France : Emmanuel Macron est la seule alternative crédible pour le 2ème tour de l’élection présidentielle

30 avril 2017

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont placé Emmanuel Macron (En Marche), largement en tête avec prés de 24% des voix, devant Marine Le Pen (Front national) qui réalise 21.43%. Ce résultat, bien que conforme aux derniers sondages, constitue néanmoins une grande première depuis l’après-guerre.

En effet, les deux candidats des principaux partis de gouvernement, les Républicains et le Parti socialiste, sont exclus du 2ème tour de la présidentielle. Si ce n’est pas une nouveauté pour le Parti socialiste dont le candidat n’a réalisé que 6.35%, c’est la première fois que la droite républicaine conduite par François Fillon (Les Républicains) n’arrive qu’en 3ème position, talonné par Jean-Luc Mélenchon 19.60%, le candidat d’extrême-gauche.

Le score réalisé par François Fillon a été très décevant. Rappelons qu’en novembre dernier, il avait remporté largement la Primaire de la droite et du centre avec plus des 2/3 des suffrages et que les sondages lui accordaient alors 31% des intentions de vote des français au 1er tour. Cette descente aux enfers du candidat de la droite, il la doit probablement aux affaires mais aussi à son programme trop radical sur certains points, et non des moindres.  En refusant d’adoucir son projet, il a commis une erreur rédhibitoire, notamment au regard des classes les plus modestes. Compte-tenu de ses nombreux handicaps, probablement aurait-il dû céder sa place à Alain Juppé. Aujourd’hui, François Fillon porte l’entière responsabilité de l’échec de la droite et du centre à cette élection majeure.

Par delà, les résultats de ce 1er tour traduisent un fort mécontentement d’une partie des électeurs qui se sentent aujourd’hui laissés pour compte alors que ce dernier quinquennat a marqué une dégradation importante du chômage. Plus globalement, la situation économique, sociale et budgétaire de la France depuis 2012 s’est sensiblement détériorée, contrairement à de nombreux pays européens. D’où la tentation des français les plus fragiles à sanctionner les partis traditionnels qui ont échoués depuis plus de 20 ans.

Les formations les plus radicales, de l’extrême-droite de Mme Le Pen à l’extrême-gauche de M. Mélenchon, ont joué sur du velours en exploitant sans vergogne les difficultés et les déceptions de la population la plus fragile, exposée au chômage et au mal-être actuel, que ce soit dans certaines banlieues ou zones rurales. Le populisme et le nationalisme exacerbé ont ici été pleinement exploités à des fins politiciennes.

Pourtant, ni la mondialisation, ni l’immigration, ni l’Europe, ne sont la cause des difficultés actuelles de la France. Pendant que la plupart des pays voisins, notamment de l’Europe du nord, se préparaient aux changements en cours en engageant d’importantes réformes structurelles, les français ont continué comme si de rien n’était. Les français et les divers gouvernements depuis 2000, portent collectivement une grande responsabilité dans ce domaine.

Les français doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence : nous avons vécu des dernières décennies au-dessus de nos moyens en nous comportant comme des cigales pendant que d’autres faisaient preuve de lucidité et de courage en engageant les réformes nécessaires. Ce n’est certainement pas en se repliant sur soi, en fermant les frontières et en quittant l’Europe que la France va s’en sortir. Bien au contraire, ce serait un véritable suicide pour le pays qui ne s’en remettrait pas pour longtemps en le plongeant dans la récession, des dévaluations sans fin et une inflation galopante. Ce serait tout simplement catastrophique pour les populations les plus modestes que les extrêmes prétendent défendre.

C’est pourquoi il faut raison garder. Refusons d’écouter les oiseaux de mauvais augure que sont les extrêmes, prêts aux pires manipulations pour tromper les électeurs déçus en vue d’emporter leurs suffrages.

Les solutions pour sortir la France de l’impasse existent pourtant. Elles passent par un ensemble de réformes de structures et des efforts qui doivent être équitablement répartis entre les français. Les difficultés intérieures et les incertitudes mondiales imposent la mise en œuvre d’une nouvelle politique pragmatique et réaliste. Pour cela, il faut un capitaine énergique qui fixe un cap et s’y tient malgré la tempête.

La France est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle se projette dans l’avenir et se donne les moyens de se réformer, soit elle renonce, et c’est le déclin assuré pour longtemps. Dans ce 2ème tour de la présidentielle française, un seul candidat réuni les qualités requises pour sortir le pays des difficultés qui sont aujourd’hui les siennes.

Malgré sa jeunesse, Emmanuel Macron a de nombreuses qualités qu’il devrait pouvoir mettre au service du pays. Il connaît fort bien les problèmes économiques, budgétaires, sociaux et politiques qui sont les nôtres et les priorités à mettre en œuvre pour le réformer et adapter la France au monde d’aujourd’hui. Il a su transcender les formations politiques traditionnelles, trop souvent empêtrés dans des schémas dépassés, et propose une approche plus moderne, ouverte et pragmatique, à l’écoute du plus grand nombre. Pour cela, il compte s’appuyer sur une gouvernance forte, mais plus restreinte, qui reposera sur l’expérience de femmes de d’hommes qui ont fait leurs preuves à divers niveaux.

Face à la démagogie et à l’incompétence des extrêmes, Emmanuel Macron est le seul à pouvoir relever le défi et remettre le pays sur les bons rails. Il y a urgence ! Quel que soit ses opinions politiques et le vote du 1er tour, si l’on veut préserver l’avenir de la France et des français, il n’y a d’autre choix que de voter massivement pour Emmanuel Macron au 2ème tour de l’élection présidentielle.

Le 07 mai prochain, je vote Emmanuel Macron.

Joseph Donore


Présidentielle 2017 : La France doit choisir entre déclin ou renouveau

10 avril 2017

La majorité des candidats à l’élection présidentielle portent une appréciation de la situation de la France totalement erronée, sans rapport avec la réalité du pays. De fait, la plupart des solutions proposées ne répondent en rien à l’ampleur des problèmes et sont d’abord dictées par l’électoralisme. Et c’est bien là le drame de la France aujourd’hui au bord du gouffre que beaucoup de pays amis regardent avec circonspection et désolation face au déroulement actuel de la campagne.

Sans verser dans le catastrophisme, le pragmatisme impose de regarder la réalité en face. La France traverse une grave crise, probablement la plus importante depuis l’après guerre et cela n’a fait que s’accentuer ces dernières années. Il suffit pour s’en convaincre de constater que les principaux indicateurs sont presque tous passés au rouge : croissance limitée à 1%, déficit budgétaire non maîtrisé, production industrielle inférieure à celle de 2008, dette publique alarmante à prés de 100% du PIB en dépit de taux d’intérêt très bas qui vont rapidement remonter, un investissement productif insuffisant, un défit du commerce extérieur en forte augmentation et bien sûr un chômage qui dépasse les 10% de la population active….

Ceci est d’autant plus décevant que depuis 2012, les grands pays de l’Union européenne ont vu leur situation s’améliorer nettement alors que celle de la France a continué à se dégrader inexorablement. Que cela plaise ou non, la réalité est que le pays (notre chère douce France) est aujourd’hui exsangue et au bord de la faillite. Il n’est que temps de mettre un terme aux rafistolages successifs des dernières années qui ont conduit à l’échec et passer à un traitement de choc pour sortir de l’impasse actuelle. Pour cela, la France a besoin d’un véritable projet cohérent qui répond aux défis d’aujourd’hui, avec une vision à long terme.

Hélas, très peu de candidats à l’élection présidentielle ont cette vision, par méconnaissance ou plus exactement parce qu’ils refusent de voir la réalité en face et préfèrent une fois de plus tromper les électeurs en leur laissant croire que demain on rasera gratis ! Or la France est à la croisée des chemins et va devoir faire des choix cruciaux pour éviter le déclin et plus encore. La mondialisation est en marche et n’attendra la France qui risque de rester, pour longtemps, au bord de la route parce que les politiques auront été incapables de mettre en œuvre les réformes nécessaires à l’adaptation du pays à la nouvelle donne.

Le populisme, le protectionnisme et autre nationalisme exacerbé sont dépassés. Ils sont le terreau de l’obscurantisme qui guette la société française d’aujourd’hui si l’on n’y prend garde. Il est encore temps pour les français d’ouvrir les yeux et de faire le bon choix pour le pays et les générations futures.

Une sortie de l’euro, comme le proposent certains candidats à l’élection présidentielle, serait catastrophique et plongerait la France dans le chaos pour longtemps, en ruinant tous les efforts consentis au cours des dernières décennies. Cela entraînerait par ailleurs une dévaluation de l’ordre de 25% à 30% de la nouvelle monnaie, appauvrissant ainsi un peu plus les français les plus modestes, avec une inflation galopante et une épargne qui se réduit comme peau de chagrin. Dés lors, et pour longtemps, la France cesserait d’exister sur l’échiquier économique et politique mondial et les français, comme les grecs aujourd’hui, n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer face aux coupes budgétaires imposées par le FMI.

Pourtant, la France a tout pour réussir et devenir leader en Europe et imposer ses vues au monde. Encore faut-il qu’elle prenne au plus vite les bonnes mesures. Pour réussir, la France a besoin de plus d’Europe qu’il faut réorganiser de manière plus efficace et proche des citoyens. La priorité doit être aux réformes courageuses de notre société et non à une fuite en avant vouée à l’échec. Chacun le sait, la France souffre d’un important déséquilibre entre un secteur public hypertrophié et une société civile étouffée sous les prélèvements et les réglementations.

La condition sine qua non pour que la France retrouve les voies de la croissance et du plein emploi repose sur un nécessaire rééquilibrage au profit du secteur privé, source de dynamisme. A l’instar de l’Allemagne, notre principal partenaire et la référence en Europe, la France doit éradiquer une fois pour toute ses déficits qui l’affaiblissent et ramener au plus vite son niveau de dépenses publiques de 57% du PIB actuellement aux alentours de 50%, moyenne supérieure des pays du nord de l’Europe qui sont à 45% du PIB. L’ampleur de la tâche à accomplir est énorme mais d’autres pays y sont parvenus avec succès.

Le renouveau de la France passe par un Etat stratège, stable et facilitateur au service du secteur productif et non d’un Etat actionnaire, par nature mauvais gestionnaire des fonds publics comme chacun le sait. Il doit se concentrer sur ses missions régaliennes comme l’éducation qui n’est plus au niveau où elle était jadis, en dépit de moyens financiers considérables. Or, l’enseignement reste un facteur clef de la compétitivité comme on peut le voir partout dans le monde.

Un seul mandat ne suffira pas à transformer le pays. Il faut arrêter de gérer le pays au jour le jour, d’un plan d’urgence à un autre, de réformette en réformette, d’effets d’annonces sans suite ou des mesures clientélistes en prévision des prochaines échéances. Il faut changer cela et prendre enfin le taureau par les cornes avec détermination et courage, sans se soucier des futures échéances électorales. Nous devons avoir une réelle ambition pour notre pays. Cessons de chercher des boucs émissaires pour justifier notre incapacité à conduire le pays sur les voies de l’espoir et de la croissance. Non, ni l’Europe, ni l’Allemagne, ni l’euro, ni la mondialisation ou le libre-échange ne sont responsables des maux actuels de la France. C’est France qui n’a pas su ou voulu s’adapter à ce monde qui change. Du coup, notre cher pays se trouve aujourd’hui distancé et menacé de relégation !

Ce qui manque à la France, c’est du courage et une réelle vision pour notre pays autour d‘un projet clair et réaliste. Face aux fortes tensions actuelles et futures, face à la Chine, la Russie et les USA, l’avenir de la France ne peut s’inscrire qu’au sein de l’Union européenne dont elle doit redevenir un acteur majeur aux côtés de l’Allemagne.

Les 27 avril et 7 mai 2017, la France joue son avenir. Le choix des français engagera pour longtemps l’avenir du pays. De ce choix dépendra le déclin ou le renouveau de la France.

 


L’état désastreux de la France après 5 ans de Hollande ou comment éviter l’erreur de reconduire les héritiers de ce dernier !

3 avril 2017

Une majorité de français pensent qu’ils vivent moins bien aujourd’hui qu’il y a 5 ans, où la France sortait pourtant d’une importante crise financière qui avait lourdement mis à mal ses finances publiques. Début 2012, malgré la crise, la situation de la France au plan économique et budgétaire était malgré tout proche de celle de ses voisins de l’Europe du nord et de l’Allemagne en particulier ; ce qui laissait entrevoir une amélioration progressive de sa situation au cours des années suivantes.

Hélas, il n’en a rien été du fait de la rupture engendrée par la mauvaise politique suivie par M. Hollande, qui a largement ouvert le robinet des dépenses publiques en augmentant considérablement la pression fiscale.

Depuis 2012, selon un récent sondage effectué pour Les Echos et l’Institut Montaigne, 67% des français considèrent que leur situation personnelle s’est nettement détériorée contre 9% qui pensent qu’elle s’est améliorée. Le sentiment de recul des français touche presque tous les secteurs et notamment, dans l’ordre :

  • La lutte contre les inégalités,
  • L’accès aux soins et au système de santé,
  • La compétitivité des entreprises françaises,
  • Le niveau des impôts et de la fiscalité des ménages,
  • La création d’emplois.

La réalité reste toutefois un peu différente du ressenti des français. En effet, quelques indicateurs économiques se sont améliorés comme la compétitivité par rapport à l’Allemagne et l’UE, les énergies vertes sont en progression, les levées de fonds des start-up française ont fortement augmenté et le nombre d’entreprisse a également connu une progression.

Pour autant, en dépit d’une situation économique favorable en Europe et dans le monde, la France a cependant continué à perdre du terrain dans de nombreux domaines. Ainsi, malgré la forte baisse des taux d’intérêts depuis 2012, la charge de la dette a continué de croître alors qu’elle a décru presque partout au sein de l’UE. En 2017, la dette de la France atteint près de 2 200 milliards d’euros, soit prés de 98% du PIB. Quant-aux déficits publics, si le gouvernement affiche un -3.4% contre -3% prévu, en réalité, le déficit est plus proche de -4%, ce qui nous place parmi les plus mauvais élèves de l’UE. Pas de quoi permettre à la France d’imposer son point de vue en Europe et dans le monde.

La plupart des indicateurs économiques de la France se sont enfoncés durablement dans le rouge. La croissance est restée atone avec moins de 1% en moyenne, de telle sorte que le PIB par habitant en 2016 est redescendu en dessous de celui de 2010. C’est probablement le signe le plus mal ressenti par les français qui ont eu l’impression de voir leur pouvoir d’achat partir en fumée.

Tout aussi inquiétant, la part de l’industrie dans l’économie française a continué de décroître atteignant son plus bas niveau alors que le déficit du commerce extérieur du pays a quasiment doublé entre 2012 et 2016, atteignant plus de 35 milliards d’euros. Preuve de la mauvaise situation économique et sociale du pays, le chômage (demandeurs d’emploi de catégorie A) a fortement augmenté, passant de 3 160 000 personnes en mai 2012 à 3 724 000 personnes en janvier 2017 alors qu’il a régressé fortement dans la quasi-totalité des pays de l’UE, y compris du sud.

Tout cela démontre, au besoin, les résultats catastrophiques du quinquennat de M. Hollande qui a été incapable de conduire les réformes nécessaires à la modernisation de notre pays et de profiter de l’embellie économique des pays de l’UE depuis 2012 pour remettre notre économie sur les rails après la grave crise de 2008. Conséquence, la France a fortement reculé sur de nombreux plans et se trouve aujourd’hui dans une situation particulièrement difficile qui va nécessiter beaucoup de courage et de volonté aux futurs élus pour sortir notre pays de l’impasse actuelle. A défaut, c’est tout simplement la faillite du pays qui menace !

Ce calamiteux bilan de M. Hollande est aussi celui de M. Macron qui a été le conseiller économique du président durant deux ans et ministre de l’économie durant deux antres années. Emmanuel Macron (Hollande) voudrait aujourd’hui passer sous silence ces quatre années passées aux côtés de Hollande qui ont conduit la France au bord du précipice. Il porte assurément une part importante de responsabilité dans cet échec et on voit mal comment il pourrait présenter une alternative crédible pour notre pays. Il suffit pour s’en convaincre de constater qu’il n’a toujours présenté aucun programme sérieux.

Dans ce contexte, on peut comprendre l’inquiétude des français qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser, les impôts et le chômage augmenter pendant que notre système de santé explosait.

Les atouts de la France existent mais encore faut-il redresser la situation actuelle. Cela passe nécessairement par quelques années d’efforts où il faudra se serrer (un peu) la ceinture pour rééquilibrer nos finances publiques et réformer le pays. Un seul candidat, par la crédibilité de son programme et son expérience, semble aujourd’hui en mesure de pouvoir sortir la France de l’impasse actuelle. Il s’agit bien sûr de François Fillon.


60 ans après sa création, l’Union européenne reste plus que jamais la seule perspective d’avenir pour les pays du vieux continent

26 mars 2017

Le 25 mars 1957 à Rome, l’Allemagne (République fédérale), la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg et la France signaient le traité de Rome créant la Communauté économique européenne (CEE), entré en vigueur en janvier 1958. C’était il y a 60 ans la naissance de ce qui est aujourd’hui l’Union européenne.

La CEE avait pour objectif, par l’établissement d’un marché commun et le rapprochement progressif des politiques économiques des Etats membres, de promouvoir un développement harmonieux des activités économiques dans l’ensemble de la Communauté, une expansion continue et équilibrée, une stabilité accrue, une élévation du niveau de vie et des relations plus étroites entre les Etats membres.

En 1958, la CEE était constituée de 6 Etats membres qui avaient la volonté commune d’avancer. Par la suite, forte de son attrait, l’élargissement a conduit de nombreux pays à rejoindre l’Union.

  • En 1973 (09 membres) : entrée du Royaume-Uni, à l’Irlande et aux Pays-Bas,
  • En 1981 (10 membres) : entrée de la Grèce,
  • En 1986 (12 membres) : entrée de l’Espagne et du Portugal,
  • En 1995 (15 membres) : entrée de l’Autriche, de la Suède et de la Finlande,
  • En 2003 (25 membres) : entrée de Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République slovaque et la Slovénie,
  • En 2007 (27 membres) : entrée de la Bulgarie et de la Roumanie
  • En 2013 (28 membres) : entrée de la Croatie

Après la sortie prochaine du Royaume-Uni, l’Union européenne reviendra à 27 membres et 450 millions d’habitants (6% de la population mondiale) pour un PIB représentant 21% du PIB mondial.

60 ans après, force est de constater que l’Europe a connu au cours de ces années une période de croissance, de développement et de paix sans précédent même si depuis 1995, les élargissements successifs et probablement trop rapide des anciens pays de l’Europe de l’est ont fortement déstabilisé l’Union européenne. Pendant longtemps, l’Europe a ainsi été une référence pour le monde même si aujourd’hui, elle traverse probablement la plus grave crise de son existence. L’Europe n’a pas su s’adapter aux profonds changements induits par la chute du mur de Berlin en 1989 et n’a pas su engager les réformes nécessaires.

Les dirigeants européens ont longtemps cru que la création de la monnaie unique européenne réglerait d’un seul coup les fragilités monétaires et budgétaires liées à son élargissement. La crise financière et bancaire de 2008 a rapidement balayé cette illusion. De même, la libre circulation à l’intérieur de l’UE n’a pas résisté à la crise migratoire de ces dernières années. Il n’y a pas eu de solution européenne ; au contraire, chaque Etat s’est retrouvé seul. Preuve s’il en est des dysfonctionnements de l’Union européenne ces dernières années imputables aux seuls responsables politiques des grands pays qui se sont avérés impuissants à proposer des solutions.

Contrairement à ce qu’affirment certains nostalgiques du passé, les difficultés actuelles de l’Union européenne sont principalement dues à l’absence de volonté politique des Etat membres de donner les moyens à l’Europe de se réformer, et notamment de la France qui fût pendant longtemps le moteur de la construction européenne aux côtés de l’Allemagne. A cet égard, le quinquennat de M. Hollande au regard de l’Europe, comme dans d’autres domaines, est un cinglant échec.

Le fonctionnement actuel de l’Union européenne repose principalement sur le traité de Lisbonne de 2009, qui fût adopté après le rejet par la France et les Pays-Bas du traité établissant une constitution pour l’Europe. Eh oui, la France a une grosse par de responsabilité en ce domaine. Pour être crédible et efficace, l’Union européenne doit aujourd’hui évoluer tout en restant plus proche et à l’écoute de ses citoyens. Pour cela, les institutions européennes doivent être adaptées et modernisées pour répondre aux défis mondiaux d’aujourd’hui (isolationnisme des USA, montée en puissance de l’Asie et de la Chine, visées expansionnistes de la Russie…). C’est probablement le dossier prioritaire pour les actuels dirigeants européens.

Les Etats européens doivent rapidement donner un nouveau souffle à l’Union européenne et lui permettre, avec ses 510 millions d’habitants, de redevenir un acteur majeur et incontournable de la scène internationale. Elle doit retrouver la confiance des européens par un fonctionnement plus démocratique et proche des citoyens. Face aux défis du monde actuel, des avancées notables doivent être faites dans les domaines de la sécurité intérieure, de la défense, de la politique étrangère, de la protection de l’environnement et de la transition énergétique.

L’Union européenne est la seule chance pour les pays qui la compose de faire face à la mondialisation et aux importants défis à venir. Laisser croire aux électeurs français que l’avenir passe par le repli sur soi et à la fermeture de nos vieilles frontières n’est qu’une vaste fumisterie, pour ne pas dire une escroquerie !. En 2017, aucune nouvelle ligne Maginot ne permettra de régler nos problèmes.

Pour assurer son développement futur, la France doit redevenir un acteur majeur de la nouvelle Union européenne qui reste la seule solution crédible pour le vieux continent.


France : Le meilleur programme pour sortir la France de l’impasse actuelle

20 mars 2017

Dans une récente étude, deux économistes de la Barclays Bank ont analysé en détail les programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle française. Ils concluent que ceux de Mme Le Pen et M. Mélenchon sont particulièrement dangereux pour l’économie française.

Pour ces derniers, seuls les programmes de M. Fillon et M. Macron sont crédibles et trouvent grâce à leurs yeux  car ils tiennent la route sur un plan économique. Tous les autres programmes comportent de très nombreux risques. Celui de M. Hamon, bien que moins pire que ceux de Mme Le Pen et M. Mélenchon car pro-européen, serait probablement rejeté par plusieurs pays européens, notamment de l’Europe du Nord et serait inapplicable.

Marine Le Pen veut sortir de l’euro en instaurant un système de change régulé au sein de l’Europe entre le franc et les autres monnaies, avec des parités qui évolueraient. Mais pour les auteurs de l’étude de la Barclays bank, « il est très probable qu’une dissolution ordonnée soit impossible ». Résultat, l’euro ne devrait pas survivre. Et la France serait en proie à de graves difficultés économiques et financières, avec un contrôle des capitaux à mettre en place au plus vite.

Le programme de Jean-Luc Mélenchon, fondé sur une renégociation des traités européens et sur une massive relance budgétaire, porterait également de très importants risques pour la France. Les marchés financiers devraient réagir très négativement à la mise en œuvre de ce projet, estime l’étude de la Barclays. Avec à la clé, une envolée des taux d’intérêt, néfaste pour l’économie et une dette qui s’envole.

François Fillon et Emmanuel Macron sont considérés comme pro-européens, même s’ils envisagent de réformer l’Union européenne et la zone euro. Ces derniers jugent que la France doit d’abord faire la preuve de sa bonne volonté en lançant des réformes de structures exigées et en étant plus rigoureuse avec ses finances publiques, afin de pouvoir convaincre ses partenaires de refonder l’Europe.

François Fillon et Emmanuel Macron restent les deux seuls candidats à proposer de vraies solutions aux problèmes actuels de la France, notamment la perte de compétitivité des entreprises et les failles du marché du travail trop rigide. Les baisses d’impôts et de cotisations sociales, évaluées par Barclays à 2,5 points de PIB pour Fillon et 1 point pour Macron vont à cet égard dans le bon sens. Mais de nombreuses mesures sont aussi indispensables pour réformer le droit du travail, les seuils sociaux, le plafonnement des indemnités prud’homales etc… Le chemin sera long et sinueux mais c’est le seul qui permette à la France et aux français de trouver leur place en Europe et dans le monde.

Pour autant, les auteurs de l’étude s’inquiètent de la capacité de ces deux candidats réformistes et pro-européens à mettre en oeuvre les réformes nécessaires, une fois élus. Ils pointent les difficultés qu’ils auront à avoir une majorité stable au parlement, après les législatives. «Les partis traditionnels sont dans un tel désarroi que tous les scénarios sont possibles : obtention d’une majorité absolue, grande coalition, accords de gouvernement ad hoc ou cohabitation ». Voici qui risque effectivement de ne pas faciliter la gouvernance du pays et une rapide sortie de crise.

A un mois du 1er tour de scrutin, espérons que les futurs débats télévisés vont ouvrir les yeux de nos concitoyens quelques peu déconcertés par ce qui est la pire des campagnes présidentielles depuis bien longtemps ! Les 23 avril et 7 mai, la France joue son va-tout.


Présidentielle 2017 : François Fillon confirme son projet pour la France

13 mars 2017

Confirmé la semaine dernière par Les Républicains comme le candidat de la Droite et du Centre à l’élection présidentielle, François Fillon a présenté ce lundi 13 mars, son « projet pour la France », construit autour de trois objectifs : « libérer, protéger, réconcilier ». Après des semaines de tergiversations, François Fillon entend dorénavant se concentrer sur sa campagne et son projet pour la France afin que les français puissent enfin comparer, projet contre projet.

Un programme qui, au final, a peu évolué depuis la Primaire

Le programme de François Fillon n’a globalement guère changé, hormis la clarification sur le remboursement de certaines dépenses de santé par l’assurance-maladie. Il n’y aura finalement aucune forme de privatisation comme il l’avait initialement laissé entendre. Il a d’ailleurs longuement insisté sur sa « cohérence technique et philosophique ».

Sur la forme, le candidat entend rassurer les français en récusant la « caricature d’une purge » et en affirmant qu’il ne demandera pas d’efforts démesurés aux français, puisque les réformes structurelles qu’il préconise.et qui seront engagées rapidement, devraient éviter d’en arriver là.

Sa future équipe gouvernementale sera présentée ultérieurement lorsque les discussions au sein de sa famille politique auront abouti, étant précisé que tous les membres devront obligatoirement signer un « code de bonne conduite ».

Vers la fin des 35 heures et le report à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraire

Dés son élection, comme prévu, François Fillon lancera dans les trois mois plusieurs grandes réformes économiques « de court terme ». Le code du travail sera réduit aux seules « normes sociales fondamentales », tandis que le temps de travail et notamment la fin des 35 heures, fera l’objet de négociations dans les entreprises. L’âge légal de départ à la retraite passera « progressivement » à 65 ans.

La fiscalité du capital ou du patrimoine, avec la suppression de l’ISF, sera simplifiée avec un taux unique de 30 %. Pour les entreprises, l’’impôt sur les sociétés sera diminué de 10 milliards d’euros, avec un abaissement du taux de l’IS de 33.33% à 25% et les cotisations sociales seront allégées de 25 milliards d’euros. L’idée maîtresse étant d’entraîner « un véritable choc de compétitivité ». Ces allégements de charges et cotisations seront financés par une augmentation de deux points du taux normal de TVA qui passera de 20% à 22% ; ce qui devrait limiter les importations. Par contre, les autres taux de TVA resteraient inchangés.

Objectif : baisser les dépenses publiques de 100 milliards d’euros en 5 ans

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes seront mises en œuvre telles le rétablissement de l’universalité des allocations familiales ou le relèvement du plafond du quotient familial « progressivement » à 3 000 € par demi-part (au lieu de 1 512 € actuellement). Par ailleurs, les petites retraites inférieures à 1 000 € seront revalorisées ainsi que les pensions de réversion. Un « abattement forfaitaire généralisé des cotisations sociales salariées », sera mis en place permettant à chaque salarié d’économiser environ 350 € par an.

Le tout sera accompagné d’un « grand mouvement de baisse des dépenses publiques » de 100 milliards d’euros étalés sur cinq ans, via notamment le non-remplacement de prés de 500 000 agents publics partant à la retraite. Selon l’ancien Premier ministre : « Mon projet est le seul qui aboutit à l’équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat », même si pour l’année 2017 il reconnaît « une petite augmentation du déficit » pour permettre de solder le bilan catastrophique du quinquennat Hollande. De toute façon, assure-t-il, tout cela sera fait en concertation avec Bruxelles qui devrait faire preuve de souplesse « dans une perspective de réformes structurelles ».

François Fillon souhaite bien entendu aller beaucoup plus loin puisque sa philosophie libérale le conduit à vouloir recentrer l’Etat sur ses missions régaliennes, à savoir la sécurité, la justice, la lutte contre le terrorisme et la défense qui devraient être sanctuarisées. Enfin, il a réaffirmé son souci de faire du handicap et de la grande pauvreté une « priorité nationale » pour les années à venir.


France : Une campagne présidentielle chaotique, sans véritable projet pour sortir le pays de l’impasse.

5 mars 2017

A moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, les français sont toujours dans l’expectative, à défaut de présentation de projets clairs et crédibles pour l’avenir.

François Fillon, le seul candidat à avoir un véritable projet pour le pays, est aujourd’hui embourbé dans l’affaire du présumé emploi fictif de son épouse, sans qu’il soit en mesure d’imposer son agenda et de promouvoir ses propositions qui l’avaient propulsé en tête de la primaire. De fait, depuis mi-janvier, force est de constater que la campagne présidentielle n’a toujours pas vraiment démarré.

Pour autant, les autres candidats qu’il s’agisse des représentants de la gauche et de l’extrême gauche ne profitent pas de ce grand vide, à l’exception de M. Macron qui tente de s’accaparer le terrain laissé vacant sur son centre droit, en dépit d’un programme pour le moins flou, pour ne pas dire inexistant. Du côté de l’extrême-droite, Mme Le Pen parade en tête malgré un programme totalement irréaliste et suicidaire et l’affaire la concernant qui ne semble pas toucher son électorat contrairement à son adversaire.

La France est bien mal partie, alors qu’elle est aujourd’hui dans une situation exsangue sur les plans économiques, budgétaires, sociaux et politiques, au bord de la faillite après le mandat de M. Hollande et son équipe ,dont un certain Macron qui oublie un peu vite les responsabilités qui sont les siennes dans la présente situation. Pour s’en sortir, à l’instar de ce qui a été fait dans la plupart des pays européens, la France pour préserver ses acquis et son avenir, n’a d’autre alternative que de se réformer au plus vite.

Ce qui surprend le plus l’observateur attentif de cette campagne, c’est l’absence de vrais projets et réformes visant à moderniser notre pays pour lui permettre d’être à nouveau en position de faire face à la mondialisation. Au contraire, c’est aujourd’hui l’heure des marchands d’illusion, prêts à tous les mensonges pour laisser croire aux français que le pays peut continuer à dépenser sans compter, sans qu’il soit besoin de faire d’efforts pour maîtriser nos dépenses et contenir l’augmentation des impôts. Les propositions totalement démagogiques de la plupart des candidats pourraient prêter à sourire si la situation n’était pas aussi grave…

En voici quelques exemples :

  • Jean-Luc Mélenchon : Mise en place d’un impôt universel à hauteur de 100 milliards d’impôts supplémentaires (la France est pourtant le pays occidental le plus lourdement taxé ; ce qui pénalise lourdement notre développement)
  • Benoît Hamon : Mise en place le revenu universel pour tous … et taxation des robots (alors que la France est déjà très en retard au niveau de la robotisation et que notre situation budgétaire ne nous permet pas de financer une mesure aussi démagogique du type des 35 h dont on connaît aujourd’hui les aspects largement négatifs sur notre compétitivité et l’emploi !)
  • Emmanuel Macron : Pour ne vexer personne, le projet de M. Macron n’a d’autre ambition que de faire plaisir à tout le monde, avec quelques mesurettes de gauche, de droite et du centre, en prenant soin de n’engager aucune réforme de fond (entreprises, fiscalité, retraite…), tout en étatisant un peu plus la France, comme son projet d’exonérer de taxe d’habitation 80% des contribuables en oubliant au passage que 45% sont déjà exonérés ou partiellement dégrevés (quid de l’autonomie financière des collectivités ou comment cela sera-t-il financé ???)
  • Marine Le Pen : Nous atteignons ici le sommet de l’absurdité, pour ne pas dire plus : sortie de la zone euro, mise en place d’une taxation de 3% sur les importations, retour à la retraite à 60 ans, …. (Une série de mesures purement démagogiques et suicidaires qui auraient un effet catastrophique sur notre économie qui serait aussitôt plongée dans une crise majeure avec une forte dévaluation de la monnaie, d’importantes pertes financières pour les épargnants, l’explosion des déficits et de la dette qui deviendrait insoutenable, une forte augmentation du chômage… Le coût du programme de Mme Le Pen estimé à plus de 180 milliards d’euros, serait tout simplement insupportable pour la France)

A l’exception de François Fillon, les programmes des principaux candidats ne prévoient pas de baisse sensible des impôts pour les classes moyennes et les entreprises lourdement taxées, de véritables réformes visant à simplifier la législation et les réglementations (droit social, fiscalité…), pas de nouvelle réforme de nos systèmes de retraites visant à repousser la date de départ à 65 ans, pas de réduction drastique des emplois publics même si Macron promet de les diminuer de 150 000 (contre un minimum de 300 000 selon le consensus des experts), pas de réduction massive des dépenses publiques, pas d’engagement d’augmenter les budgets des armées pour faire face aux risques actuels…

La plupart des projets relèvent de la démagogie à l’état pur afin de gruger une fois de plus les électeurs ! Il suffit pour s’en convaincre de regarder les mesures fiscales proposées… Que de la poudre aux yeux pour attirer l’électeur. Avec de tels candidats, la France a peu de chance de sortir du marasme actuel et risque de s’affaiblir durablement pour le plus grand malheur des français. Les alternatives existent mais il faut du courage, beaucoup de courage, pour les mettre en œuvre et expliquer à nos compatriotes pourquoi nous devons aujourd’hui faire des efforts et engager des réformes structurantes.

Bien que le candidat de la droite et du centre désigné par la primaire, soit le plus crédible au vu de son programme et de la situation du pays, aux yeux d’une majorité de français y compris de droite, François Fillon est aujourd’hui considérablement affaibli et apparaît plus de plus en difficulté pour emporter l’élection présidentielle.

Chacun comprend que céder face à une telle machination politico-médiatico-judiciaire visant à mettre hors jeu le candidat largement favori de la droite et du centre est purement et simplement inacceptable dans une démocratie digne de ce nom. Mais sommes-nous encore une démocratie exemplaire ? Quelles que soient les bonnes raisons de vouloir rester en lice, l’avenir du pays et de la famille politique lui impose cependant de réfléchir aux conséquences de sa décision car il n’y aurait rien de plus terrible qu’il soit purement et simplement éliminé dés le 1er tour de la présidentielle.

Le meilleur moyen de gagner pour la droite et le centre n’est-il pas de proposer un autre candidat qui aurait toutes les chances de l’emporter au 2ème tour ?