Syrie : Oublié par une partie du monde, le peuple syrien continue de résister à la terrible dictature d’al Assad

En Syrie, depuis plus d’un an déjà, Bachar al-Assad continue d’assassiner impunément son peuple avec la complicité de l’Iran, de la Russie et de la Chine. Plus de 12 000 morts en moins d’un an selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Fort de l’appui de ces pays, non démocratiques rappelons-le, le dictateur al-Assad ne recule devant rien pour se maintenir au pouvoir. Combien de temps la communauté internationale va-t-elle être complice ?

En dépit de l’impuissance de l’ONU, dont les décisions du Conseil de sécurité étaient bloquées par ces mêmes pays, les choses semblent enfin bouger. La pression de la communauté internationale est montée d’un cran le 1er avril 2012 à Istanbul où s’est tenue la conférence des Amis de la Syrie avec pas moins de 83 pays représentés. Parmi ses membres influents, les Etats-Unis, l’Europe, la Turquie, la plupart des pays arabes du Moyen-Orient, dont le Qatar.

A cette occasion, la communauté internationale avait appelé à fixer une « date limite » pour l’application du plan de paix sur la Syrie par le régime de Damas, qui poursuit sans relâche ses pilonnages meurtriers. L’Arabie saoudite et le Qatar qui avaient réclamé une telle aide, se sont vus opposer le veto des Etats-Unis. La conférence « a appelé l’émissaire spécial à déterminer une date limite pour les prochaines étapes, incluant un retour devant le Conseil de sécurité de l’Onu, si les tueries continuent« .

Fin mars, le régime du président syrien Bachar al-Assad s’était engagé à appliquer ce plan, mais une fois de plus, la poursuite des pilonnages avait laissé la plupart des capitales sceptiques sur les réelles intentions de Damas. « Presque une semaine s’est écoulée et nous devons conclure que le régime allonge sa longue liste des promesses non tenues« , avait déclaré, dépitée, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. De son côté, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, avait déclaré : « Il y a un risque bien sûr d’enlisement, et on voit bien la tactique du régime qui est de gagner du temps. C’est la raison pour laquelle il faut, et nous sommes tous d’accord là dessus, fixer une limite dans le temps à cette action » de M. Annan.

Autre décision de la conférence des Amis de la Syrie, les participants ont officiellement reconnu dans leur déclaration le Conseil National Syrien comme « un représentant légitime de tous les Syriens« , un geste en deçà des attentes du CNS qui souhaitait être admis comme unique interlocuteur de la communauté internationale. La conférence a également décidé de constituer un groupe de travail sur des sanctions à adopter contre le régime syrien. Celui-ci se réunira à Paris mi-avril.

Le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, avait lui aussi appelé les participants à faire pression sur le Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il prenne des mesures « contraignantes » contre le régime de Bachar al-Assad. L’opposition syrienne n’avait pas manqué de saluer les avancées lors de cette réunion d’Istanbul, mais avait aussi estimé que la communauté internationale devait aider réellement les Syriens. « Il faut que la communauté internationale formalise les mécanismes et les moyens de livrer cette aide. De notre point de vue ça veut dire des voies de passage assurées, des zones protégées, ça implique le déploiement d’une certaine capacité militaire pour protéger ces zones« , avait déclaré à l’AFP Bassma Qodmani, membre du comité exécutif du CNS.

La résolution  du Conseil de sécurité de l’ONU intervenue courant avril a finalement adopté le principe d’un cessez le feu en Syrie avec un retrait des forces syriennes des centres urbains, le déploiement d’observateurs internationaux et l’ouverture de discussions entre le régime alaouite et l’opposition. Quelques jours après cette adoption et la mise en place du cessez le feu, ce dimanche 15 avril, au moment où les premiers observateurs de l’ONU devaient être déployés, une fois encore les forces syriennes ont repris les bombardements sur la ville d’Homs, tenue par l’insurrection. Ce mardi 17 avril, les bombardements continuent et les observateurs de l’ONU n’ont toujours pas pu se déployer faute d’un accord du gouvernement syrien.

Face au courage et à la détermination du peuple syrien, la chute de la dictature Assad paraît pourtant inexorable à court terme. Reste à espérer que le pays meurtri et affaibli sache mettre en place au plus vite des institutions stables et démocratiques avec l’aide de la communauté internationale. Dommage qu’il ait fallut attendre plus d’un an et plus de 12 000 victimes pour libérer le peuple syrien du joug d’Assad. Une fois de plus, par sûr que l’ONU sorte grandie du dossier syrien.

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