Rodez : la nouvelle salle des fêtes inaugurée

Samedi 07 janvier, la nouvelle salle des fêtes a été inaugurée en présence du maire de Rodez, de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, de Jean-Claude Anglars, présentant Jean-Claude Luche, président du Conseil général de l’Aveyron et Emmanuel Nebout, architecte et maître d’oeuvre. A noter l’absence remarquée de Ludovic Mouly, le président de l’agglomération du Grand Rodez, pourtant cofinanceur de l’équipement.

Après plus de 14 mois de travaux, le premier des grands chantiers de la ville de Rodez, a enfin vu le jour. D’un coût global de 8 255 000 €, le projet a été cofinancé par l’agglomération du Grand Rodez à hauteur de 1 100 000 €, de la région Midi-Pyrénées pour 1 100 000 € au titre du contrat d’agglomération et le Conseil général de l’Aveyron pour 300 000 € ; soit un coût effectif supporté par la ville de Rodez d’environ 5 725 000 €.

D’une superficie de 1 100 m2, la grande salle rectangulaire et moderne remplacera avantageusement la vétuste salle des fêtes détruite en 2010 pour faire place au musée Soulage. Ce nouvel équipement qui comprend plusieurs salles de réunion attenantes, devrait donner satisfaction aux ruthénois et principaux organisateurs de manifestations. Elle est le premier équipement sorti de terre prés de l’ancien foirail qui devrait voir émerger d’ici l’année prochaine, d’une part, le musée Soulages et, d’autres part, le multiplexe de cinémas et le parking souterrain.

Cet ensemble de chantiers préparés et finalisés par l’ancienne municipalité, trouve là un aboutissement pour le moins laborieux mais qui devrait largement contribuer au renouveau de ce quartier, à l’animation culturelle de la ville et plus largement à la renommée de celle-ci au-delà du département. Dommage que de nombreuses malfaçons ou problèmes de finitions soient à déplorer, s’agissant d’une réalisation si couteuse pour la collectivité. Gageons que les travaux nécessaires à leur résorption ne différeront pas trop la livraison définitive de l’ouvrage et que cela n’aura aucune conséquence sur sa longévité car c’est un investissement pour une durée de 30 à 40 ans au minima.

On se rappelle que ce dossier avait trainé en longueur et fait couler beaucoup d’encre en raison des modifications apportées par la nouvelle municipalité par rapport au projet initial. En effet, jouxtant initialement le multiplexe de cinéma et le musée Soulages, ce qui était alors un palais de congrès-salle des fêtes a été sensiblement remodelé par l’équipe Teyssèdre sans que l’on en connaisse les véritables raisons. Toujours est-il que le palais de congrès, équipement pourtant complémentaire du musée et indispensable pour Rodez, a été purement et simplement abandonné au profit d’une salle des fêtes pour un coût comparable. Elle a pris place sur les anciens terrains de tennis du plateau Paul Lignon, emplacement réservé par l’ancienne municipalité à des manifestations culturelles extérieures (fêtes foraines, expositions diverses, cirques…) et le stationnement de surface gratuit.

Rappelons au passage que lorsqu’il était dans l’opposition, ce même Christian Teyssèdre ne manquait pas une occasion d’accuser la municipalité d’alors de vouloir rendre le stationnement payant sur le plateau du foirail. Ce sera pourtant le cas ici en raison du choix d’y réaliser un parking souterrain payant. S’agissant enfin de l’abandon du palais des congrès, ce dernier exigeait encore y a quelques année avec force et virulence, sa réalisation en affirmant qu’il constituait un équipement structurant essentiel, évoquant au passage l’équipement réalisé par l’agglomération du Bassin d’Aurillac. Comme quoi, il y a un gouffre entre être dans l’opposition et être le premier magistrat de la ville !

Toujours est-il que les ruthénois ont perdu un parking gratuit et un palais des congrès vital pour une agglomération de 60 000 habitant, tant en terme de développement économique que d’emplois. Probablement une belle  occasion manquée ! Dernière remarque, le projet de salle des fêtes-palais des congrès soutenu par l’équipe précédente, devait être porté par la communauté d’agglomération du Grand Rodez, maître d’ouvrage. Finalement, cette dernière s’est désengagée et la ville de Rodez est devenue le maître d’ouvrage. Au final, voilà un projet pour le moins couteux pour une simple salle des fêtes qui risque de peser lourdement sur les finances locales, au moment où d’autre projets municipaux importants devraient voir le jour.

Que penser de la mise en service de cet équipement qui ne répond que très partiellement aux besoins de la ville ?En attendant, il servira utilement les habitants et aura eu le mérite de soutenir les entreprises des travaux publics de la région. Tant pis si la dette en prend un coup.

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4 Responses to Rodez : la nouvelle salle des fêtes inaugurée

  1. rodpar dit :

    Concernant le Parc des expositions, ce dernier devrait ouvrir au premier trimestre 2016. Personnelement, j’ai trouvé que Censi à fait du bon boulot en terme d’infrastructures mais on ne peut pas non plus que dire du mal de la nouvelle municipalité. Il y a eu la réorganisation remarquable des transports en commun, l’ouverture de la maison commune emploi-formation (qui à trainée depuis 2007 avec la restructuration nationale des Assedics et Anpe) prévu pour fin 2012, les travaux du centre ville avec les réseaux d’eau et pavage. Enfin concernant la place de la cité, et notamment la Halle, les commerçants non sédentaires n’en veulent pas, que pensez vous du projet de l’actuelle Mairie? Peux être nous la verront au sacré coeur près de la nouvelle maison des associations. Enfin, concernant le foirail, je ne crois pas qu’un parking souterrain de 400 places était prévu du temps de Censi, donc peux être c’est cela qui a joué aussi en faveur du retrait du palais des congrès?
    Non sinon, personellement, mis à part le palais des congrès, je suis assez satisfait mis à part une grosse interrogation. Le regroupement de l’IUT et Champollion sur Saint éloi (EDF), je ne sais pas comment ils vont trouver la place et c’est dommage de vider le centre ville de ses étudiants. Enfin pour Combarel, je ne sais pas si le projet à été changé? Vas-t’on voir de nouveaux commerces, c’est ce qui manque cruellement en ville…?
    Je parle de plein de sujets, pardonnez-moi si je part dans tout les sens 🙂
    cordialement

    • Rodez News dit :

      Ce qui est dommage, c’est que la municipalité actuelle a d’abord une vision politique, plus qu’une véritable vision globale et cohérente de l’avenir de l’agglomération. A un moment où les finances publiques vont devoir être plus strictes que jamais et les marges de manoeuvres se rétrécir, il va falloir faire le choix entre les investissements prioritaires et ceux qui peuvent attendre.
      Dans ce contexte, pas sûr que les bons choix aient été faits car ce qui était possible hier ne l’est plus nécessairement aujourd’hui.
      Si nombre de projets en cours s’inscrivent dans la continuité, et personne ne s’en plaindra, l’heure de vérité sonnera bientôt.
      Nous pourrons alors juger sur pièce. Veiren bè !

  2. rodpar dit :

    Le Palais des congrès n’était pas réalisable afin de respecter les préconisations des architectes du Musée Soulages (en terme de hauteur), et tout les aménageurs ont dits qu’il n’était tout simplement pas possible d’empiler sur un même lieu (autrement dit le Foirail), le multiplexe de 10 salles, un palais des congrès avec une salle des fêtes et le Musée Soulages). Le Multiplexe, grâce à la convention signée avec la Mairie, pourra accueillir des congrès, conférences et spectacles, grâce à ses nombreuses salles et notamment sa grande salle de 450 places (et non 410, je rectifie). Je rapelles que sous l’ère Censi, le multiplexe était doté de 8 salles et la salle de congrès était de 700 places. Ce que l’on peut regretter, c’est, je pense il aurait était possible de faire une grande salle de congrès de 1000 places en creusant sous le terrain de Paul Lignon où se trouve l’actuelle salle des fêtes. N’oublions pas que le parc des expositions de Malan pourra accueillir nombre de manifestations. Beaucoup d’investissements certes, on verra par la suite, mais hormis cette erreur, je pense que la mairie ne s’en sort pas trop mal, non?

    • Rodez News dit :

      L’argument selon lequel le palais des congrès ne pouvait voir le jour en raison des exigences des architectes sélectionnés pour la construction du musée Soulages ne saurait convaincre. En effet, le projet architestural retenu par la municipalité précédente prenait en compte l’existence du palais des congrès et ses dimensions. Au pire, la nouvelle municipalité pouvait toujours le déplacer à la place de la la nouvelle salle des fêtes ! Le renoncement au palais des congrès par l’actuelle municipalité est assez amusant lorsque l’on sait que durant des années Christian Teyssedre n’a eu de cesse de critiquer la municipalité en raison de l’importance d’un tel équipement pour Rodez… Finalement c’est Teyssedre qui renonce (il est vrai que la contradiction, il est habitué)
      Avec le musée Soulages, le palais des congrés (quel que soit le nombre de places) n’était-il pas un équipement structurant indispensable pour le développement et l’attractivité commerciale du centre-ville ? Ce n’est pas la possible utilisation de certaines salles du futur multiplexe de cinéma qui permettra au Grand Rodez de devenir une destination de congrés. C’est bien dommage !
      Quant au parc des expositions de Malan, il s’agit d’un projet très ancien qui n’a guère avancé en 4 ans et qui ne peut remplacer le palais des congrés. Au contraire, il devait le compléter. Voilà des années qu’il est en gestation et la communauté d’agglomération a récemment différé sa construction aux calandres grecques.
      Il n’est donc pas établi que les investissements de l’actuelle municipalité soient judicieux, d’autant que la crise budgétaire est là pour de longues années (y compris pour la ville de Rodez et l’agglomération du Grand Rodez) et il va falloir réduire la voilure et probablement renoncer à de nombreux projets.
      La question est d’autant d’actualité qu’il n’est pas exclut que certains coûts supplémentaires viennent gréver les dossiers en cours, sans oublier les coûts de fonctionnement de ces nouveaux équipements qui vont venir grever lourdement le budget.
      Si après 3 années d’immobilisme, la municipalité se bouge enfin sur quelques dossiers, rien n’est gagné. Loin s’en faut. Mais demeurons optimistes, il reste encore deux ans à la municipalité pour y voir clair et chasser la brume qui s’est installée sur le piton ruthénois.

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