Grand Rodez : le grand contournement de l’agglomération durablement en panne !

Le dossier du grand contournement de Rodez était porté à bout de bras par Marc Censi, le président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez jusqu’en 2008. A cette époque, un fuseau de 300 m de large avait d’ailleurs été arrêté par les services de l’Etat pour son tracé, allant de Luc-La Primaube à Lioujas-Causse Comtal. Il semble même que l’enquête d’utilité publique aurait pû être lancée rapidement.  C’est dire si le grand contournement paraissait alors bien engagé. Ce dossier faisait alors partie des priorités de l’agglomération ruthénoise et, à ce titre, était défendu avec détermination par les élus d’alors. Une éventuelle concession du contournement de Rodez avait même été évoquée afin de faciliter son financement et d’accélérer ainsi sa réalisation.

A ce moment là, le président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez était aussi le président du syndicat mixte d’étude et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon (SMEAPTL), dont le siège était alors à Rodez. Depuis 2008, ce dernier dont le siège a été transféré à Mende, est présidé par Jean-Paul Pourquier, président du Conseil général de la Lozère. Depuis leur élection, ni le maire de Rodez, ni le président de l’agglomération du Grand Rodez, ne participent aux travaux de ce syndicat qui est pourtant un outil essentiel pour faire avancer la RN88 dans sa globalité, y compris la déviation de Rodez.

Les nouveaux élus en 2008 ont manifestement laissé les choses en plan et n’ont pas repris le dossier à leur compte. Bien mal leur en a pris. S’agissant d’un investissement lourd normalement à la charge de l’Etat, seule la pression et la détermination des élus locaux étaient de nature à permettre l’aboutissement d’un tel projet. Il apparaît aujourd’hui que les nouveaux élus ruthénois ont manqué de conviction à défendre ce dossier, sans parler des effets désastreux et contre-productifs des attaques régulières du maire de Rodez contre les représentants de l’Etat. Une attitude pour le moins irresponsable pour une collectivité qui sollicite l’intervention de l’Etat sur un dossier aussi capital pour le développement du Grand Rodez.

Aujourd’hui, force est de constater que le projet de grand contournement de Rodez est bel et bien dans l’impasse du fait de l’incapacité des élus ruthénois à le porter et le mener à son terme ; alors même qu’il était bien engagé quelques années plus tôt. C’est la raison pour laquelle, par delà l’opposition de façade du maire de Rodez à la mise aux normes autoroutières de l’actuelle rocade de Rodez, ce dernier semble s’être fait une raison et s’être bel et bien résigné à en passer par la transformation des giratoires actuels en échangeurs pour permettre d’absorber le flux autoroutier arrivant d’Albi. Bel aveu d’impuissance et d’échec de M. Teyssèdre et des élus de l’agglomération ruthénoise en général.

Si un tel projet autoroutier au cœur de l’agglomération du Grand Rodez devait, hélas, finir par voir le jour, ce serait purement et simplement dramatique, sachant que la pollution générée par l’augmentation du trafic routier deviendra très vite insupportable pour les habitants résidant à proximité. Les électeurs ne pourront que s’en souvenir le moment venu, mais le mal aura été fait. En attendant, on aimerait entendre les protestations des élus écologistes sur ce dossier ô combien sensible !

Par delà les questions de personnes et d’égos surdimensionnés du côté de certains, il est grand temps que les élus de l’agglomération ruthénoise prennent enfin le dossier du grand contournement de Rodez et de la RN88 entre Rodez et l’A75, à bras le corps, aux côtés des élus du Conseil général, du Conseil régional, des parlementaires et des autorités de l’Etat. Même si beaucoup de temps a été perdu inutilement, il n’est peut-être pas trop tard  pour agir. A défaut, l’agglomération ruthénoise en paiera le prix fort durant des décennies. Le maire de Rodez serait bien inspiré de s’occuper sérieusement des grands dossiers qui concernent l’avenir de la ville et de l’agglomération dont il est élu, sous peine de devoir en payer le plus fort prochainement. Croit-il sincèrement que si demain le PS revenait au pouvoir, il suffira au maire de Rodez de montrer sa carte pour obtenir les 150 à 200 millions d’euros nécessaires au grand contournement de Rodez ?

Les ruthénois devront-ils assister impuissants à la transformation de leur rocade, actuellement classée en boulevard urbain (raison pour laquelle la vitesse est limitée à 70 km/h), en véritable autoroute urbaine utilisée par de nombreux camions, sur laquelle la vitesse sera limitée à 110 km/h parce que leurs élus n’auront pas été capable d’imposer le grand contournement ?

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