France : Les dessous de l’affaire Fillon ou les délires du microcosme politico-médiatique parisien

Après le renoncement du président sortant face à une impopularité inégalée sous la 5ème République, la gauche n’a cessé de se déchirer ces derniers mois. Ce n’est pas la désignation de son candidat lors de l’élection primaire de janvier dernier qui a vu l’élection du représentant d’une gauche radicale et revancharde, qui devrait arranger les choses et favoriser l’accession de celle-ci au second tour.

A l’inverse, et contre les pronostics de certains à gauche, les forces politiques de la droite et du centre ont organisé une primaire qui a connu un succès inespéré, avec plus de 4.3 millions d’électeurs au 2ème tour contre un peu moins de 1.7 millions pour la primaire de la gauche. Qui plus est, les français ont désigné à une très large majorité (66% des voix) François Fillon comme le candidat de la droite et du centre. De l’avis unanime de tous les commentateurs politiques, ce fût une primaire organisée de main de maître par Les Républicains et un succès incontestable qui place nécessairement François Fillon en grand favori, même si une élection n’est jamais gagnée par avance.

La gauche plus que jamais affaiblie a mal vécu cet épisode et redoute la déroute aux prochaines élections présidentielles et législatives, sachant que ses chances de figurer au 2ème tour de la présidentielle sont quasi-nulles. Probablement pour cette raison, elle a mobilisé les noyaux durs de sympathisants qui lui restent dans les médias, l’administration et la société civile pour dénoncer le candidat de la droite républicaine qui serait le pire des conservateurs avec un programme radical et violent qui voudrait imposer du sang et des larmes aux français !

Il est vrai que François Fillon, dans le cadre de la campagne primaire a fait preuve d’une belle constance en matière d’autorité et de détermination à appliquer le programme qui est le sien pour redresser une France au bord de la faillite, après cinq années de gestion catastrophique par M. Hollande et les socialistes. Alors que la situation de la plupart des pays voisins de l’UE s’est améliorée depuis 2012, suite à la crise financière de 2008, celle de la France n’a, au contraire, cessé inexorablement de se dégrader : forte progression du chômage, de la précarité, absence de réelle croissance et de réformes, déficits publics et dettes en sensible augmentation… Que cela plaise ou non, la France est aujourd’hui dans une impasse du fait même des socialistes.

François Fillon l’a bien compris et n’entend pas trahir les français en leur laissant croire que le pays pourra s’en sortir sans efforts. C’est ce que l’on peut appeler le courage et le pragmatisme politique qui s’oppose au laxisme, au laisser aller et au manque de projet du quinquennat socialiste.

Quelques élites gauchisantes, qui ont soutenu le calamiteux quinquennat de M. Hollande, contestent l’ordre démocratique et sont prêtes à s’opposer à l’élection d’un candidat de la droite et du centre dont le mal est de vouloir remettre le pays à flots en les écartant du pouvoir. Par sa fermeté et sa détermination à vouloir changer l‘ordre établi qui a conduit notre pays à la faillite, François Fillon s’est manifestement fait beaucoup d’ennemis dans le petit microcosme politico-médiatique parisien bien pensant et il en a manifestement sous-estimé le réel pouvoir de nuisance.

Jusqu’au 1er tour de la primaire de novembre dernier, François Fillon n’était qu’un outsider. Depuis qu’il en est sorti largement vainqueur, certains à gauche ont aussitôt activé la machine pour lui barrer la route de la présidentielle ou, tout du moins, de l’affaiblir quitte d’ailleurs à favoriser la candidate d’extrême-droite qui n’en demandait pas tant et qui, du coup, se voit déjà élue. Pauvre France !

Comment ne pas s’étonner du brusque déclenchement d’un matraquage médiatique sans précédent contre François Fillon, à moins de 3 mois du 1er tour de l’élection présidentielle alors qu’il était favori du 2ème tour selon l’ensemble des instituts de sondage ? Manifestement, le timing était bien orchestré, à quelques mois de la fin de la primaire qui l’avait désigné vainqueur. Pourquoi ce véritable lynchage public au moment où débute la campagne officielle et ou la gauche est maintenant assurée de ne pas être au 2ème tour ; si ce n’est tout simplement pour lui barrer la route de l’élection ? Au moment d’engager sa campagne auprès des français, François Fillon se voit ainsi livré en pâture, par médias interposés, pour de prétendus détournement de fonds publics, sachant qu’en ce domaine, seule la justice est compétente pour juger de tels faits. Calomniez, il en restera toujours quelque chose est la devise de certains groupes qui n’ont que faire de la démocratie et qui n’hésitent devant rien pour manipuler le grand public.

Rappelons brièvement l’affaire que l’on veut faire avaler aux français. François Fillon, en tant que parlementaire, a employé jusqu’en 2007, son épouse en tant qu’attaché parlementaire (plus d’une décennie) et même ses enfants (pour de courtes périodes) le tout moyennant rémunération du Parlement. Outre le fait que l’affaire en question remonte à plus de 10 ans, il n’y a là rien d’illégal en la matière puisque le Parlement admet que des proches puissent occuper un poste d’attaché parlementaire. D’ailleurs, un nombre important de parlementaires emploient encore aujourd’hui des membres de leur famille à ce titre. Pour autant, il est vrai qu’en 2017, on ne peut que regretter que ces pratiques d’un autre âge persistent encore. Il faudra y mettre un terme par la loi rapidement et clarifier le rôle de l’attaché parlementaire.

Ce qui est reproché par certains journalistes, outre des sommes sans rapport avec la réalité des rémunérations effectivement perçues, c’est que Mme Fillon n’aurait jamais occupé de telles fonctions et qu’il s’agirait en l’espèce d’une rémunération fictive. Pour cela, la presse s’appuie notamment sur les témoignages de cette dernière dans une émission de télévision de la BBC il y a plus de 10 ans où elle avait indiqué qu’elle ne faisait pas de politique mais se contentait de servir son mari. La ficelle est ici un peu grosse ! En effet, outre le fait que par nature l’activité d’un attaché parlementaire, surtout en charge de la circonscription de l’élu est par nature discrète et confidentielle, qui plus est lorsqu’il s’agit du conjoint, il ne peut s’agir en aucune manière d’une mission politique qui relève du seul parlementaire. De fait, le rôle d’attaché parlementaire est très vaste et concerne de nombreux domaines non codifiés, mais n’est en aucune manière politique. Appuyer une argumentation sur un présumé emploi fictif sur de tels arguments est purement fantaisiste et grotesque. Il est vrai que plus s’est gros, plus çà passe…

Qu’une poignée de journalistes politisés, usant et abusant de leur pouvoir médiatique, instruisent un procès à charge pour anéantir un candidat à une élection nationale est purement et simplement intolérable dans une démocratie digne de ce nom. Seule la justice est qualifiée pour juger de l’affaire pour peu que la notion de rémunération fictive puisse être encore être établie. Ce qui en ce domaine paraît fort peu probable.

Au demeurant, on peut s’étonner que le jour même où ces allégations ont été publiées dans la presse, le parquet financier de Paris se soit aussitôt saisi de l’affaire (avec empressement et sans la réserve qui s’impose en ce domaine), interpelle à plus d’un titre. Rappelons en effet qu’il n’appartient pas à la justice d’enquêter sur le travail réalisé par un attaché parlementaire dont le contrôle relève conjointement du parlementaire qui est l’employeur et du Parlement. Pourquoi dans ce cas s’être saisi de cette affaire si rapidement alors que le délit de travail fictif n’est en aucune manière constitué ? De là à penser qu’il y a eu collision entre une certaine presse et de la justice pour porter un coup à François Fillon, il n’y a qu’un pas qu’il est difficile de ne pas franchir.

Dans le même sens, il est pour le moins étonnant de constater que dans l’affaire Bygmalion qu’elle instruit de depuis 2014, elle ait subitement décidé le 07 février 2017 de renvoyer Nicolas Sarkozy en procès. Une décision qui questionne à plus d’un titre à quelques mois de la présidentielle. Il est peu probable que ce télescopage soit dû au hasard du calendrier. Il y a là, comme pour l’affaire François Fillon, la marque d’une volonté visant qu’à discréditer le parti des Républicains et par là même de peser sur l’élection. Ce renvoi est d’autant plus suspect que l’instruction a démontré que Nicolas Sarkozy n’était en rien au courant de cette affaire et qu’il a par ailleurs été condamné à reverser l’excédent pour dépassement des comptes de campagnes. Cela ressemble beaucoup à une forme de harcèlement. D’ailleurs, un seul des deux juges a signé l’arrêt de renvoi en procès. Le fait que le juge Van RuymBeke ait refusé de signer démontre son désaccord sur cette décision et le manque d’impartialité de l’institution judiciaire ne sort pas grandie de ces affaires.

Face à une telle machination politique qui rappelle les pires moments de notre pays, François Fillon fait front avec courage et détermination comme à son habitude. C’est la démocratie française qui est en jeu et il reste à espérer que les français ne se laisseront abuser par ces manipulations par la sphère médiatique de gauche qui vit mal l’absence de la gauche au 2ème tour de la présidentielle.

La France doit se réformer et moderniser en profondeur pour s’adapter à un monde qui évolue, sous peine de disparaître. Elle doit le faire dans le cadre de l’Union européenne avec un véritable projet politique cohérent et déterminé, en rétablissant l’autorité et al sécurité de l’Etat. François Fillon est l’homme de la situation.

JD

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :