Rodez : le financement du cinéma par les seuls contribuables de la ville démontre les piètres qualités de gestion de Teyssèdre

L’invraisemblable financement du cinéma multiplexe de Rodez

Le maire sortant de Rodez, qui se prétend « meilleurs gestionnaire de France » pourfend dans ses documents de campagne la mise en concession des parcs souterrains de stationnement. Il s’agit de sa part d’une approche purement idéologique que beaucoup de maires de gauche ont eu l’intelligence de dépasser en ayant recours à la méthode dans leurs propres villes. Delebarre maire de Dunkerque en est un exemple notoire, qui a confié à Bouygues une des plus importantes mise en concession de France.

Rappelons le principe. Par appel d’offre la commune retient le mieux disant qui construit à ses frais un parking souterrain et le gère à ses risque et périls pendant un certain nombre d’années. Au terme du contrat l’ouvrage devient propriété totale et entière de la commune, sans que celle-ci ait engagé la moindre dépense. A Rodez c’est le cas du parking Foch qui,  après trente ans de concession est retombé dans l’escarcelle de la ville.   Qui a payé? Les usagers et non les contribuables. Ce qui parait assez normal puisque les statistiques montrent que ce sont majoritairement des non ruthénois qui utilisent le parking.

Paradoxalement le maire sortant de Rodez, a réalisé avec une société privée un montage financier qui en renversant les avantages de la concession classique aboutit à donner gratuitement, au bout de trente quatre ans, le cinéma multiplexe du Foirail, à l’exploitant. Cette étonnante opération est décrite  dans le  compte rendu du conseil municipal du 17 décembre 2010. La ville  construit le cinéma à ses frais pour un montant de 6 842844,75€. L’exploitant paie un loyer de 200 000€ par an, qui entre normalement en dépenses dans son compte d’exploitation, en principe bénéficiaire.  Jusque là rien d’anormal,  à part peut-être le montant du loyer qui est très loin d’équilibrer la charge financière de la commune. Là où le contrat prend des allures invraisemblables c’est lorsqu’il prévoit l’éventuelle acquisition du bâtiment par l’exploitant. Si tel est le cas, le prix de vente sera calculé à partir du cout de construction, déduction faite des loyers versés. Autrement dit, au bout de trente quatre ans l’exploitant devient automatiquement propriétaire de l’ensemble des bâtiments. Quid du terrain? Rien n’est apparemment prévu. Le comble serait qu’il devienne également propriété privé.

Si l’on complète cette étrange transaction par un autre avantage accordé à l’exploitant, à savoir la gratuité du stationnement souterrain pour les clients du cinéma, on finit par s’interroger sur la nature des négociations qui ont abouti à un résultat aussi défavorable pour la commune. En tout cas, cet exemple ne plaide pas en faveur des qualités de gestionnaire du maire sortant de Rodez.

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