Aveyron : le gouvernement socialiste tergiverse sur l’aménagement de la RN88 entre Rodez et l’A75

Voilà des décennies que l’aménagement de la RN88 avec des caractéristiques autoroutières n’en fini pas de traîner en longueur.

Le gouvernement précédent avait finalement financé à hauteur de 50% l’important tronçon d’environ 26 km entre Carmaux-nord et Rodez, le reste étant cofinancé par la région Midi-Pyrénées et les Conseils généraux de l’Aveyron et du Tarn. Les travaux engagés fin 2010 sont actuellement en cours pour le tronçon Carmaux-nord (section La Croix de Mille et Tanus dans le Tarn) et Baraqueville-sud (Section La Baraque de Saint Jean et La Mothe dans l’Aveyron).

Le tronçon tarnais de prés de 8 km est bien avancé et devrait s’achever en fin d’année 2013. Le tronçon aveyronnais en amont du viaduc de Tanus jusqu’à La Mothe, long de 14 km, est légèrement plus en retard mais l’ensemble des ouvrages d’art est à peu prés terminé et la mise en service devrait avoir lieu courant 2014.

La mise en service de ces deux tronçons, au plus tard en 2014, amènera l’autoroute en provenance d’Albi et Toulouse aux portes de Rodez, soit à moins de 15 km de la déviation de Luc-La Primaube.

Les travaux du dernier tronçon de la RN88 au sud de Rodez, entre La Mothe et Calmont, devrait être engagé en fin d’année 2013 en raison de retards pris dans les procédures en cours concernant le contournement de Baraqueville. Initialement prévus pour se terminer en 2015, ce tronçon  devrait s’achever en 2016 si tout se passe bien.

Ainsi, à fin 2016, le Grand Rodez sera enfin relié à Toulouse, la capitale régionale, via une autoroute. Il aura fallu beaucoup de temps pour en arriver là, mais au moins, elle sera enfin là la RN 88 à 2 x 2 voies.

Pour autant, le chantier de la réalisation de la RN 88 à 2 x 2 voies ne sera pas achevé. Outre les retards importants pris sur les tronçons situés entre Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) et l’A75 (Lozère), il reste encore deux gros points noirs en Aveyron : le grand contournement de Rodez, dont plus grand monde ne parle, et l’important tronçon de 42 km entre Rodez et l’A75 (Séverac-le-Château).

A part le Conseil général de l’Aveyron qui régulièrement rappelle à l’Etat l’importance et l’urgence de l’aménagement de cette dernière liaison autoroutière ers l’A75, on n’entend guère les élus locaux, à commencer par le maire de Rodez et l’agglomération du Grand Rodez. Du côté de Rodez, c’est le silence radio total sur le sujet alors qu’il s’agit d’un sujet majeur pour l’aménagement et le développement de l’ensemble du Grand Rodez. A aucun moment depuis leur élection en 2008, les élus socialistes n’ont d’ailleurs daigné porter attention à cet important dossier.

Ceci est d‘autant plus étonnant que le même M. Teyssèdre, lorsqu’il était dans l’opposition ruthénoise et encore lors de la dernière campagne pour les élections municipales, n’avait eu de cesse d’accuser le maire sortant de ne pas assez s’investir sur le sujet de l’aménagement de la RN88. 5 ans plus tard, les ruthénois voient la différence. Depuis 2008, le chantier de la RN88 est totalement abandonné par les élus socialistes ruthénois. Pour preuve, bien que le chef de l’Etat ait été reçu en grande pompe à l’hôtel de Ville de Rodez, ce sujet s’il en est, n’a même pas été évoqué.

Même la ministre aveyronnaise déléguée à la décentralisation, par ailleurs conseiller général et sénatrice de l’Aveyron, Anne-Marie Escoffier reste très discrète sur ce dossier essentiel pour le développement du département.

Le gouvernement socialiste ne semble guère pressé à débloquer le dossier, prétextant les restrictions budgétaires pour les années à venir.

C’est dans ce contexte que le rapport de la commission Mobilité 21 (une de plus), a été remis ces derniers jours au ministre des Transports. Dans ce rapport qui fixe les priorités nationales en matière d’infrastructures, la mise à 2 X 2 voies de la RN88 ne figure pas parmi les priorités de la commission. Toutefois, cette dernière propose que la partie comprise entre Rodez et Saint Etienne, qui est inscrite depuis plusieurs années au schéma national des infrastructures de transport (SNIT), soit inscrite au programme de modernisation des itinéraires routiers (PDMI). La commission semble estimer que le financement de ces travaux relève des programmes pluri-annuels (PDMI). Enfin la commission rappelle qu’il convient de veiller à privilégier les aménagements  des 2 X 2 voies aux seules sections le justifiant au regard de l’importance du trafic.

Parmi les élus aveyronnais, seul Jean-Claude Luche, président du Conseil général a pris acte de cette décision, qui selon lui, vient conforter l’urgence de l’aménagement de la section entre Rodez et Séverac-le-Château. Il souhaite que les conditions de sa complète réalisation soient réunies rapidement sur la base de caractéristiques autoroutières, afin d’assurer la sécurité et le développement économique du département, en regrettant que le grand contournement de Rodez ne figure pas dans ce rapport.

Mais que font donc les élus du Grand Rodez alors même qu’ils sont du même bord politique que l’actuel gouvernement ? Une fois de plus, ils sont aux abonnés absents sur un dossier majeur pour l’avenir de l’agglomération, incapables de défendre les intérêts locaux.

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