Angela Merkel est aujourd’hui seule aux commandes pour sauver l’Europe

Depuis sa création et jusqu’en 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Union européenne était pilotée conjointement par l’Allemagne et la France, un duo qui constituait depuis toujours le véritable moteur de l’Europe et qui avait permis d’importantes avancées politiques.

Alors dans l’opposition, la gauche française et M. Hollande en personne n’avaient de cesse de critiquer la position de la France, qui à les entendre, était trop alignée sur les positions allemandes. Depuis 2012 et l’arrivée surprise de ce dernier à l’Elysée, on ne peut que constater les dégâts. La France est aujourd’hui KO debout et inexistante, incapable d’impulser la moindre réforme. Heureusement, Angela Merkel, la mère de l’Allemagne et de l’Europe moderne, tient solidement les commandes.

En quelques années seulement, la France socialiste s’est affaiblie et discréditée, incapable de se réformer, de maitriser ses déficits publics et sa dette en dépit de taux d’intérêts les plus bas jamais enregistrés. M. Hollande a réussi à faire de la France le plus mauvais élève de l’Union européenne que l’on montre aujourd’hui du doigt. Non seulement la France, si prompte à donner des leçons, est aujourd’hui la risée du monde entier mais elle menace maintenant d’entraîner l’Europe dans la spirale de la dépression.

Un bilan en tous points désastreux pour Hollande, discrédité dans son propre pays où il ne présente guère plus de 13% d’opinions favorables. Jamais un président français n’avait connu pareille descente aux enfers et une si piètre image à l’étranger. Rappelez-vous pourtant pendant la campagne présidentielle de 2012 : « Moi président,…. ! »

Elle est aujourd’hui bien loin l’époque où la France faisait jeux égal avec l’Allemagne à la tête de l’Union européenne ; cette France qui a sauvé le monde d’une crise financière sans précédent en 2008. Heureusement, Madame Angela Merkel, la chancelière allemande est solidement installée aux commandes de son pays et, de fait, de l’Europe. La politique conduite par Berlin est aujourd’hui un facteur de crédibilité et de sécurité pour l’ensemble de l’Europe. Jusqu’à quand ?

Elle vient d’être triomphalement réélue à la tête de la CDU pour la 8ème fois consécutive avec 96.70% des voix. Non sans une certaine modestie, elle s’est contentée d’affirmer : « Nous avons accompli beaucoup ». Parmi les promesses tenues depuis neuf ans qu’elle est à la tête du pays, une lui tient particulièrement à cœur : l’adoption du premier budget en équilibre depuis 1969. Ce qui a fait dire au très respecté Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances : « Elle a mieux réussi que beaucoup d’autres leaders européens…  C’est une nouvelle forme de leadership. Ce n’est pas aussi flamboyant que Napoléon mais elle connaît plus de succès ! ». Autant dire que du côté de nos amis allemands, il ne vient à l’idée de personne de contester l’autorité de la Chancelière.

Dans son discours devant la CDU, comme pour fustiger l’attitude de certains pays dont la France, Angela Merkel a une nouvelle fois rappelé l’importance des règles communes en Europe. « Si finalement nous ne respections pas ce que nous avons décidé ensemble pendant la crise, alors nous sèmerions le doute ; ce qui serait mauvais pour l’Europe. Le fait que nous parlions constamment du pacte de stabilité et de croissance, et que nous disions qu’il faut le respecter, ce n’est pas du rigorisme allemand, mais c’est une question de confiance ». Une véritable baffle pour la France qui parle beaucoup et demande aux autres de faire des efforts sans respecter ses propres engagements ! Heureusement que l’Allemagne est là avec sa rigueur pour rassurer et donner confiance au reste du monde.

Dans une récente interview au quotidien Welt am Sonntag Angela Merkel va plus loin encore. Elle n’hésite pas à affirmer que le compte n’y est pas et invité la France et l’Italie à plus d’efforts.: « La France n’a pas mené les réformes nécessaires et met en danger non seulement l’équilibre économique de l’Europe mais aussi la crédibilité des règles communes, en ne respectant pas les limites de déficit autorisées dans la zone euro… ». Berlin a accentué la pression sur Paris et Rome : « La Commission européenne a établi un calendrier selon lequel la France et l’Italie devront présenter des mesures supplémentaires. C’est justifié car les deux pays se trouvent effectivement dans un processus de réformes ». Elle a poursuivi : « La Commission a aussi dit de façon claire que ce qui est jusqu’à présent sur la table n’est pas encore suffisant. Ce avec quoi je suis d’accord. »

Après plus de 60 ans d’entente cordiale exemplaire, les tensions entre la France et l’Allemagne ne font que commencer. Et ce ne sont pas les mini-réformes de Macron qui vont rassurer nos amis allemands de plus en plus dépités par la désinvolture et l’amateurisme du gouvernement socialiste français qui ne cesse de différer les réformes. Berlin n’est nullement dupe des gesticulations françaises.

A juste titre, l’Allemagne craint que la France et l’Italie ne finissent par plonger l’Europe dans une croissance faible et durable. Berlin s’agace de devoir payer le prix fort alors que le pays a toujours respecté ses engagements et qu’il engrange le prix des réformes engagées et des importants sacrifices consentis suite à la réunification. Pourquoi, en effet, l’Allemagne devrait-elle payer pour la France et l’Italie ?

Tout laisse à penser que l’Allemagne soutiendra fermement la Commission européenne dans les prochains mois. La chancelière n’a pas oublié le fait que les pays de la zone euro, dont la France, ont donné à Bruxelles la responsabilité de veiller sur les budgets nationaux. Que cela plaise ou non, les pays de la zone euro ne sont plus entièrement souverains en ce domaine. C’est l’une des conditions de l’adhésion à la zone euro qui a été acceptée par la France comme les autres pays. En ce domaine, la Commission européenne fera son travail le moment venu et ne manquera pas de sanctionner la France si elle ne respecte pas ses engagements.

La France n’a plus le choix. Elle doit engager les réformes de structures qui s’imposent. Angela Merkel est la seule chance pour l’Europe de sortir de la crise actuelle.

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