Rodez : Pourquoi Teyssèdre ment-il à ce point ?

Sur la fiscalité, sur la dette, sur ses prédécesseurs… Il n’est pas une déclaration de Christian Teyssèdre qui ne fasse injure à la vérité. S’épuiser à dénoncer ses mensonges ne sert à rien, il les répète avec une régularité de métronome en vertu du principe qu’ils finissent toujours par devenir vérité à force d’être entendus.

Il serait plus intéressant de comprendre pourquoi il ment. Qu’est ce qui peut pousser le premier magistrat de la ville à tromper en permanence ses administrés? Si l’on s’en réfère aux causes de mensonges généralement énoncées par les psychologues, on peut procéder par éliminations successives :

  • Mentir pour ne pas faire de peine? A exclure sans hésiter. Il suffit de voir comment il traite sans état d’âme les agents de la mairie!
  • Mentir pour défendre quelqu’un que l’on aime (ou que l’on a aimé)? Ce motif là se passe de tout commentaire.
  • Mentir pour se protéger? De qui ou de quoi grand Dieu! Il est le maître à bord et c’est de lui que ses proches doivent la plupart du temps se protéger.
  • Mentir par timidité? Voilà une attitude dont on ne saurait le soupçonner tant il surprend par son incommensurable culot.
  • Mentir pour éviter une punition? C’est peut être là une piste à explorer si l’on considère qu’un échec électoral est une punition. Le mensonge dans cette hypothèse exprimerait sa crainte d’être battu. Peu probable, car il mentait déjà lorsqu’il était dans l’opposition municipale.
  • Mentir par intérêt? Hors sujet, personne n’en veut ni à ses revenus ni à ses biens.
  • Mentir par médisance? Certes quand il attaque ses adversaires il n’hésite pas à recourir à la calomnie la plus débridée, mais il s’agit là d’une méthode plus que d’une motivation.
  • Mentir par plaisir ou par jeu? Autrement dit par perversion? On ne peut l’exclure totalement.
  • Mentir pour paraître plus fort ou meilleur? Nous y voilà. Sur ce thème, on peut assurément démonter la plupart des mécanismes du mensonge à l’œuvre dans les circonvolutions cervicales du premier magistrat.

D’abord paraître plus fort, que ses prédécesseurs. Depuis le début de son mandat Christian Teyssèdre n’a eu de cesse de prétendre qu’il fait plus et mieux que celui qui remplissait avant lui la fonction de Maire. Il en est ainsi de la fiscalité, des investissements, de la dette… Devenu une sorte de leitmotiv, ces comparaisons, systématiquement truquées, dénotent en réalité un terrible complexe d’infériorité dont il n’arrive pas à se débarrasser.

Plus fort que ses collègues Maires des autres villes de France, il assène des ratios qui, à l’en croire, placerait Rodez en tête des communes les mieux gérées. Bien sur ça reste à prouver, mais les chiffres ne disent rien sur les choix architecturaux, d’urbanisme, d’aménagement ou tout simplement sur l’opportunité de certains investissements et de leur financement. Il y aurait tant à dire.

Meilleur que ses adversaires. Ne pouvant évoquer leur bilan, et pour cause, il attaque les personnes. « Qui ne peut attaquer le raisonnement attaque le raisonneur » disait Paul Valéry. Teyssèdre conclut même son document de campagne en accusant la liste de l’UMP de n’être composée que « de fils et de filles de notables locaux présents à Rodez uniquement en période électorale ». Bien qu’aussi stupide que fausse, cette accusation est grave car elle dénote une intolérance indigne, variété commune d’un racisme ordinaire.

Il est même le meilleur de toute son équipe municipale dont il affirme que s’il existait un « mercato pour les choisir, il en aurait laissé un grand nombre sur tapis ».  A en juger par ceux qui l’ont abandonné ou qui se présentent contre lui aux élections, il est clair que s’il existait également un mercato des maires ceux-là n’auraient pas choisi Christian Teyssèdre.

Il reste bien une dernière hypothèse énoncée par les psychologues pour expliquer la manie du mensonge, c’est la pathologie. Outre le fait que nous n’avons pas compétence à poser un diagnostic, paraître le plus fort et le meilleur, colle si bien à l’ensemble des comportements du personnage que, l’on  pourrait plagier le mathématicien  Laplace qui disait en parlant de Dieu,  » je n’ai  pas eu besoin de cette hypothèse ».

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :