France : Nicolas Sarkozy aligne la France sur l’Allemagne pour combattre la dette et sauver la zone euro (2)

Les pays de l’Europe du sud, à commencer par la Grèce, n’ont fait preuve d’aucune rigueur fiscale et budgétaire au cours des dernières décennies. Face à un euro au plus haut face au dollar et des pays d’Europe du nord rigoureux et plutôt bien gérés, au fil des ans, le manque de convergence des politiques économiques et budgétaires n’a fait d’accentuer les tensions au sein de la zone euro et précipité les difficultés de certains pays de l’Europe du sud, aujourd’hui au bord du défaut de paiement.

A cet égard, les agences de notations critiquables pour leur laxisme passé, n’ont ici fait que leur travail et tiré le signal d’alarme en dégradant la note souveraine de certains pays, y compris les USA et en mettant en garde la France quant-à une perspective négative de sa dette, susceptible d’entrainer la perte de sa note AAA à défaut pour elle de prendre les mesures adéquates rapidement. Nul doute d’ailleurs, que la mise en garde récente par l’agence Moody’s, à 6 mois de l’élection présidentielle, ne doit rien au hasard et vise à maintenir la pression, d’une part, sur le gouvernement français pour que les mesures de réductions des dépenses publiques soient poursuivies, et d’autre part, sur le candidat désigné par le PS qui ne peut tenir un discours laxiste niant l’ampleur de la crise budgétaire et les efforts à réaliser.

Si les déficits publics et la dette se sont nettement aggravés depuis 2008, comme l’a justement rappelé Nicolas Sarkozy, c’est d’abord en raison de la grave crise financière venue des USA en 2008 qui a couté très cher aux économies européennes et aux finances publiques en particulier, et ensuite, en raison de la crise de la dette de la zone euro qui résulte de l’incapacité des pays de l’Europe du sud de faire face à leur importante dette. A cet égard, n’en déplaise à certains, Nicolas Sarkozy n’a que peu de responsabilité dans l’explosion de la dette française. Par ailleurs, il n’est pas contestable que son action en 2008 a permis de sauver l’Europe de la faillite financière et nul doute que, ces derniers mois, son action conjointe avec Angela Merkel aura largement contribué à sauver la zone euro d’un éclatement avec les terribles conséquences qui en auraient nécessairement découlé.

Que l’on aime ou pas Nicolas Sarkozy, il faut bien reconnaître qu’il a été à la hauteur à l’occasion de ce qui a été et est encore très probablement la plus grave crise que l’Europe n’ait eu à traverser depuis 1929. Le couple franco-allemand a tenu bon alors que la situation budgétaire de la France reste fragile et doit être consolidée pour rejoindre au plus vite la rigueur et la solidité de l’Allemagne. C’est le prix à payer pour sauver l’euro, mais aussi pour sauver la France, son industrie, ses emplois et préserver son système social généraux. Nul doute que la majorité des français a bien compris le message très clair du président de la République.

Présidentielle ou pas, la France n’a aujourd’hui d’autre choix que de converger au plus vite avec l’Allemagne, tant au plan budgétaire et fiscal, qu’au plan économique et social. C’est ce qu’a courageusement annoncé Nicolas Sarkozy et il ne fait aucun doute que des mesures en ce sens seront prises dans les prochains mois, à commencer par de nouvelles économies budgétaires pour aligner les prévisions de croissance du budget 2012 sur le taux attendu de 1% comme l’a fait l’Allemagne il y a quelques semaines.

La seule manière pour l’Europe de s’en sortir, c’est d’aller vers plus de convergence, de fédéralisme et une gouvernance unique. Nicolas Sarkozy et Angela Merckel l’ont bien compris et tentent d’y rallier les pays de la zone euro.

Espérons que le PS et son candidat François Hollande prennent enfin conscience de l’ampleur de la crise actuelle et de la nécessite d’une politique de rigueur pour les années à venir. La récente prise de position de Jérôme Cahuzac, député PS du Lot-et-Garonne et président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, par ailleurs proche de François Hollande, reconnaissant que toutes les mesures du programme du candidat socialiste ne pourraient être appliquées est plutôt rassurante. Selon lui, le candidat socialiste « puisera dans ce programme mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas« . A suivre !

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