Rodez : la majorité socialiste municipale ne supporte pas les critiques de ses opposants

Depuis son élection en 2008, M. Teyssedre, le maire de Rodez et sa majorité socialiste ne supportent pas la moindre critique venant de leurs opposants. Bien que très diminuée en effectif (pas plus de trois élus siègent au nom de l’opposition municipale), dés que ses membres osent quelques remarques et, à plus forte raison, lorsqu’ils critiquent ou contestent la politique de la majorité, ceux-ci font l’objet d’une attaque en règle tant en séance du Conseil municipal que dans la presse locale.

La violence des réactions du maire de Rodez à l’encontre de certains élus d’opposition, pourtant pas très virulents, ne manque pas d’interpeller. Pourquoi des méthodes si peu respectueuses de la démocratie, dignes des pires moments de la dictature soviétique ? A croire qu’à Rodez, depuis l’arrive de la gauche, l’opposition n’a plus son mot à dire et qu’elle est priée, à défaut d’être en accord avec la majorité, de la mettre en sourdine. Conséquence : l’opposition municipale est aujourd’hui inaudible, comme tétanisée à l’idée de devoir affronter la majorité. Probablement était-ce le but recherché par la majorité : museler l’opposition.

Manifestement, M. Teyssedre a oublié l’époque où il était dans l’opposition. Bien qu’il n’ait pas manqué de gesticuler dans tous les sens  et critiquer durement et systématiquement la majorité dans ses moindres dossiers, un large temps de parole lui était régulièrement accordé par la majorité précédente, alors même que ses assertions étaient généralement erronées et pour le moins fantaisistes. Il est vrai que pour ce dernier, plus c’est gros, plus çà passe ! Il serait d’ailleurs très amusant de rappeler aux ruthénois certains de ses propos tenus dans le passé. Pas sûr que ce soit flatteur pour l’image et l’avenir de la ville de Rodez mais cela pourrait en éclairer certains.

Alors, pourquoi une telle agressivité et intolérance ? La majorité municipale serait-elle à ce point en panne et fragilisée ? Très probablement. Si la situation était aussi bonne qu’ils veulent bien le faire croire, pourquoi attaquer la moindre petite phrase un tant soit peu critique d’opposants ? Il faut croire qu’il y a le feu à la majorité municipale et que le bilan, après plus de 3 années de gestion, est proche de zéro, comme le pensent beaucoup de ruthénois.

Plus récemment, la majorité socialiste municipale a franchi un nouveau cap dans l’intolérance.

Dans une récente interview réalisée par l’hebdomadaire Le Ruthénois, des opposants à la municipalité (non élus municipaux, membres des associations Avenir du Grand Rodez et Rodez – Unir pour Gagner) ont annoncé, pour la rentrée 2011, la création d’une nouvelle association destinée à accueillir toutes celles et ceux, qui par delà les partis politiques, souhaitaient se rassembler en vue de réorganiser les forces de l’opposition en vue de préparer les échéances municipales de 2014. Au passage, ils avaient jugé bon d’indiquer, qu’à leurs yeux, la majorité municipale conduite par M. Teyssedre n’avait pas fait grand-chose et que le bilan paraissait globalement négatif : absence de vision et de cohérence dans les projets, fonctionnement autoritaire et défaut de débat démocratique, absence de gouvernance au sein de l’agglomération du Grand Rodez, et bien plus encore…

Après avoir réduit au silence l’opposition municipale, voilà que dans son dernier n° du Ruthénois de début juillet, M. Bessières au nom de la majorité municipale monte au créneau pour attaquer les propos tenus par ces opposants indésirables et défendre le bilan de l’équipe socialiste. On connaît le discours bien  rodé largement relayé par la presse locale, sauf que la réalité est sensiblement moins rose.

A mi-mandat passé, la majorité socialiste ne va pas pouvoir longtemps cacher ses errements, son incapacité à porter un véritable projet pour la ville et ses tensions internes. Après avoir accusé la municipalité sortante de tous les maux, dont la plupart des projets en cours aujourd’hui sont pourtant issus au prix d’amputation qui nuisent à la finalité du projet initial, l’heure des comptes ne va pas tarder à sonner. Le bilan de la municipalité socialiste risque d’être bien maigre et moins glorieux qu’annoncé sur les sujets majeurs qui engagent l’avenir de la ville. Au delà des effets d’annonce, au fil des mois, de très nombreuses interrogations et même incertitudes se font jour sur la plupart des opérations en cours.

De sérieuses interrogations sur l’avenir de Rodez que les représentants de l’opposition ne manqueront pas de mettre en exergue dans les prochains mois afin d’éclairer les ruthénois qui semblent quelque peu noyés dans le smog entretenu par la municipalité socialiste sur le piton. Désolé, M. Teyssèdre, dans les prochains mois, l’opposition va peut-être enfin faire son travail et poser les bonnes questions, c’est-à-dire celles qui fâchent. Patience, tout arrive à qui sait attendre.

Joseph Donore

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2 Responses to Rodez : la majorité socialiste municipale ne supporte pas les critiques de ses opposants

  1. Aveyron Adsl dit :

    Effectivement proche du Zéro.
    http://www.facebook.com/note.php?note_id=123273607744283
    Pour les personnes qui ne sont pas sur Facebook.

    ———————
    Y a-t-il un pilote pour les TIC

    Souvenez vous de ce film comique des années 80, Y a-t-il un pilote dans l’avion ou les passagers de l’avion se retrouve sans pilote.

    En lisant l’article de Midi Libre (http://www.midilibre.com/articles/2011/02/01/RODEZ-A-mi-mandat-bilan-et-perspectives-pour-le-maire-1524339.php5) sur le bilan à mi-mandat du maire de Rodez, j’ai cru revivre certaine scène de ce film comique. On parle de tout sauf des TIC, le vide total sur un sujet primordial pour le développement d’une ville.

    Définition des TIC, je vous fais un copier/coller de wikipédia : Les notions de technologies de l’information et de la communication (TIC) et de nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) (en anglais, Information and communication technologies, ICT) regroupent les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l’informatique, de l’internet et des télécommunications.

    Vous me direz qu’avant, il n’y avait pas grand-chose de fait, maintenant il n’y a rien. Il serait temps que cette équipe prenne la vache par les cornes et traite enfin ce sujet de la plus haute importance que sont les TIC.

    Maintenant que nous sommes sur Facebook, je ne manquerai pas de vous faire quelques commentaires de l’actualité aveyronnaise en rapport avec le numérique.

    • Rodez News dit :

      Effectivement, ce bilan à mi-mandat de M. Teyssèdre était avant tout une opération de marketing politique et d’autosatisfaction après 3 ans sans d’inaction.
      Bien des domaines importants pour l’avenir de la ville et de l’agglomération ont été passés sous silence. Cela n’a pas échappé aux ruthénois.
      S’agissant des NTIC et autres TIC, elles ne sont manifestement pas la préoccupation de la municipalité de Rodez, ni de l’agglomération du Grand Rodez. C’est bien désolant mais c’est ainsi.
      D’ailleurs, les élus ruthénois ont-ils bien compris de quoi il s’agissait et les enjeux considérables des nouvelles technologies ? On peut en douter sérieusement.
      Pour s’en convaincre, il suffit de relire le programme électoral de Christan Teyssèdre de 2008. Les nouvelles technologies et le numérique n’y sont évoqués nulle part. J’ai vérifié minutieusement.
      Voilà encore une bataille perdue pour Rodez, à moins de se bouger rapidement.
      Cela passe par une couverture à haut et très haut débit de l’agglomération. Si le Conseil général tente, avec un certain succés, de couvrir plus de 95% de la population rurale du département de l’Aveyron, notamment grâce aux technologies Wimax et NRA-ZO (la dernière phase d’équipement est en cours) ; la communauté d’agglomération du Grand Rodez rame, toujours et encore. Rien n’est actuellement prévu pour améliorer sensiblement la couverture en haut débit. Alors que la Communauté d’agglomération d’Albi a depuis 2009 couvert l’intégralité de l’agglomération en hauts débits grâce à 12 NRA-ZO. Qu’attend-t-on du côté de Rodez ?
      Que ce soit à Olemps, Druelle, Luc-La Primaube, Onet-le-Château, Ste Radegonde et même Rodez, plus de 5% de la population ne reçoit pas l’ADSL et prés de 20% ont un débit inférieur à 2 Mbits, ne permettant pas de recevoir la télévision via ADSL. Un vrai scandale alors que bien des zones rurales sont mieux couvertes. La preuve de l’inefficacité des élus ruthénois.
      Certains habitants devront-ils attendre le déploiement de l’internet mobile (4ème génération) prévue à partir de 2014 et plus probablement vers 2016 à Rodez ?
      Que fait la Communauté d’agglomération du Grand Rodez sur ce dossier comme sur d’autres ? Rien, strictement rien. Mais probablement qu’elle réfléchit !
      Il serait temps que les habitants de l’agglomération s’insurgent contre cette situation et fassent pression sur leurs élus pour faire avancer ce dossier majeur pour le développement de l’agglomération.

      Joseph Donore

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