France : Nicolas Sarkozy adopte la rigueur à l’allemande pour sauver l’euro et la France de la faillite (2)

On peut être en désaccord avec Nicolas Sarkozy sur de nombreux points mais il y a des réalités que l’on ne peut occulter, y compris au sein de la gauche française.  La communauté internationale reconnaît volontiers  le rôle tenu le président français dans la résolution de la crise financière de 2008. Indiscutablement, par son activisme et sa vision sur la crise d’alors, il a été l’artisan du sauvetage du système bancaire international et contribué à sauver le monde d’une crise systémique majeure. S’il y a des procès et reproches à lui faire (c’est vrai qu’ils ne manquent pas), ce n’est certainement pas sur ce point.

Sarkozy reste probablement l’un des responsables politiques les mieux à même d’affronter les crises internationales. C’est peut-être ce qui gène le parti socialiste et qui lui vaut les récentes attaques politiciennes. Au demeurant, ce type de polémique est pour le moins stérile alors que notre pays traverse l’une des plus graves crises de son histoire.

Les français s’interrogent beaucoup sur ces polémiques et la violence des propos des principaux responsables socialistes à l’encontre du chef de l’Etat alors même qu’ils n’ont aucune proposition crédible à formuler. Avec Angela Merkel, sera-t-il à la hauteur ces 8 et 9 décembre, à l’occasion d’un Conseil européen décisif pour l’avenir de l’euro et de l’Europe ? Difficile à dire tellement sa marge de manoeuvre est extrêmement étroite du fait des divergences importantes avec certains pays. Manifestement, en dépit de la promesse d’un nouveau traité, l’Europe fédérale n’est pas pour demain. Ce qui empêche un règlement rapide et durable de la crise de la dette dans la zone euro.

La vérité, il faut bien l’avouer, c’est que Sarkozy n’est en rien responsable de la crise de l’euro, exclusivement liée à la dette excessive des Etats. Pourquoi vouloir lui faire porter le chapeau si ce n’est pour des raisons purement politiciennes et électoralistes ?

Comment peut-on sérieusement contester le travail obstiné effectué par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour sauver la zone euro et mettre en place les outils de rigueur indispensables en vue de lutter contre la crise de la dette qui menace de faillite l’ensemble des pays de la zone euro ?

Les socialistes français, dont l’ambition semble se résumer à battre Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012 par tous moyens, sont-ils prêts à conduire le pays au chaos de peur que ce dernier ne profite de la crise pour s’imposer ? Pourquoi laisser penser que Sarkozy pourrait être responsable des lacunes qui ont accompagnées la mise en place de l’euro et passer sous silence la responsabilité des socialistes qui ont activement soutenu le traité de Maastricht sans prévoir les mécanismes de sanctions en cas de non respect des critères de convergence pour protéger l’euro ?

Pourquoi ignorer la grande responsabilité (irresponsabilité) des gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans, de droite comme de gauche, qui ont laissé filer la dette y compris en période de croissance en allant même jusqu’à distribuer une cagnotte pour certains ? Pourquoi tromper les français en laissant penser qu’il existerait d’autres alternatives que la rigueur et à la réduction des déficits pour maîtriser la dette, voire que la dette n’est pas un problème ?

Pourquoi les socialistes français, contrairement à leurs amis européens, s’opposent-ils à la signature de la « règle d’or » comme la plupart des pays de la zone euro ? N’ont-ils pas le courage de dire la vérité aux français ? Pourquoi laisser croire un seul instant que la France, qui fait partie de la zone euro et a signé le traité de Maastricht, pourrait continuer dans la voie de la dépense et de la dette sans ce soucier de ses alliés au sein de l’euro ?

Pourquoi sous-entendre que nos amis allemands et leur chancelière Angela Merkel seraient responsables de tous nos maux et voudraient nous imposer leur loi ? Pourquoi ne pas avouer que le seul moyen de sortir durablement de la crise de la dette actuelle, c’est de suivre la voie de la rigueur budgétaire et de la réforme de l’Etat suivie par l’Allemagne depuis 10 ans ?

S’ils veulent gagner la présidentielle, les socialistes français et François Hollande devront commencer par se mettre d’accord et revoir totalement leur programme aujourd’hui totalement obsolète. La zone euro ne retrouvera sa crédibilité que par  une politique de réduction des déficits publics et de désendettement. La France n’y échappera pas. Il faudra pour cela instaurer des règles de contrôle dans tous les pays et s’y conformer scrupuleusement pour garantir notre dette future.

Il y va de l’intérêt et de la survie de l’ensemble de la zone euro. Espérons que les socialistes français ne cèdent pas une nouvelle fois aux sirènes électoralistes et reviennent à la raison en s’inspirant de leurs amis sociaux-démocrates européens. Cela passe par une profonde révolution interne au PS. En sont-ils capables d’ici la présidentielle ?

En attendant, l’avenir de la zone euro et de la France se joue en cette fin de semaine à Bruxelles.

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