Les « gilets jaunes », Facebook et la manupilation de la réalité

Les « gilets jaunes » ont fait des réseaux sociaux leur outil de mobilisation, en mélangeant le vrai et le faux et en se laissant manipuler par quelques théoriciens du complot. On retrouve chez eux les habitués de Facebook souvent en mal de reconnaissance et qui n’existent souvent que par le réseau, en colportant les ragots des uns et des autres. Il suffit de jeter un œil de temps à autres !

Les « gilets jaunes » n’existent que par Facebook

Un récent éditorial du journal l’Opinion intitulé le « syndrome Facebook » ne dit d’ailleurs pas autre chose. « Les gilets jaunes ont fait du réseau social leur outil de communication et d’organisation et ne vit que par Facebook, se comporte en Facebook…. L’émotion s’exprime et l’indignation prime. Chacun crie son désarroi, son ras-le-bol au nom de tout le monde… » Mais personne ne veut être le porte-parole du mouvement. « Qu’on m’entende le plus haut et fort possible, mais surtout que personne ne me réponde »

« … Comme si les manifestants étaient façonnés par l’algorithme Facebook – qui ne place dans le fil de conversation que les articles et vidéos qui renforcent leur conviction -, ils ne semblent plus capables de supporter la critique et même le dialogue. Pour eux, débattre c’est mépriser…. Un monde où le suffrage universel apporte moins de légitimité que le nombre de partages ou de « like » : « Macron démission, constitution d’une assemblée citoyenne »… Un univers où un ministre à l’obligation d’écouter les revendications mais l’interdiction d’y répondre…

Un univers où même un journaliste ne fait plus partie du peuple et ne serait qu’un simple avatar qui ne diffuserait que des informations suspectes ou fausses ! On reconnaît ici certaines rhétoriques propres de M. Trump et on sait ce qu’il en est du personnage !

Il est d’ailleurs symptomatique de constater qu’ils ne savent pas où ils vont, incapables de désigner des représentants pour rencontrer les autorités, tellement les revendications sont à la fois diverses et pour le moins incompréhensibles. Comment ne pas s’étonner qu’une seule personne ait été désignée pour les représenter à la rencontre avec M. le Premier ministre ? Que veulent-ils vraiment ? Nul ne le sait après deux semaines de manifestations, preuve de la dérive de la motivation première de leur action.

Pour Rudy Reichstadt, directeur de l’observatoire du conspirationnisme : « Le mouvement contient une forme de radicalité propice aux lectures complotistes : le clivage haut-bas qui supplante tout et dans lequel l’oligarchie est l’ennemi des Sans-culottes ». On perçoit ici très bien la manipulation des faits par les réseaux sociaux où chacun affirme ce qu’il veut, selon ses convictions et sans rapport avec la réalité, pour se prouver qu’il existe. Eh oui, là est la triste réalité.

Le problème est que de nombreuses personnes sur FB sont incapables de faire une distinction entre le vrai et le faux et prennent tout pour argent comptant.

Quand les propos insidieux de quelques opposants politiques sont venus conforter les partisans de la théorie du complot

On voit les dégâts collatéraux causés dans l’opinion par les déclarations polémiques de quelques piètres politiciens d’opposition (plutôt sur la droite de l’échiquier) en manque de reconnaissance, qui ces derniers mois, n’ont cessé d’opposer la France d’en haut « les parisiens et les urbains » qui décide de tout sans consultation, en méprisant et abandonnant à leur triste sort « les ruraux », ceux d’en bas. L’autre insinuation est celle qui accuse Emmanuel Macron d’être le « président des riches ».

Ces allégations perfides et mensongères ont lentement fait leur œuvre sur les réseaux sociaux. Ceci est d’autant plus scandaleux et indigne que ces élus de la République, en martelant de tels propos à la seule fin de discréditer l’action du chef de l’Etat, n’avaient qu’un seul et unique but : affaiblir le chef de l’Etat et son gouvernement. Peu à peu, ce long travail de sape via les réseaux sociaux à fait le reste.

Pourquoi cracher dans la soupe et bafouer à ce point la défense de l’intérêt général qui devrait être la seule préoccupation d’un élu de la République ? Pourquoi tant d’acharnement à discréditer une action publique courageuse qui vise exclusivement à rétablir les grands équilibres budgétaires, sauver le pays de la faillite et venir en aide aux plus modestes justement ? Pourquoi tant d’acharnement et de mauvaise foi contre ce gouvernement alors que ces mêmes opposants politiques à M. Macron portent à eux seuls toutes les responsabilités de la situation actuelle : absence de réformes profondes, prélèvements obligatoires records, dérive des dépenses publiques, déficits et dette au plus haut, chômage élevé… ?

A cet égard, il est bien triste et affligeant de constater que l’ancien président Hollande a poussé le cynisme, à moins que ce ne soit de la bêtise, jusqu’à aller apporter son soutien aux « gilets jaunes », lui qui porte pourtant à lui seul, de lourdes responsabilités dans la situation de la France d’aujourd’hui.

Comment d’anciens élus peuvent entretenir ce populisme de bas étage qui ouvre en grand la porte aux idées les plus extrêmes qui mènent à une impasse. Est-ce cela qui va sauver la France et aider les plus défavorisés ? Certainement pas ; bien au contraire.

Et si l’action des « gilets jaunes » n’était qu’un prétexte ?

L’action des « gilets jaunes » est d’autant plus incompréhensible qu’elle est née d’une des plus modestes augmentations des prix du pétrole, prix qui sont d’ailleurs aujourd’hui en passe de retrouver leur prix normal. L’augmentation de la TICPE n’était elle que de l’ordre de 0.10 euros ; c’est-à-dire, rien au regard des autres augmentations du prix du pétrole subies par les français depuis 1973 sans les gilets jaunes. Alors, simple prétexte ?

Les arguments sont tout aussi incompréhensibles en ce qui concerne le pouvoir d’achat alors que nombreuses compensations existent déjà et vont être revues à la hausse pour atténuer l’impact sur les revenus les plus modestes. Rappelons que l’Etat providence est en France celui qui consacre les sommes les plus importantes du monde développé à venir en aide aux revenus les plus modestes. Enfin, globalement : il n’y a pas eu de baisse du pouvoir d’achat en 2017 et il y aura un réel avantage en 2018 du fait des mesures décidées par le gouvernement.

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que le ras-le-bol fiscal évoqué ne concerne en rien les revenus les plus modestes qui sont, et de très loin, ceux qui contribuent le moins à l’Etat providence. Aux aides sociales auxquelles ils ont droit, s’ajoutent toute une panoplie d’avantages et exonérations fiscales, que ce soit en matière de taxe d’habitation et surtout d’impôt sur le revenu.

A l’inverse, ce sont les classes moyennes les plus aisées qui sont fortement ponctionnées depuis plus de 30 ans et commencent effectivement à en avoir marre ; une catégorie marginale parmi les « gilets jaunes ». Ce sont justement les dépenses publiques dont la France est championne du monde (57% du PIB) qui alourdissent la fiscalité et pénalisent l’économie et la consommation.

Pour réduire la pression fiscale de manière significative, l’Etat va devoir engager une cure d’amaigrissement qui aura nécessairement pour résultat de revoir de fond en comble l’Etat providence. On ne peut avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre !

Publicités

2 Responses to Les « gilets jaunes », Facebook et la manupilation de la réalité

  1. Claude Larroque dit :

    Bien sur il faut réduire les dépenses. Mais il convient également de diminuer l’assistanat et de mettre les gens, surtout les jeunes en bonne santé au travail. Comment aider un jeune qui n’a pas voulu se former et qui refuse les emplois ouverts de la restauration, de la maintenance ou du bâtiment ? Cela sera extrêment difficile de changer notre modèle de Société. Nos élites ne sont pas intègres.

    • Rodez News dit :

      L’assistanat excessif en France coûte très cher à la collectivité et surtout a effectivement un effet désastreux sur certains de nos concitoyens. Loin de les encourager à trouver un emploi stable, il favorise le pantouflage pendant que les autres travaillent. Les exemples ne manquent hélas pas. Alors que la France a le système le plus protecteur au monde à l’égard des plus modestes, elle a le niveau de chômage le plus élevé. C’est la conséquence directe ! Beaucoup trop de jeunes n’ont effectivement pas l’esprit travail et préfèrent profiter d’un système généreux, sans contribuer. L’égoïsme et le chacun pour soi règnent sur notre société. Fort heureusement, en même temps, jamais les jeunes n’ont été aussi nombreux à vouloir créer leur entreprise. Espérons ces derniers l’emporteront.
      C’est la raison pour laquelle la France doit redéfinir son système de protection aujourd’hui totalement inadapté. Hélas, voilà plus de 30 ans que nos gouvernants, souvent par faiblesse et électoralisme, ont favorisés l’assistanat et les dérives budgétaires que cela implique. On ne peut hélas revenir en arrière du jour au lendemain sans casse. Il faut reconnaître que le président Macron, malgré des maladresses, s’est attelé avec courage et détermination à réformer ce vieux pays pour le préparer aux nombreux défis de demain. Au moins, il fait ce qu’il a dit pendant la campagne même si cela déplaît à certains, y compris à ses adversaires politiques qui sont prêts aux pires compromissions et font preuve d’un clientélisme très dangereux pour la démocratie française.
      Hélas, le populisme et la bêtise humaine sont au coin de la rue, entretenus par les réseaux sociaux où la désinformation est reine et par quelques médias cherchant à doper leur audience. On n’entend sans cesse les pires allégations, les unes plus fausses que les autres. Les partis traditionnels et certains médias portent une responsabilité colossale dans les dérives actuelles des gilets jaunes qui sont en partie des casseurs, inconditionnels du tout automobile et qui n’acceptent pas la moindre réglementation (vitesse, radars, parcmètres, péages, pollution…) et qui n’ont aucun argument pour poursuivre leur action. Ces actions sont purement et simplement inacceptables dans une démocratie digne de ce nom.
      Aujourd’hui, la France est à un moment clef de son histoire moderne, soit elle se réforme et s’adapte au nouveau monde, soit elle renonce et décline irrémédiablement et devient, non pas l’Italie ou la Grèce, mais l’Argentine de l’Europe. Dans ce cas, comme toujours, ce sont les français les plus modestes du trinqueront pour des générations mais ils l’auront cherché !
      Oui, quelles que soient les imperfections, la seule alternative crédible et positive pour la France et les français dans leur ensemble, c’est la politique d’Emmanuel Macron. Les opposants politiques portent l’essentiel de la responsabilité de crise par leur inaction et le clientélisme de leur action passée. Au moins qu’il restent discret !
      En tout état de cause, ces évènements ont créé une véritable cassure dans ce pays entre les partisans de la modernisation et de l’adaptation au nouveau monde (principalement le tiers de français qui contribuent le plus par leurs impôts, notamment impôt sur le revenu et TVA) et les autres, les partisans du repli sur soi et de la poursuite d’un système protecteur sans contribuer eux-même réellement. Hélas, ce monde là est révolu !

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :