Rodez : L’opposition sur tous les fronts lors de la dernière réunion du Conseil municipal (2)

Ces investissements qui plombent la dette de Rodez

Le plus grave c’est que la dette de 12 millions générées en 2012 et 2013 repose principalement sur deux investissements (dont personne ne conteste l’utilit)é mais qui n’auraient pas dû être financés par la ville de Rodez : le complexe de cinéma et le parking souterrain du foirail.

Le multiplexe, comme cela était initialement prévu, aurait dû être construit aux frais de l’exploitant du cinéma. Au pire, concernant un équipement de l’agglomération et bien au-delà, il aurait du être financé (au moins pour partie) par la communauté d’agglomération du Grand Rodez. En raison des relations conflictuelles avec la mairie d’Onet-le-Château sur cet équipement, le maire de Rodez a tout bonnement décidé de financer seul le multiplexe. Et ce sans la moindre subvention. Certes Rodez a son cinéma, mais à quel prix ! Un véritable gâchis financier pour la ville et une aubaine pour les contribuables des autres communes qui bénéficient gratuitement du multiplexe.

Que dire du parking souterrain du foirail qui a coûté pas moins de 9 millions d’euros, financé pour partie par un emprunt de 6 millions d’euros ? Un parking principalement destiné à des automobilistes non ruthénois et en partie mis gracieusement à la disposition des clients du multiplexe de cinéma, eux aussi majoritairement non ruthénois… Cherchez l’erreur ? Pourquoi avoir fait financer aux seuls contribuables de Rodez un équipement ne les concernant pas ou peu et qui devrait être normalement financé par les seuls utilisateurs ?

En choisissant de réintégrer la gestion de l’ensemble des parkings au sein d’une régie municipale au 1er novembre 2013 au lieu d’une mise en concession en contrepartie de la construction du parking par l’exploitant, la municipalité a fait un choix purement idéologique, sans se soucier de la rentabilité et des deniers publics.

Le pragmatisme eût en effet voulu que le parking souterrain du foirail soit financé par le concessionnaire, sans apport de fonds publics, en contrepartie de la concession du stationnement comme cela se fait habituellement dans la plupart des municipalités, y compris socialistes, car c’est généralement la situation financièrement la plus avantageuses pour la commune.

Au cas particulier, s’agissant d’un parking souterrain situé dans une petite ville, qui plus est excentré, peu fréquenté des ruthénois eux-mêmes et dont la moitié des emplacements sont concédés gracieusement à l’exploitant du cinéma, la rentabilité reste extrêmement aléatoire. La modeste fréquentation payante du parking des premiers mois risque de plomber pour longtemps l’équilibre du budget annexe des parcs de stationnement alors qu’une concession adaptée aurait offert l’avantage de ne pas faire exploser la dette.

Pour ces raisons, la dette supplémentaire de 12 millions d’euros générée au 31/12/2013 relève d’une mauvaise gestion des investissements et des finances de la ville alors que de nombreux chantiers importants pour le devenir de la ville (place de la cité, îlot Balard, place et parking Foch, rue Béteille…) nécessitent des investissements urgents aujourd’hui différés. Jusqu’à quand ?

Voilà la réalité de la gestion socialiste que le maire de Rodez ne veut pas (n’ose pas) assumer.

La question de l’opportunité de l’embauche d’un directeur de cabinet

La séance s’est termineé par une interpellation du maire par Bruno Bérardi pour le groupe Rodez Citoyens. Au moment où la municipalité met la pression sur les personnels, celui-ci c’est interrogé sur l’opportunité pour la ville de Rodez (ville de petite taille) d’embaucher à la fois un directeur de cabinet et un chef de cabinet pour le maire, alors que sous le mandat précédent un seul poste avait été occupé.

Quelque peu embarrassé, M. Teyssèdre s’est lancé dans des explications alambiquées en faisant état d’une charge de travail élevée qui aurait imposé des horaires excessifs ; d’où la nécessité de recourir à ce poste supplémentaire. La discussion qui a suivi n’a guère convaincu les élus de l’opposition, bien au contraire.

Après plus de 4 heures, ainsi se concluait ce long conseil municipal, pour le moins houleux avec des débats par toujours de très haut niveau. Il ne reste plus à espérer qu’à l’avenir, les prochains débats des conseils municipaux seront d’une meilleure tenue et que les droits des oppositions seront mieux respectés.

Enfin la ville de Rodez dispose d’une opposition en mesure de défendre les intérêts des ruthénois.

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