France : Standards & Poor’s dégrade à nouveau la note qui passe de AA+ à AA. Cette décision consacre l’échec cinglant de la politique conduite par le gouvernement socialiste, incapable de réduire les dépenses publiques et d’engager les réformes attendues

Standard & Poor’s, la principale agence de notation mondiale avait été la première à dégrader la note de la France en janvier 2012, lui faisant perdre son AAA. A quelques mois de l’élection présidentielle, plutôt que de prendre en compte les remarques de l’agence, l’opposition d’alors s’en était donné à cœur joie : «C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France», avait lancé le candidat Hollande à l’encontre de Nicolas Sarkozy.

La critique était facile…  en oubliant que la France sortait de 3 années de profonde crise internationale et que, loin d’imposer la rigueur, le gouvernement Fillon avait choisi d’utiliser tous les amortisseurs sociaux pour limiter les dégâts pour les français. Devait-on s’en plaindre ? Sauf qu’à son arrivée au pouvoir, la gauche a joué la « cigale », refusant toute politique de rigueur (de simple bonne gestion) faisant preuve de beaucoup d’amateurisme et de clientélisme en augmentant les dépenses et surtout certains impôts et taxes de manière inconsidérée.

Prés de deux ans plus tard, en dépit des maints avertissements d’autres agences de notation allant dans le même sens, le gouvernement socialiste n’a pas été capable de prendre les seules mesures de bon sens qui s’imposaient : réduire les déficits et la dette, s’attaquer à la réduction des dépenses et améliorer la compétitivité de nos entreprises pour retrouver la croissance. En fait, Hollande et son gouvernement ont fait l’inverse, provocant la récession et le chômage.

Les résultats de 18 mois de gestion socialiste sont calamiteux et très inquiétants pour l’avenir avec un chômage en forte hausse en dépit du couteux traitement social et surtout, une croissance en berne proche de zéro en 2013 et de 0.8 % en 2014 alors que nombre d’autres payes européens vont avoir une croissance proche ou supérieure à 2%. Ajoutez à cela le ras-le-bol fiscal et la contestation croissante de la politique du gouvernement qui ne cesse de reculer face aux moindres revendications, l’avenir de la France s’annonce plutôt sombre.

Dans ce contexte, alors que la note AA+ avait été placée sous perspective négative il y a plus d’un an, l’agence Standard & Poor’s ne pouvait faire autrement que de baisser d’un nouveau cran la note de la France. Ce qui a été fait le 8 novembre 2013 avec l’attribution la note AA. Au-delà de ces avertissements sans frais, c’est clairement la politique de gribouille (ou plutôt l’absence de politique) suivie par Hollande et son gouvernement qui est directement visée.

Les conclusions de Standard & Poor’s, qui ne fondent uniquement sur la réalité de la France aujourd’hui, sont sans appel : « Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaires et structurelles dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ». L’agence de notation constate aussi que « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite ». Selon l’agence, « la politique économique du gouvernement n’a pas  réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016 », contredisant la promesse d’inflexion durable de la courbe du chômage faite par Hollande pour fin 2013.

Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de Standard & Poor’s est encore plus clair : « La persistance d’un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d’envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles…. Nous pensons également que la faible croissance économique limite la capacité du gouvernement à consolider le redressement des finances publiques… Nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance».  

Voilà un langage qui a le mérite de la clarté mais qui ne semble guère convaincre le gouvernement. Ce qui ne va pas manquer d’assombrir le climat de défiance à l’égard d’un chef de l’Etat, considéré par beaucoup de français comme n’étant pas à la hauteur des enjeux. Dans le dernier sondage, ne bat-il pas des records d’impopularité avec seulement 21% d’opinions favorables, un niveau jamais atteint par un président français ?

Cette nouvelle dégradation, venant après les mêmes remarques formulées voici quelques semaines par la Commission européenne, sanctionne avant tout l’échec de la politique économique du gouvernement socialiste conduit par M. Ayrault. Il ne reste plus qu’à espérer que celui-ci finira par prendre en compte les observations formulées plutôt que de foncer droit dans le mur. Encore faudrait-il qu’il y ait un pilote dans l’avion France qui semble tanguer de plus en plus, au gré des humeurs du vent…  

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