France : L’interminable descente aux enfers de François Hollande et de son gouvernement compromettent gravement l’avenir du pays

Les difficultés rencontrées par le gouvernement socialiste lors de la mise en place de l’écotaxe est la résultante de 18 mois d’indécisions et d’impréparations. Ces problèmes ont été accentués par les reculades successives de du gouvernement, notamment concernant certains impôts et taxes.

Rappelons pour mémoire que la mise en place de l’écotaxe en France, prévue au 1er janvier 2014, avait été votée à la quasi-unanimité des parlementaires en 2010. Cette taxe est en vigueur depuis de longues années dans un certain nombre de pays européens, dont l’Allemagne.

Face à l’impréparation d’un dossier complexe et extrêmement sensible, le gouvernement paie aujourd’hui cash le prix des erreurs et des faiblesses dont il a fait montre ces derniers mois. En contribuant lui-même à entretenir un sentiment de révolte fiscale par des annonces inappropriées, il a permis aux détracteurs de l’écotaxe de se mobiliser contre ce qui est apparu comme une nouvelle taxe. Cette mobilisation a également été favorisée par les difficultés que subissent certains secteurs d’activités où le transport représente un coût important, accentuée par l’accroissement de la concurrence dans le domaine du transport routier en France ces dernières années.

Ce contexte particulier, le gouvernement l’a purement et simplement ignoré, donnant ainsi des arguments supplémentaires aux opposants à l’écotaxe. Et ce n’est pas en tentant de faire diversion à propos du contrat conclu par le précédent gouvernement avec le prestataire Ecomouv, qu’il va se grandir et sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis lui-même.

Rappelons quelques-unes des volte-face du gouvernement socialiste depuis son élection :

  • Plus-value de cession de titres de sociétés : face à la détermination des « pigeons », les jeunes dirigeants d’entreprises, après un an de négociation, le gouvernement a reculé en adoptant un régime d’imposition beaucoup plus favorable,
  • Réduction des allocations familiales : en dépit de la volonté du chef de l’Etat de les plafonner en fonction des revenus, l’universalité des allocations a été préservée face à la pression des puissantes associations familiales. Finalement, c’est par l’impôt sur le revenu que l’on trouvera les recettes en plafonnant le quotient familial des revenus les plus importants,
  • Modification du régime des auto-entrepreneurs : au final, les arbitrages ont été repoussés à plus tard face aux pressions de divers lobbies
  • Taxe sur l’EBE : Face à la mobilisation des entreprises contre ce nouvel impôt décidé au dernier moment, la taxe sur l’excédent brut d’exploitation, qui pénalisait lourdement les activités réalisant de lourds investissements, a été abandonnée mais remplacée par un alourdissement de la cotisation supplémentaire de l’impôt sur les sociétés,
  • Réduction d’impôt pour frais de scolarité : le gouvernement avait envisagé la suppression pure et simple de cette réduction d’impôt en l’assimilant à une « niche fiscale » alors qu’elle concerne nombre de foyers modestes ayant des enfants scolarisés. Les députés, qui ont senti un vent de colère monter de leurs circonscriptions, ont voté contre la suppression de cette prétendue niche.
  • Fiscalité de l’épargne : C’est le dernier revirement en date. Redoutant la fronde fiscale qui ne cesse de monter, le gouvernement qui souhaitait alourdir les prélèvements fiscaux sur les placements non soumis à l’impôt sur le revenu (assurance-vie, PEA, PEL, PEE…) a finalement renoncé à taxer la plupart de ces placements, alors que le dispositif avait été voté à l’Assemblée nationale. Au final, seuls certains contrats d’assurance-vie devraient être taxés.

Jamais un gouvernement n’avait reculé à ce point en si peu de temps. Plutôt que de réduire massivement les dépenses publiques, le gouvernement s’est lancé dans une course effrénée visant à augmenter les recettes fiscales ou sociales, sans véritable concertation ou étude préalable. Du coup, face à la contestation des groupes de pression, ces contributions ont été soit atténuées, soit purement et simplement annulées. Au fil des mois, cette pratique gouvernementale pour le moins désastreuse, s’est poursuivie. Ce qui a convaincu les français que le gouvernement n’avait aucune vision précise de la politique à mener et qu’il pilotait à vue, en se contentant d’aller chercher ici et là les recettes dont il avait besoin pour équilibrer les comptes publics.

Les français ont peu à peu découvert un gouvernement affaibli et aux aboies, redoutant par-dessus tout la fronde d’une partie de la population. D’où ses innombrables reculades qui affaiblissent chaque jour un peu plus l’autorité de l’Etat et réduisent considérablement sa capacité à faire face à la grave crise budgétaire et sociale actuelle.

Alors que ce gouvernement n’a encore engagé aucune véritable réforme en profondeur de l’Etat et qu’il a même repoussé à plus tard la réforme en cours visant à rapprocher les départements et régions, on peut craindre le pire : le renoncement aux réformes essentielles dont notre pays a tant besoin. Pourtant, si la France à une croissance faible, un taux de chômage élevé, nombre d’entreprises en difficultés, des déficits publics et une dette importante, c’est principalement du fait que les dépenses de fonctionnement de l’Etat et les prélèvements obligatoires (impôts, taxes et prélèvements sociaux) y sont trop élevées. Aujourd’hui, par leurs erreurs et leurs atermoiements, Hollande et son gouvernement refusent de voir la réalité en face au risque de précipiter le pays dans le chaos.

La réalité est que la France n’a d’autre porte de sortie que de s’attaquer durablement à ses importantes dépenses publiques et à la réforme de l’Etat, plutôt que d’augmenter les impôts. Comme Standard & Poor’s, c’est l’avertissement qu’à une nouvelle fois adressé la Commission européenne à la France ces jours derniers. Le gouvernement socialiste l’entendra-t-il avant qu’il ne soit trop tard ?

Face à l’ampleur des réformes à engager, les incessantes reculades du gouvernement français sur des dossiers pour le moins modestes et sans grande envergure, ne sont pas de bon augure pour les réformes à venir. Les futurs gouvernements vont devoir faire preuve de la plus grande fermeté et de beaucoup de courage pour conduire les importantes réformes aujourd’hui nécessaires.  Cela passe par la restauration de l’autorité de l’Etat, mise à mal par les faiblesses répétées du président Hollande et son manque de crédibilité aux yeux des français. Selon le dernier sondage, seulement 21% des français lui feraient confiance.

Le chef de l’Etat doit rapidement reprendre les commandes de la France et changer de cap.

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