Chine : le nouvel impérialisme (4)

30 janvier 2010

Mettre un terme à l’hégémonie et à l’arrogance chinois, pour préserver l’avenir de la planète

En ce début d’année 2010, la Chine vient une nouvelle fois de faire preuve de sa volonté hégémonique en mettant en demeure Google, le leader mondial de l’internet, de se conformer strictement aux demandes de son gouvernement (interdiction d’accés à de très nombreux sites internationaux, conditions restrictives à son développement en Chine…). Une fois de plus, ces exigences contraires à la liberté politique et économique, visent ni plus ni moins, à permettre de conserver le contrôle de l’information en Chine et à conforter les entreprises chinoises au détriment des autres. Voilà une belle démonstration de l’impérialisme chinois, qui après avoir profité et pillé la technologiques des pays tiers, n’hésite pas à expulser ces mêmes entreprises dont la concurrence risquerait de nuire au développement de ses propres activité. Espérons que ce repli de Google, serve à beaucoup d’autres entreprises occidentales.

La meilleure façon d’aider la Chine à évoluer favorablement et rejoindre les nations démocratiques avancées en préservant la planète ainsi que l’économie et les emplois en Europe, c’est de mettre un sérieux coup de frein à l’achat des produits « Made in China » ou « Made in PRC » ou sans mention de pays, car c’est la même chose. Finalement, même s’ils sont bon marché (on sait pourquoi), ils sont généralement de très mauvaise qualité. Inutile d’en faire la liste, elle est trop longue…

Alors, pas d’hésitation. Consommons intelligemment et durablement pour préserver l’avenir de la planète en refusant les produits chinois qui inondent aujourd’hui le monde. N’oublions pas le poids et l’influence des consommateurs sur les marchés, y compris sur le marché chinois. Pour le bien de l’humanité et le respect des droits de l’homme en Chine, nous avons collectivement les moyens de leur imposer des changements majeurs qui soient conforme aux attentes des pays démocratiques, riches ou pauvres, et à leur propre intérêt.

Privilégions, autant que faire ce peu, les produits « Made in Europe », et plus généralement les produits biologiques, durables et ceux issus du commerce équitable.  Les avantages d’acheter européen sont multiples : produits généralement durables et surtout beaucoup plus sûrs, de bien meilleure qualité, d’une plus grande fiabilité et dépannage/réparation facilité, avec des coûts de transport réduits ; d’où moins de CO2 émis…

Revenons à des saines habitudes pour préserver notre planète Terre et les générations futures : consommons local en priorité, tout en préservant des emplois durables chez nous. Tant qu’elle ne respectera pas les droits de l’homme et ne se conformera pas aux règles de droit international, bannissons la Chine de nos paniers !

Plus d’informations :  Tibet Info –  GoogleYou TubeFacebookTwitterInfosud Google


Chine : le nouvel impérialisme (3)

16 janvier 2010

La Chine est aujourd’hui le premier pollueur de la planète

Pays parmi les plus pollués de la planète, aujourd’hui en voie de désertification avancée (manque d’eau, avancée constante du désert, tempêtes de sable fréquentes, superficies agricoles en régression, …), la Chine est à court terme directement menacée par le réchauffement climatique. Chaque année, d’importantes populations doivent quitter leurs terres devenues arides pour des régions moins hostiles et plusieurs centaines de milliers de personnes meurent des effets de la pollution.

C’est la raison pour laquelle, plus que tout autre pays, la Chine ne peut aujourd’hui s’exonérer d’une véritable politique de réduction des rejets de CO2 et de respect de l’environnement. Même si elle fait d’importants efforts dans les domaines de l’énergie éolienne et solaire, vu l’urgence climatique et ses besoins colossaux en énergie, les chinois ne peuvent aujourd’hui prétendre développer égoïstement leur économie au détriment de leur propre population et de la planète toute entière. Devenue le principal émetteur de CO2 au monde, devant les USA, la Chine, du fait de ses réserves financières générées par l’important excédent commercial, met en péril l’équilibre de l’économie mondiale et l’avenir de la planète. Pourquoi une telle attitude suicidaire alors qu’elle a les moyens financiers et industriels de se développer, tout en réduisant son empreinte environnementale ?

Par son refus de règles contraignantes et la création d’une instance internationale de contrôle de la pollution, la Chine fait figure de principal responsable de l’échec de la conférence de Copenhague de décembre 2009. Une occasion manquée alors qu’elle avait l’opportunité d’apparaître comme une grande nation responsable, notamment à l’égard des pays les plus pauvres directement menacés par le changement climatique. Ce repli sur soi est d’autant plus irresponsable qu’elle avait l’occasion de montrer sa confiance en la capacité de son économie à s’adapter et à se développer proprement. Malheureusement pour la planète, la Chine a fait le choix de la facilité et de la fuite en avant pour accentuer encore sa course au développement et tenter de s’imposer face aux grands pays développés. Il s’agit là d’un jeu extrêmement dangereux pour la Chine qui, en déstabilisant le monde, risque de générer un tsunami d’une intensité telle qu’elle aura mal à s’en remettre.

Plutôt que de vouloir apparaître plus gros que le bœuf et de se sentir obligé de montrer sa force, le gouvernement communiste chinois serait mieux inspiré de s’inquiéter du bien-être de son peuple, largement laissé pour compte et majoritairement à l’écart des richesses, sans qui la croissance et le développement ne peuvent se faire durablement. Le pillage économique sous toutes ses formes et la fuite en avant ne peuvent permettre d’assoir durablement l’économie d’un pays, quel qu’il soit. Après une croissance exponentielle, favorisée par le non respect des règles économiques et démocratiques dont elle s’est exonérée, la Chine ne risque-t-elle pas de retomber directement dans le féodalisme et le misérabilisme ?

Et si le réveil brutal et les excès d’une Chine impérialiste conduisaient le pays à l’implosion pure et simple, entraînant avec elle le monde entier dans une profonde dépression ?

Plus d’informations :  Aujourd’hui La ChineTibet Info –  GooglePollution en Chine


Chine : le nouvel impérialisme (1)

2 janvier 2010

L’impérialisme chinois

Alors que la Chine était embourbée sous l’emprise d’un communisme pur et dur, impulsé par le grand timonier Mao-Tsé-Tong, l’écrivain et homme politique français Alain Peyrefitte avait intitulé son best-seller : « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera». A l’époque, ce livre avait fait grand bruit car il paraissait pour le moins irréaliste, pour ne pas dire fantaisiste, de prétendre que l’empire du milieu puisse un jour sortir de sa situation de sous-développement avancé et être en position de peser sur la scène internationale. En 2010, la prophétie d’Alain Peyrefitte se réalise, montrant à quel point il était un visionnaire.

Même si la Chine est aujourd’hui un pays aux multiples visages, le meilleur et le pire alternent. En effet, si dans les zones rurales très pauvres et arriérées, le pays en est encore au stade du sous-développement,  dans un grand nombre de zones urbanisées, nous sommes en présence d’un pays industrialisé et riche. Cette réalité apparente cache de grandes disparités ; ce qui n’est pas sans risques quand on sait que la forte croissance actuelle chinoise ne profite au final qu’à peine plus de 20% de la population de 1, 3 milliards d’habitants. Ce qui fait beaucoup de pauvres et d’exclus du développement.

La Chine, nouvelle puissance économique

Le pays aura largement marqué l’année 2009 dans bien des domaines. Outre une croissance élevée de plus de 8% alors que la plupart des pays développés étaient en récession (décroissance de -2% aux USA et -4% en Europe), la Chine est devenue  pour la première fois, le premier exportateur mondial devant l’Allemagne et son PIB se situe au 3ème rang mondial, juste derrière le Japon mais devant l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Ramenons cependant la  comparaison à sa juste valeur : le PIB par habitant de la Chine reste 13 fois moindre que celui des USA ou de l’Europe. N’oublions pas non plus que sa compétitivité, est largement imputable à la sous-évaluation du Yuan. Une situation pour le moins artificielle et explosive pour les années à venir.

Autant dire que les produits chinois, favorisés par des coûts de production très bas, inondent aujourd’hui le monde dans de nombreux domaines grand-public, générant de nombreuses faillites et délocalisations de par le monde. Jamais aucun pays ne s’est à ce point développé au détriment des autres, par le biais d’une concurrence si déloyale (très bas salaires, absence de couverture sociale des salariés, conditions de travail déplorables, mauvaise qualité des produits fabriqués…). Parallèlement, prés de 30% de sa production résulte directement de la contrefaçon d’articles de grandes marques occidentales, ce qui constitue autant de manque à gagner pour ces entreprises. S’il ne fait aucun doute que la Chine a fait le pari de s’imposer à tout prix, y compris par la force, on peut légitimement s’étonner du laxisme et de la relative bienveillance des pays développés et de l’OMC à son égard. Pourquoi tant de faiblesse ? Aucun pays ne paraît aujourd’hui en mesure de limiter les visées expansionnistes et dominatrices chinoises, y compris les USA, comme l’a récemment démontré le voyage d’Obama en Chine. Celle-ci n’en attendait pas tant et se voit ainsi renforcée dans sa longue marche pour dominer le monde. Est-ce bien là la place et le rôle de la Chine et le meilleur moyen de préparer le monde aux défis de demain ?

La Chine n’entend pas en rester là. Le pays est en train de développer son industrie de pointe pour s’imposer au niveau mondial, qu’il s’agisse de l’automobile, de l’aéronautique, de l’espace, de l’industrie nucléaire et militaire, de l’informatique notamment. Pour cela, elle sait pouvoir compter sur l’aide des pays développés qui voient là le moyen de soutenir leurs économies respectives, mises à mal par la crise. Pourtant, lorsque l’on connait les intentions réelles de la Chine, est-ce bien raisonnable de transférer ainsi tant de haute technologie à un pays passé maître dans l’industrie de la copie et de la contrefaçon ? On peut en douter et s’inquiéter pour l’avenir de toute la planète quand on sait que ce pays si peu démocratique est aujourd’hui devenu incontrôlable et ne respecte aucune règle élémentaire de droit international : droit du commerce et des affaires, droit du travail, droits sociaux et syndicaux, et surtout pas les droits de l’homme et la liberté de la presse…

Dans ce contexte, pourquoi prendre des pincettes pour causer à la Chine, la plus grande dictature du monde qui se moque éperdument  des droits de l’homme, et n’a d’autre but que d’imposer par la force sa propre loi aux pays démocratiques  ?

Prochainement :

  • La Chine bafoue les droits de l’homme en toute impunité (2)
  • La Chine est devenu le principal pollueur de la planète (3)
  • Mettre fin à l’impérialisme et à l’arrogance chinois (4)