Rodez : à l’approche des élections municipales, ChristianTeyssèdre ne supporte pas la moindre critique à l’encontre de son bilan (2)

Après l’enfumage du maire de Rodez sur la taxe d’habitation, la forte augmentation de la CFE et des investissements pour le moins inadaptés font également débat.

Puisque M. Teyssèdre tient à vendre sa prétendue baisse de taxe d’habitation à Rodez, comment ne pas revenir un instant sur l’épisode lamentable qui a vu l’agglomération du Grand Rodez refuser de baisser la cotisation de CFE (Contribution foncière des entreprises) pour 2012 qui avait pourtant connu une augmentation de prés de 300% en un an. Vice-président de l’agglomération du Grand-Rodez, M. Teyssèdre qui est le véritable président de l’agglomération, s’est catégoriquement opposé au vote d’une baisse de la cotisation minimale de CFE qui sert de base à l’imposition de nombreuses petites activités commerciales. Du coup, nombre de ces petites entreprises de Rodez et de l’agglomération, dont certaines sont en grande difficulté, vont devoir supporter une cotisation démesurée alors que pendant ce temps, le même maire de Rodez allouait généreusement, et sans réelle contrepartie, une subvention de 60 000 euros au club de rugby, dont les performances et la rigueur de gestion sont pour le moins contestables.

Dans ces conditions, le maire de Rodez est mal venu à donner des leçons aux autres en matière d’augmentation des impôts locaux à Rodez. Les ruthénois apprécieront probablement le moment venu.

Concernant les investissements, il faut bien rappeler à M. Teyssèdre que s’il a pu réaliser certains investissements, c’est d’abord parce que les dossiers avaient été préparés et ficelés par l’équipe précédente et qu’il n’a finalement fait là que poursuivre, en partie, ce qui avait été initié. Ce qui aurait été un moindre mal si son équipe n’avait pas eu le mauvais goût de transformer à la va vite certains de ces projets, sans se soucier de leur cohérence globale et de leur financement. C’est ainsi qu’en lieu et place d’un palais des congrès, équipement pourtant indissociable du musée Soulages et qui fait tant défaut à Rodez, la municipalité s’est contentée d’une modeste salle des fêtes, pourtant fort onéreuse. Qui plus est, elle a fait le choix très contestable de la réaliser sur le plateau Paul Lignon en obérant ainsi toute possibilité d’extension future du stade situé à proximité. Pas si sûr que ce soit là un investissement adapté et cohérent.

Sur un plan financier, hormis le musée Soulages porté par l’agglomération, les habitants de la ville de Rodez devront supporter seuls le coût de l’opération de réaménagement du foirail alors que le palais des congrés, comme le cinéma et le parking souterrain, étaient initialement en grande partie portés par l’agglomération. Au bas mot, une bonne vingtaine de millions d’euros ont ainsi été investis par Rodez pour le compte de l’agglomération. Pas de quoi s’en glorifier quand on sait que la dette actuelle est au moins de l’ordre de 25 millions d’euros.!

En effet, alors que le multiplexe de cinéma devrait rayonner sur une population de plus de 100 000 habitants, contre moins de 30 000 pour la ville de Rodez, c’est pourtant cette dernière qui assure 100% du coût de construction et du fonctionnement de cet équipement. Il reste à espérer que l’exploitant qui a bénéficié de conditions pour le moins favorables, respectera ses engagements notamment en terme de fréquentation et de loyer.

Pour sa défendre, M. Teyssèdre a indiqué qu’il n’avait pas eu d’autre choix en raison des tergiversations au niveau de l’agglomération du Grand Rodez qui risquaient de retarder le projet. Il n’a donc pas hésité un seul instant à engager les finances de la ville sur ce dossier d’agglomération, ne serait-ce que pour pouvoir dire que le multiplexe aura été réalisé sous son mandat. Mais à quel prix pour les finances locales ? S’agissant de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, ou plutôt de son non fonctionnement, rappelons que sa responsabilité dans les dysfonctionnements et le manque de gouvernance est immense.

Alors que le maire de Rodez veut nous faire croire qu’il a baissé les impôts et réduit la dette, pourquoi a-t-il a accepté de faire financer sur le dos des seuls habitants de Rodez de tels équipements qui seront très majoritairement utilisés par les non ruthénois ? Est-ce bien là un signe de bonne gestion et une opération satisfaisante pour les contribuables ruthénois ? Il est permis d’en douter grandement !

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