Aveyron : la CCI entend être un acteur majeur au service de l’économie départementale

Dans un récent entretien paru la presse locale, Manuel Cantos, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aveyron a fait un point sur la situation économique départementale et tracé les priorités de celle-ci pour les années à venir. L’occasion pour ce dernier de rappeler le rôle clef de l’organisme consulaire dans le développement de l’économie aveyronnaise qu’il entend conforter.

Si un certain nombre de secteurs subissent de plein fouet la crise économique actuelle (le commerce, l’industrie du meuble et les BTP notamment) et connaissent une situation difficile,  d’autres secteurs tirent leur épingle du jeu. Ainsi la sous-traitance mécanique, automobile et aéronautique profitent de bons carnets de commandes passés et résistent plutôt bien à la crise. C’est aussi le cas de la filière agroalimentaire, le secteur parmi les plus importants de l’économie départementale, qui maintient son activité ainsi que l’industrie touristique qui constitue un secteur d’avenir.

Manuel Cantos, ancien industriel, se plait à rappeler que la CCI de l’Aveyron est la deuxième de Midi-Pyrénées par l’importance de son secteur industriel ; ce qui constitue un atout pour le département. La réforme des chambres de commerce et d’industrie (les chambres départementales sont placées sous le contrôle de la chambre régionale de Midi-Pyrénées) et la crise mondiale actuelle, imposent d’être plus efficace avec un budget de l’ordre de 14 millions d’euros, appelé à se restreindre jusqu’en 2014.

Plus que jamais, la CCI de l’Aveyron doit compter sur ses propres forces pour accompagner le développement économique du département dans cette période incertaine. Le président peut compter sur l’appui des 40 membres élus, des 20 membres associés, des 30 conseillers techniques et des 200 salariés. La CCI de l’Aveyron compte s’appuyer sur ses importants relais au sein de la chambre régionale de Toulouse où elle dispose de 6 élus sur un total de 65, d’une vice-présidence générale et de deux présidences de commissions, dont celle de l’industrie, et de 3 vice-présidences. De quoi peser au plan régional et faire entendre la voix de l’Aveyron à Toulouse.

Moins d’un an après avoir été porté à la tête de la CCI de l’Aveyron (née de la fusion des CCI de Rodez et de Millau en 2010), et après avoir mesuré sur le terrain les difficultés des entreprises, le président Manuel Cantos entend passer à la vitesse supérieure et faire en sorte que la chambre joue pleinement son rôle au service du développement économique du territoire. Constatant l’impasse dans laquelle se trouvent certains dossiers importants pour l’avenir du département (urbanisme commercial et enseignement supérieur notamment) et l’absence de réelle collaboration avec les politiques locaux sur ces mêmes dossiers, il souhaite que la CCI mette tout en œuvre pour mieux faire entendre la voix des professionnels qui ont leur mot à dire.

Il déplore notamment le développement excessif des grandes surfaces commerciales aux périphéries des villes de Rodez et Villefranche-de-Rouergue qui pénalise gravement le petit commerce de proximité. Un déséquilibre qui, selon lui, ne va pas manquer de pénaliser le développement du commerce en centre-ville à Rodez. Et de regretter que la CCI, dont l’une des missions est de veiller à un développement harmonieux de l’urbanisme commercial, ne soit pas davantage associée et entendue par les élus locaux sur des dossiers sensibles qui engagent l’avenir.

Le président s’inquiète aussi du périmètre actuel de l’agglomération du Grand Rodez qui est très insuffisant et ne reflète pas, loin s’en faut, l’influence de l’agglomération au-delà de ses limites actuelles. En effet, le Grand Rodez ne pourra continuer à se développer et maintenir son dynamisme qu’en s’appuyant sur une agglomération la plus vaste possible, forte et compétitive par rapport à d’autres unités urbaines comparables. A cet effet, la CCI entend peser de tout son poids pour que le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) prenne en compte la nécessité d’une extension de l’agglomération ruthénoise actuelle.

L’autre grande priorité pour la CCI, c’est le développement de l’enseignement supérieur à Rodez. M. Cantos rappelle que la CCI est un acteur important de la formation universitaire au plan départemental, aux côtés de l’université Jean-François Champollion, de l’IUT de Rodez et de l’Ecole des Mines d’Albi.  Ainsi, la CCI est la seule école dans le département à délivrer un diplôme d’ingénieur en informatique et dispense de nombreuses formations en relation avec l’entreprise, de niveau licence et master. Et de regretter, une fois encore, le manque de collaboration avec les collectivités : « Il se parle beaucoup d’enseignement supérieur en Aveyron mais nous n’y sommes jamais associés. ». Forte de son expérience et de son savoir-faire, loin des petites polémiques politiciennes locales, la CCI de l’Aveyron souhaite être associée à la mise en place des filières d’enseignement supérieur dans le département.

Voilà un programme ambitieux et cohérent qui ne devrait pas manquer de favoriser le développement économique et l’emploi dans notre département. Espérons que les élus locaux sauront appuyer la démarche de la CCI de l’Aveyron notamment et travailler en étroite et intelligente collaboration, notamment en ce qui concerne les dossiers majeurs de l’urbanisation commerciale et de l’enseignement supérieur.

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