Rodez : quand les réunions de quartier se transforment en réunions de propagande politique au service du maire

Après des années de silence, ces derniers jours, la mairie de Rodez a décidé d’organiser à la sauvette des réunions publiques dans les principaux quartiers de la ville.

Comme par le plus grand des hasards, ces réunions sont organisées à quelques mois des élections municipales et présidées par le maire lui-même. Pour preuve, la plupart des présidents des comités de quartier, souvent élus depuis peu, ne brillent guère par leurs interventions, comme lors de la réunion du quartier de Rodez Centre où l’intervention de ce dernier s’est limitée, en tout et pour tout, à deux minutes d’intervention alors que le maire a monopolisé la parole et dirigé lui-même l’intégralité des débats.

Même s’il s’en est défendu, ce dernier n’a eu de cesse de promouvoir ses prétendus « grands chantiers », se targuant une nouvelle fois d’avoir investi le double de la précédente municipalité. Il est fort ce Teyssèdre ! Pour les chantiers restés en friche depuis 2008 : Combarel, place de la cité et autres, c’est bien sûr la faute de la précédente municipalité. Au final, il s’est employé à s’auto-féliciter pour le travail réalisé sous son mandat. Bien étrange réunion de quartier !

Autant dire que ces réunions avaient pour seul et unique objectif de lancer sa propre campagne électorale qui semble s’annoncer pour le moins difficile et laborieuse au vu de l’ampleur du mécontentement des ruthénois qui ne sont pas dupes des manipulations et autres gesticulations médiatiques. A y regarder d’un peu plus prés, le mandat de Teyssèdre est pour le moins calamiteux et terrible pour les ruthénois : augmentation importante des impôts locaux, explosion de la dette, réalisation d’investissements fort couteux et de mauvaise qualité, nombreux chantiers laissés en friche, perte d’attractivité du centre-ville, circulation à l’entrée de la ville totalement saturée,… Et la liste est longue !

Interpellé par un participant, le maire de Rodez reconnaît volontiers que le nouveau quartier du foirail ne sera pas sans poser de nombreux problèmes de stationnement lors de manifestations importantes et simultanées au stade Paul Lignon, à la salle des fêtes et au multiplexe de cinéma. Mais il a le culot d’en faire porter la responsabilité à l’équipe précédente, n’hésitant pas une fois de plus à travestir la réalité. En effet, la salle des fêtes qui était initialement un palais de congrès/salle des fêtes, sensiblement plus grand, polyvalent et moins couteux, était positionnée sur l’ancien foirail, entre le multiplexe de cinéma et le musée Soulages et non prés du stade. C’est la municipalité de M. Teyssèdre qui a décidé de placer la salle des fêtes sur le plateau Paul Lignon, obérant ainsi un vaste espace libre qui aurait pu accueillir plus de 300 places de stationnement de surface ou diverses manifestations. Cette erreur de l’actuelle municipalité pèsera longtemps sur ce quartier.

Pour rester sur ce quartier, l’élu s’est félicité de la réalisation du parking souterrain du foirail de 400 places pour 8 millions d’euros HT, entièrement financé aux frais de la ville et exploité en régie directe. A l’entendre, c’est une excellente opération qui permettra à la ville d’amortir cet équipement en quelques années, à raison de plus d’un million de recettes par an. On voit là que Teyssèdre n’est qu’un bien piètre gestionnaire. Tout d’abord, on ne peut que s’étonner qu’une municipalité fasse financer un tel équipement par sa propre ville alors qu’il sera principalement utilisé par des automobilistes extérieurs à la ville. Drôle de gestion qui fait payer aux ruthénois un équipement qu’ils n’utiliseront pas !

Pour ce qui est de la rentabilité du parking, comme pour tout parking souterrain, elle n’est pas pour demain. A cela plusieurs raisons : la faible fréquentation du parking payant du foirail (guère plus de 20% de remplissage), le coût de fonctionnement d’un parking de ce type et la gratuité des 200 places allouées aux usagers du cinéma à partir de 17 h 00. A ce rythme, la ville de Rodez n’est pas prête de l’amortir alors qu’elle a par ailleurs des travaux de réfection du parking Foch à engager pour plus de 3 millions d’euros.  La gestion en régie directe de quatre parkings souterrains, dont certains peu utilisés, risque de se révéler rapidement comme un gouffre financier sans fond.

En attendant, le maire de Rodez est en campagne et tente, à défaut de convaincre les ruthénois, de se convaincre lui-même qu’il est un bon gestionnaire ! Au vu du bilan désastreux du maire de Rodez, il est peu vraisemblable que les ruthénois lui donnent une nouvelle occasion d’augmenter les impôts, d’exploser la dette et plus généralement de gaspiller l’argent public dans des dépenses somptuaires et inutiles.

2014 pourrait bien marquer durablement la fin du règne des élus socialistes dans les municipalités françaises à commencer par celui de Teyssèdre, l’illusionniste ruthénois qui se prend pour ce qu’il n’est pas !

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