Le président Emmanuel Macron reste le meilleur atout pour sortir le pays de 30 ans d’immobilisme mortifère

On entend tout et n’importe quoi à propos des gilets jaunes. Chacun y va de son petit avis mais tout le monde est à côté de la plaque, y compris les chaînes d’information en continue et la plupart des politiques qui ont, chacun à leur manière, exploité et souvent encouragé les uns et les autres jusqu’à l’absurdité sans que personne ne s’en offusque. Les français auraient-il perdu la raison ?

La responsabilité de quelques médias d’information, des réseaux sociaux et de politiciens (A lire sur le sujet : « Aujourd’hui, on tend le micro à n’importe qui » par Dominique Wolton)

Pourquoi trouver tant d’excuses à un mouvement qui globalement n’a pas de justifications profondes, né de l’opposition de quelques automobilistes et motocyclistes radicalisés et hostiles à toute réglementation. Ceux-là même qui s’opposent depuis des mois à la limitation de vitesse à 80 km/h, qui détruisent les radars, les péages et même les parcmètres. A cela, s’est ajouté une kyrielle de braves gens plus ou moins manipulés qui entendent profiter des largesses de l’Etat providence et qui en veulent toujours plus, sans rien donner en contrepartie.

Sans oublier bien sûr quelques retraités, dont la plupart sont loin d’être dans la misère, qui veulent en découdre avec ce méchant gouvernement qui a augmenté leur CSG pour redistribuer du pouvoir d’achat, justement aux salariés qui eux ne sont même pas sûr d’avoir un jour une retraite digne de ce nom comme aujourd’hui.

Les français ont facilement tendance à crier famine la bouche pleine ! Même si au quotidien, nul ne le conteste, les choses se sont pas toujours faciles et certains peuvent éprouver des difficultés à boucler leur fin de mois, ils ne sont pas les seuls et surtout pas les plus mal lotis du monde. Bien au contraire. Fait pour le moins amusant, l’action des gilets jaunes est intervenue au moment où les prix du carburant en France se situent dans la moyenne des prix européens alors qu’aujourd’hui, fin décembre, le prix du baril est passé sous les 50 dollars le baril, contre 80 dollars deux mois plus tôt. Nous sommes très loin de prix du carburant insupportable. Qu’aurions-nous du dire en 1973 et 1979 où les pris ont été multipliés par 4 ou 5 en quelques jours !

Autre paradoxe dans cette affaire, ce sont en partie ceux qui sont les plus protégés et assistés qui sont les plus virulents alors que la France fait partie des pays les plus distributifs en matière sociale, y compris devant les pays scandinaves. A l’inverse, s’il y a des français à plaindre, c’est d’abord celles et ceux qui travaillent dur, le plus souvent pour un salaire modeste et qui doivent eux, payer toutes sortes d’impôts et taxes, sans bénéficier de la plupart des aides publiques. Si injustice il y a, c’est bien à leur égard car le système d’assistanat tend à les ignorer alors qu’il ont parfois un revenu disponible moindre si l’on y regarde de près.

Contrairement à ce qu’affirment sans vergogne les gilets jaunes (probablement éprouvent-ils quelques difficultés à comprendre certaines réalités), ils oublient que si la France reste une bonne mère généreuse, c’est que d’autres français paient pour cela. L’Etat-providence permet ainsi à la France d’avoir un taux de pauvreté de seulement 14% de la population, nettement inférieur à celui des grands pays développés. Sans cette redistribution, ce chiffre serait deux fois plus élevé. Toutes les enquêtes internationales confirment que la France est le pays de l’OCDE où les inégalités entre les pauvres et les riches sont les moindres. Difficile de faire plus sans affaiblir davantage le pays qui plie sous les prélèvements obligatoires et la dette.

Quant à nos chers retraités, très remontés contre l’augmentation de la CSG, globalement, ils restent eux aussi, parmi les mieux lotis de l’Union européenne au regard des pensions qui sont servies. Et c’est encore plus vrai pour les retraités les plus anciens qui ont bénéficié de régimes très favorables qui n’existent plus aujourd’hui. Pourquoi tant d’égoïsme vis-à-vis des générations futures qui auront une retraite bien moins importante et des salariés qui doivent souvent se contenter de petits salaires pour boucler les fins de mois ?

Ces faits confirment au besoin que les revendications des gilets jaunes n’étaient au départ qu’un prétexte fallacieux pour s’opposer à l’action du gouvernement. Il n’est un secret pour personne que divers élus d’opposition, ont encouragé et manipulé les manifestants comme on a pu le constater sur les réseaux sociaux et à travers certains médias à la recherche d’audience en exploitant les peurs irraisonnées des uns et des autres. A cela, sont venus s’ajouter les ragots de toutes sortes, véhiculés par les réseaux sociaux.

Le plus bel exemple de manipulation nous a été donné avec l’allégation selon laquelle le terrible attentat terroriste de Strasbourg aurait été une opération de diversion du gouvernement. Cela montre l’extrême naïveté, pour ne pas dire l’imbécillité des gilets jaunes qui sont convaincus d’être devenu le centre du monde. Ces théories du complot qui fleurissent ici et là, portées par des groupuscules extrémistes n’ont qu’un but, affaiblir la démocratie pour imposer leur dictature.

Comment peut-on jeter le trouble sur ce terrible attentat et porter atteinte à l’honneur des victimes et de leurs familles ? En mobilisant abusivement la force publique durant plus d’un mois pour maintenir l’ordre, les gilets jaunes portent nécessairement une responsabilité dans cet attentat du fait du manque de disponibilité des forces de Police et de Gendarmerie pour assurer la sécurité des français à un moment où le risque terroriste demeure élevé. Tout cela est bien triste !

Une organisation de désinformation comme jamais vu alors que ce gouvernement, pour la première fois depuis longtemps, s’est attelé à réformer le pays avec courage pour redonner de l’emploi et du pouvoir d’achat à nos concitoyens.

Une sortie de crise qui aura nécessairement un coût très élevé pour la France qui n’en avait pas besoin

Pour mettre fin à ce blocage du pays, le président de la République a annoncé un certain nombre de mesures, pour le moins généreuses au regard de leur coût élevé, visant à favoriser le pouvoir d’achat des français les plus modestes.

Outre le renoncement à l’augmentation d’un certain nombre de taxes en 2019 (une erreur politique ?), la loi de finances pour 2019 a validé un certain nombre de mesures supplémentaires : augmentation de l’ordre de 100 € par mois des bas salaires jusqu’à 1.2 fois le SMIC (sous forme de prime d’activité supportée par l’Etat) ; rehaussement du plafond de revenus à partir duquel l’augmentation de la CSG s’appliquera au 1er janvier prochain (plafond de revenus porté de 1 200 € à 2 000 €/mois pour une personne), ainsi que la restauration des heures supplémentaires exonérées d’impôt.

Des mesures très importantes chiffrées à environ 10 milliards d’euros et qui devraient être financées par les déficits qui vont ainsi exploser à environ 3.2% du PIB en 2019, contre 2.7% prévus, nettement au-dessus des autres pays et même de l’Italie. Cette situation dégrade un peu plus la situation financière de la France déjà mauvaise ainsi que sa crédibilité à travers le monde et fera d’elle le plus mauvais élève de l’Union européenne. Un défi de plus à relever pour nos gouvernants et non des moindres !

Parallèlement, les divers blocages de l’activité en France vont nécessairement engendrer une chute de la croissance qui ne s’annonçait déjà pas très bonne, probablement aux alentours de 1.5% seulement pour 2018 (contre 1.7% prévu) et probablement moins en 2019 (environ 1.2%). A cela, il faut ajouter une baisse importante de l’activité de certaines entreprises comme le transport routier, le commerce et plus généralement le tourisme ; ce qui ne va pas manquer de les fragiliser alors que leur chiffre d’affaires a parfois baissé de l’ordre de 20% à 50% ; ce qui immanquablement entraîner des licenciements.

Une chose est sûre, ce n’est pas avec une croissance de moins de 1.5% dans les prochaines années que la France va créer des emplois ! Un des nombreux effets désastreux des gilets jaunes que la France va devoir payer longtemps. Ajoutons à les évolutions pessimistes, que si ces quelques mesures vont générer une augmentation du pouvoir d’achat estimé entre 2% et 3% en 2019, elles vont aussi favoriser les importations chinoises et accentuer notre déficit commercial abyssal, tout en favorisant le commerce en ligne au détriment des commerces de proximité. Bravo les gilets jaunes ! Ils n’ont manifestement pas tout compris !

Au final, le bilan s’avère pour le moins désastreux pour l’économie française qui n’en avait pas besoin. Le mouvement des gilets jaunes aura un effet négatif à moyen terme sur l’économie, l’emploi et donc le pouvoir d’achat des français car ce sont eux qui vont devoir payer l’addition. Décidément, les français ont le chic à se tirer une balle dans le pied ! Une fois de plus, ils lâchent la proie, qui était à portée dans quelques années, pour l’ombre et l’inconnu. C’est le résultat désolant de ce populisme mortifère qui envahit peu à peu l’Europe et le monde.

Malgré ces quelques reculades face à une poignée de casseurs, pour l’avenir du pays, il reste à espérer que le président Macron maintiendra sa politique de réformes et la conduira à son terme, quoi qu’il en coûte.

La France, le pays malade de l’Union européenne

Il n’est un secret pour personne que la France est le pays développé qui consacre le plus gros budget à la redistribution sociale. Ce qui explique en partie le dérapage des dépenses publiques qui atteignent un record de 57% du PIB, contre seulement 40.50% pour la moyenne de l’Union européenne (48.7% en Italie, 44% en Allemagne ou 41% en Espagne). Ce coût très élevé des dépenses publiques en France permet de disposer d’importants amortisseurs sociaux pour les français les plus modestes, au point de laisser croire aux français que l’on peut éternellement continuer à se comporter en cigales pendant que les autres pays font des efforts pour rester compétitifs et ne pas dilapider l’argent public.

Les difficultés et le mal-être des français résultent d’abord du niveau élevé du chômage et de la précarité qu’elle engendre. Face à cela, depuis plus de 30 ans, les gouvernements successifs plutôt que de s’attaquer aux racines de ces maux, par facilité et par clientélisme, se sont contentés d’augmenter les généreuses politiques de redistributions financées à coup de hausses d’impôts qui impactent les classes moyennes et plombent la compétitivité du pays en conduisant à la destruction d’emplois. Voilà la réalité de la crise d’aujourd’hui : l’absence de politique courageuse visant à s’attaquer au manque de compétitivité des entreprises françaises qui sont les seules à pouvoir créer de la richesse et des emplois durables.

Avec une inflation aux alentours de 1,4% ces dernières années et les augmentations régulières de certaines dépenses obligatoires, souvent différées par les précédents gouvernements, cela a pu donner le sentiment aux français qu’ils avaient subi une baisse importante du pouvoir d’achat. En réalité, compte tenu de la générosité de l’Etat providence, beaucoup de français parmi les plus modestes éligibles à ces aides, oublient tout simplement de prendre en compte les redistributions effectives pour juger. 

Pour maintenir l’Etat providence, les gouvernements français successifs n’ont eu de cesse de taxer toujours un peu plus celles et ceux qui font la richesse du pays. En 2000, les socialistes ont ainsi créé les 35 heures, qui ont constitué un véritable fléau pour la compétitivité des entreprises, sans pour autant avoir abouti à de réelles créations d’emplois. Antérieurement, ces mêmes gouvernants au nom d’une idéologie tout aussi imbécile et contre-productive, avaient décidé de taxer les plus riches en introduisant l’ISF, qui taxe l’outil de travail, tout en exonérant les œuvres d’arts !

Des aberrations économiques et sociales que nous payons encore aujourd’hui qui ne se justifiaient que pour satisfaire un électorat avide de lutte des classes. Il s’agit là de décisions d’autant plus absurdes que la France a été le seul pays du monde développé à avoir pris de telles mesures ; preuve s’il en est de leur non-sens économique sur la compétitivité et l’emploi. Des mesures que même les pays scandinaves n’ont pas voulu instaurer et qui coûtent à l’Etat bien plus qu’elles ne rapportent. Mais cela il faut surtout pas le dire !

En attendant, la France continue de vivre nettement au-dessus de ses moyens jusqu’à la descente aux enfers !

Objectivement, en y regardant de prés, la prétendue baisse du pouvoir d’achat en 2018 reste à démonter, notamment au regard des nombreuses mesures prises par ce gouvernement depuis le début de l’année, avec l’exonération de taxe d’habitation (à hauteur d’un tiers en 2018) pour 80% des français et la suppression des cotisations salariales. Pour 2019, après les dernières mesures annoncées par le président Macron, le pouvoir d’achat devrait être très largement positif, sans parler de l’exonération des 2/3 de la cotisation de taxe d’habitation qui viendra s’y ajouter. Du jamais vu depuis des décennies.

Que les français concernés profitent bien de ces cadeaux tombés du ciel (uniquement en France) car cela risque de ne pas durer longtemps ; à un moment ou à un autre, quelqu’un va devoir payer l’addition.

Le président Emmanuel Macron constitue la seule alternative crédible de sortir la France de 30 ans de gabegie

Vu de l’étranger et même de France, l’élection d’Emmanuel Macron, par sa jeunesse, son intelligence et sa vision du futur, présentait à cet égard l’espoir d’un véritable renouveau pour le pays et laissait espérer qu’enfin, nos gouvernants allaient s’attaquer pour de bon aux problèmes de ce pays.

De plus, contrairement à bien d’autres, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir été transparent durant la campagne en annonçant clairement un programme visant à restaurer en priorité la compétitivité de l’économie française. C’est une politique de bon sens et le seul moyen de régler durablement le fléau du chômage (9,2% de la population active) qui perdure dans notre pays contrairement à nos principaux concurrents européens. A titre de comparaison, ce taux est actuellement de 5.1% en Allemagne.  Manifestement, certains français n’ont tout compris, où n’ont pas voulu patienter quelques années de plus, pensant peut-être, tel un magicien, que le président Macron allait effacer plus de 30 années de gabegie par un coup de baguette magique !

Quelles qu’aient été ses erreurs (parmi lesquelles la suppression de la taxe d’habitation qui aura un coût de 20 milliards par an pour les finances de l’Etat) et autres maladresses, contrairement à ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a, à ce jour, respecté la quasi-totalité de ses engagements et réalisé en moins de 18 mois, bien plus de réformes utiles que son prédécesseur qui n’avait rien fait  pour le pays en 5 ans. Ce qui ne l’a pas empêché d’être le plus impopulaire des présidents !

Paradoxe du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement d’Edouard Philippe désigné par le président Macron, s’est engagé dans les réformes de fond, novatrices et courageuses inspirées qui ont pour principale finalité la restauration de la compétitivité du pays en vue de permettre. A terme, un telle politique doit conduire à une réduction significative du chômage, une meilleure redistribution du pouvoir d’achat et corrélativement une amélioration de nos finances publiques, qui seule permettra de préserver notre généreux système de redistribution. Alors pourquoi tant de haine, d’incompréhension et de jalousie envers celles et ceux qui font la richesse de notre pays ?

A trop vouloir tirer la corde, la France risque un peu plus de se fracturer entre les partisans du statu quo et de l’Etat providence, au mépris de ceux qui contribuent largement et qui en ont marre de porter le fardeau sans la moindre contrepartie. Aujourd’hui, la France présente deux visages opposés, l’une assistée qui a peur de l’avenir et prêche le repli sur soi (les populistes) et l’autre, ouverte et dynamique, qui veut aller de l’avant pour se faire une place dans le nouveau monde (les progressistes). Ce sont ces deux France qu’il faut réconcilier sous peine d’implosion durable du pays. Opposer la France des villes et des campagnes n’a pas de sens et ne reflète pas la réalité.

Cessons de croire à la facilité et la fuite en avant qui n’a mené nulle part depuis 30 ans. Non la France ne s’en sortira pas sans se réformer et quelques petits efforts pour chacun, en continuant à distribuer des richesses qu’elle n’a pas et en vivant au-dessus de ses moyens. La France ne peut davantage ignorer le changement climatique et s’exonérer de mesures radicales visant à limiter le réchauffement climatique qui va rapidement menacer l’avenir de la planète.

Que cela plaise ou non, Emmanuel Macron constitue la seule porte de sortie crédible pour la France. Pour réussir, il lui faut engager l’ensemble des réformes envisagées et ne plus céder, même si elles ne porteront leurs fruits que dans quelques années. L’Allemagne a mis plus de 5 ans à se rétablir, ne l’oublions pas.

En moins de 18 mois, jamais des réformes aussi importantes et porteuses d’avenir n’ont été engagées en France

Les réformes qui visent à redonner du pouvoir d’achat :
• Suppression de la taxe d’habitation par tiers, étalée sur 3 ans pour 80% des français d’ici 2020, soit un coût à terme de 20 milliards d’euros par an,
• Réforme du système de santé et amélioration des remboursements et prise en charge des soins les plus coûteux (soins dentaires, optique, auditifs)
• Suppression des charges salariales en vue d’augmenter le salaire net des salariés par l’augmentation de la CSG pour les mieux lotis

Les réformes qui veulent rendre l’économie française plus compétitive et à développer l’emploi
• Réforme du code du travail, pour rendre le marché du travail plus souple et compétitif
• Remplacement de l’ISF par l’IFI (imposition sur le patrimoine immobilier)
• Suppression du contesté régime du RSI (régime social des indépendants) et remplacement par un régime général moins pénalisant
• Adoption de la loi Pacte visant à donner aux entreprises les moyens d’innover, de se financer, se développer et se transformer, de créer des emplois, de récompenser le travail des salariés

Les réformes pour moderniser l’Etat :
• Mise en place d’un nouveau pacte ferroviaire en vue d’instaurer un service public plus fiable et efficace, capable de résister à l’ouverture prochaine de la concurrence
• Réforme pour une justice plus rapide, plus efficace et moderne au service des justiciables
• Adoption de la loi ELAN visant à faciliter la construction de nouveaux logements (simplification des normes, limitation des recours abusifs contre les permis de construire, transformation des bureaux vides en logements) et de protéger les plus fragiles

Les autres réformes à venir :
• Réformes de l’Etat, de la fiscalité locale, de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’assurance chômage, grande réforme du régime des retraites…

Un calendrier de réformes jamais vu en France qui vise à moderniser notre pays, tout en améliorant son efficacité et ses performances, et donc le pouvoir d’achat et la vie de tous les citoyens.

Quant Emmanuel Macron s’inspire de l’Allemagne pour sauver la France

Les français qui ont la mémoire courte. Si l’Allemagne a depuis près de 8 ans de bons résultats économiques et un chômage à 5%, c’est grâce aux courageuses réformes engagées par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder en 2002, face au manque de compétitivité que rencontrait alors l’Allemagne. Il n’avait pas hésité à sacrifier sa popularité et son parti pour lancer les célèbres réformes « Hartz » : des réformes d’inspiration libérales, qui ont réduit l’influence de l’État-providence et libéralisé considérablement le marché du travail allemand. Ces réformes lui coûteront sa réélection, mais relanceront durablement la compétitivité de l’économie allemande et lui permettront d’atteindre les performances qu’on lui connaît aujourd’hui.

En France, depuis des décennies, pour des raisons strictement électoralistes et court-termistes, les gouvernants se sont contentés de gérer le pays au jour le jour, en reculant dès que l’opinion manifestait sa mauvaise humeur et en redistribuant au plus grand nombre, sans se soucier si notre pays en avait les moyens. Et ce, en taxant toujours plus une minorité de français. Probablement par ignorance et naïveté, les français ont ainsi été habitués à la facilité et aux reculades des gouvernements. Ils voudraient manifestement continuer à se comporter en cigales, en jouant avec des politiciens dont la priorité reste leur réélection à tout prix, quitte à conduire le pays à la ruine.

Dans une démocratie qui se respecte, les citoyens s’expriment librement et régulièrement lors des élections. En France, le peuple a parlé en mai 2017 et désigné Emmanuel Macron pour 5 ans en lui donnant mandat pour conduire les réformes visant à moderniser le pays au bord de la faillite. Contrairement à d’autres qui n’ont pas respecté leurs engagements, donnons-lui le temps de mener à son terme son programme ambitieux avant de juger. Même si le délai de 5 ans paraît court pour que les effets des réformes puissent être palpables, les français auront tout le loisir de se prononcer au terme du mandat.

N’oublions pas une réalité bien française. Les difficultés récurrentes de la France (chômage élevé, déficits publics et déficits commerciaux) proviennent avant tout d’un manque de compétitivité et de souplesse de notre économie par rapport à nos concurrents et d’une croissance très insuffisante depuis des décennies. Pourquoi nos amis européens, notamment du nord de l’Europe, qui ont su gérer leur pays de manière rigoureuse et demandé en leur temps des sacrifices à leurs administrés, devraient aujourd’hui payer pour la France qui refuse de se réformer et de se moderniser ? On ne peut que comprendre le mécontentement et le manque de confiance de nos amis européens à l’égard de la France.

Compte-tenu de l’habituel blocage des français face à toute tentative de réforme du pays depuis plus de 50 ans, rien d’étonnant à ce que le président Emmanuel Macron ne soit pas au mieux de sa popularité, sachant qu’il a engagé et va poursuivre des réformes profondes pour moderniser notre pays, quitte à mécontenter quelques français.

Même si certains ont du mal à l’accepter, la France a la chance d’avoir un président jeune, intelligent et visionnaire. Peut-être trop pour certains qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et surtout de leur portefeuille ? Une chose est sûre, cela change des présidents de peu d’envergure de ces dernières décennies qui ont été incapables de moderniser le pays et l’adapter au nouveau monde. Ne boudons pas notre plaisir avec un président que beaucoup de pays nous envient.

Même si les français ne jugent qu’à très court terme en fonction de leurs petits intérêts personnels et non de celui du pays et de la planète, la France qui traverse de fortes turbulences, dispose aujourd’hui d’un excellent pilote qui vole aux instruments, et non à vue comme trop souvent par le passé. Ne nous y trompons pas, la France n’a qu’un fusil à un coup. Si le pays ne réussit pas à se réformer rapidement, il sera durablement relégué et marginalisé face aux nations développées et le prix à payer pour se rétablir sera très élevé pour tous.

Les français doivent avoir une autre ambition que de devenir demain l’Argentine de l’Europe. Pour cela, tout le monde doit se mette au boulot !

Plus d’infos :

• Entretien du Télégramme de Brest avec Dominique Wolton : « Aujourd’hui, on tend le micro à n’importe qui »

Publicités

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :