France : carton plein pour l’UMP et carton jaune au PS lors des dernières législatives partielles

Les résultats des trois élections législatives partielles qui avaient lieu ce dimanche 16 décembre 2012 constituent un véritable motif de satisfaction pour l’UMP, avec 3 nouveaux députés aisément réélus ou élus. Indiscutablement, il s’agit d’un succès inespéré pour le premier parti d’opposition, qui n’a donc pas subi le contrecoup électoral de la crise interne à l’UMP.

A la veille du premier tour, de nombreux médias et autres commentateurs politiques avaient annoncé que ces élections partielles pourraient être catastrophiques pour l’UMP, quelques semaines après le début de la grave crise née de l’élection contestée de Jean-François Copé à la tête du parti, face à François Fillon. Beaucoup annonçaient même un large succès du Front national, considéré comme le véritable vainqueur de la crise de l’UMP.

Eh bien, il n’en a rien été car les électeurs ne sont pas tombés dans le panneau ! Bien au contraire, l’UMP s’est largement imposée dés le 1er tour face aux candidats de la gauche comme du Front national, en arrivant très largement en tête et frôlant souvent l’élection. Bien sûr, le taux de participation de l’ordre de 40% n’a pas été extraordinaire mais il reste tout de même sensiblement supérieur que l’on rencontre habituellement dans des élections partielles.

Le peu d’intérêt manifesté par les médias pour ce 2ème tour, joué d’avance il est vrai au vu des résultats du 1er tour,  tranche singulièrement avec le tapage médiatique qui avait précédé le 1er tour. L’UMP, déjouant de nombreux pronostics, a réalisé le carton plein avec 3 députés UMP ont été élus ou réélus avec prés de 60% des voix, à peine 6 mois après de la vague rose de juin dernier. Le message des électeurs est donc très clair pour le gouvernement qui reçoit là un cinglant désaveu.

Dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine (Antony), Patrick Devedjian l’a aisément emporté avec prés de 60% des voix sur le candidat du PS. Dans la 6ème circonscription de l’Hérault (Béziers), Elie Aboud a été élu avec 62% des voix face à la candidate de gauche élue en juin dernier. Enfin, à Saint Maur-des-Fossés (1ère circonscription du Val-de-Marne), Sylvain Berrios, candidat UMP dissident, a été élu avec 57% des voix, face au candidat officiel de l’UDI Henri Plagnol ; la gauche ayant été éliminée.

Manifestement, les élections n’ont tenu aucun compte des querelles de personnes pour la direction de l’UMP et, au contraire, ont manifesté leur soutien au parti d’opposition, face à un gouvernement de gauche confronté à son incapacité à prendre les mesures qui s’imposent face à l’ampleur d’une crise qu’il avait ignorée jusqu’alors. Les résultats de ces élections partielles viennent confirmer le désenchantement d’une grande partie de l’électorat de gauche et la très mauvaise opinion atteinte en cette fin d’année 2012 par François Hollande (38% de satisfaits contre 62% de mécontents) et Jean-Marc Ayrault (37% de satisfaits contre 63% de mécontents). Un score jusque là jamais atteint par aucun exécutif 6 mois seulement après son élection.

Alors qu’elle détient l’ensemble des pouvoirs exécutifs et législatifs du pays, l’immense majorité des exécutifs régionaux et départementaux et la plupart des communes de France, à commencer par les plus importantes, la chute risque d’être d’autant plus rapide et brutale pour la gauche française que la crise est loin d’être derrière nous. 2013 s’annonce déjà comme l’une des pires années au plan économique et budgétaire. Les français n’ont pas fini de déchanter !

Dans ce contexte, malgré un mois de crise à l’UMP, la formation majoritaire d’opposition devrait retrouver rapidement de sa superbe face à une gauche à l’agonie. Ce qui lui permettrait d’organiser activement son retour aux affaires, en préparant activement les prochaines échéances électorales de 2014 : municipales, départementales et sénatoriales. D’ailleurs, sous la pression conjointe des parlementaires, des électeurs et des adhérents, l’UMP devrait s’organiser début janvier autour d’une direction collégiale avec des membres issus des équipes Copé et Fillon, en attendant l’organisation de nouvelles élections internes, ouvertes à tous les courants, au cours de l’automne 2013. De quoi aborder politiquement l’année 2014 en toute sérénité face à une gauche en pleine déconfiture qui aura beaucoup de mal à retrouver la confiance des électeurs.

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