France : Aprés 30 ans de laxisme, la seule alternative aujourd’hui est de réformer au pas de charge ou de mourir à petit feu

Les « gilets jaunes » prétendent être les représentants de français qui en ont ras-le-bol face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’augmentation des taxes sur l’automobile. Au-delà des affirmations des-uns et des autres, la situation française est beaucoup plus complexe et différente que ce qu’on veut bien nous faire croire.

La réalité sur le pouvoir d’achat des français ou la manipulation de l’information

Voici quelques mois, courant septembre, l’OFCE (Office français des conjonctures économiques), un organisme indépendant de prévision macroéconomique a publié une enquête intéressante sur le pouvoir d’achat des français, en prenant en compte l’ensemble des mesures prises depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron. Cette étude intègre notamment plusieurs réformes, dont la baisse de la taxe d’habitation, la suppression des cotisations salariales, la hausse de la CSG des retraités, la suppression de l’ISF. Ces mesures ont entraîné la baisse de la fiscalité directe à hauteur de 9.4 milliards d’euros mais aussi la hausse de la TICPE à partir de 2019, la désindexation des pensions de retraites et la hausse des taxes sur les cigarettes.

Même si ce n’est pas toujours lisible, la réalité est que globalement, les mesures prises par le gouvernement d’Edouard Philippe depuis 2018 contribuent à la réduction des inégalités et notamment des revenus les plus bas qui auraient gagné environ 4% de revenu disponible, soit en moyenne 650 €. A l’inverse, pour les ménages appartenant aux 35% parmi les plus importants, le revenu disponible a baissé de 1 900 € à 5 640 €.

L’OFCE en conclut que pour l’année 2018, l’impact de l’ensemble de ces mesures est quasi-nul (gain de 100 millions d’euros). Par contre, en 2019, sous l’effet de la nouvelle baisse de la taxe d’habitation en novembre 2019, le pouvoir d’achat en sera sensiblement augmenté de l’ordre de 3.5 milliards d’euros et ce, malgré la hausse de la CSG, la désindexation des pensions ou le nouveau mode de calcul des allocations logements.

Même si cette étude se veut globale, il est parfaitement faux d’affirmer que le pouvoir d’achat des français a baissé en 2018, d’autant que deux mesures importantes (réforme de la taxe d’habitation et exonération des charges salariales) concernent les revenus les plus modestes et de fait, la majorité des français.

Ces enquêtes confirment que les classes moyennes intermédiaires et supérieures qui ne bénéficieront pas ou peu de l’exonération de taxe d’habitation et qui doivent par ailleurs supporter l’impôt sur le revenu acquitté par seulement 45% des français (globalement les plus urbanisés) parmi les plus aisés qui constitue la catégorie qui subit de plein fouet la pression fiscale des dernières années.

Dans le même sens, les récentes enquêtes de l’INSEE montre, au besoin, que le pouvoir d’achat du revenu brut disponible brut des ménages français est resté constamment positif entre 1960 et 2017, même si celui-ci s’est sensiblement réduit après la crise de 2008/2009, avant de repartir légèrement à la hausse ces dernières années. Ce qui n’a pas été le cas de tous les pays européens.

Deux France qui s’ignorent et qui s’opposent de plus en plus

S’il est incontestable que les français les plus modestes ressentent davantage l’impact de la hausse du coût de la vie en raison des dépenses contraintes qui ont tendance à augmenter sensiblement au fil des ans, notamment celles liées aux transports, il faut bien avouer que les amortisseurs sociaux dont bénéficient la plupart d’entr’eux atténue largement cette évolution.
Aux nombreuses aides sociales traditionnelles viennent s’ajouter : prime de Noël et de rentrée, chèque énergie, crédits d’impôts, aide aux cantines scolaires, participation aux dépenses d’énergie, d’eau et de téléphonie…

Si l’on ajoute quelques « extras » liés à divers petits travaux et autres bricolages effectués ici et là, certains peuvent disposer de revenus bien plus importants qu’ils ne le prétendent, notamment au regard de salariés à revenus moyens qui ne bénéficient pas, ou très peu d’avantages sociaux.

D’autre part, n’oublions pas que nombre de dépenses, y compris dans certains foyers modestes, tendent parfois à exploser au détriment des dépenses contraintes alors qu’elles ne sont pas essentielles et pourraient être mieux contenues (véhicule inadapté, déplacements superflus, téléviseur et téléphone dernier cri, abonnement TV multiples, tabac, voyages…)…

Cet assistanat excessif que ne connaît aucun autre pays au monde a de nombreux effets pervers. Il conduit notamment à renforcer les inégalités entre ceux qui travaillent durement pour un salaire modeste, mais qui, eux ne peuvent bénéficier de la plupart de ces aides. Par ailleurs, il contribue à accentuer les disparités et la rupture entre celles et ceux qui acquittent de lourds impôts pour alimenter le puits sans fond d’un assistanat qui ne permet pas à la plupart des personnes concernées de retrouver une véritable place dans la société. Ce qui a contribué ces dernières années à la naissance de deux France fort différentes.

Dans ce contexte, comment ne pas être affligé de constater que de nombreux élus de la nation se fassent manipuler en laissant croire que les français les plus modestes seraient laissés à l’abandon, sur le bord du chemin ? Hélas le populisme et le clientélisme font bon ménage. Il est facile de compatir aux difficultés des uns et des autres, sans chercher à connaître la réalité et de proposer des alternatives à l’assistanat pourtant néfaste tel qu’il est en France. La preuve est quotidiennement apportée que l’excès de protection pénalise davantage l’insertion de ces personnes dans notre société, qu’il ne les aide, tout en contribuant à accentuer à opposer deux France : l’une ouverte sur le monde qui se veut attractive et s’adapte à la mondialisation, et l’autre, qui a peur de l’avenir et prêche un repli sur soi mortifère.

Objectivement, l’on assiste à une manipulation de la réalité des faits par les « gilets jaunes », pour tenter de justifier leur action. Rappelons au passage que ce mouvement a été initié par quelques inconditionnels de l’automobile et de la moto, par principe, hostiles à toute réglementation de vitesse, aux radars, aux péages et parcmètres… comme en atteste la forte augmentation du nombre de destruction ces dernières semaines. Le hasard ? Ne soyons pas dupes !

L’avenir de la planète et la santé des français urbains très impactés par la pollution automobile, les « gilets jaunes » n’en ont que faire. Seule compte leur voiture même si elle tue massivement.

Manipulation et désinformation à l’oeuvre

Les « gilets jaunes » voudraient faire croire qu’ils sont les victimes d’une fiscalité écrasante. En réalité, il n’en est rien puisque l’augmentation de la taxe sur les carburants a été insignifiante. Il s’agit là d’une affirmation purement fantaisiste et constitue seulement un prétexte pour contester la politique du président et de sa majorité, élus voilà 18 mois seulement.

De plus, s’il y a bien un réel ras-le-bol fiscal, il concerne d’abord celles et ceux qui contribuent fortement dans ce pays et ils sont hélas de moins en moins nombreux. Cette réalité là, comme par hasard, personne n’en parle et surtout pas les médias ; à croire qu’il est normal que ces gens là paient sans avoir leur mot à dire…

On voit bien ici la récupération politique par nombre d’opposants politiques qui n’ont pas accepté la large victoire d’Emmanuel Macron et qui appuient toutes les formes de contestations afin de tenter de déstabiliser le chef de l’Etat. Le populisme est à l’œuvre un peu partout, y compris en France pour tenter de récupérer les voix des électeurs, quitte à aller à l’encontre de l’intérêt même du pays et de sa population.

Comment ne pas s’étonner qu’un certain Hollande, le plus mauvais président que la France ait connu, incapable de faire acte de candidature à un second mandat, n’hésite pas à aller sur le terrain pour encourager la révolte contre le chef de l’Etat. Manifestement, le cynisme n’a pas de limite, lui qui porte pourtant une responsabilité considérable dans la dégradation de la situation budgétaire de la France et l’augmentation des impôts et taxes et qui s’est également montré incapable de réduire le chômage durant son mandat. Un comportement minable qui discrédite un peu plus la politique.

En réalité, les choses sont claires. La présumée baisse du pouvoir d’achat et la modeste augmentation de la taxe sur les carburants n’ont été qu’un prétexte fallacieux pour une contestation strictement politique qui ne veut pas dire son nom.

En cela, le suivisme et le soutien de certains politiques pour ce mouvement est d’autant plus scandaleux que les politiciens en question n’ignorent rien de la réalité des faits et des manipulations médiatiques qui voudraient faire croire un mouvement de braves gens qui manifestent leur mécontentement face aux difficultés de fin de mois.

S’il est incontestable que certains ont du mal à boucler leur fin de mois, ce n’est pas nouveau et certainement pas du fait de la modeste taxe sur les produits pétroliers, ni de la limitation de la vitesse à 80 km/h et encore moins de ce gouvernement qui est justement en train de s’attaquer à des questions complexes en redonnant progressivement du pouvoir d’achat comme jamais. Les difficultés de certains français modestes sont d’abord liée au dysfonctionnement de notre système d’aides sociales et surtout au renoncement des gouvernements de ces dernières décennies à le réformer par pur clientélisme.

La France vit très au-dessus de ses moyens et inflige une fiscalité excessive à une minorité de français qui sont désespérés

Les « gilets jaunes » trouvent aussi leurs sympathisants chez nos concitoyens qui ont peur de l’avenir du fait de la mondialisation qui impose une forte concurrence et des changements radicaux, en mettant sous pression les entreprises les plus fragiles et donc l’emploi, notamment dans les zones rurales les plus excentrées.

Cette peur des lendemains, le monde la subit depuis une décennie et se mesure hélas à l’ampleur de la montée du populisme et du repli sur soi qui a conduit au Brexit au Royaume-Uni, à l’élection de Trump aux USA ou à des gouvernements radicaux comme en Italie. Hélas, la France n’échappe pas à ces mouvements qui s’appuient avant tout sur les fake news et autres théories du complot diffusées sur les réseaux sociaux pour abuser les plus modestes, y compris des élus.

Malgré la demande persistante de plus d’assistanat par nos concitoyens, la pression fiscale ne cesse de progresser, de plus en plus concentrée sur les classes intermédiaires et supérieures qui représentent moins de 40% de la population. A l’inverse, les français les plus modestes en sont largement totalement ou partiellement exonérés et restent dont les principaux bénéficiaires d’un système de redistribution généreux et aujourd’hui inadapté. Là sont les responsabilités des gouvernements précédents.

Car si le ras-le-bol fiscal se fait de plus en plus sentir ces dernières années (il ne date pas d’aujourd’hui), c’est aussi parce que les prélèvements obligatoires atteignent en France des niveaux record. Selon l’OCDE, en 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron, ils avaient atteint 45.3% du PIB, dépassant les 1 000 milliards d’euros. L’actuel chef de l’Etat n’est donc pas responsable de cette situation mais doit nécessairement en tenir compte dans la fixation de sa politique.

Ce triste record européen et mondial est d’autant plus inacceptable que le système d’aide et d’assistanat est devenu fort dispendieux et pour le moins inefficace, sans parler des administrations pléthoriques et inadaptées qui répondent de moins en moins à l’attente des administrés malgré un coût considérable des dépenses publiques de 57% du PIB. Ce sont là les faiblesses de la France qui nuisent à son développement et sa croissance qu’il faut impérativement corriger.

Corrélativement, la dette publique de la France n’a cessé de se creuser pour dépasser les 98% du PIB. Ne parlons pas des déficits publics autour de 3% du PIB en 2017 et encore plus inquiétant, du lourd déficit du commerce extérieur à plus de 50 milliards d’euros et probablement à 65 milliards d’euros en 2018, preuve de la détérioration de la compétitivité des entreprises françaises ces dernières années.

Cette situation implique des réformes profondes de notre système administratif, social et fiscal.

Après 30 années d’immobilisme et de gestion électoraliste, le président Macron a au moins le courage de s’attaquer au mal français

L’immobilisme, nous en avons un bel exemple avec le quinquennat Hollande, alors que la situation économique mondiale était plutôt favorable, contrairement à l’importante crise financière de 2008/2009 qui a plombé la France, le gouvernement a laissé les choses se dégrader par pur clientélisme et manque de courage politique. Il en fût de même avec les derniers présidents et notamment Jacques Chirac, un autre corrézien qui avait pourtant connu l’une des périodes de plus forte croissance de son histoire dans les années 2000 !

Le populisme est déjà à l’action en France depuis un certain temps et on commence à en voir les dégâts sur la société.

L’héritage laissé à Emmanuel Macron constitue un lourd handicap pour le gouvernement. Cette situation pour le moins catastrophique, ne peut être résorbée sans d’importantes mesures d’économies pour tous les français. Dans ce contexte, les marges de manoeuvre du président et de son gouvernement restent très étroites, voire inexistantes. La seule porte de sortie n’est autre que de prendre le taureau par les cornes pour réduire massivement la dépense publique afin de réduire progressivement les prélèvements obligatoires et favoriser la compétitivité. C’est la seule issue pour la France.

Il faut mettre fin à l’inflation des impôts et taxes qui pèse sur une trop faible minoré de français. Le meilleur moyen de venir en aide aux français, ce n’est pas d’augmenter les aides sociales mais de s’attaquer à la réduction des dépenses publiques pour libérer et rendre plus compétitives nos entreprises. Seule une économie compétitive permettra de créer de véritables emplois durables correctement rémunérés. A cet égard, la suppression de l’ISF (impôt idéologique par excellence unique en Europe) et la création de l’Exit taxe vont dans le bon sens car elles sont source d’une bien meilleure attractivité. La nette amélioration de l’image de la France à l’étranger depuis 2017 est un encouragement pour les investisseurs étrangers et porteuse en terme d’emplois futurs.

De même, l’augmentation du SMIC au-delà de la hausse des prix est une erreur idéologique et donc une mesure purement clientélisme des précédents gouvernements. Chacun le sait, elle dégrade la compétitivité des entreprises et accentue considérablement le chômage.

Arrêtons les propositions court-termistes démagogiques et catastrophiques en terme d’emploi et de bien-être pour les français. Soyons lucides ! La nécessaire baisse des impôts et taxes aura malgré tout un coût élevé pour tous les français, sans rapport avec l’insignifiante augmentation des taxes sur le carburant. La France n’a qu’un choix : vaincre ou mourir.

La seule alternative pour la France est de se réformer ou mourir

La France doit s’attaquer une bonne fois pour toutes à la dérive des dépenses publiques et remettre à plat l’ensemble du système, y compris les missions des administrations publiques et certaines aides sociales dont bénéficient les français. L’Etat providence a un coût démesuré pour le peu de résultats obtenus et ne peut perdurer dans les conditions actuelles. Le pays doit s’adapter au plus vite au nouveau monde complexe et très concurrentiel. A défaut, c’est le déclin assuré, la récession et le début de la fin à commencer par les français les plus modestes.

Dans ce contexte, la réponse courageuse et le changement de ton du président vont dans le bon sens. Le président Macron et son gouvernement semblent avoir pris la mesure de l’ampleur de la tâche et décidé à mettre fin à 30 ans d’immobilisme, de clientélisme et de populisme larvé pour sauver le pays tant qu’il en est encore temps. Malgré les graves évènements du weekend dernier qui démontrent que nous sommes d’abord en présence d’une majorité de casseurs prêts à tout, sans motivation autre que de créer un chaos politique dans le pays.

Non, la rue ne peut imposer sa loi par la peur, la violence et le chaos. Les prochaines élections présidentielles et législatives sont en 2022 !

N’en déplaise à certains manipulateurs populistes, le gouvernement est au rendez-vous de réformes salvatrices, indispensables pour assurer l’avenir du pays et permettre une vie meilleure pour tous les français, à commencer par les plus modestes.  Que les politiques responsables de tous bords cessent enfin de jeter de l’huile sur le feux et regardent l’intérêt général du pays, plutôt que de fleurter avec de simples casseurs qui n’ont d’autres buts de mettre le pays à feu et à sang.

Les médias, de leur côté, devraient faire leur mea-culpa dans cette triste affaire. Plutôt que d’être obnubilés par l’audience à tout crin, ils seraient bien inspirés de se montrer plus objectifs et relater avec exactitude les faits, plutôt que de contribuer à déformer la réalité en faveur, quitte à donner l’impression d’encourager ces mêmes casseurs.

Renoncer à réformer le pays serait une grave erreur. De nombreux pays européens ont réussi cette transformation ; il n’y a pas de raison que la France n’y parvienne pas si chacun y met du sien. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre ! Réformer ou mourir, tel est l’avenir de la France ! Si la France échoue, elle le paiera cash pour très longtemps et deviendra l’Argentine de l’Europe avec toutes les conséquences que l’on sait pour les plus modestes.

Les français seraient-ils devenus fous ?

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2 Responses to France : Aprés 30 ans de laxisme, la seule alternative aujourd’hui est de réformer au pas de charge ou de mourir à petit feu

  1. shecos dit :

    Merci pour cet excellent article, très vrai et bien observé. Je souhaite que les gens dans la rue puissent être persuadés de voir la réalité et de comprendre que beaucoup de leurs opinions et actions sont mal évaluées et ne vont pas aider leurs situations à long terme. Cette une période triste.

    • Rodez News dit :

      Effectivement, ce qui se passe en France ces dernières semaines est très triste. On peut comprendre que certains veuillent quitter le pays, quitte à l’affaiblir un peu plus ! A croire que les français ont perdu la raison et sont devenus complètement fous.
      Pourquoi vouloir scier la branche sur laquelle nous sommes assis, à commencer par les plus modestes, et qui nous permet de vivre plutôt mieux qu’ailleurs malgré quelques imperfections ??? Pourquoi tant de chacun pour soi et de bêtise humaine ? C’est sûr, au train où vont les choses ces derniers jours, on fonce droit dans le mur, comme les britanniques avec le Brexit où les fake news avaient fait la différence. En France, les manipulations de toutes sortes et le populisme poussé à l’extrême par certains politiques et quelques médias avides d’audience a fait le reste…
      Pauvre France !

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