crédible et de réformer dans un tel contexte.

En matière budgétaire, après que le gouvernement socialiste ait sollicité en 2012 un délai supplémentaire de deux ans auprès de la Commission européenne pour atteindre l’objectif fixé pour ramener les déficits publics à moins de 3% du PIB, la France est aujourd’hui au pied du mur. Selon de nombreux experts et de l’avis même de la Commission, la France ne sera probablement pas en mesure de respecter cet objectif pour l’année 2015, notamment en raison d’une croissance bien faible que prévue.

Alors que la France ne s’était pas trop mal sortie de la grave crise financière et budgétaire de 2008 et 2009 et qu’elle semblait en passe d’atteindre ses objectifs en matière de déficits publics, l’arrivée de Hollande à la présidence a tout remis en cause. Aujourd’hui, la plupart des pays européens, y compris du sud, s’inquiètent des dérives françaises et de l’absence d’engagement de réelles réformes structurelles. Eh oui, du courage il en faut et ce n’est manifestement pas le fort du chef de l’Etat français et de certains de ses amis socialistes !

Nos amis allemands, bien que discrets par politesse, sont aussi très inquiets concernant notre pays. C’est dans ce contexte, qu’en dépit de relations quasi-inexistantes au plus haut sommet des deux Etats depuis le départ de Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel s’est sentie obligée de faire un pas vers le président de la République française en l’invitant pour une visite privée dans son fief électoral en ce début mai. C’est dire le piètre état des relations franco-allemandes qui sont pourtant indispensables à la construction européenne. Aujourd’hui, la France est politiquement et économiquement à la traîne face à une Allemagne dominante. Pas sûr que sur les bords de la mer baltique, M. Hollande et son pédalo, se soit montré à la hauteur des ambitions de Mme Merkel avec son gros hors-bord surpuissant !

Le couple franco-allemand, jadis moteur de l’Europe, est aujourd’hui aux abonnés absents alors que l’Union européenne doit faire face à d’importants défis : négociations commerciales Europe/USA, élections européennes et désignation de la Commission, conflit Ukrainien, relations avec la Russie… L’Union européenne donne l’impression d’être un bateau ivre qui ne cesse de voguer d’une urgence à l’autre, sans direction et priorité, en se contentant de colmater les brèches apparaissant ici et là. Une dérive pour le moins inquiétante pour l’ensemble des européens dont la France est la principale responsable.

Plutôt que de vouloir s’occuper de dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Etat (SFR, Alstom…), Hollande et son gouvernement seraient mieux inspirés de se concentrer sur les importants problèmes que doit affronter notre pays : réduction massive des dépenses publiques et de la dette, engagement des réformes de structures attendues, allègement de la fiscalité et des charges sociales pesant sur les entreprises…

Après deux ans de gestion Hollande et de nombreuses promesses non tenues, la France n’a jamais été dans un si mauvais état de découragement et de désenchantement. Il appartient au chef de l’Etat et au gouvernement d’engager les réformes indispensables pour redonner confiance aux français avant que tous ne quittent le navire de peur qu’il coule.

Pour cela, encore faut-il avoir un cap et une vision pour notre pays. En dépit des discours encourageant de Manuel Walls, le nouveau premier ministre, on peut craindre que le passage aux actes s’avère pour le moins délicat au vu du peu de crédibilité du chef de l’Etat. A moins que Walls ne finisse par s’imposer à Hollande ?