L’Occident face au défi de l’éradication du terrorisme islamique

Depuis la fin du 20ème siècle, quelques groupuscules de radicaux islamiques tel Al-Quaïda, soutenus certaines monarchies arabes du Moyen-Orient, tentent de déstabiliser les démocraties occidentales en s’attaquant aux valeurs auxquelles elles sont chères : la liberté, la tolérance et la modernité. Aujourd’hui, de nombreuses autres organisations, encore plus sanguinaires et barbares ont vu le jour, tel l’état islamique.

Probablement par ignorance, pendant trop longtemps, les vieilles démocraties et les médias ont ignoré le terrible pouvoir de nuisance des organisations islamiques radicales qui prêchent, au cœur même de nos pays, la guerre contre l’Occident et ses valeurs au nom d’idéologies dépravées et arriérées qui refusent la modernité et la démocratie. Les fortes tensions qui subsistent entre les communautés islamiques chiites et sunnites ne font qu’envenimer les choses et attiser les conflits au Proche-Orient.

La France, elle-même s’est laissée abuser et a fait preuve ces dernières années de faiblesse, pour ne pas dire de complaisance, à l’égard de certains groupes islamiques. Elle en paie aujourd’hui le prix fort. Il fallait en effet être bien naïf pour penser qu’un jour ou l’autre ces extrémistes musulmans s’intégreraient et adopteraient les valeurs qui sont les nôtres. Même s’ils sont peu nombreux, grâce aux nouvelles technologies de communication qu’ils maîtrisent parfaitement, ils manipulent et endoctrines des jeunes en difficultés et déshérence dans nos banlieues pour en faire des combattants au service de leurs objectifs criminels.

L’Europe découvre avec stupeur que nombre de ses banlieues, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et un peu partout sont devenues progressivement le berceau du terrorisme islamique, au cœur même de nos démocraties. Ne feignons pas d’ignorer l’ampleur de ce fléau qui gangrène nos banlieues de Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et bien d’autres encore, y compris dans certaines villes moyennes ! Ceux qui nous gouvernent semblent aujourd’hui découvrir le terrorisme au cœur de nos pays. Hélas, il existe déjà de nombreux Molenbeek en France et en Europe.

L’alerte qu’à constitué en France l’affaire Merah à Toulouse au printemps 2012 n’a pas été suffisamment prise en compte au plan de la sécurité nationale. Même si les attentats d’alors ont été perpétrés par ce qui semblait être un individu isolé, il était connu comme présentant des risques importants en raison de sa radicalisation et de ses nombreux séjours au Moyen-Orient. La nouvelle majorité socialiste issue des élections de 2012 n’a manifestement pas pris en compte cet avertissement.

Plus grave, les attentats de janvier 2015 à Paris n’ont pas donné lieu aux mesures qui s’imposaient alors que s’esquissait un terrorisme organisé depuis la Syrie ou l’Irak par l’état islamique, organisation terroriste aujourd’hui plus puissante que l’ancienne Al Quaïda. Que de temps perdu et de vies innocentes exposées inutilement.

On sait maintenant que les probables organisateurs des récents attentats de novembre à Paris, étaient connus depuis plusieurs mois pour leur radicalisation et extrême dangerosité et semblaient, pour certains, entretenir des relations étroites depuis leur prime jeunesse. Au dire même du ministre de l’Intérieur, plusieurs attentats fomentés par les mêmes criminels auraient ont été déjoués ces derniers mois ! Manifestement, il y a eu d’importantes failles dans le dispositif de sécurité intérieure français et un manque de coopération coupable des pays européens.

Dés janvier 2015, compte-tenu de l’ampleur de la menace terroriste et de l’entrée en action de ses armées en Afrique et au Moyen-Orient seule ou dans le cadre de coalitions, la France aurait du prendre d’importantes mesures de sécurité pour prévenir de nouveaux attentats. Depuis l’instauration de l’Etat d’urgence, il semble que le chef de l’Etat français ait enfin compris la nécessité de mettre en œuvre une véritable politique de sécurité. Espérons que les actes suivront les engagements. Mais que de temps perdu… et d’amateurisme coupable de la part du gouvernement socialiste.

Plus qu’un problème de moyens et d’effectifs, la sécurité nationale exige une volonté politique forte et une extrême fermeté face au développement du terrorisme. Pour les terroristes, tout manque de fermeté d’un pouvoir quel qu’il soit, est considéré comme un signe de faiblesse et donc comme un encouragement dans leur action criminelle. L’organisation parfois complexe de nos services de renseignement et de sécurité, jusqu’alors trop souvent livrés à eux-mêmes et sans véritable commandement unique national, ont rendu la traque des terroristes difficile et aléatoire, d’autant qu’aujourd’hui ce ne sont pas quelques centaines mais des milliers de suspects qu’il faut sans cesse traquer.

Autre difficulté à laquelle nos services de renseignements sont confrontés : la mondialisation du terrorisme qui recrute au cœur même de nos démocraties. Face à cela, la coopération entre les Etats avec échanges spontané de renseignements doit être une priorité notamment au sein des pays de l’Union européenne. Il est indispensable de renforcer considérablement le rôle d’Europol pour en faire une structure opérationnelle au service des polices des Etats membres. Cela implique également un meilleur contrôle des mosquées, notamment celles d’obédience salafiste qui prônent un islam radical et qui peuvent constituer un lieu de recrutement pour les terroristes, voire de radicalisation.

Enfin, l’espace Schengen doit être revu et corrigé. De nombreux terroristes ayant transité par la Grèce, se pose sérieusement la question du maintien de ce pays dans l’espace Schengen. Les frontières extérieures de l’Europe qui sont sensées protéger les pays membres de l’espace Schengen, doivent être sérieusement renforcées en donnant à Frontex les moyens pour contrôler systématiquement toutes les entrées extérieures. Ce qui passe par une forte augmentation du nombre de gardes-frontières sous contrôle de Frontex. Contrairement aux allégations de quelques nostalgiques, le rétablissement des frontières intérieures des pays européens serait une erreur et ne réglerait en rien nos problèmes actuels ; bien au contraire.

L’autre important moyen de circuler étant l’avion, le Parlement européen doit adopter au plus vite le texte qui lui est soumis depuis de longues années, visant à mettre en place le fichier des données des passagers transitant via les aéroports de l’espace Schengen PNR (Passager Name Record).

La barbarie terroriste des djihadistes islamiques menace l’Europe et le monde libre. Pour préserver nos chères démocraties, une guerre sans merci doit leur être livrée jusqu’à leur éradication définitive. Dans cette guerre, seule une coalition mondiale comprenant tous les pays concernés par l’expansion du terrorisme islamique, avec l’appui éventuel de certains pays du Moyen-Orient, peut permettre d’éradiquer durablement l’état islamique.

Pour réussir, il est impératif de renforcer l’intégration européenne, notamment au niveau du renseignement, de la sécurité intérieure et de la défense. Notre liberté et celle des générations futures est à ce prix. Un seul mot d’ordre : l’Europe unie contre le terrorisme !

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