France : General Mills emporte la bataille pour la marque à la petite fleur

Après de longs mois d’une âpre bataille, c’est finalement l’américain General Mills qui a remporté les enchères pour l’acquisition de Yoplait.

Le 17 mars 2001, le principal franchisé de la marque à la petite fleur a été choisi pour prendre le contrôle de 51% de Yoplait, la deuxième marque mondiale de produits laitiers, pour la modique somme de 1 600 millions d’euros. Les  49% du capital restent entre les mains de Sodiaal, actionnaire historique et partenaire industriel de Yoplait. Cette dernière conserve également un droit de veto sur les décisions stratégiques, notamment la localisation du siège social qui devrait rester en France ainsi que des usines. Ce qui devrait permettre à Yoplait de rester à l’écoute des producteurs de lait français et de continuer à se développer en France et à l’international.

En dépit de la qualité et du nombre des candidats au rachat de Yoplait, la logique et la cohérence économique l’ont emporté. En effet, présent aux Etats-Unis depuis 35 ans où il réalise plus du tiers de ventes, Yoplait était devenu un partenaire incontournable pour General Mills, par ailleurs le principal franchisé de Yoplait.  Les franchises (de l’ordre de 1% du chiffre d‘affaires) représentant la principale source de revenus pour Yoplait et les Etats-Unis étant le principal débouché industriel avec la France,  devant la  Grande-Bretagne, la Suède, la République Tchèque, la Belgique…, le mariage semble offrir des avantages à chacune des parties en présence : Yoplait, Sodiaal et General Mills.

Le chiffre d‘affaires global de Yoplait en 2010 était de l’ordre de 4.5 milliards d’euros contre 8.6 milliards d’euros pour la branche produits laitiers frais du n°1 mondial : Danone.

Les principaux candidats au rachat de Yoplait étaient notamment les groupes français fromageries Bel et  Lactalis, n° 1 du lait qui vient récemment de prendre le contrôle de 19% de l’italien Parmalat ; le suisse Nestlé qui avait pour handicap de s’être désengagé de la filière laitière en France ces dernières années au profit de Lactalis et le chinois Bright Food. Le leader chinois de l’alimentation qui essuyé de nombreux échecs dans ses divers projets de rachats hors de son pays ces dernières années, souffrait d’un problème d’image lié à sa nationalité et des exigences formulées par les autorités françaises pour la reprise de Yoplait. Rien que du beau monde pour Yoplait !

Les consommateurs, comme les producteurs de lait français, devraient s’y retrouver également. La marque et l’autonomie de Yoplait subsistent, tout en assurant à celle-ci l’accès à un plus large marché allant de l’Europe à l’Amérique du nord, sans que les français et européens n’aient à souffrir d’une concentration excessive des fabricants de produits laitiers autour de quelques grands groupes dominants tels Lactalis, Danone ou Nestlé.

Longue vie à Yoplait, la marque à la petite fleur, et à ses produits laitiers de qualité.

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