Rodez : Après François Fabié en 2010, la municipalité socialiste envisage maintenant de fermer une nouvelle école, Paul Girard

Le maire de Rodez n’a de cesse de s’enorgueillir d’une prétendue bonne gestion et notamment d’une réduction massive des dépenses de fonctionnement. Or, la réduction des dépenses de fonctionnement n’a de sens que si elle est parfaitement maitrisée et choisie, c’est-à-dire sans remettre en cause les grands équilibres de la ville et surtout le bon fonctionnement des services à la population.

A Rodez, il en va autrement. L’actuel maire socialiste cherche à réaliser des économies à tout prix, sans se soucier des dysfonctionnements que cela va entraîner, tant au niveau des services, des personnels et de la population. On tape dans la dépense uniquement pour dire : « Je suis un bon gestionnaire, la preuve, regardez les réductions de dépenses… » Il arrive un moment, il faut arrêter de raconter et de faire n’importe quoi.

Chacun le sait, la recherche absolue de réduction des dépenses, sans redéfinir les priorités et les missions est une pure aberration sur un plan politique, comme au plan d’une saine gestion de la ville.

Comment par exemple envisager de fermer purement et simplement une école de quartier : Paul Girard à Rodez qui ne comporte pas moins de 54 élèves, simplement par soucis d’économies budgétaires ? A ce rythme, on peut d’ailleurs fermer presque tous les services qui coutent par nature à la collectivité ! Rappelons que cette école concerne des enfants en bas âge qui résident à proximité immédiate et qu’ils peuvent s’y rendre pied. D’autre part, il s’agit du quartier de la gare, prés des 4 saisons, relativement isolé entre deux grands axes de communication, par ailleurs dépourvu d’équipement collectifs municipaux.

Que représentent quelques dizaines de milliers de travaux d’entretien annuel dans le budget de la ville ? Pas grand-chose, et pour tout dire : rien ! Par contre, la présence de l’école Paul Girard apporte un véritable service de proximité aux parents d’élèves et aux habitants du quartier.

Comment ne pas être scandalisé par le projet de la municipalité socialiste de Rodez (oui, il s’agit bien d’une municipalité de gauche !) de fermer purement et simplement une école de quartier, au simple motif qu’elle couterait en entretien ? Par nature, une école ancienne de plusieurs dizaines d’années coûte nécessairement en entretien. Est-ce pour cela qu’une municipalité est fondée à la fermer ? Certainement pas d’autant que jusqu’à preuve du contraire, le but initial d’une école n’est pas d’être rentable pour la collectivité… mais de former et éduquer les enfants qui la fréquentent au plus prés de chez-eux.

L’actuelle municipalité a mis en œuvre depuis 2015 une politique visant à favoriser la démocratie participative avec notamment la mise en place de nouveaux comités de quartiers. A-t-on consulté les populations locales et le comité de quartier sur le sujet ? On peut en douter.

Si le maire de Rodez est si inquiet au regard de quelques menues dépenses d’entretien de la petite école Paul Girard, pourquoi a-t-il accepté de construire deux écoles entièrement neuves à Saint Félix et à Bourran pour un montant de prés de 12 millions d’euros au cours des deux derniers mandats ? Rappelons en effet qu’au vu des effectifs, comme l’avait prévu l’ancienne municipalité, une seule école située à proximité des deux établissements aurait largement suffit à satisfaire les besoins.

Christian Teyssèdre, le maire de Rodez n’est pas à une contradiction prés. Tout récemment, il affirmait haut et fort à propos des écoles : «En trente ans, nous avons perdu 770 élèves dans le primaire. Aujourd’hui, il y a 400 places de libres dans les écoles de Rodez… ». En bon gestionnaire qu’il prétend être, malgré cela, il n’a pas hésité un instant à construire deux écoles à 6 millions d’euros chacune entre 2010 et 2015 ! Pourquoi d’un côté tant de largesses, pour ne pas dire de gabegie avec des dépenses fort dispendieuses et totalement injustifiées au regard des besoins réels de la ville de Rodez, si ce n’est pour de simples raisons purement électoralistes ? Il sera d’ailleurs intéressant de voir combien d’élèves de la nouvelle école de Bourran résident sur la commune de Rodez !

N’est-il pas aujourd’hui malvenu de vouloir fermer la modeste école Paul Girard dont les coûts de fonctionnements restent dérisoires ?

Une bonne et saine gestion de la ville de Rodez et de ses finances aurait voulu que la municipalité réalise l’économie de la construction d’au moins une école, soit 6 millions d’euros. Une économie qui aurait largement permis de rénover quelques écoles et notamment Paul Girard et de réaliser bien d’autres projets, sans porter atteinte aux finances de la ville. Manifestement, on ne devient pas un bon gestionnaire des deniers publics du jour au lendemain !

Dans ce contexte, la logique comptable qui voudrait que l’on ferme une école maternelle de quartier pour réduire les frais de fonctionnement de quelques dizaines de milliers d’euros par an, n’a aucun sens et est purement et simplement inacceptable de la part d’une municipalité. A plus forte raison quand un tel projet est porté par une municipalité de gauche.

Non M. Teyssèdre, après la fermeture contestée de l’école François Fabié en 2010, vous n’avez objectivement aucune raison d’envisager aujourd’hui la fermeture de l’école Paul Girard, à moins d’avoir perdu la raison et de vouloir duper une nouvelle fois les électeurs qui vous ont fait confiance…

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