Inauguration de la salle des fêtes de Rodez : entre discours et petites phrases entre amis

La nouvelle salle des fêtes de Rodez a été inaugurée le 7 janvier 2012 en présence du maire de Rodez, de Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées et d’Emmanuel Nebout, l’architecte et maître d’oeuvre du projet. Jean-Claude Luche, Président du Conseil général était représenté par M. Jean-Claude Anglars tandis que le président de l’agglomération du rand Rodez était absent.

A son habitude, M. Teyssèdre s’est livré à une opération de promotion médiatique de la municipalité, en se félicitant des importants investissements réalisés et en cours depuis son arrivée à la mairie en 2008. A l’en croire, grâce à lui, les investissements de la ville ont plus que doublé par rapport à ses prédécesseurs. On connaît le discours pour le moins erroné et fantaisiste du maire, qui n’hésite d’ailleurs pas à se répéter, probablement pour tenter de mieux convaincre son auditoire ! Un discours pour le moins fumeux, sans grande consistance.

A l’inverse, le discours de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées a été précis et d’une bonne tenue. S’il a regretté, ce qui est pour lui un certain désengagement de l’Etat, il a rappelé que la région investissait beaucoup dans la culture, la formation et l’enseignement, les transports et le développement économique ; précisant que dans ces domaines, le département de l’Aveyron et Rodez en particulier étaient particulièrement privilégiés. Il s’est d’ailleurs plu à saluer parmi l’assistance quelques vice-présidents de l’agglomération, parmi lesquels Fabrice Geniez, le maire d’Onet-le-Château à qui il a rappelé que la Région avait également participé au financement du futur théâtre qu’il viendra inaugurer bientôt.

Pour autant, Martin Malvy n’a pas manqué de revenir sur deux dossiers chauds qui ont opposé ces derniers mois Christian Teyssedre, le maire de Rodez et Jean-Claude Luche, le président du Conseil général : la RN88 et l’extension de l’université Jean-François Champollion à Rodez.

Sur ces deux dossiers importants pour Rodez et le département, il s’est félicité des accords intervenus entre la région et le département de l’Aveyron sur le financement de la RN88 à 2 X 2 voies jusqu’à Rodez et le déblocage récent du dossier de l’université, désavouant ainsi explicitement M. Teyssèdre qui avait violemment pris à parti Jean-Claude Luche sur ces deux dossiers. Comme chacun le sait, non seulement, il est clair que le maire de Rodez n’a joué aucun rôle dans le déblocage du dossier de la RN88 et qu’il a tout faux à propos de l’extension de l’université. En effet, c’est finalement sur le site de Saint Eloi et non celui des anciennes casernes que s’installera l’université J-F Champollion. Un véritable camouflet adressé au maire de Rodez par le président de région.

Martin Malvy a également tenu à rappeler que la région finançait la RN88 à 2 x 2 vois dans le département du Tarn, y compris la rocade d’Albi. Quant on sait que le maire de Rodez n’a strictement rien fait pour débloquer le grand contournement de Rodez depuis son arrivée à la mairie en 2008 et qu’il s’offusque maintenant du manque d’investissement de Conseil général sur la rocade de Rodez (la RN 88 qui relève de la compétence de l’Etat), on mesure l’ampleur de l’infamie : accuser les autres de difficultés dont il est le principal responsable. Face au président de région, M. Teyssèdre n’a toutefois pas bronché et s’est bien gardé de la moindre remarque.

Pour quelqu’un qui prétend être proche du président de région, pourquoi n’a-t-il pas obtenu une aide de ce dernier pour l’engagement du grand contournement ou de l’aménagement de la rocade de Rodez ? Tout simplement parce qu’il n’a jamais rien fait sur ce dossier qui relève pourtant, pour partie, de sa compétence en tant que maire de Rodez et vice-président de l’agglomération du Grand Rodez. Est-il besoin de rappeler que si ce dossier de la RN88 à 2 X 2 voies a pu aboutir, même si ce n’est que partiellement, c’est grâce à l’implication de Marc Censi, maire de Rodez, président de l’agglomération du Grand Rodez et du syndicat mixte pour la promotion  de l’axe Toulouse-Lyon jusqu’en 2008, qui s’est investi durant de longues années sur ce dossier vital pour l’économie régionale ? Tel n’est pas le cas de son successeur M. Teyssèdre qui a totalement abandonné ce dossier essentiel pour Rodez.

Dernier point qui semble échapper à M. Teyssèdre, ce n’est pas le montant des investissements qui fait la valeur d’un bilan, mais leur intérêt et leur cohérence dans le schéma de développement futur de la ville. Or, de ce côté-là, c’est l’aventure ! Au vu du coût de certaines réalisations et de l’explosion à venir de la dette de la ville et de l’agglomération, alors que notre pays traverse l’une des plus graves crises financières de son histoire, le retour sur investissement est loin d’être acquis. Nous aurons hélas l’occasion d’en reparler !

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :