Présidentielle 2012 : le débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande

Finalement, le débat de deuxième tour de l’élection présidentielle entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, n’aura attiré que 18 millions de téléspectateurs, contre prés de 20 millions en 2007. Un débat de prés de 3 heures qui n’a finalement pas apporté d’éléments nouveaux au fond.

Nicolas Sarkozy s’est montré calme et convaincant sur son programme, son bilan et dans ses attaques. A l’inverse, et ce fut probablement la surprise, François Hollande est apparu plutôt agressif, pour ne pas dire arrogant, plus habile à critiquer le bilan de son adversaire qu’à détailler et argumenter ses propositions. Il a ainsi confirmé une fois de plus son art de l’esquive.

Après ce débat où les français souhaitaient connaître un peu mieux le candidat François Hollande et mesurer ses capacités à assumer la fonction présidentielle, beaucoup de français ont du rester sur leur faim. Globalement, Nicolas Sarkozy par sa relative sérénité et son argumentation plutôt précise, a donné l’impression d’un président pausé et prêt à conduire la France à bon port, dans les conditions difficiles qui sont les siennes aujourd’hui.

Les réactions à gauche :

Laurent Fabius sur Europe 1 a déclaré : « Vous aviez d’un côté un président sortant, j’allais dire finissant, et de l’autre un président entrant« . Selon lui, « au fond, il (Nicolas Sarkozy) n’a pas grand-chose à dire sur le futur, et il est en voie de finir son mandat. » Au contraire, « on a vu hier et de loin que François Hollande avait la carrure« .

Pour Martine Aubry, le candidat socialiste a montré qu’il avait bien « l’étoffe présidentielle« , face à un « Nicolas Sarkozy (qui) n’assume pas son bilan« . A propos des accusations de mensonge que se sont adressées les deux débatteurs d’hier soir, la patronne du PS souligne que de son point de vue, « il y a faillite morale de la part du président sortant. Il a menti aux Français. François Hollande, lui, a été extrêmement clair et précis. » Hier soir, Martine Aubry a affirmé avoir trouvé François Hollande exceptionnel face à un Nicolas Sarkozy « sur la défensive« . Pour elle, le débat a illustré ce que serait sa présidence : « un cap clair et des valeurs de la France retrouvées« .

« Face à un adversaire sans idées et sans autre projet que celui de sa réélection, spécialiste des contre-vérités et des approximations, François Hollande  a démontré sa connaissance des dossiers. C’est le Président qu’il faut à la France« , a jubilé par communiqué, François Rebsamen, le M. Sécurité du PS. Ségolène Royal, a estimé sur son compte Twitter : « François a dominé le débat avec force et vérité. Le changement est en marche. L’espoir est là. »

Les réactions à droite :

« François Hollande fuit, il esquive les questions depuis des semaines. Nicolas Sarkozy était précis, c’est sa façon de respecter les Français« , a déclaré sur I-Télé Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy. Sur France Inter, elle s’est déclarée « étonnée » par le « côté agressif » de François Hollande lors du débat, qui tranche selon elle, avec son attitude « placide » en dehors des plateaux.

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a affirmé que « ce débat a permis à notre candidat d’atteindre tous les objectifs. C’était le moment de confrontation qui devait montrer de manière éclairante d’un côté la force d’un projet, celui de Nicolas Sarkozy, la détermination, la solidité d’un homme, et face à cela un François Hollande en retrait, en hésitation, en hyper agressivité sur la totalité des thèmes. »

Sur BFM TV, Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, a jugé que « finalement il y a un président sortant et il y a quelqu’un qui n’a jamais exercé de responsabilités donc il n’a pas de bilan, donc c’est facile de critiquer le bilan du sortant surtout quand il est passé à travers quatre années de crise terrible ».

« Après le débat de ce soir, les Français peuvent juger, face aux imprécisions, à l’arrogance et à l’agressivité du candidat socialiste, de la solidité, de la force de l’expérience et du sérieux des propositions de Nicolas Sarkozy nécessaires au redressement de notre pays« , écrit le ministre du Travail Xavier Bertrand.

Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse a estimé : « Nicolas Sarkozy par sa compétence, son volontarisme, et sa connaissance des dossiers a mis en exergue l’inexpérience gouvernementale de François Hollande, et l’imprécision de ses propositions….  Le candidat socialiste a pour seul bilan d’avoir coulé son département pour des décennies. »

Au final, ce sont les électeurs qui désigneront le vainqueur dimanche 6 mai.

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