Rodez : Le roi est nu

A moins de fermer les yeux et les oreilles les ruthénois commencent à savoir beaucoup de choses sur le maire sortant.

Le reflet  truqué du Narcisse vertueux qui se mire dans la presse locale se dissout sous l’effet des pavés lancés dans la mare par les plus courageux. Les langues se délient à l’approche des élections. C’est une femme qui porte plainte pour agression sexuelle, ce sont de proches collaborateurs horrifiés par les pratiques du « patron » qui quittent le navire et n’hésitent pas à dévoiler les turpitudes de la mairie ou de l’Agglomération, ce sont ses anciens collègues qui se répandent en ville pour expliquer à qui veut bien les entendre les motifs de leurs abandons, voire de leur trahisons, ce sont des professionnels qui dénoncent des pratiques pour le moins douteuses, ce sont des médecins d’abord étonnés puis atterrés de voir les agents municipaux les consulter de plus en plus nombreux pour cause de souffrance au travail,  ce sont des membres de listes adverses interpellés en public pour leur engagement en faveur d’un autre candidat (A ceux là, le maire sortant n’hésite pas à faire du chantage), ce sont des journalistes qui confirment l’ambiance exécrables des salles de rédaction où le premier magistrat  n’hésite pas à débouler furieux brandissant un article objet de sa colère. Colères, dont les échos retentissent souvent au quatrième étage de l’hôtel de ville, où pour des raisons diverses, tous les agents redoutent d’être convoqués.

Progressivement une autre image du maire sortant se dessine dans l’opinion. Une image assurément plus proche de la vérité que celle, trompeuse qu’il tente d’accréditer depuis six ans auprès des ruthénois.  Celle d’un homme conscient, au fond, de sa médiocrité et qui considère le pouvoir comme une vengeance sur le destin qui ne l’a pas doté d’un esprit supérieur. Certes on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir fait de brillantes études, mais il aurait pu compenser cette lacune par une autre formation que celle d’un syndicalisme contestataire dont il continue à pratiquer les méthodes. En revanche on peut, on doit lui reprocher son manque de compétence dans la gestion des affaires publiques. En témoignent des montages financiers calamiteux pour le contribuable ruthénois. Quant à l’embellissement de Rodez, dont il se targue, qu’il soit permis de le contester. La place d’Armes a beaucoup perdu en esthétique, il faut ensevelir la salle des fêtes sous la verdure pour faire oublier son clinquant, quant au multiplexe de cinéma ses masses cubique et son bardage gris rivalisent de fait avec le musée Pierre Soulages qui méritait un voisinage moins arrogant.

Une question se pose aujourd’hui, à quelques jours des élections municipales. Le roi apparaitra-t-il suffisamment nu pour que les électeurs se détournent enfin de lui?  Les effets de sa propagande continueront-ils à abuser le bon peuple pour qu’il lui accorde ses suffrages? Pour l’avenir de la ville de Rodez et de son Agglomération souhaitons que le voile qui commence à se déchirer révèle enfin la véritable nature de cet homme qui ne mérite pas d’assumer les responsabilités  du premier magistrat.

Libre expression de RodezNews

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