Rodez : quand Christian Teyssèdre persiste à enfumer les électeurs à propos de l’augmentation des impôts locaux

Parmi les promesses de campagne non tenues par M. Teyssèdre, il y a la baisse de la taxe d’habitation de l’ordre de 1% par an. Autant dire, une goutte d’eau ! Et pourtant, 5 ans plus tard, force est de constater que cette légère baisse promise a fait « pschitt ». Ce dernier persiste pourtant à nier cette augmentation et s’emporte lorsque ses adversaires évoquent le sujet.

Voici quelques jours, en prélude à la prochaine campagne pour les élections municipales, le maire de Rodez et le parti socialiste ont fait distribuer un tract tout de rose dans les boîtes aux lettres des ruthénois, intitulé : « Les Censi augmentent les impôts quand Teyssèdre les baisse ! ». C’est dire à quel point les accusations portées contre lui par Yves Censi l’indisposent au plus haut point ! Preuve aussi que l’officialisation récente de la candidature du député de l’Aveyron à la mairie de Rodez l’irrite, pour ne pas dire plus.

Dans ces conditions, la campagne pour les élections municipales de mars 2014 risque d’être longue et laborieuse pour le candidat socialiste au vu des promesses non tenues et des divers mensonges proférés pour cacher ses échecs. Les dénégations de ce dernier sur le sujet ne pourront tenir longtemps, pas plus que le perpétuel  enfumage des électeurs autour d’une prétendue « gestion exemplaire », lorsque l’on connaît l’ampleur de la dégradation de la situation de la ville de Rodez depuis 2007.

Revenons un instant sur les allégations avancées dans ce tract de campagne. Christian Teyssèdre y accuse Yves Censi, député de la circonscription, d’avoir ni plus ni moins, augmenté de 20% les impôts locaux à Rodez, en votant en les revalorisations annuelles des bases d’imposition des impôts locaux. Au passage, tant qu’à faire, il en profite pour accuser son prédécesseur d’avoir lui aussi augmenté les impôts locaux entre 1983 et 2008 alors que lui-même, depuis 2008,  aurait baissé le taux de la taxe d’habitation de 5%. En conclusion, il invite les électeurs à regarder leur avis d’imposition.

Ces derniers, qui ne sont pas tout à fait idiots, ont eu tout le loisir depuis 2008, de mesurer l’évolution à la hausse de leur cotisation de taxe d’habitation, notamment depuis la décision de la majorité socialiste de réduire l’abattement général à la base de 15% à 10% à partir de 2009 ; augmentation qui se répercute annuellement. Depuis lors, la baisse promise du taux de la taxe d’habitation de 5% durant le mandat a été largement neutralisée par l’augmentation de la cotisation de l’ordre de 5%, due au plafonnement de l’abattement général à la base à 10% pour de nombreux foyers, et ce depuis 2009. Là est la réalité incontestable des faits.

S’agissant de l’augmentation des bases d’impositions des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière), ce n’est certainement pas le député Yves Censi qui est à l’origine de celle-ci. Il s’agit simplement de l’application annuelle et automatique des revalorisations de valeurs locatives qui interviennent depuis 1970 lors de l’adoption de chaque loi de finance. Notons au passage que celle-ci est adoptée annuellement quels que soient les gouvernements de droite ou de gauche. Dans ces conditions, ce type d’évolution ne saurait être imputé au député de l’Aveyron qui n’a juridiquement aucune compétence pour augmenter ou baisser les impôts locaux.

Une fois de plus, il s’agit ici d’une manipulation, un art dans lequel M. Teyssèdre est passé maître. La ficelle est un peu grosse et démontre la mauvaise foi de ce dernier, prêt à tout pour donner l’illusion qu’il est un « bon gestionnaire ». D’ailleurs, lui-même ne reconnait-il pas volontiers que : « plus c’est gros, plus çà passe » ! Sauf que cela ne marche qu’un certain temps.

Les accusations de M. Teyssèdre sur le sujet sont d’autant plus surprenantes que lui-même, lorsqu’il était dans l’opposition jusqu’en 2008, n’avait de cesse d’accuser la majorité en place d’augmenter annuellement la taxe d’habitation, alors même que le taux d’imposition était resté inchangé depuis 2000. Pour cela, il n’hésitait pas affirmer aux ruthénois que cette « augmentation » qu’il savait pourtant être entièrement due à la revalorisation automatique des valeurs locatives, était imputable à la municipalité. Manifestement, aujourd’hui M. Teyssèdre a complètement oublié ce détail qui l’arrangeait bien alors ! On appelle cela faire feu de tout bois… M. Delpuech, l’adjoint aux finances de la ville de Rodez ne reconnaissait-il pas récemment : « On fait dire ce que l’on veut aux chiffres » ? Bel aveu !

S’agissant des augmentations antérieures, elles n’ont rien à voir avec ce que laisse entendre M. Teyssèdre. Il s’agit là une fois de plus de simples allégations de caniveau purement fantaisistes. Ainsi, par exemple, aucune augmentation des taux de la taxe d’habitation n’est intervenue entre 2000 et 2007, sauf en 2003 où l’augmentation trouvait son origine dans une décision du gouvernement socialiste de l’époque et était destinée à financer le passage des collectivités aux 35 heures si tristement célèbres.

Dans un autre domaine des impôts locaux, celui de la CFE (Contribution foncière des entreprises), ont pourrait aussi rappeler à M. Teyssèdre et au parti socialiste, en tant qu’élus de l’agglomération, qu’ils n’avaient pas hésité l’an passé à voter la cotisation maximale de CFE. Ce qui s’était traduit pour certains petits commerçants par un quadruplement de leur cotisation. Manifestement, les élus socialistes ont la mémoire courte et sélective surtout quand il s’agit de leurs augmentations d’impôts !

D’ailleurs, comment prendre le parti socialiste au sérieux quand il s’agit des impôts ? Aux affaires au plan gouvernemental depuis 2012, le PS et ses alliés ont d’ores et déjà procédé à d’importantes augmentations d’impôts, tant pour les entreprises que pour les particuliers et ce n’est pas fini. En 2014, plutôt que de réduire massivement les dépenses de l’Etat, le gouvernement socialiste de M. Ayrault que soutient M. Teyssèdre, annonce de nouvelles augmentations d’impôts et taxes (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, cotisations sociales…). Il est vrai que pour les socialistes français, c’est tellement plus facile d’augmenter les impôts pour taxer les classes moyennes…

En matière d’impôts, les élus socialistes ruthénois et d’ailleurs paraissent pour le moins très mal placés pour donner des leçons.

Nul doute qu’à Rodez, si les socialistes devaient malencontreusement être reconduits en 2014, les impôts locaux augmenteraient fortement, notamment au vu des investissements pour le moins démesurés, réalisés en dépit du bon sens par la majorité socialiste sortante, sans oublier les dépenses non maitrisées. Corrélativement, la dette entre 2007 et 2014 pourrait atteindre des records, proche de 30 millions d’euros. Nul doute que le compte administratif de l’année 2013 ne manquera pas de d’éclairer les ruthénois sur le sujet.

Voilà quelques sujets, et non des moindre, sur lesquels M. Teyssèdre et ses amis socialistes devront rendre compte aux ruthénois dans les prochains mois. Le voile rose qui avait envahi le piton ruthénois ces dernières années pourrait bien se dissiper brusquement et laisser apparaître la dure réalité des 5 années de gestion socialiste.

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