France : Et si Sarkozy avait eu raison ?

« Et si Sarkozy avait eu raison ? ». Tel est le titre de la une du dernier n° de l’Express paru le 7 septembre.

Et le magazine l’Express d’ajouter en sous-titre : « Roms, compétitivité, sécurité, Allemagne, traité européen, rythme des réformes… ». Quatre mois après son élection, François Hollande est au pied du mur et doit rompre avec l’immobilisme pour affronter les réalités de la crise qui sévit en Europe depuis plusieurs années.

On se rappelle que durant la campagne présidentielle, ce dernier avait purement et simplement nié la réalité de la grave crise que traversent la France et l’Europe, allant jusqu’à accuser le président sortant d’imposer l’austérité aux français en s’alignant sur l’Allemagne d’Angela Merkel. Ceci attitude avait largement contribué à verrouiller la campagne en grujant les électeurs et les privant de tout débat de fond.

Ainsi, les promesses les plus rocambolesques et fantaisistes ont été faites pour convaincre les électeurs qu’ils n’auraient pas à serrer la ceinture puisque, à entendre les socialistes, il y avait une autre alternative que la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des impôts puisque la crise des finances publiques n’était qu’une pure invention de Nicolas Sarkozy pour imposer l’austérité aux français ! Ce fût manifestement un plan de campagne efficace puisqu’il déstabilisa le président sortant et fini par convaincre une courte majorité de français.

En ce mois de septembre 2012, le voile rose déployé par Hollande et ses troupes lors de la campagne s’est aujourd’hui totalement dissipé et la réalité, au fil des mois, est apparue cruellement aux français : la crise est là, profonde et tenace et il va bien falloir passer à la caisse pour restaurer les finances publiques durant de longues années, sans échappatoire possible. Après avoir sciemment ignoré l’ampleur de la crise, Hollande et les socialistes feignent aujourd’hui d’en découvrir l’ampleur, pour augmenter massivement les impôts plutôt que de réduire drastiquement les dépenses publiques.

Voici qui n’est guère courageux de la part des socialistes et d’une certaine presse qui ont trompé les électeurs afin de battre Nicolas Sarkozy par tous moyens. Manifestement, l’avenir de la France et des français, y compris les plus modestes qu’ils prétendent défendre, était bien leur dernière des préoccupations.

Le retour aux réalités est rude pour Hollande, son gouvernement et les socialistes qui s’avèrent aujourd’hui incapables de faire face à la crise, au moment où une partie des français s’aperçoivent, bien tardivement, qu’il ont été purement et simplement été roulés dans la farine à des fins strictement électoralistes. Le désarroi du président et de son gouvernement, au plus bas dans les sondages, explique la paralysie et l’immobilisme du pouvoir actuel. Le réveil risque d’être brutal et la pression ne va pas manquer de monter face à un gouvernement figé et incapable de prendre les bonnes décisions.

Avec le recul, force est de constater que Nicolas Sarkozy avait probablement raison sur toute la ligne parce qu’il avait décelé l’ampleur de la crise et avait une vision claire des décisions à prendre pour sortir de la crise. Au final, les français ne peuvent qu’être consternés de découvrir qu’après avoir longtemps rejeté les décisions envisagées par Nicolas Sarkozy, François Hollande et son gouvernement font aujourd’hui marche arrière et tendent à revenir à une ligne politique plus réaliste et proche de leur prédécesseur.

Beaucoup de français en sont aujourd’hui réduit à penser qu’en ces temps de forte tempête qui balaie l’Europe, mieux aurait valu que le pays fût gouverné par un Nicolas Sarkozy qui avait au moins le mérite d’avoir fait ses preuves par gros temps depuis 2007. Ce n’est pas un hasard si Hollande revient en arrière toute et s’inspire ouvertement de certaines positions de son prédécesseur, comme l’adoption de la fameuse règle d’or et son inscription dans la constitution.

Pas sûr que ce brutal retournement réussisse à convaincre certains électeurs de gauche. Dans ce contexte, les grandes réformes structurelles dont la France à besoin pour se relancer ne sont pas pour demain. Allez, M. Hollande, un peu moins d’idéologie et plus de pragmatisme et de courage !

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