Aveyron : le Conseil général accélère ses investissements dans les infrastructures routières

21 novembre 2011

Ce 10 novembre 2011, avec plus de 3 mois d’avance et conformément à ses engagements, le Conseil général de l’Aveyron a mis en service un nouveau tronçon de prés de 7 km, entre le causse Comtal et Curlande, sur la RD 988. Elle vient compléter la mise en service, en début d’année, de la déviation de Pont-de-Salars d’une longueur de 5 km sur la RD911. Voilà une excellente nouvelle pour les automobilistes du nord-Aveyron car il s’agissait d’une zone fortement accidentogène du département.

Le chantier de la déviation de Curlande a duré plus de deux ans et a consisté en la réalisation d’une nouvelle voie aux normes de sécurité actuelles pour un coût total de 15 millions d’euros. Elle comporte deux carrefours dénivelés et se compose de 3 voies alternées sur toute sa longueur. De quoi fluidifier et surtout sécuriser cet axe très fréquenté entre Rodez et Espalion et réduire sensiblement les temps de transport entre la préfecture aveyronnaise et l’ensemble du nord Aveyron.

Le désenclavement du nord Aveyron devrait d’ailleurs se poursuivre dans les prochaines années avec le début des travaux en 2012 du barreau de Saint Mayme entre la rocade de Rodez et le causse Comtal, soit plus de 7 km de voies nouvelles, permettant ainsi le désengorgement du nord de l’agglomération de Rodez à hauteur de Sébazac-Concourés dont le trafic est aujourd’hui saturé. Devrait suivre, sur la RD 920, les travaux de la déviation d’Espalion entre les 4 Routes et la route d’Estaing.

Ces travaux qui ont été longtemps différés étaient aujourd’hui devenus indispensables. A l’issue de ces lourds travaux vers 2015, l’intégralité de l’important axe routier Rodez-Espalion aura été entièrement rénové, rapprochant considérablement et dans les meilleures conditions de sécurité les nord-aveyronnais de l’agglomération ruthénoise.

Bien entendu, le désenclavement routier du département de l’Aveyron a un coût considérable mais devrait se poursuivre sur d’autres axes importants du département. On rappelle que dans le cadre de sa politique d’investissements destiné à réduire les handicaps géographiques, le Conseil général participe aux côtés de l’Etat et de la Région Midi-Pyrénées, au financement de la mise à 2 x 2 voies de RN 88 (A68) entre Carmaux et Rodez pour un coût total de 50 millions d’euros. Cet important chantier indispensable au développement économique du département est en cours et devrait se terminer en 2015, date à laquelle l’agglomération de Rodez sera enfin reliée à Albi et Toulouse par autoroute.

Reste maintenant à réaliser le dernier, mais non moins capital tronçon autoroutier entre Rodez et l’A75 à hauteur de Séverac-le-Château, ainsi que le contournement de Rodez. Bien que ces dossiers ne rélèvent pas de la compétence directe du Conseil général, il s’agit d’un des sujets les plus importants qui reste à régler pour désenclaver durablement le département de l’Aveyron. Espérons qu’en dépit de la crise budgétaire actuelle, les élus du département, du Grand Rodez, de la Région et de l’Etat trouveront rapidement une solution qui permette le financement dans les meilleurs délais de ce grand chantier.


Aveyron : les grands chantiers routiers du Conseil général

14 décembre 2010

Le Conseil général investit-il trop ? Certains élus de l’opposition de gauche au Conseil général de l’Aveyron le laissent entendre ces  derniers temps.

Il est vrai que depuis son élection à la présidence du Conseil général en 1988, Jean-Claude Luche a sensiblement accéléré les investissements routiers, à tel point que le département de l’Aveyron avait rarement connu des travaux d’une telle ampleur en même temps. Ces chantiers visent, d’une part, à accélérer la mise à niveau le réseau départemental qui avait pris quelques retards ces dernières années et, d’autre part, à soutenir plus largement l’économie du département gravement touchée par la crise. Les sommes investies en matière d’infrastructures routières par le Conseil général de l’Aveyron depuis 2009 sont conséquentes et bénéficient largement aux entreprise de travaux publics de la région. Ces investissements représentent 71 millions d’euros pour la seule année 2010 (source CG12).

De ce point de vue, difficile de critiquer le choix fait d’accentuer les investissements routiers dans un département qui en a bien besoin, investissements qui ont d’ores et déjà un impact économique positif. Par ailleurs, les chantiers retenus répondent à des besoins bien identifiés et incontestables et sont équitablement répartis sur l’ensemble du département.

Petit tour d’horizon des principaux grands chantiers en cours, financés par le Conseil général depuis 2008 :

  • Déviation de Pont-de-Salars (RD 911), longueur 5 km, 23 millions euros, mise en service printemps 2011
  • Déviation de Viviez (RD 840), longueur 2 km, 3.5 millions d’euros, mise en service novembre 2010
  • Réaménagement complet de la côte de Millau à St Germain vers l’A75 (RD 911), longueur 3 km, 6 millions d’euros, mise en service début 2011
  • Déviation de Curlande (RD 988), longueur 6 km, 15 millions d’euros, mise en service printemps 2012
  • Mise à 2 x 2 voies de la RN 88 entre le viaduc du Viaur et Luc (financement à hauteur de 23% par CG12), longueur totale 28 km, 50 millions d’euros, mise en service 2013 (tronçon viaduc Viaur / La Mothe) et 2015 (tronçon La Mothe / Luc)

Grands travaux routiers prévus ou en projets pour les années à venir :

  • Déviation d’Espalion (RD920) 5 km, début des travaux en 2012
  • Déviation de Lanuéjouls (RD1) 6 km, en projet (2014 ?)

Compte-tenu du cofinancement de la RN88 à 2 x 2 voies par le Conseil général à hauteur de 50 millions d’euros, les autres grands chantiers à venir risquent fortement d’être impactés, à l’instar de la déviation de Lanuéjouls (RD1) dont le coût est estimé à prés de 30 millions d’euros. En dépit du haut niveau d’investissements maintenu par le Conseil général en 2010, il paraît cependant difficile pour le département de financer à la fois la mise aux normes autoroutières de la RN88 et les autres importants travaux. Ceci sera d’autant plus vrai si le Conseil général devait également participer au financement du dernier tronçon de la RN 88 à 2 x 2 voies entre Lioujas et Séverac-le-Château (40 km). Les marges de manœuvres en matière d’investissements routiers risquent donc d’être limitées pour les années à venir. Pour autant, le Conseil général a-t-il le choix s’il veut faire sauter le verrou que constitue l’enclavement routier actuel du département ?

Ces grands travaux routiers sont en effet indispensables au développement du département et c’est probablement le prix à payer si l’on veut réaliser rapidement le désenclavement tant attendu.  Malgré le coût élevé des investissements, le Conseil général reste donc dans son rôle d’aménageur public  en participant à la construction des infrastructures vitales.  Ceux qui contestent aujourd’hui la priorité données à ces investissements routiers, trop longtemps différés, seraient mieux inspirés à y regarder de plus prés.

Difficile pour les aveyronnais, soucieux de l’avenir de leur territoire trop longtemps resté à l’écart des grands axes de communication, de contester les choix audacieux faits par le Conseil général dans ce domaine.