France : s’attaquer aux racines du terrorisme lié à l’intégrisme islamique

2 avril 2012

Avec les terribles assassinats de Montauban et de Toulouse, la France a connu son 11 septembre. Le terrorisme lié à l’intégrisme islamique a durement frappé la France, aujourd’hui en état de choc, face à la violence et la haine manifestée lors de ces assassinats.

Le fait de s’attaquer à des enfants innocents, avec des méthodes dignes des pires époques nazis, en dit long sur les méthodes et les objectifs de quelques groupuscules fanatiques qui se revendiquent d’un islam radical, qui n’a strictement rien à voir avec la religion musulmane. La France semble découvre avec stupeur et horreur l’existence sur ses propres terres d’un extrémisme islamique qu’elle croyait anéanti. Issus de groupes salafistes purs et dûrs, qui entendent mener la djihad partout dans le monde, y compris au cœur des vielles terres chrétiennes d’Europe, ces djihadistes disposent pourtant de la nationalité du pays où ils commettent leurs attentats.

Souvent mal-intégrés dans leur pays, fréquentant les milieux intégristes islamiques, ces combattants sont généralement formés et endoctrinés au Pakistan, dans les zones tribales qui échappent à tout contrôle ou chez les talibans en Afghanistan. Ces militants de la cause djihadiste sont de redoutables tueurs formés à cet effet. Pour eux, la vie même des enfants, ne représente rien et ils sont prêts à mourir pour une cause tout à fait indéfendable et contraire aux principes mêmes de la religion musulmane qu’ils prétendent défendre. Si ces groupuscules terroristes sont fort heureusement très peu nombreux, ils sont relativement difficiles à identifier et à prévoir. Souvent constitués d’individus isolés, en apparence intégrés au pays, ils peuvent se réveiller brutalement après de longues années de sommeil au contact d’autres intégristes.

S’agissant de la récente attaque terroriste qui a fait  7 victimes, on peut s’étonner du peu de surveillance dont avait bénéficié cet individu réputé dangereux, de la part des services de police en charge de la lutte contre le terrorisme. Peut-on croire un seul instant qu’un individu âgé de 22 ans de religion musulmane, soit allé au Pakistan et en Afghanistan ces derniers temps pour faire du tourisme ? Manifestement, la lutte anti-terroriste menée par la DCRI a quelques failles qu’il convient de combler au plus vite.

Contrairement à ce qu’affirment certains, dans un pays où la majorité des personnes sont très scrupuleuses à l’égard des libertés individuelles, la preuve est apportée que les services de police ont ici été pris en défaut, en n’assurant pas une surveillance suffisamment approfondie. Etrange que certains habituellement plus enclins à dénoncer les atteintes aux libertés fondamentales, voire la stigmatisation de certaines communautés, critiquent aujourd’hui l’action de la DCRI, jugée défaillante.

Que cela plaise ou non, même dans un pays démocratique, la préservation de la liberté individuelle ne saurait conduire à baisser la garde en matière de sécurité intérieure. Les services de police doivent renforcer leur surveillance à l’encontre de personnes susceptibles de présenter un risque pour la société. La mort dans des conditions atroces de 7 personnes, dont 3 enfants en raison de leur confession juive, ne doit pas être oubliée et doit nous amener à nous interroger sur les politiques publiques à suivre.

La France, plutôt que de continuer à accepter un important flot d’immigrés, serait probablement mieux inspirée de commencer par veiller à mieux intégrer en son sein, les jeunes français laissés à la dérive dans les quartiers urbains sensibles. Il est temps de mettre en place une véritable politique d’intégration à l’égard des minorités.