France : une rentrée 2013 incertaine qui risque d’être animée

L’été 2013 est déjà bien avancé et la rentrée est déjà là pour la plupart des français.

Cette rentrée est placée sous le signe de la morosité et de l’inquiétude en raison de nombreuses incertitudes qui planent sur la France. Plus de 15 mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir, nombre de clignotants sont au rouge vif et personne ne voit le bout du tunnel. Pire, les déclarations contradictoires et la cacophonie qui règnent au sein du gouvernement ne permettent pas de déceler une véritable ligne politique claire, face à la lassitude et au doute.

En dépit des emplois jeunes, le chômage reste au plus haut et ne semble pas prêt de prendre une courbe descendante, tellement la crise franco-française est profonde.

La croissance n’est pas au rendez-vous. A qui la faute ? Même si au 2ème trimestre 2013 elle a été de 0.5%, il n’y guère de quoi se réjouir puisque 0.3% seraient imputables à la seule augmentation de la facture d’énergie du fait d’un printemps froid. La France semble d’autant moins sur le chemin de la croissance que les taux de prélèvements obligatoires devraient atteindre le taux de 46% ; un record mondial juste derrière le Danemark. Voilà un frein considérable dont le gouvernement ne semble pas s’émouvoir ! Dans ces conditions, on voit mal comment le pays pourrait atteindre le taux de croissance de 2%, niveau indispensable pour que notre économie recommence à créer de l’emploi.

Autre inquiétude, comme l’a reconnu Pierre Moscovici, le ministre de l’économie, un vent de ras le bol des impôts et des taxes souffle sur la France, que ce soit au niveau des particuliers ou des entreprises. Il est vrai que plutôt que de mettre en œuvre les véritables réformes de structures qui conduiraient à réduire le coût de fonctionnement de l’Etat (l’un des plus élevé d’Europe)  et à réduire les dépenses publiques, le gouvernement socialiste cède à la facilité de l’augmentation des impôts et des taxes. A ce rythme, alors que le gouvernement précédent avait dû affronter une crise sans précédent qui avait mis à mal les finances publiques, le gouvernement socialiste n’a été en mesure de profiter du redémarrage de l’économie mondiale et  de contenir l’augmentation des déficits publics et de la dette. Courage, fuyons, telle semble être la devise.

La réforme des retraites promise n’a rien d’une réforme et se contente une fois de plus d’augmenter les cotisations pour ajuster les besoins de financement. Contrairement à la réforme précédente qui avait joué sur plusieurs paramètres (durée de cotisation, date de départ à la retraite, début de rapprochement entre retraites des secteurs publics et privés…), les décisions prises par le gouvernement prennent soin de ne rien changer. Surtout pas question d’envisager le report de la date de départ à la retraite qui reste à 62 ans contre 65 ans presque partout en Europe et encore moins de mise à plat des régimes spéciaux de retraite qui ne se justifient plus aujourd’hui. Finalement, une fois de plus, ce sont les jeunes qui vont financer la retraite des anciens alors qu’eux-mêmes ne seront pas garantis de percevoir une retraite de même niveau, loin s’en faut !

Au plan extérieur, les tensions sont au maximum et les risques d’un conflit au Moyen-Orient ne peut être écarté. Les problèmes sont liés à la forte instabilité des pays musulmans et notamment de l’Egypte, l’Iran, la Libye, l’Irak… sans parler du Magreb et de l’Afrique centrale. Aujourd’hui, la guerre civile en Syrie avec l’utilisation d’armes chimiques par le dictateur Bachar-El Assad contre les populations civiles risque d’entraîner le monde occidental dans un nouveau conflit bien malgré lui. A ce stade du conflit, même si une intervention militaire ne paraît pas souhaitable pour de multiples raisons, les Etats-Unis n’ont guère le choix que d’intervenir pour ne pas perdre leur crédibilité, notamment face à l’Iran qui continue à développer son arsenal nucléaire, mais aussi à la Russie et la Chine. Dans ce contexte complexe et extrêmement délicat, espérons que la France ne jouera pas les héros et se contentera d’apporter une aide militaire légère et de courte durée pour accompagner nos alliés. Mais quel en sera le résultat ?

C’est dans ce contexte peu favorable que les français reprennent peu à peu le chemin de leur poste de travail en ce début septembre, au moins pour celles et ceux qui ont la chance d’avoir un travail. Pas sûr que le moral soit au rendez-vous… Mais il faudra faire avec alors même que les conditions de travail, du fait de la crise notamment, ont tendance à se dégrader dans le privé comme dans le public.

L’automne 2013 risque donc d’être chaud et animé à bien des égards. Espérons que les français, notamment les plus fragiles et exposés,  traverseront les prochains mois dans les meilleures conditions et retrouveront au plus vite espoir en l’avenir.

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