Calder, le forgeron de géantes libellules au musée Soulages à Rodez

5 juin 2017

Le musée Soulages prépare sa saison estivale 2017.

Du 24 juin au 29 octobre prochain, le musée propose une exposition exceptionnelle en France avec l’artiste américain Alexander Calder, intitulée : « Calder le forgeron de géantes libellules »

Alexander Calder (1898-1976) est un célèbre sculpteur et peintre américain, issue d’une riche famille d’artistes de la côte Est, prés de Philadelphie. Il est surtout connu pour ses mobiles, des assemblages de formes animées par les mouvements de l’air et ses stabiles. Une de ses premières grandes réalisations fût un modèle réduit de cirque animé : le grand cirque Calder en 1927. La dernière grande exposition en France qui lui fût consacrée se déroula au centre Georges Pompidou en 2009.

Ingénieur de formation, il préfère l’art qu’il a déjà pratiqué en amateur grâce au matériel et aux outils fournis par son père. Dès 1906, il fabrique des poupées pour sa sœur, puis il perfectionne son art à l’Art Students League de New-York. En 1926, il débarque à Paris où il crée des jouets articulés, avant que l’artiste passionné de cirque se consacre au Cirque de Calder, un ensemble de 200 personnages en fils de fer tordus et bouts de chiffons qu’il présente et expose à Paris, Berlin, New York…

Si l’artiste est connu pour ses mobiles colorés faits de fil de fer au délicat équilibre aérien, il conçut également des stabiles parfois monumentaux constitués de plaques d’acier, mais aussi des jouets sur le thème du cirque et des gouaches aux couleurs lumineuses. L’essentiel des palettes de l’artiste sera exceptionnellement réuni au cours de l’été 2017 à Rodez, au travers d’une centaine de pièces de l’artiste.

Ses célèbres mobiles et stabiles, dressés au cœur du musée Soulages, devraient s’intégrer parfaitement avec la structure en acier corten du musée, mais aussi avec l’œuvre de Pierre Soulages.

L’ouvre d’Alexander Calder se fond naturellement dans l’esprit du musée Soulages. Il fût l’un des emblématiques représentants des liens artistiques transatlantiques au cours du 20ème siècle et l’attraction entre les Etats-Unis et la France ne se démenti jamais. Aujourd’hui, Pierre Soulages reste l’un des artistes contemporains parmi les plus célèbres outre Atlantique.

Du 2 juin au 5 novembre, le musée Soulages exposera également 9 nouvelles œuvres de Pierre Soulages, datées de 1948 à 2002, gracieusement prêtées par le Centre Georges Pompidou, partenaire de l’exposition Calder.

De leur côté les deux autres musées de Rodez ne seront pas en reste. En cette année du bicentenaire de l’assassinat de Fualdés, le musée Fenaille présente une exposition complète sur la célèbre « affaire Fualdés » qui, en son temps, passionna l’Europe toute entière et défraya la chronique. De son côté, le musée Denys Puech consacrera Guy Brunet, un passionné de cinéma hollywoodien.

Avec un tel programme, nul doute que le musée Soulages et les musées de Rodez devraient attirer une foule de visiteurs cet été et automne 2017. Ce dont personne ne se plaindra et surtout pas les ruthénois !

Plus d’infos :


France : Le nouveau gouvernement en Marche pour affronter les élections législatives.

25 mai 2017

Emmanuel Macron, le nouveau président de la République, a rapidement installé son gouvernement en vue d’aborder les élections législatives dans les meilleures conditions.

Celui-ci se compose de 22 ministres et secrétaires d’Etat, soit 11 femmes et 11 hommes comme promis. On y trouve quelques socialistes, des membres d’En Marche mais aussi du Modem, de la société civile, ainsi que 3 anciens membres des Républicains.

Comme prévu, c’est finalement un Premier ministre de droite, Edouard Philippe (LR), 46 ans, ancien député-maire du Havre proche d’Alain Juppé qui a été nommé. Cette nomination ne doit rien au hasard. Faute d’avoir trouvé une plus grosse pointure à droite, l’objectif avoué par le président lui-même est de fragiliser la droite (LR-UDI) en vue des élections législatives, en favorisant plus largement les candidats de la République en Marche.

L’objectif prioritaire pour M. Macron est d’emporter la majorité des députés le 18 juin prochain. La bataille est donc engagée avec les partis traditionnels et notamment Les Républicains. Si le parti socialiste est aujourd’hui très affaibli et ne pèse guère plus de 7% des intentions de vote, la droite et le centre avec prés de 20% des intentions de vote seront-ils en mesure d’empêcher le président d’obtenir la majorité requise de 289 députés ? Pas si sûr. En s’attachant un Premier ministre (LR), ainsi que deux autres ministres des finances et du budget (LR), Emmanuel Macron veut convaincre les électeurs de droite et du centre qui ont voté pour lui au 2ème tour de la présidentielle de le soutenir en votant pour les députés de la République en Marche.

En outre, La République en Marche (28% des intentions de vote actuellement) a pris soin de ne pas présenter de candidats face à certains sortants issus de la gauche et de la droite modérée (dits Macron compatibles), susceptibles d’apporter ultérieurement leur soutien au nouveau président dans la prochaine Assemblée, notamment dans l’hypothèse d’une majorité insuffisance.

Dans la 5ème République, les électeurs ont cependant régulièrement donné une majorité de députés au président nouvellement élu. Toutefois, le cas de M. Macron est un peu différend dans la mesure où il ne dispose pas de véritable parti politique structuré. La plupart des candidats En Marche sont d’ailleurs novices et peu connus des électeurs ; ce qui constitue un réel handicap. D’où l’engagement fort du président en faveur de ses candidats et sa volonté d’affaiblir le plus possible les candidats issus des partis politiques traditionnels ; seul moyen de faire élire le plus grand nombre de députés en sa faveur.

Au jour d’aujourd’hui, il paraît donc improbable que la droite et centre soient en mesure d’emporter la majorité et d’imposer une cohabitation au président. Même si le président Macron est loin d’avoir gagné son pari électoral, sauf erreur majeure, la majorité absolue paraît à sa portée !

Les français lui ont effectivement donné une large majorité (66%) face à la candidate d’extrême-droite. Sont-ils prêts à réitérer leur vote aux législatives pour lui donner une majorité absolue ? La logique du 2ème tour de la présidentielle voudrait que les électeurs soient cohérents et lui donnent les moyens de conduire sa politique en votant massivement pour les candidats estampillés « En Marche ». Oseront-ils donner une majorité de députés au nouveau président pour les 5 ans à venir, au risque de mettre tous les œufs dans le même panier ou préfèreront-ils préserver une opposition démocratique, quitte à obliger M. Macron à recourir à une coalition pour gouverner demain ?

Outre la composition du nouveau gouvernement, le choix des français se fera en fonction de la capacité du nouveau président à incarner la fonction, de sa méthode de gouvernance et des premières mesures que prendra son gouvernement d’ici les élections législatives. Pour l’instant, force est de reconnaître que M Macron fait un sans faute et ne cesse d’engranger des opinions favorables.

Après les défaites cinglantes, dés le 1er tour de la présidentielle, des candidats des formations politiques traditionnelles LR et PS, une recomposition et régénération des forces démocratiques françaises s’impose pour conforter la démocratie. De ce point de vue, l’émergence d’une nouvelle force au centre de la vie politique française ne peut que favoriser le renouvellement de la classe politique, plus proche des préoccupations de la majorité de nos concitoyens. Il appartient donc aux formations politiques traditionnelles de se remettre en cause et d’effectuer au plus vite leur nécessaire mutation.

La France a aujourd’hui besoin de réformes profondes pour s’adapter au monde qui change et réduire drastiquement son niveau de dépenses publiques qui pénalise lourdement son développement, sa croissance et l’emploi. Enfin, la France doit redevenir le moteur de l’Europe aux côtés de l’Allemagne, pour une plus grande convergence des politiques fiscales, sociales et de sécurité intérieure et extérieure. Quel que soit le résultat des élections législatives, espérons que le président Macron sera l’homme de la situation pour remettre au plus vite notre pays sur les rails et lui permettre de retrouver confiance en son avenir. Il n’est pas trop tard.

En Aveyron, ils seront pas moins de 28 candidates et candidats à briguer les suffrages des électeurs pour les élections législatives, répartis sur les 3 circonscriptions. La République en Marche présente des candidats dans chacune des circonscriptions, comme presque partout en France. Il y a donc fort à parier que le 2ème tour serra serré entre les candidats LR et En Marche. La personnalité des candidats et leur profil constituera un atout majeur.

Les candidats aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017 en Aveyron (déclarés à la date du 19 mai) :

1ère circonscription (Rodez) : Yves Censi (Les Républicains, député sortant), Matthieu Danen (Front National), Pierre-Arnaud Defontaines (La France insoumise), Christian Lammens (Europe Ecologie Les Verts), Stéphane Mazars (La République en Marche), Anne Minier (Parti Communiste), Michel Raynal (Debout La France), Arlette Saint Avit (Lutte Ouvrière), Valérie Vagner (Union populaire républicaine) et Sarah Vidal (Parti Socialiste)

2ème circonscription (Villefranche-de-Rouergue) : André At (Les Républicains), Anne Blanc (La République en Marche), Bertrand Cavalerie (Parti Socialiste), Juliette Goudin (Union populaire républicaine), Bruno Leleu (Front National), Pascal Mazet (La France Insoumise), Philippe Molinié (Lutte Ouvrière) et Guy Pezet (Europe Ecologie Les Verts)

3ème circonscription (Millau) : Arnaud Viala (Les Républicains, député sortant), Muriel Abriac (Front National), Jean-Louis Austruy (La République en Marche), Bernard Combes (Lutte Ouvrière), Régina Garcini (Nouvelle Donne) ,Catherine Laur (La France Insoumise), Thierry Noël (Parti pour la décroissance), Bruno Pacchiele (Union populaire républicaine), Sophie Tarroux (Parti communiste) et Henri Temple (Debout la France)


Rodez : La nuit du Gospel le 1er juillet 2017 en la cathédrale Notre Dame

21 mai 2017

Communiqué :

LA NUIT DU GOSPEL présente depuis 14 ans les grands groupes de Gospel Américain, avec une programmation toujours renouvelée.

Un spectacle riche et complet d’une grande qualité.

Les artistes invités par LA NUIT DU GOSPEL jouissent d’une immense notoriété outre-Atlantique. Ces voix exceptionnelles se sont produites dans les plus grands festivals du continent Nord Américain. Citons notamment : le « New Orleans Jazz & Heritage »

Fest » et ses 400.000 spectateurs, le « Newport Jazz Festival » entre autre…

Ils sont également les invités des grands festivals français et européens: « Jazz à Nice », « Jazz à Vienne », « Jazz à Juan », « Jazz in Marciac », « North sea Jazz Festival » pour ne citer que les plus grands…

TOUTE L’ACTUALITE DE LA NUIT DU GOSPEL SUR : www.lanuitdugospel.com

A l’occasion de cette 14ème Edition, la Nuit du Gospel accueillera EMMANUEL PI DJOB

Après le Zénith de Montpellier avec 500 choristes et 4500 spectateurs, un passage très remarqué sur TF1, le King du Gospel et de la Soul Music, Emmanuel PI DJOB et ses chanteurs et musiciens nous feront l’honneur d’être les invités très spéciaux de la 14éme édition de la Nuit du Gospel pour 3 concerts exclusifs. à ne pas manquer…

> Le 1er Juillet à Rodez – Cathédrale Notre Dame

Plus d’informations : www.lanuitdugospel.com


Et si la large victoire du président Emmanuel Macron était de bon augure pour la France ?

14 mai 2017

Emmanuel Macron a été élu le 7 mai dernier avec plus de 66% des suffrages au 2ème tour de l’élection présidentielle française. Cette large victoire, inespérée il y a encore quelques mois, porte les espérances d’une majorité de français qui ont vu en lui l’homme de renouveau et de l’avenir pour le pays.

Exsangue et divisé après un quinquennat raté, les français doutent face à un monde globalisé où la concurrence devient féroce. Le nouveau président incarne la confiance pour remettre notre pays en ordre de bataille pour affronter avec succès l’inéluctable mondialisation. Plutôt que le repli sur soi autour d’une ligne Maginot imaginaire prônée par certains, les français ont fait preuve d’une grande lucidité et maturité qui en a surpris plus d’un, notamment à l’étranger.

Avec le président Emmanuel Macron, c’est une France rajeunie et ouverte sur le monde qui montre sa pleine confiance en son avenir au sein de l’Union européenne. Après les votes désastreux des britannique et des américains, la France démontre la force et la capacité de renouvellement de sa démocratie, face aux difficultés et incertitudes du monde actuel. En refusant massivement le repli sur soi et les reflexes de peur, la France donne un bel exemple de courage et d’espoir à la communauté internationale.

Voilà qui est de bon augure pour l’image de la France en Europe et dans le monde. La France devrait enfin retrouver la place qui est la sienne sur l’échiquier mondial. Pour cela, il va lui falloir engager au plus vite les réformes indispensables pour réduire ses dépenses publiques et donner un nouveau souffle à notre économie pour retrouver la croissance et l’emploi.

Emmanuel Macron a été officiellement investit ce 14 mai, devenant ainsi le 8ème président de la République française. La France est dorénavant en marche et rien ne semble devoir l’arrêter.

Les prochaines élections législatives seront toutefois déterminantes pour assurer le plein succès des réformes. Nul doute que les français apporteront massivement leurs voix aux députés représentant la majorité présidentielle, ainsi qu’à ses alliés issus du centre-gauche et du centre droit. La nomination du nouveau 1er Ministre ce 15 mai, et du gouvernement le lendemain, donnera de précieuses indications sur la stratégie du président de la République pour ces élections.

Si la majorité présidentielle ne peut être certaine d’obtenir la majorité absolue de 289 députés, il ne fait aucun doute qu’une large coalition issue de ces élection permettra d’élargir la majorité et au nouveau président de mettre en œuvre au plus vite, son programme.

Verdict le 18 juin à 20 h, terme du 2ème tour des élections législatives.


France : Emmanuel Macron est la seule alternative crédible pour le 2ème tour de l’élection présidentielle

30 avril 2017

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont placé Emmanuel Macron (En Marche), largement en tête avec prés de 24% des voix, devant Marine Le Pen (Front national) qui réalise 21.43%. Ce résultat, bien que conforme aux derniers sondages, constitue néanmoins une grande première depuis l’après-guerre.

En effet, les deux candidats des principaux partis de gouvernement, les Républicains et le Parti socialiste, sont exclus du 2ème tour de la présidentielle. Si ce n’est pas une nouveauté pour le Parti socialiste dont le candidat n’a réalisé que 6.35%, c’est la première fois que la droite républicaine conduite par François Fillon (Les Républicains) n’arrive qu’en 3ème position, talonné par Jean-Luc Mélenchon 19.60%, le candidat d’extrême-gauche.

Le score réalisé par François Fillon a été très décevant. Rappelons qu’en novembre dernier, il avait remporté largement la Primaire de la droite et du centre avec plus des 2/3 des suffrages et que les sondages lui accordaient alors 31% des intentions de vote des français au 1er tour. Cette descente aux enfers du candidat de la droite, il la doit probablement aux affaires mais aussi à son programme trop radical sur certains points, et non des moindres.  En refusant d’adoucir son projet, il a commis une erreur rédhibitoire, notamment au regard des classes les plus modestes. Compte-tenu de ses nombreux handicaps, probablement aurait-il dû céder sa place à Alain Juppé. Aujourd’hui, François Fillon porte l’entière responsabilité de l’échec de la droite et du centre à cette élection majeure.

Par delà, les résultats de ce 1er tour traduisent un fort mécontentement d’une partie des électeurs qui se sentent aujourd’hui laissés pour compte alors que ce dernier quinquennat a marqué une dégradation importante du chômage. Plus globalement, la situation économique, sociale et budgétaire de la France depuis 2012 s’est sensiblement détériorée, contrairement à de nombreux pays européens. D’où la tentation des français les plus fragiles à sanctionner les partis traditionnels qui ont échoués depuis plus de 20 ans.

Les formations les plus radicales, de l’extrême-droite de Mme Le Pen à l’extrême-gauche de M. Mélenchon, ont joué sur du velours en exploitant sans vergogne les difficultés et les déceptions de la population la plus fragile, exposée au chômage et au mal-être actuel, que ce soit dans certaines banlieues ou zones rurales. Le populisme et le nationalisme exacerbé ont ici été pleinement exploités à des fins politiciennes.

Pourtant, ni la mondialisation, ni l’immigration, ni l’Europe, ne sont la cause des difficultés actuelles de la France. Pendant que la plupart des pays voisins, notamment de l’Europe du nord, se préparaient aux changements en cours en engageant d’importantes réformes structurelles, les français ont continué comme si de rien n’était. Les français et les divers gouvernements depuis 2000, portent collectivement une grande responsabilité dans ce domaine.

Les français doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence : nous avons vécu des dernières décennies au-dessus de nos moyens en nous comportant comme des cigales pendant que d’autres faisaient preuve de lucidité et de courage en engageant les réformes nécessaires. Ce n’est certainement pas en se repliant sur soi, en fermant les frontières et en quittant l’Europe que la France va s’en sortir. Bien au contraire, ce serait un véritable suicide pour le pays qui ne s’en remettrait pas pour longtemps en le plongeant dans la récession, des dévaluations sans fin et une inflation galopante. Ce serait tout simplement catastrophique pour les populations les plus modestes que les extrêmes prétendent défendre.

C’est pourquoi il faut raison garder. Refusons d’écouter les oiseaux de mauvais augure que sont les extrêmes, prêts aux pires manipulations pour tromper les électeurs déçus en vue d’emporter leurs suffrages.

Les solutions pour sortir la France de l’impasse existent pourtant. Elles passent par un ensemble de réformes de structures et des efforts qui doivent être équitablement répartis entre les français. Les difficultés intérieures et les incertitudes mondiales imposent la mise en œuvre d’une nouvelle politique pragmatique et réaliste. Pour cela, il faut un capitaine énergique qui fixe un cap et s’y tient malgré la tempête.

La France est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle se projette dans l’avenir et se donne les moyens de se réformer, soit elle renonce, et c’est le déclin assuré pour longtemps. Dans ce 2ème tour de la présidentielle française, un seul candidat réuni les qualités requises pour sortir le pays des difficultés qui sont aujourd’hui les siennes.

Malgré sa jeunesse, Emmanuel Macron a de nombreuses qualités qu’il devrait pouvoir mettre au service du pays. Il connaît fort bien les problèmes économiques, budgétaires, sociaux et politiques qui sont les nôtres et les priorités à mettre en œuvre pour le réformer et adapter la France au monde d’aujourd’hui. Il a su transcender les formations politiques traditionnelles, trop souvent empêtrés dans des schémas dépassés, et propose une approche plus moderne, ouverte et pragmatique, à l’écoute du plus grand nombre. Pour cela, il compte s’appuyer sur une gouvernance forte, mais plus restreinte, qui reposera sur l’expérience de femmes de d’hommes qui ont fait leurs preuves à divers niveaux.

Face à la démagogie et à l’incompétence des extrêmes, Emmanuel Macron est le seul à pouvoir relever le défi et remettre le pays sur les bons rails. Il y a urgence ! Quel que soit ses opinions politiques et le vote du 1er tour, si l’on veut préserver l’avenir de la France et des français, il n’y a d’autre choix que de voter massivement pour Emmanuel Macron au 2ème tour de l’élection présidentielle.

Le 07 mai prochain, je vote Emmanuel Macron.

Joseph Donore


Présidentielle 2017 : La France doit choisir entre déclin ou renouveau

10 avril 2017

La majorité des candidats à l’élection présidentielle portent une appréciation de la situation de la France totalement erronée, sans rapport avec la réalité du pays. De fait, la plupart des solutions proposées ne répondent en rien à l’ampleur des problèmes et sont d’abord dictées par l’électoralisme. Et c’est bien là le drame de la France aujourd’hui au bord du gouffre que beaucoup de pays amis regardent avec circonspection et désolation face au déroulement actuel de la campagne.

Sans verser dans le catastrophisme, le pragmatisme impose de regarder la réalité en face. La France traverse une grave crise, probablement la plus importante depuis l’après guerre et cela n’a fait que s’accentuer ces dernières années. Il suffit pour s’en convaincre de constater que les principaux indicateurs sont presque tous passés au rouge : croissance limitée à 1%, déficit budgétaire non maîtrisé, production industrielle inférieure à celle de 2008, dette publique alarmante à prés de 100% du PIB en dépit de taux d’intérêt très bas qui vont rapidement remonter, un investissement productif insuffisant, un défit du commerce extérieur en forte augmentation et bien sûr un chômage qui dépasse les 10% de la population active….

Ceci est d’autant plus décevant que depuis 2012, les grands pays de l’Union européenne ont vu leur situation s’améliorer nettement alors que celle de la France a continué à se dégrader inexorablement. Que cela plaise ou non, la réalité est que le pays (notre chère douce France) est aujourd’hui exsangue et au bord de la faillite. Il n’est que temps de mettre un terme aux rafistolages successifs des dernières années qui ont conduit à l’échec et passer à un traitement de choc pour sortir de l’impasse actuelle. Pour cela, la France a besoin d’un véritable projet cohérent qui répond aux défis d’aujourd’hui, avec une vision à long terme.

Hélas, très peu de candidats à l’élection présidentielle ont cette vision, par méconnaissance ou plus exactement parce qu’ils refusent de voir la réalité en face et préfèrent une fois de plus tromper les électeurs en leur laissant croire que demain on rasera gratis ! Or la France est à la croisée des chemins et va devoir faire des choix cruciaux pour éviter le déclin et plus encore. La mondialisation est en marche et n’attendra la France qui risque de rester, pour longtemps, au bord de la route parce que les politiques auront été incapables de mettre en œuvre les réformes nécessaires à l’adaptation du pays à la nouvelle donne.

Le populisme, le protectionnisme et autre nationalisme exacerbé sont dépassés. Ils sont le terreau de l’obscurantisme qui guette la société française d’aujourd’hui si l’on n’y prend garde. Il est encore temps pour les français d’ouvrir les yeux et de faire le bon choix pour le pays et les générations futures.

Une sortie de l’euro, comme le proposent certains candidats à l’élection présidentielle, serait catastrophique et plongerait la France dans le chaos pour longtemps, en ruinant tous les efforts consentis au cours des dernières décennies. Cela entraînerait par ailleurs une dévaluation de l’ordre de 25% à 30% de la nouvelle monnaie, appauvrissant ainsi un peu plus les français les plus modestes, avec une inflation galopante et une épargne qui se réduit comme peau de chagrin. Dés lors, et pour longtemps, la France cesserait d’exister sur l’échiquier économique et politique mondial et les français, comme les grecs aujourd’hui, n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer face aux coupes budgétaires imposées par le FMI.

Pourtant, la France a tout pour réussir et devenir leader en Europe et imposer ses vues au monde. Encore faut-il qu’elle prenne au plus vite les bonnes mesures. Pour réussir, la France a besoin de plus d’Europe qu’il faut réorganiser de manière plus efficace et proche des citoyens. La priorité doit être aux réformes courageuses de notre société et non à une fuite en avant vouée à l’échec. Chacun le sait, la France souffre d’un important déséquilibre entre un secteur public hypertrophié et une société civile étouffée sous les prélèvements et les réglementations.

La condition sine qua non pour que la France retrouve les voies de la croissance et du plein emploi repose sur un nécessaire rééquilibrage au profit du secteur privé, source de dynamisme. A l’instar de l’Allemagne, notre principal partenaire et la référence en Europe, la France doit éradiquer une fois pour toute ses déficits qui l’affaiblissent et ramener au plus vite son niveau de dépenses publiques de 57% du PIB actuellement aux alentours de 50%, moyenne supérieure des pays du nord de l’Europe qui sont à 45% du PIB. L’ampleur de la tâche à accomplir est énorme mais d’autres pays y sont parvenus avec succès.

Le renouveau de la France passe par un Etat stratège, stable et facilitateur au service du secteur productif et non d’un Etat actionnaire, par nature mauvais gestionnaire des fonds publics comme chacun le sait. Il doit se concentrer sur ses missions régaliennes comme l’éducation qui n’est plus au niveau où elle était jadis, en dépit de moyens financiers considérables. Or, l’enseignement reste un facteur clef de la compétitivité comme on peut le voir partout dans le monde.

Un seul mandat ne suffira pas à transformer le pays. Il faut arrêter de gérer le pays au jour le jour, d’un plan d’urgence à un autre, de réformette en réformette, d’effets d’annonces sans suite ou des mesures clientélistes en prévision des prochaines échéances. Il faut changer cela et prendre enfin le taureau par les cornes avec détermination et courage, sans se soucier des futures échéances électorales. Nous devons avoir une réelle ambition pour notre pays. Cessons de chercher des boucs émissaires pour justifier notre incapacité à conduire le pays sur les voies de l’espoir et de la croissance. Non, ni l’Europe, ni l’Allemagne, ni l’euro, ni la mondialisation ou le libre-échange ne sont responsables des maux actuels de la France. C’est France qui n’a pas su ou voulu s’adapter à ce monde qui change. Du coup, notre cher pays se trouve aujourd’hui distancé et menacé de relégation !

Ce qui manque à la France, c’est du courage et une réelle vision pour notre pays autour d‘un projet clair et réaliste. Face aux fortes tensions actuelles et futures, face à la Chine, la Russie et les USA, l’avenir de la France ne peut s’inscrire qu’au sein de l’Union européenne dont elle doit redevenir un acteur majeur aux côtés de l’Allemagne.

Les 27 avril et 7 mai 2017, la France joue son avenir. Le choix des français engagera pour longtemps l’avenir du pays. De ce choix dépendra le déclin ou le renouveau de la France.

 


L’état désastreux de la France après 5 ans de Hollande ou comment éviter l’erreur de reconduire les héritiers de ce dernier !

3 avril 2017

Une majorité de français pensent qu’ils vivent moins bien aujourd’hui qu’il y a 5 ans, où la France sortait pourtant d’une importante crise financière qui avait lourdement mis à mal ses finances publiques. Début 2012, malgré la crise, la situation de la France au plan économique et budgétaire était malgré tout proche de celle de ses voisins de l’Europe du nord et de l’Allemagne en particulier ; ce qui laissait entrevoir une amélioration progressive de sa situation au cours des années suivantes.

Hélas, il n’en a rien été du fait de la rupture engendrée par la mauvaise politique suivie par M. Hollande, qui a largement ouvert le robinet des dépenses publiques en augmentant considérablement la pression fiscale.

Depuis 2012, selon un récent sondage effectué pour Les Echos et l’Institut Montaigne, 67% des français considèrent que leur situation personnelle s’est nettement détériorée contre 9% qui pensent qu’elle s’est améliorée. Le sentiment de recul des français touche presque tous les secteurs et notamment, dans l’ordre :

  • La lutte contre les inégalités,
  • L’accès aux soins et au système de santé,
  • La compétitivité des entreprises françaises,
  • Le niveau des impôts et de la fiscalité des ménages,
  • La création d’emplois.

La réalité reste toutefois un peu différente du ressenti des français. En effet, quelques indicateurs économiques se sont améliorés comme la compétitivité par rapport à l’Allemagne et l’UE, les énergies vertes sont en progression, les levées de fonds des start-up française ont fortement augmenté et le nombre d’entreprisse a également connu une progression.

Pour autant, en dépit d’une situation économique favorable en Europe et dans le monde, la France a cependant continué à perdre du terrain dans de nombreux domaines. Ainsi, malgré la forte baisse des taux d’intérêts depuis 2012, la charge de la dette a continué de croître alors qu’elle a décru presque partout au sein de l’UE. En 2017, la dette de la France atteint près de 2 200 milliards d’euros, soit prés de 98% du PIB. Quant-aux déficits publics, si le gouvernement affiche un -3.4% contre -3% prévu, en réalité, le déficit est plus proche de -4%, ce qui nous place parmi les plus mauvais élèves de l’UE. Pas de quoi permettre à la France d’imposer son point de vue en Europe et dans le monde.

La plupart des indicateurs économiques de la France se sont enfoncés durablement dans le rouge. La croissance est restée atone avec moins de 1% en moyenne, de telle sorte que le PIB par habitant en 2016 est redescendu en dessous de celui de 2010. C’est probablement le signe le plus mal ressenti par les français qui ont eu l’impression de voir leur pouvoir d’achat partir en fumée.

Tout aussi inquiétant, la part de l’industrie dans l’économie française a continué de décroître atteignant son plus bas niveau alors que le déficit du commerce extérieur du pays a quasiment doublé entre 2012 et 2016, atteignant plus de 35 milliards d’euros. Preuve de la mauvaise situation économique et sociale du pays, le chômage (demandeurs d’emploi de catégorie A) a fortement augmenté, passant de 3 160 000 personnes en mai 2012 à 3 724 000 personnes en janvier 2017 alors qu’il a régressé fortement dans la quasi-totalité des pays de l’UE, y compris du sud.

Tout cela démontre, au besoin, les résultats catastrophiques du quinquennat de M. Hollande qui a été incapable de conduire les réformes nécessaires à la modernisation de notre pays et de profiter de l’embellie économique des pays de l’UE depuis 2012 pour remettre notre économie sur les rails après la grave crise de 2008. Conséquence, la France a fortement reculé sur de nombreux plans et se trouve aujourd’hui dans une situation particulièrement difficile qui va nécessiter beaucoup de courage et de volonté aux futurs élus pour sortir notre pays de l’impasse actuelle. A défaut, c’est tout simplement la faillite du pays qui menace !

Ce calamiteux bilan de M. Hollande est aussi celui de M. Macron qui a été le conseiller économique du président durant deux ans et ministre de l’économie durant deux antres années. Emmanuel Macron (Hollande) voudrait aujourd’hui passer sous silence ces quatre années passées aux côtés de Hollande qui ont conduit la France au bord du précipice. Il porte assurément une part importante de responsabilité dans cet échec et on voit mal comment il pourrait présenter une alternative crédible pour notre pays. Il suffit pour s’en convaincre de constater qu’il n’a toujours présenté aucun programme sérieux.

Dans ce contexte, on peut comprendre l’inquiétude des français qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser, les impôts et le chômage augmenter pendant que notre système de santé explosait.

Les atouts de la France existent mais encore faut-il redresser la situation actuelle. Cela passe nécessairement par quelques années d’efforts où il faudra se serrer (un peu) la ceinture pour rééquilibrer nos finances publiques et réformer le pays. Un seul candidat, par la crédibilité de son programme et son expérience, semble aujourd’hui en mesure de pouvoir sortir la France de l’impasse actuelle. Il s’agit bien sûr de François Fillon.