Rodez : La séance du conseil municipal frise le pugilat

La séance du conseil municipal de Rodez du 22 septembre, premier de la rentrée, s’annonçait plutôt tranquille. Une fois de plus, il n’en fût rien. Cette séance a même failli tourner au pugilat entre la majorité et l’opposition qui se sont affrontés violemment sur de très nombreux sujets.

Il est vrai que la majorité socialiste municipale de M. Teyssèdre ne supporte guère la contradiction face à certains dossiers municipaux. On a ainsi pu assister à un bien triste spectacle donné par le maire et certains de ses adjoints. Face aux questions et interrogations des membres d’opposition, il a une fois de plus accusé ces derniers incompétence, affirmant qu’ils ne comprennent rien à rien, ne connaissent pas leurs sujets et interviennent à tout propos sur des points mineurs ou qui auraient déjà été évoqués en commission. A les entendre, du fait de l’opposition, le débat au sein du conseil municipal serait impossible.

C’est oublier un peu vite les réactions souvent virulentes du maire suite à la plupart des interventions de l’opposition. L’argumentation développée n’est rien d’autre que le traditionnel couplet de propagande cher à M. Teyssèdre qui assure (sûr de lui !) que tout va bien dans le meilleur des mondes puisque la commune de Rodez, à l’entendre, serait la ville la mieux gérée de France. Ni plus, ni moins et en plus il faudrait le croire sur paroles !

Pour l’élu socialiste, l’opposition ne comprend strictement rien à la gestion de la ville et ne cesse de poser des questions sans intérêt, tout simplement pour le plaisir de s’opposer. A l’entendre, l’opposition à tort sur toute la ligne et lui seul détiendrait la vérité vraie.  C’est à rire lorsque l’on entend sans cesse les pires mensonges de la bouche même du maire. Même pas peur ! Il est vrai que plus c’est gros, plus çà passe. A croire que les élus socialistes ruthénois, comme au niveau national, sont devenus des experts dans ce domaine. Probablement ont-ils été formés à la même école du mensonge permanent qui mine aujourd’hui la démocratie française.

Les élus socialistes ruthénois voudraient ainsi réduire l’opposition à sa plus simple expression. On comprend, dans ces conditions, que les débats municipaux à Rodez soient houleux et empreints d’agressivité et de violence. Comment l’opposition peut-elle faire entendre sa voix lorsque la majorité fait preuve d’un tel mépris à leur égard et n’a de cesse de laisser croire qu’ils sont incompétents dés que les questions sont embarrassantes, pour ne pas dire gênantes.

Difficile pour l’opposition municipale de faire son travail dans les conditions qui lui sont imposées en conseil municipal. S’il est vrai que les oppositions s’arrêtent parfois à quelques points qui peuvent paraître des détails, c’est oublier qu’ils sont là pour aller au fond des choses et ne pas se contenter de la seule version de la majorité. Car des interrogations, il y en a et il va très certainement y en avoir de plus en plus. Ceci explique l’insistance de l’opposition à exiger des réponses claires et complètes.

Il est vrai que la majorité socialiste n’avait pas eu de réelle opposition durant son précédent mandat. Depuis 2014, les choses ont bien changé ; ce qu’elle a manifestement du mal à admettre. Le respect de l’opposition, c’est pourtant une règle essentielle de notre démocratie. Les socialistes ruthénois vont devoir s’y faire car il y a peu de chance que les oppositions faiblissent au vu des débats importants qui ne vont pas manquer d’arriver dans les prochains mois.

Quant au procès fait à l’opposition de revenir sans cesse sur des sujets évoqués en commission, c’est pour le moins abusif. D’une part, la majorité des conseillers municipaux ne siègent pas en commission et ne peuvent même pas assister à ces dernières en tant que simples auditeurs du fait que ces séances ont souvent lieu en même temps. Sans oublier que les dossiers évoqués en commission ne sont communiqués aux membres qu’en tout début de séance ; laissant ainsi l’opposition dans l’impossibilité de préparer les dossiers, obligée de se prononcer à la va-vite. D’autre part, rien de plus normal que de débattre des sujets évoqués en commission lors des conseils municipaux, quitte à revoir la position prise en commission dans l’urgence. C’est aussi cela la démocratie ; prendre le temps d’expliquer et d’échanger avant le vote définitif.

Le grand débat de cette soirée était la réduction de la dette. Une présentation purement politicienne du maire qui veut s’afficher à tout prix comme un bon gestionnaire. On le comprend tellement son bilan est pour le moins calamiteux. Une obsession chez Christian Teyssèdre face à l’image de bons gestionnaires laissée par ses prédécesseurs Roland Boscary-Monservin et Marc Censi. Hélas pour la ville de Rodez, l’actuel maire socialiste est un bien piètre gestionnaire malgré les manipulations qui sont les siennes.

Rappelons que lors du mandat précédent, il a explosé la dette consolidée de la ville qui est passée de 20.9 M€ au 01/01/2008 à 32.8 M€ au 31/12/2013 (chiffres extraits des comptes publics publiés par la commune). Soit une augmentation de la dette de prés de 12 M€ en seulement 6 ans (+56%) due notamment à des investissements démesurés, financés par le seul contribuable alors qu’ils auraient dus l’être par les exploitants de ces équipements (complexe de cinéma et parking souterrain du foirail). Au total, prés de 25 M€ ont ainsi été gaspillés inutilement alors que des investissements lourds et indispensables à la ville (ilôt Balard, place de la Cité, place et parking Foch, rue Béteille…) prévus en 2008, ne sont toujours pas programmés. Un beau gâchis qui démontre au besoin l’amateurisme des socialistes ruthénois et leur mauvaise gestion.

Vouloir réduire dans ces conditions la dette, après avoir engagé prés de 7 M€ d’emprunts en 2013, est absurde au vu des investissements prioritaires à réaliser. Peu lui importe. L’important pour l’actuel maire de Rodez ce n’est pas l’avenir de la ville de Rodez, mais de se donner l’image d’un honorable gestionnaire. Encore une duperie lui qui n’hésite pas à laisser croire qu’à fin 2014, il aura ramené la dette à un niveau inférieur à l’année 2007. Encore un mensonge grotesque. Un de plus qui ne devrait guère impressionner celles et ceux qui connaissent bien le maire de Rodez.

Les prochains débats risquent d’être bien plus animés puisque, d’ores et déjà, M. Teyssèdre n’hésite pas à annoncer qu’il va baisser les impôts pour les cinq années à venir. Comme pour les années 2008 à 2012, un nouveau gros mensonge. En réalité, la cotisation de taxe d’habitation de nombreux ruthénois devrait augmenter dans de fortes proportions dés l’année 2015. En effet, si la municipalité va effectivement baisser le taux de la taxe d’habitation, elle va corrélativement augmenter fortement la base d’imposition ; ce qui se traduira par une augmentation conséquente dés la première année.

Nous y reviendront le moment venu pour ouvrir les yeux aux ruthénois, qui non contents de supporter les fortes hausses d’impôts imposées par les gouvernements socialistes actuels, vont devoir encaisser une nouvelle ponction fiscale infligée par la municipalité socialiste.

Les prochaines séances du conseil municipal de Rodez s’annoncent très animées, pour ne pas dire explosives.

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