Rodez : à deux mois du 1er tour des élections municipales, Marion de Lapanouse démissionne de son poste de directrice générale des services

Ambiance délétère à la mairie de Rodez en ce début 2014.

Marion de Lapanouse, directrice de cabinet du maire depuis juin 2012, a été nommée directrice générale des services de la ville le 1er janvier 2014, en remplacement de Jean-Paul Chincholle qui a fait valoir ses droits à la retraite en fin d’année.

Voici quelques semaines encore, cette dernière était accueillie en grande pompe par le maire lors de la cérémonie publique des vœux organisée par la municipalité. M. Teyssèdre avait alors fait l’éloge de cette dernière rappelant qu’elle était probablement la plus jeune directrice générale des services de France.

Mercredi 22 janvier dernier, le maire présidait la cérémonie des vœux aux personnels municipaux à l’Hôtel de Ville de Rodez. L’occasion pour lui, comme il l’avait fait lors de la cérémonie publique des vœux  quelques jours plus tôt, de faire l’autopromotion de son bilan à la tête de la mairie depuis 2008, se disant très content du travail effectué. Venant de lui, on n’en attendait pas moins. Une fois de plus le maire de Rodez utilise sa fonction pour faire campagne, alors que nous sommes en précampagne électorale et qu’il est lui-même candidat.

Ainsi va la vie démocratique ruthénoise depuis l’arrivée de M. Teyssèdre, l’actuel maire socialiste. Des pratiques effectivement fort peu orthodoxes et respectueuses à l’égard de ses opposants et de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. Que dire d’un élu de la République qui fait à ce point fi des règles démocratiques les plus élémentaires, en usant et abusant de tous les moyens possibles et imaginables pour imposer sa loi et neutraliser ceux qui se mettent en travers de sa route ? Des procédés pour le moins dictatoriaux que peu de personnes n’osent cependant dénoncer. Jusqu’à quand ?

Gageons que la campagne électorale qui démarre va permettre de faire apparaître le véritable visage de M. Teyssèdre et le bien triste bilan qui est le sien. A l’entendre, il est même certain d’être élu !

C’est lors de la cérémonie des vœux du maire aux personnels que Marion de Lapanouse a créé la surprise en annonçant la démission de son poste de directrice générale des services. Trois semaines après sa nomination, cette dernière a déclaré : « Ma conception de l’administration avec un grand A, ne correspond pas à celle en vigueur dans ces murs. C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision ». Elle a été chaleureusement et longuement applaudie par l’ensemble des personnels municipaux. A priori, cette décision était longuement murie et résultait d’une lente mais inexorable dégradation des relations entre cette dernière et le maire.

Cette démission en dit long sur le mode de gouvernance du maire, le fonctionnement des services et plus généralement l’ambiance délétère qui règne ces derniers mois à la mairie de Rodez. Au fils du temps et des confidences, on découvre l’ampleur du malaise qui règne au sein des personnels municipaux.

Lors du dernier conseil municipal, Bruno Bérardi, élu EELV de la majorité municipale avait eu le courage de mettre les pieds dans le plat, parlant de la souffrance de plus en plus grande des personnels municipaux. Ce qui avait manifestement indisposé le maire qui n’avait d’ailleurs pas daigné répondre. Il est hélas probable que cette démission surprise ne représente que la partie visible de l’iceberg. Le fonctionnement et la gouvernance à la mairie de Rodez n’ont semble-t-il plus grand-chose à voir avec les règles administratives habituellement en vigueur dans ce pays. Ce serait plutôt l’administration à la sauce Teyssèdre, ce qui n’a rien de très rassurant.

D’où la désespérance et la souffrance des personnels qui se trouvent contraints de voguer sur un bateau ivre, au milieu d’icebergs ! Il se murmure même ici et là que d’autres démissions pourraient suivre.

A deux mois des élections municipales, tout cela est du plus mauvais effet pour la ville de Rodez et en dit long sur l’état de déliquescence de la municipalité socialiste. C’est dire si le vent de révolte gronde contre Christian Teyssèdre, et pas que dans sa majorité !  D’où semble-t-il certaines difficultés qu’il éprouverait à boucler sa liste.

Les ruthénois vont-ils enfin ouvrir les yeux et renvoyer enfin M. Teyssèdre et son équipe à ses chères études ? Il est temps de tourner la page avant qu’il ne soit trop tard.

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