France : le discours de politique générale du Premier ministre socialiste ignore superbement la réalité de la crise française et les recommandations de la Cour des comptes

Dans son discours de politique générale de ce mardi devant l’Assemblée nationale, le nouveau Premier ministre s’est contenté d’annoncer quelques petites mesurettes d’ordre général promises par le candidat Hollande, sans pour autant donner la mesure de véritables réponses pour faire face à la profonde crise des finances publiques du pays. Jean-Marc Ayrault est même allé jusqu’à affirmer que son programme ne serait ni la rigueur, ni l’austérité ! Voilà qui n’a rien de rassurant au vu du récent constat alarmant de la Cour des comptes sur la situation de la France. Le chef de l’Etat et son gouvernement ont-ils réellement pris la mesure de l’ampleur de la crise et de l’urgence à prendre des mesures ? Il est permis d’en douter.

En effet, plutôt que de présenter des mesures énergiques de réduction des dépenses publiques, y compris en matière sociale où il existe de nombreux abus, le Premier ministre s’est contenté d’annoncer un certain nombre d’augmentation d’impôts et l’annulation de la mise en place de la TVA sociale prévue à l’automne par le gouvernement Fillon. Les députés de gauche ont longuement ovationné cette décision qui va pourtant à l’encontre du soutien à la compétitivité des entreprises et à la création d’emplois et qui aurait permis quelques augmentations salariales pour les plus bas salaires.

Après avoir supprimé d’un revers de main, la possibilité pour les salariés de réaliser des heures supplémentaires en franchise d’impôt pour améliorer l’ordinaire et annoncé une augmentation du SMIC de 2% qui ne sera en fait que de 0.60% et même probablement négative, en quelques mesures strictement d’ordre idéologique, ce gouvernement n’hésite pas un seul instant à gruger nos concitoyens les plus modestes.

Alors que le temps des réformes de structures et de réduction des dépenses publiques est partout d’actualité en Europe, y compris chez nos amis italiens et espagnols, le gouvernement socialiste français temporise et diffère des mesures d’austérité devenues pourtant inévitables pour sortir de l’engrenage de la crise. Dans ces conditions, on ne peut que s’interroger : « Y a-t-il un pilote aux commandes de la France ? ». A ce rythme, le pays risque de prendre le chemin inverse de la croissance, de la compétitivité et du plein emploi, tournant le dos à l’Europe.

Ce manque de courage politique, d’une manière ou d’une autre, se paiera cache très prochainement. D’ores et déjà, malgré les manipulations politiciennes de la gauche, la rentrée 2012 risque d’être chaude à bien des égards pour le gouvernement français.

Hélas, une fois encore sous un gouvernement de gauche, ce sont les mêmes qui vont payer la casse et surtout les impôts et taxes, à savoir les classes moyennes et les revenus les plus modestes. En attendant la facture, on peut toujours rêver et essayer de passer d’agréables vacances. On verra bien à la rentrée !

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