WikiLeaks : information et transparence ou manipulation médiatique ?

9 décembre 2010

Selon le site de WikiLeaks, depuis le 28 novembre 2010, celui-ci a commencé à publier 251.287 mémos diplomatiques résultant de fuites en provenance de diverses ambassades des États-Unis. Il s’agirait du plus grand ensemble de documents confidentiels jamais rendus publics qui devrait donner aux habitants du monde entier un aperçu des activités du gouvernement américain à l’étranger.

Une semaine après leur mise en ligne, les documents diplomatiques révélés par WikiLeaks continuent d’agiter le landerneau politico-médiatique. Si les précédentes fuites orchestrées par Julian Assange avaient été vite circonscrites, cette nouvelle série de publications semble vouloir durer dans le temps. En choisissant de distiller la publication des mémos en sa possession, le site tente de s’imposer comme une source d’information incontournable et dicter ainsi son propre rythme à la presse traditionnelle. Sous couvert de prétendue transparence, ne s’agit-il pas  d’une forme de manipulation de l’information ?

Les documents publiés à ce jour, ne dépassent pas le millier sur un total de plus de 250 000. Ils auraient été préalablement étudiés et vérifiés par une équipe de journalistes d’investigation appartenant aux journaux partenaires (le Guardian, le New York Times, Der Spiegel, Le Monde et El Pais). A cet égard, Julian Assange, fondateur et animateur de WikiLeaks, affirme que ce sont ces mêmes rédactions qui choisissent les informations qu’elles publient ou non.  Serait-ce donc aux journalistes de protéger les secrets d’Etats ?

Quant-à la transparence absolue proclamée par WikiLeaks, elle est loin d’être établie : filtrage des mémos publiés, publication restreinte d’un nombre limité de documents, mise en ligne via une interface inaccessible au grand public, impossibilité de vérifier l’origine précise et l’authenticité des documents… Au passage, ceux qui s’étaient enflammés contre WikiLeaks ne sont-ils pas aujourd’hui les mêmes qui avouent que les dernières révélations diplomatiques n’apprennent finalement rien de nouveau ?

Fallait-il publier ces documents internes à la diplomatie américaine alors qu’ils ont été volés ? Les journaux partenaires ne se sont-ils pas rendus coupables de recel ? En diffusant ces documents secrets volés dont certains pourraient s’avérer dangereux pour diverses personnes impliquées, voire pour la sécurité de certains Etats, la presse ne va-t-elle pas trop loin en profitant de la liberté d’expression et d’information qui fait la force des grandes démocraties ? Plus simplement, WikiLeaks par sa volatilité née de la multitude de ses serveurs à travers le monde,  n’a-t-il pas organisé lui-même une véritable machine à faire du buzz ?

Les documents publiés ont-ils une utilité ? On peut en douter au jour d’aujourd’hui. En effet, en y regardant de plus près, force est de constater que la plupart des articles publiés, souvent rédigés par des spécialistes du domaine de l’information, ne font finalement que confirmer des informations que la presse connaissait déjà plus ou moins. Au final, bon nombre de ces documents ne semblent pas avoir grand intérêt politique ou stratégique, si ce n’est pour la presse en mal d’audience, de trouver là le moyen distiller auprès du grand public certains détails parfois croustillants. Tout çà pour çà ?

Beaucoup de questions demeurent sans réponse. Qui alimente WikiLeaks en documents diplomatiques américains et dans quels buts ? Cette volonté de distiller les documents au compte goutte et de créer le buzz permanent ne participe-t-elle pas à une forme d’instrumentalisation de l’information, voire à la désinformation ? Au service de qui travaille WikiLeaks ? Pourquoi s’acharner à divulguer des informations confidentielles d’une grande nation libre, où il demeure très facile de percer les secrets d’Etat, plutôt que celles émanent de nations non démocratiques et autres dictatures qui menacent quotidiennement la sécurité et notre propre liberté à travers le monde ? Qui manipule qui ?

Loin de la transparence affichée et de la liberté d’information, WikiLeaks relève davantage de la manipulation et de l’affairisme médiatique.

En attendant, le fondateur du site, Julian Assange est accusé d’agressions sexuelles en Suède. Il s’est rendu à la Police britannique ce mardi 07 décembre, avant d’être placé en détention provisoire, le temps pour la justice britannique de se prononcer sur la demande d’extradition émise par les autorités suédoises.

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France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (4)

14 juillet 2010

Le lynchage public et organisé de M. Woerth

La plupart des accusations portées ne sont appuyées d’aucune preuve, et plus grave, sont contredites par la réalité des faits. En l’état, elles paraissent relever davantage de la simple diffamation. La technique est bien connue ; quand on veut éliminer quelqu’un, il suffit de le livrer en pâture au public en l’accusant des pires malversations et en prétextant, si nécessaire, quelques prétendus éléments compromettants. En plus ? quand il s’agit d’hommes politiques au pouvoir, c’est encore plus facile et porteur. Accusez et diffamez, il en restera toujours quelque chose. Telle semble être la devise de prétendus journalistes d’investigation qui font feu de tout bois pour parvenir à leur fin au risque de substituer à la Justice.

Ce qui reste malgré tout rassurant dans cette affaire hyper-médiatisée, c’est que la majorité de la presse française a, depuis le début de l’affaire, pris certaines distances avec un dossier qui respire le règlement de compte et la calomnie. La liberté de la presse a ses limites que certains sites internet semblent ignorer. Jusqu’à quand ?

Le retour de bâton risque d’être sévère pour certains, mais après tout, qui s’en plaindra. Cette forme de procès, mené à charge sur la place publique, via des médias qui ne respectent pas la déontologie qui régie la presse et le monde journalistique, n’a pas sa place dans notre chère démocratie. En France, autant qu’ailleurs, les droits élémentaires de l’homme ne peuvent y être bafoués, y compris par des médias. Si des actes délictueux et répréhensibles ont été commis par des élus de la nation, la Justice a tous les moyens pour intervenir y compris avec l’aide éventuelle des médias.

Au cas particulier, gageons que l’inspection générale des finances, puis la probable Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, mais aussi le procès en correctionnelle de M. Banier et les plaintes pour diffamation de M. et Mme Woerth, ne manqueront pas d’étayer le dossier et d’éclairer les français sur la réalité de cette triste affaire.

S’il s’avérait que le conflit d’intérêt ou tout autre fait était finalement établi, il appartient à la Justice de ce pays de se prononcer dans toute sa rigueur. Libre à chacun d’en tirer ensuite toutes les conséquences qu’il entend.

Quelles conséquences pour la politique française ?

Sur le fond du dossier, on peut effectivement s’interroger de savoir s’il est normal qu’un ministre, qui plus est du budget, puisse être également trésorier de la principale formation politique de la majorité ! Il y a manifestement là une situation qui mériterait d’être clarifiée rapidement, y compris par la loi si nécessaire. Cela éviterait bien des suspicions de conflit d’intérêts et les inévitables ragots du café du commerce. Dommage que M. Woerth ait mis si longtemps pour se décider finalement à abandonner cette fonction, sous la pression de ses proches. Après tout, mieux vaut tard que jamais.

Au final, que restera-t-il pour l’opinion de l’affaire Woerth-Bettencourt ? Sur un plan politique, assurément rien de très positif, au vu de l’écho donné par les médias à cette affaire complexe. Au final, à en croire certains, les politiques seraient tous des corrompus.  C’est tellement plus facile et dans l’air du temps pour les français et en plus, cela peut être financièrement porteur pour de nombreux médias aux abois. L’affaire tombe finalement fort bien pour certains après l’élimination calamiteuse de l’équipe de France de la Coupe du monde de football, il fallait bien occuper le terrain et abreuver nos compatriotes !

Après tout, pour quelques prétendus médias peu regardant regardant, l’essentiel n’est-il pas de vendre du papier et de faire quelques abonnés de plus ; et peu importe le contenu ! Le discrédit qui pèse aujourd’hui sur l’ensemble de la classe politique française ne peut pourtant que renforcer les groupuscules extrémistes de tout bord.

Alors que la France, comme d’autres pays européens, traverse probablement la plus grave crise financière et budgétaire depuis plus d’un siècle et que d’importantes réformes sont en cours, l’avenir s’annonce beaucoup plus incertain que prévu et pas que pour la majorité en place. Créer de l’instabilité politique pour bloquer les réformes qui s’imposent aujourd’hui à notre pays était peut-être le but recherché par certains !

Espérons qu’il n’en sera rien et que le train des réformes en cours et à venir se poursuivra pour préparer la France aux défis de demain et, par là même, permettra à tous les français de sortir de la crise actuelle sans trop de dégâts pour les plus modestes et fragiles.

N’est-ce pas le véritable enjeux pour les politiques qui nous gouvernent ?


France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (3)

12 juillet 2010

Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur de simples allégations

M. Woerth a effectivement été pendant 3 ans le ministre du budget. A ce titre, il était à la tête d’un ensemble d’administrations financières dont la Direction générale des finances publiques (DGFIP – ex. Direction générale des impôts). Cette importante direction (120 000 personnes), est dirigée au plan national par un directeur général, assisté de directeurs régionaux et départementaux. Ces derniers sont les seuls habilités à autoriser les contrôles fiscaux. Dans ce contexte, le ministre du budget n’a pas pouvoir pour demander un contrôle fiscal ou intervenir en faveur d’un contribuable pour empêcher un contrôle ; du moins en principe. Tout au plus, peut-il demander qu’on lui rende compte de la situation particulière d’une personne ou entreprise donnée.

Il apparait donc pour le moins mensonger d’affirmer que le dit ministre aurait caché des informations relatives à la situation de Mme Bettencourt ou même empêché que soit réexaminée sa situation fiscale. Au cas particulier, les informations relatives au patrimoine présumé non déclaré et identifié en 2009 de cette dernière, ne pouvaient être connues du ministre puisque l’information transmise par Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre, avaient été communiquées, comme c’est la règle, au directeur départemental des services fiscaux des Hauts-de-Seine et non au ministre.

Quand bien même le ministre aurait pu en être informé (ce qui n’est pas habituel), ce dernier n’était pas habilité à demander un contrôle fiscal, ni a en assurer le suivi. Manifestement, certaines personnes feignent d’oublier cette réalité incontournable qui disculpe le ministre des accusations dont il est l’objet, au moins sur ce point.

Au cas particulier, nul doute que la direction nationale en charge du contrôle fiscal des gros contribuables a été avisée. Elle seule est qualifiée pour engager une action de contrôle sachant que celle-ci peut intervenir plusieurs années après les faits, en raison des règles particulières de prescription fiscale (3 ans en règle générale et bien plus, en cas de situation particulière et de dissimulation). Le fait selon lequel aucun contrôle n’aurait été engagé récemment (qui peut l’affirmer !) ne signifie pas pour autant qu’il n’y en a pas eu dans le passé et qu’il n’y en aura pas très prochainement. Tout cela est du seul ressort de l’administration fiscale et elle seule, sachant que cette dernière est tenue au secret professionnel.

S’agissant du prétendu dégrèvement d’impôt de 30 millions d’euros qui aurait été accordé à Mme Bettencourt, là aussi, voilà encontre une contre vérité. Eric Woerth, en tant que ministre du budget n’a pu accorder un dégrèvement à Mme Bettencourt tout simplement parce qu’il n’avait aucune compétence en ce domaine. Ces derniers relèvent exclusivement de la responsabilité des directeurs départementaux, régionaux ou nationaux.

Quel intérêt d’avoir diffusé des accusations erronées et non appuyées de preuves ? Pour mettre le ministre en difficulté et l’empêcher ainsi d’être en mesure de se justifier ? Ou plus simplement s’attaquer à Nicolas Sarkozy, via l’un de ses plus proches ministres et remettre en cause l’importante réforme des retraites ? Nul doute cependant que les raisons de l’apparition d’une telle affaire en ce mois de juin 2010 ne doit rien au hasard !

Prochainement : Affaire Woerth, quelles conséquences sur la politique française ?


France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (2)

7 juillet 2010

Le véritable rôle de Mme Florence Woerth auprès de Mme Bettencourt

L’ancien ministre du budget et actuel ministre du travail se trouve ainsi au centre d’une affaire qui n’en fini pas de rebondir. Elle trouve son origine médiatique dans le rôle de son épouse Florence, chargée de la gestion des placements financiers au sein de la société Clymène. Cette dernière société, entièrement  contrôlée par Téthys, holding détenant la participation de 31% de la famille Bettencourt dans la célèbre entreprise de cosmétique française L’OREAL, a pour unique objet le placement des importants dividendes perçus de cette entreprise. Le rôle de Mme Florence Woerth au sein de Clymène semble donc s’être limité à la gestion des placements afférents à ces revenus.

Il semble bien établi que Mme Woerth, en l’espèce, n’avait en aucun cas connaissance de la nature et de l’importance du patrimoine de Mme Bettencourt et que Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Mme Bettencourt, ne la tenait guère en estime. La gestion de grosses fortunes implique souvent que les informations patrimoniales les plus sensibles soient souvent réparties entre plusieurs sociétés et personnes souvent cloisonnées. Ceci afin de préserver le plus grand secret et une certaine opacité vis-à-vis des tiers.

Il semble même que Patrice de Maistre, lui-même, n’avait qu’un accès limité aux données relatives au patrimoine de Mme Bettencourt et veillait scrupuleusement à ce que Clymène et Mme Woerth n’aient accès à aucune autre donnée que la gestion des dividendes. Les relations entre ces derniers n’étaient pas au beau fixe depuis quelques temps déjà.

Où est donc le conflit d’intérêt entre M. Woerth et Mme Bettencourt ? Dans ce contexte, pourquoi un tel acharnement et la série d’accusations graves mais non établies portées contre M. et Mme Woerth ? Cet homme dérangerait-il à ce point qu’il faille l’abattre par tous moyens ? Doit-on interdire aux conjoints d’un ministre d’exercer une activité salariée au sein d’une entreprise privée au prétexte qu’ils pourraient générer des conflits d’intérêts ?  Tout cela doit bien faire rire chez nos voisins !

Une série d’accusations portées contre Eric Woerth…

Dans un premier temps, on affirmait que le ministre du budget, informé d’importantes minorations de patrimoine par Mme Bettencourt, aurait tout simplement  omis d’en informer ses propres services fiscaux et de diligenter un contrôle fiscal. Un peu plus tard, ce même Eric Woerth aurait déjeuné avec une autre grande fortune,  Roland Peugeot, auprès de qui il serait intervenu pour sécuriser sa situation fiscale.

Le lendemain, on révèle que M. Woerth aurait récemment accordé un dégrèvement de 30 millions d’euros à Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal. Enfin, le surlendemain, selon un quotidien genevois, Mme Woerth lorsqu’elle travaillait pour Mme Bettencourt, se serait régulièrement rendue en Suisse pour rendre visite à des banques genevoises. Plus récemment, on l’accuse d’avoir reçu d’importantes sommes en espèces destinées à financer la dernière campagne du Président de la République.

M. Woerth est également accusé d’avoir remis la légion d’honneur à l’homme de confiance de Mme Bettencourt, ce qui, semble-t-il suffit à en faire quelqu’un de très suspect et d’établir un conflit d’intérêts. Nous savons pourtant que nombre de personnes en ont bénéficié sous tous les gouvernements, et que certains sont loin d’être des saints hommes ! De la même manière, suffit-il de déjeuner avec une grosse fortune pour être accusé de favoritisme fiscal ? Quelle sera la prochaine révélation ?

Sans être un grand spécialiste des affaires financières et fiscales, on peut affirmer sans crainte d’être démenti que la plupart des allégations avancées, mettant en cause M. Woerth, sont pour le moins fantaisistes et ne sont appuyées d’aucun début de preuve. Quelqu’un a simplement dit ou affirmé… A colporter des déclarations invérifiables, on n’est pas loin de la désinformation et de la diffamation.

Prochainement :

  • Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur des écoutes illégales
  • Un lynchage médiatique organisé et ciblé

France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (1)

4 juillet 2010

Un conflit familial lié à la succession de la fortune Bettencourt

Après des décennies de longs silences et de discrétion, depuis la disparition en 2007 d’André Bettencourt, la famille se déchire et fait la une des médias en raison du différent qui oppose Mme Liliane Bettencourt, riche héritière de la famille Schueller, fondatrice de l’OREAL, à sa fille Françoise Bettencourt-Meyers à propos de la gestion de la fortune familiale. La première suspecte sa fille de vouloir céder les parts (31% du capital de l’OREAL) au groupe NESTLE, la multinationale suisse qui détient une part importante du capital de la société.

A l’origine du conflit, M. François-Marie Banier, proche ami de Liliane Bettencourt, qui aurait reçu ces dernières années prés d’un milliard d’euros de la part de cette dernière. Sa fille considère qu’elle est manipulée par Banier et qu’elle n’a plus toutes ses facultés mentales pour agir en toute connaissance de cause et demande sa mise sous tutelle, prétextant une dilapidation de la fortune familiale. Ce qui vaudra très bientôt un procès-public à François-Marie Banier, suspecté avoir abusé des faiblesses de Mme Bettencourt aujourd’hui âgée de 87 ans. C’est dans ce con texte que des écoutes portant sur divers entretiens entre Mme Bettencourt et ses proches, recueillies à son insu par un maître d’hôtel, ont été largement diffusées dans les médias et sur internet fin juin.

Signe de l’importance des enjeux et de la détermination des parties à en découdre devant le tribunal de Nanterre, trois ténors du barreau de Paris se font face, dont Me Georges Kiejmann (Mme Bettencourt) et Me Olivier Mesner (Mme Bettencourt-Meyers). Les premiers accrochages entre ces derniers permettent de penser qu’ils vont se livrer un duel à mort, pour peu que le procès débute enfin.

Outre le trio d’avocats célèbres, ce procès met en scène la juge d’instruction, Mme Isabelle Prévost-Desprez et M. Philippe Courroye, procureur de la République de Nanterre ; deux fortes personnalités de la magistrature que se sont longuement opposées par le passé et qui ne s’apprécient guère. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette affaire tienne les français en halène dans les mois à venir, au risque d’une décision qui ne satisfera personne.

Quand certains tentent d’exploiter des enregistrements illégaux pour mettre en cause un ministre

C’est à partir de ces enregistrements, toujours non authentifiés, entre Mme Bettencourt  et ses proches, dont son homme de confiance, Patrice de Maistre, que certains médias n’hésitent pas à mettre en cause Eric Woerth, accusé de conflits d’intérêts en raison de sa fonction de ministre du Budget et de sa proximité, via son épouse, avec la première fortune de France.

Le 2 juillet 2010, le tribunal correctionnel de Nanterre s’est donné quelques semaines pour s’assurer de l’authenticité et de la fiabilité des écoutes recueillies illégalement. Pour autant, certains médias sans vergogne n’ont pas hésité à extraire certains propos relatifs à M. Woerth pour les livrer en pâture à leurs lecteurs sans prendre la moindre précaution. Tout est bon à prendre pour faire de l’audience !

Sur plus de 32 heures d’enregistrement, pourquoi s’être précipité sur les quelques passages relatifs à Eric Woerth, en l’accusant aussitôt d’être intervenu à plusieurs reprises, en faveur de Mme Bettencourt, dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi, d’un seul coup, certains sites qui se disent d’information, politiquement très marqués, s’excitent-ils ainsi sur de simples déclarations faites lors de conversations privées, pour le moins invérifiables ? Pourquoi en déduire, alors que rien ne permet de l’établir, qu’il y a eu au cas particulier des faveurs consenties par le ministre dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi ce subit lynchage public à l’encontre de M. Woerth si ce n’est la volonté de lui nuire et de porter atteinte à l’image d’un ministre réputé rigoureux et soucieux des deniers publics ?

La presse n’ignorait pourtant pas depuis plusieurs années que Florence Woerth participait depuis 2007 à la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, en tant que gestionnaire des placements pour les dividendes provenant de L’OREAL. Les écoutes recueillies récemment dans les conditions que l’on sait, tombent à point pour mettre en cause un ministre clef du gouvernement, proche du Président de la République et en charge de l’une des plus importante réforme du quinquennat sur les retraites.

Et si les insinuations et affirmations sans le moindre début de preuve n’avaient d’autre but que tenter d’affaiblir politiquement, voire d’acculer à la démission, l’un des ministres clefs du gouvernement ? Qui pourrait avoir intérêt à abattre Woerth ?

Prochainement :

  • Le véritable rôle de Mme Florence Woerth auprès de Mme Bettencourt
  • Une série d’accusations portées contre Eric Woerth, ministre du travail
  • Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur des écoutes illégales
  • Un lynchage médiatique organisé et ciblé

Rodez : Bienvenue à Radio Temps et au Ruthénois

9 mars 2010

Rassurez-vous, ce n’est pas encore du côté de la municipalité ruthénoise que les choses bougent !

La bonne surprise, en ce début d’année 2010, c’est du côté des médias du Grand Rodez qu’elle arrive. C’est vrai qu’en Aveyron et dans le Grand Rodez en particulier, les choses étaient un peu figées depuis de nombreuses années. En dépit de la présence de trois quotidiens régionaux, l’information locale reste concentrée sur les classiques et immanquables faits divers et les sports font régulièrement la une pour attirer le lecteur. Rien de bien captivant en réalité.

Jacques Boyon, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) était ce vendredi 5 mars à Rodez. Qu’est-ce donc qui a pu motiver la venue de ce dernier, habitué à gérer ses dossiers depuis ses bureaux parisiens, à se rendre sur le terrain ? Non, il n’était pas en Aveyron pour parler de la couverture de la TNT et de ses zones d’ombre qui semblent en inquiéter certains ! M. Boyon était tout simplement venu inaugurer une nouvelle radio locale ruthénoise qui s’est récemment vue accorder une fréquence définitive par le CSA.

Radio Temps Rodez, radio associative qui avait émis prés d’un an de manière provisoire depuis le lycée Louis Querbes, a profité de la libération de l’ancienne fréquence abandonnée par Radio Classique à Rodez. Ces derniers mois, les responsables de radio Temps, à l’instar de son président Pierre-Etienne Vanpouille et de son parrain Philippe Meyer, célèbre journaliste à France-Inter, avaient fait le forcing pour emporter la fréquence que beaucoup de radios commerciales convoitaient. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Le petit poucet a manifestement convaincu le très parisien CSA. Bravo !

Radio Temps Rodez, radio locale généraliste, émet dorénavant 24h/24h depuis Rodez sur la fréquence 107.0 FM et entend imposer ses ondes sur le Grand Rodez et bien au-delà. Disposant d’une autorisation permettant une puissance d’émission de 1 KW, elle devrait arroser une zone de plus de 100 000 habitants. Jean-Pierre Alexandre est le responsable des programmes de la station.

Le même jour, autre surprise de taille pour les ruthénois, c’est un nouveau journal qui voit le jour. Eh oui, cela n’arrive pas tous les jours, notamment en ces temps de crise. Et pourtant, Rodez va enfin avoir son hebdomadaire. Il faut dire que la capitale aveyronnaise était la seule à ne pas avoir le sien alors que les principales villes du département en sont pourvues depuis bien longtemps : Millau, Villefranche-de-Rouergue, Saint Affrique, Espalion.

Attendu, Le Ruthénois sera donc le nouvel hebdomadaire diffusé sur le Grand Rodez. Hugues Robert, son rédacteur en chef, a soigneusement préparé la sortie du n° 1. Le journal de 24 pages, couvre l’ensemble de l’actualité locale des huit communes du Grand Rodez, plus celle voisine de Flavin. Le Ruthénois se veut un média proche des habitants de l’agglomération, de leur vie quotidienne et de leurs préoccupations. Gageons que ce nouveau journal aura à cœur de traiter l’essentiel et le meilleur de l’actualité locale, pas toujours bien relaté dans la presse quotidienne.

Afin de mieux coller à la vie locale, le rédacteur en chef du Ruthénois devrait animer chaque vendredi matin une émission sur Radio Temps.

Bienvenue et longue vie à ces deux nouveaux médias ruthénois.

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