Rodez : à l’approche des élections municipales, ChristianTeyssèdre ne supporte pas la moindre critique à l’encontre de son bilan (3)

Des investissements onéreux et contestables, réalisés en dépit du bon sens.

Nombre d’investissements ont été engagés sans aucune cohérence, en privilégiant parfois des dossiers de second ordre et les plus faciles et rapides à mettre en oeuvre.  Ainsi, où était l’urgence d’engager des gros travaux de réfections de la place d’Armes pour 1.5 millions d’euros alors même qu’une simple réfection des pavés aurait parfaitement fait l’affaire et donné satisfaction aux ruthénois à un bien moindre prix ?

Pendant ce temps, nombre de travaux essentiels, parfois bien avancés sous la municipalité précédente, sont aujourd’hui gelés ou reportés aux calandres grecques : aménagement de la place de la cité et qui quartier « cité cœur de ville, aménagement de la place et du parking Foch, îlot Combarel, réaménagement du carrefour St Eloi…

Au regard de la gestion des investissements depuis 2008, on devine un manque total de vision de l’avenir de Rodez de la part de la municipalité socialiste.

Quels que soient les chiffres avancés par M. Teyssèdre qui avait pris soin, lors du dernier conseil municipal, de faire distribuer quelques graphiques ventant la maitrise de la dette par la ville de Rodez depuis son arrivée en 2008, la réalité est que celle-ci est loin d’avoir baissé depuis son arrivée à la mairie, notamment du fait d’investissements souvent superflus ou inadaptés alors même que ceux porteurs d’avenir ont été purement et simplement sacrifiés.

Le maire de Rodez s’est ainsi étonné que la précédente municipalité n’ait pas acquis les terrains nécessaires à la nouvelle école de Bourran que la municipalité doit aujourd’hui payer au prix fort. M. Teyssèdre oublie une fois encore de préciser que des terrains avaient expressément été réservés à cet effet du côté de La Gineste. En effet, ce site a été abandonné par la municipalité socialiste qui a cru bon de réaliser deux écoles primaires là où tout le monde s’accordait à dire qu’une seule aurait suffit. Si l’on additionne le coût de construction de ces deux écoles de Saint Félix et de Bourran, ainsi que l’acquisition du terrain pour cette dernière, on atteint un prix de revient de plus du double de celui qui était initialement prévu. Est-ce là de la bonne gestion des finances locales et de la dette en particulier ? Certainement pas M. Teyssèdre.

A y regarder de prés, par delà les allégations fantasmagoriques de M. Teyssèdre, le bilan de son mandat s’annonce plutôt sombre. Alors qu’il se faisait fort de dynamiser le centre ville, force est de constater que sa fréquentation est aujourd’hui en baisse, notamment au plan commercial. Jamais autant de commerces n’avaient fermé leurs portes au profit de la périphérie. Jamais l’attractivité du centre-ville de Rodez n’a été aussi faible. Si quelques travaux de réfection de voirie ont effectivement été réalisés, à moins d’un an de l’ouverture du musée Soulages, le centre-ville est moribond et une part importante de celui-ci n’a toujours pas été réaménagé comme il se doit : place de la cité,  espace Foch, espace Combarel. Dans ce contexte, bien difficile d’affirmer que les retombées économiques liées à l’ouverture du musée Soulages seront au rendez-vous !

L’important ce n’est pas tant l’importance et le niveau même des investissements réalisés, mais plutôt le bien fondé, la cohérence et la rentabilité à long terme des investissements pour la collectivité. A cet égard, si la municipalité socialiste a certes continué à investir, elle l’a souvent fait en pure perte (salle des fêtes inadaptée, réfection complète de la place d’Armes, certains travaux de voirie…) ou au détriment des finances de la ville en finançant  100% d’équipements communautaires tels le multiplexe de cinéma et le parking souterrain… Résultat, Rodez souffre aujourd’hui d’un manque de cohérence des investissements du fait de choix très discutables. Au final, la municipalité n’a pas su mettre en œuvre un véritable projet structurant qui vienne conforter l’attractivité et le dynamisme du centre-ville.

Si le multiplexe de cinéma et le musée Soulages constituent une réelle chance pour le centre-ville, aucun équipement alentour n’a vu le jour pour les lier durablement à celui-ci. Dans ces conditions, qu’est-ce qui pourra inciter les visiteurs à se rendre au coeur de la ville pour y fréquenter boutiques, cafés, restaurants, hôtels… Actuellement, rien !

A Rodez, Christian Teyssèdre risque fort d’avoir créé de la dette sans bénéficier des retombées attendues et, par là même, obéré durablement les années à venir !

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