Rodez : la nouvelle salle des fêtes inaugurée

9 janvier 2012

Samedi 07 janvier, la nouvelle salle des fêtes a été inaugurée en présence du maire de Rodez, de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, de Jean-Claude Anglars, présentant Jean-Claude Luche, président du Conseil général de l’Aveyron et Emmanuel Nebout, architecte et maître d’oeuvre. A noter l’absence remarquée de Ludovic Mouly, le président de l’agglomération du Grand Rodez, pourtant cofinanceur de l’équipement.

Après plus de 14 mois de travaux, le premier des grands chantiers de la ville de Rodez, a enfin vu le jour. D’un coût global de 8 255 000 €, le projet a été cofinancé par l’agglomération du Grand Rodez à hauteur de 1 100 000 €, de la région Midi-Pyrénées pour 1 100 000 € au titre du contrat d’agglomération et le Conseil général de l’Aveyron pour 300 000 € ; soit un coût effectif supporté par la ville de Rodez d’environ 5 725 000 €.

D’une superficie de 1 100 m2, la grande salle rectangulaire et moderne remplacera avantageusement la vétuste salle des fêtes détruite en 2010 pour faire place au musée Soulage. Ce nouvel équipement qui comprend plusieurs salles de réunion attenantes, devrait donner satisfaction aux ruthénois et principaux organisateurs de manifestations. Elle est le premier équipement sorti de terre prés de l’ancien foirail qui devrait voir émerger d’ici l’année prochaine, d’une part, le musée Soulages et, d’autres part, le multiplexe de cinémas et le parking souterrain.

Cet ensemble de chantiers préparés et finalisés par l’ancienne municipalité, trouve là un aboutissement pour le moins laborieux mais qui devrait largement contribuer au renouveau de ce quartier, à l’animation culturelle de la ville et plus largement à la renommée de celle-ci au-delà du département. Dommage que de nombreuses malfaçons ou problèmes de finitions soient à déplorer, s’agissant d’une réalisation si couteuse pour la collectivité. Gageons que les travaux nécessaires à leur résorption ne différeront pas trop la livraison définitive de l’ouvrage et que cela n’aura aucune conséquence sur sa longévité car c’est un investissement pour une durée de 30 à 40 ans au minima.

On se rappelle que ce dossier avait trainé en longueur et fait couler beaucoup d’encre en raison des modifications apportées par la nouvelle municipalité par rapport au projet initial. En effet, jouxtant initialement le multiplexe de cinéma et le musée Soulages, ce qui était alors un palais de congrès-salle des fêtes a été sensiblement remodelé par l’équipe Teyssèdre sans que l’on en connaisse les véritables raisons. Toujours est-il que le palais de congrès, équipement pourtant complémentaire du musée et indispensable pour Rodez, a été purement et simplement abandonné au profit d’une salle des fêtes pour un coût comparable. Elle a pris place sur les anciens terrains de tennis du plateau Paul Lignon, emplacement réservé par l’ancienne municipalité à des manifestations culturelles extérieures (fêtes foraines, expositions diverses, cirques…) et le stationnement de surface gratuit.

Rappelons au passage que lorsqu’il était dans l’opposition, ce même Christian Teyssèdre ne manquait pas une occasion d’accuser la municipalité d’alors de vouloir rendre le stationnement payant sur le plateau du foirail. Ce sera pourtant le cas ici en raison du choix d’y réaliser un parking souterrain payant. S’agissant enfin de l’abandon du palais des congrès, ce dernier exigeait encore y a quelques année avec force et virulence, sa réalisation en affirmant qu’il constituait un équipement structurant essentiel, évoquant au passage l’équipement réalisé par l’agglomération du Bassin d’Aurillac. Comme quoi, il y a un gouffre entre être dans l’opposition et être le premier magistrat de la ville !

Toujours est-il que les ruthénois ont perdu un parking gratuit et un palais des congrès vital pour une agglomération de 60 000 habitant, tant en terme de développement économique que d’emplois. Probablement une belle  occasion manquée ! Dernière remarque, le projet de salle des fêtes-palais des congrès soutenu par l’équipe précédente, devait être porté par la communauté d’agglomération du Grand Rodez, maître d’ouvrage. Finalement, cette dernière s’est désengagée et la ville de Rodez est devenue le maître d’ouvrage. Au final, voilà un projet pour le moins couteux pour une simple salle des fêtes qui risque de peser lourdement sur les finances locales, au moment où d’autre projets municipaux importants devraient voir le jour.

Que penser de la mise en service de cet équipement qui ne répond que très partiellement aux besoins de la ville ?En attendant, il servira utilement les habitants et aura eu le mérite de soutenir les entreprises des travaux publics de la région. Tant pis si la dette en prend un coup.