Aveyron : le Tribunal administratif valide l’élection d’Arnaud Viala ….

9 septembre 2011

En juin dernier, cette affaire avait fait grand bruit au sein du petit microcosme politique ruthénois. Le maire de Rodez était d’ailleurs monté sur ses grands chevaux pour dénoncer la décision du Conseil général de l’Aveyron d’évincer le président du syndicat mixte de l’enseignement supérieur en l’Aveyron, l’accusant directement Jean-Claude Luche d’être un putschiste et de régler des comptes politiques. Il avait annoncé haut et fort que le Conseil général sortirait perdant de cette affaire.

En fait, le Conseil général, las de constater l’incapacité de Guilhem Seyriès, représentant de l’agglomération du Grand Rodez, à faire avancer le dossier depuis son élection, avait décidé de prendre les choses en main pour tenter de débloquer la situation en procédant à l’élection d’un nouveau président : Arnaud Viala.

Saisi par le président sortant, le Tribunal administratif de Toulouse a rendu sa décision le 6 septembre. Il purement et simplement rejeté le recours formulé. Aussi étrange que cela paraisse, alors que ce dossier avait fait beaucoup parler  fin juin, cette décision est quasiment passé sous silence dans la presse locale et parmi les élus de gauche, qui étaient pourtant montés au créneau pour s’insurger contre la prise de contrôle du syndicat mixte par le Conseil général. Après ce revers, il y a peut-être de quoi !

Toujours est-il qu’Arnaud Viala, le nouveau président du syndicat mixte de l’enseignement supérieur en Aveyron s’est dit attristé qu’il ait fallu en arriver là pour si peu et a assuré que la priorité était maintenant de travailler sereinement dans l’intérêt de l’enseignement supérieur en Aveyron.

Voilà qui clos l’épisode d’un dossier fort sensible. Espérons que le nouveau président pourra enfin faire avancer le dossier de l’enseignement supérieur à Rodez qui n’a que trop trainé ces dernières années. Un défi de plus à relever pour le Conseil général.


France : Free Mobile, le 4ème opérateur mobile débarque en fin d’année

7 septembre 2011

L’arrivée de Free Mobile, 4ème opérateur de téléphonie mobile en France, est prévue pour début 2012.

D’ici la fin d’année 2012 (en l’espace d’un an), Free Mobile compte engranger au moins 2 millions de clients et approcher l’équilibre opérationnel dès 2014 avec un peu plus de 4 millions de clients (environ 5% de part de marché). Malgré ses réserves sur le coût de la licence 4G qui devrait lui être accordée en fin d’année, comme les autres opérateurs, le groupe Iliad dispose des moyens financiers nécessaires au financement des lourds investissements à venir. Pour autant, le montant des investissements reste  très en deçà des deux principaux opérateurs Orange et SFR qui injectent annuellement plus d’un milliard et demi d’euros pour moderniser leur réseau.

Free Mobile envisage par ailleurs l’ouverture d’une centaine de boutiques pour se rapprocher de ses clients. Pour autant, ce devrait être un opérateur low-cost privilégiant les ventes en ligne et un nombre limité de salariés.

Le dernier communiqué du groupe Iliad (maison mère de Free) affirme que son offre ADSL « Révolution » attire de nombreux internautes, lui permettant d’atteindre un total de 4,245 millions de clients (4,7 millions avec les abonnés Alice) au 30 juin 2011. Le chiffre d’affaires du 1er semestre 2011 progresse de 2,6% à 1,04 milliard, pendant que le bénéfice net s’établit à 145 millions d’euros, en hausse de 8% sur un an. Free a profité de la présentation de ses résultats pour rappeler que 3,6 millions de prises très haut-débit (fibre optique en FTTH) sont déployées ou en cours de l’être.

Free confirme que tout est prêt pour un lancement des offres mobiles début 2012. Pour autant, le déploiement complet de son propre réseau 3G pourrait prendre plusieurs années. En attendant, Free Mobile a conclu un accord d’itinérance 3G avec Orange qui doit être effectif dés le 1er janvier 2012, permettant ainsi à l’ensemble de ses clients de bénéficier d’un réseau UMTS sur l’ensemble du territoire. S’agissant de la 2G, un accord d’itinérance a également été conclu avec le même opérateur ; il devrait prendre effet dés que la couverture de Free Mobile aura atteint 27% de la population. Ainsi, dés l’ouverture de son réseau, Free Mobile devrait être en mesure d’offrir une couverture maximale du territoire, que ce soit sur son propre réseau ou celui d’Orange.

A mi-juillet, Free Mobile annonce plus de 500 points (émetteurs 3G). Localement, un émetteur Free Mobile (208-15) a été activé à Rodez (Bourran) depuis fin août et devrait donc être opérationnel dés l’ouverture du réseau, en desservant principalement l’est, une partie du centre-ville et le nord de l’agglomération du Grand Rodez. De nouveaux émetteurs devraient suivre.

La bataille sur le marché du mobile en France ne fait que commencer. Les consommateurs ne vont pas se plaindre de cette nouvelle concurrence.

Pour plus d’information sur Free Mobile :


France : la pression monte sur le marché de la téléphonie mobile avec l’arrivée prochaine de Free Mobile

5 septembre 2011

La guerre des prix et des offres de téléphonie mobile fait rage depuis quelques mois et cela risque de s’accentuer d’ici début 2012.

Au début de l’été, Bouygues-Télécom a tiré le premier en proposant une offre low-cost « B&You » compétitive, distribuée exclusivement sur Internet. SFR avait suivi en lançant ses offres Carrées et annonce courant septembre de nouveau rabais sur ses forfaits. De son côté,  Orange proposera dés le 7 septembre une offre « Sosh » à des tarifs toujours plus bas, mais disponible uniquement sur internet. Sans oublier les nouvelles offres compétitives de Numéricable et de nombreux MVNO, à commencer La Poste Mobile et Virgin Mobile.

Pourquoi cette soudaine agressivité des opérateurs mobiles français alors que leurs offres étaient réputées parmi les plus chères en Europe depuis de nombreuses années ?

La réponse est simple : Free Mobile. L’arrivée début 2012 du 4ème opérateur de téléphonie mobile devrait en effet bouleverser le marché français. Le trublion des télécoms qui a imposé son tarif de 30 euros /mois dans l’ADSL entend tenir sa promesse de diviser par deux la facture mobile des Français. Xavier Niel, fondateur et directeur général d’Iliad (maison mère de Free), qui a du ferrailler de longues années pour obtenir sa licence mobile face à l’opposition des opérateurs existants, ne cesse de dénoncer les forfaits incompréhensibles et illisibles de ses concurrents. «Depuis 2008, nos concurrents ont baissé la facture du client de 10%. On est loin du compte ! »  affirme-t-il.

Même si le silence est de mise, Free Mobile prépare minutieusement son débarquement sur le marché du mobile français pour la fin de l’année et plus certainement début 2012 ; le temps de déployer son réseau 3G qui doit atteindre 25% de la population française à cette date.

Il se murmure ici et là (cf Freemobileasso.com) le lancement d’un forfait à 5,99 € / mois incluant deux heures d’appels, les SMS illimités et les appels gratuits vers la Freebox, d’un autre à 9.99 € /mois pour 5 heures d’appels et d’un forfait à 29,99 €/mois pour le tout-illimité.  A ces tarifs, on comprend que les concurrents s’inquiètent.

Après l’ADSL, la bataille promet d’être rude dans le mobile avec l’arrivée de Free Mobile. Les français devraient en être les gagnants alors que les tarifs de la téléphonie mobile étaient parmi les plus élevés d’Europe. L’année 2012 s’annonce comme le big-bang du mobile en France et chaque opérateur affûte d’ores et déjà ses armes. Voilà qui ne devrait pas déplaire aux consommateurs !

Pour plus d’infos :

Prochainement : Free Mobile prépare son arrivée sur la marché français


France : quand une juge colporte des ragots accusant le chef de l’Etat

2 septembre 2011

Voici plus d’un an, l’affaire Bettencourt avait fait la une des médias français durant de longs mois. Isabelle Prévost-Desprez, juge d’instruction à Nanterre avait été dessaisie à l’automne 2010 de ce dossier au profit du tribunal correctionnel de Bordeaux qui a aujourd’hui la charge de l’instruction.

En cette rentrée 2011, veille de l’élection présidentielle française, cette même juge publie un pamphlet intitulé « Sarko m’a tuer », écrit par deux journalistes du journal Le Monde. Elle y affirme notamment que : « l’ex-infirmière de Mme BETTENCOURT aurait confié à une greffière du tribunal de Nanterre que Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP, avait reçu de l’argent liquide en mains propres de la milliardaire avant son élection en 2007. »

Bien que ces allégations pour le moins fantaisistes ne reposent sur aucun élément concret et vérifiable, la juge n’hésite pas à les reprendre à son compte pour accuser le chef de l’Etat. En réalité, il s’agirait de déclarations faites en « off » à une greffière, d’après des propos rapportés par un tiers. Comment une juge peut-elle colporter de tels propos, directement issus des caniveaux parisiens ? Pourquoi ne pas avoir consignés de telles affirmations, si elles lui paraissaient crédibles ? A défaut, pourquoi la juge n’a-t-elle pas transmis ces éléments au Procureur comme l’exige la déontologie ? Pourquoi avoir attendu plus d’un an pour diffuser une telle information dans un livre ?

Manifestement, tout cela ne sent pas très bon et permet de douter sérieusement des réelles intentions de la juge et plus généralement de la neutralité de la justice qui intervient de plus en plus ouvertement sur le terrain politique et médiatique au mépris du secret de l’instruction et de la sérénité qu’exige son exercice.

L’Elysée, on peut s’en douter, a aussitôt démenti dès les allégations rapportées par le journal Libération, les jugeant « scandaleuses, infondées et mensongères« .

Dans un communiqué, le Premier ministre, François Fillon a regretté « qu’au mépris de toute règle déontologique, de telles allégations visant le président de la République, à l’évidence dénuées de tout fondement, viennent nourrir la rumeur dans ce qu’elle a de plus détestable et de plus insidieux » et souhaité « que les procédures en cours viennent rapidement et en toute indépendance mettre un terme aux manipulations que la période préélectorale paraît seule de nature à expliquer ».

Voilà une « affaire » qui fait pschitt, à moins que la juge n’ait voulu faire pression sur ses collègues juges du tribunal correctionnel de Bordeaux en charge de l’affaire.

Le lendemain de la sortie du livre de Mme Prévost-Desprez, dans les colonnes du magazine Marianne, l’ex-infirmière ni catégoriquement avoir tenu de tels propos et affirme : « Je n’ai pas parlé de Sarkozy ». « Lorsque j’ai été auditionnée par la juge Prévost-Desprez, je ne lui ai pas parlé de remise d’enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d’autre. Je n’en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière », raconte l’infirmière. Concernant cette audition et la question de remises d’enveloppes, l’infirmière précise, dans cet entretien à paraître samedi : « C’était en juillet 2010. Avant que l’audition formelle ne commence, elle m’a dit que nous n’étions pas là pour aborder ce sujet. Mais, de mémoire, pendant quelques instants, nous avons échangé ensemble sur d’autres témoins qui auraient évoqué de tels faits. Mais moi, je ne lui ai rien dit ». Et d’ajouter : « Je n’ai rien à cacher, je suis une femme honnête, mais je ne veux pas que mes propos se retournent contre moi. Cette affaire m’a déjà causé assez d’ennuis comme ça ! »

Voilà une « nouvelle affaire » qui a tout d’une affaire politique destinée à nuire à Nicolas Sarkozy, et qui augure mal de la campagne présidentielle de 2012. Comment une juge et des journalistes peuvent-ils colporter de telles allégations ? Imagine-t-on un instant Nicolas Sarkozy, à quelques mois de l’élection présidentielle, allant régulièrement rendre visite à Mme Bettencourt et repartir avec une enveloppe d’espèces sous le bras, au vu de tout le monde ? Tout cela est grotesque et répugnant, venant de la part d’une magistrate.

Calomniez, il en restera toujours quelques chose ! La campagne pour l’élection présidentielle ne s’annonce pas sous les meilleurs hospices !