France : le come back pour DSK ?

Dans une interview au magazine Le Point datée du 10 février 2011, Anne Sinclair, l’épouse de Dominique Strauss-Kahn a déclaré : « Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu’il fasse un second mandat ». Calculés ou pas, ces propos Anne Sinclair relancent le débat sur la candidature de DSK à la présidentielle française en 2012.

Le mandat du directeur général du FMI (Fond monétaire international) prend fin en novembre 2012. Va-t-il abandonner son poste pour déclarer sa candidature à l’élection française, sachant que le calendrier défini par le parti socialiste fixe la date butoir pour le dépôt des candidatures aux primaires au 13 juillet 2011, pour un premier tour le 09 octobre ? L’heure des choix arrive à grands pas pour Dominique Strauss-Kahn, d’autant que sa popularité semble s’effriter au fil des semaines du fait de son silence persistant.

Puisque ses fonctions au FMI lui imposent une stricte neutralité au plan politique, certains ne manquent d’interpréter les récents propos de son épouse comme une déclaration de candidature déguisée, destinée à rassurer ses partisans sur ses intentions, tout en lui évitant d’enfreindre les règles en vigueur de par ses fonctions à Washington. Une position délicate à gérer, sachant que s’il est candidat, il devra attendre le plus tard possible pour quitter le FMI afin d’assurer le plus longtemps ses importantes fonctions, sans donner le sentiment d’abandonner le navire en pleine tempête mondiale. La direction générale du FMI est un poste d’autant plus stratégique que cette année 2011 est celle de présidence du G20 par la France qui souhaite améliorer la gouvernance économique et financière de la planète après la grave crise financière de ces dernières années. L’occasion pour le FMI de s’imposer un peu plus dans la gouvernance financière mondiale. Dans ces conditions, il n’est probablement pas facile pour DSK de choisir !

En redoutable joueur d’échec, alors qu’il est acquis qu’il serait réélu haut la main s’il briguait un second mandat à la tête du FMI en 2012, nul doute que le subtil message délivré par son épouse Anne Sinclair, dans Le Point, ne doit strictement rien au hasard. Pour autant, il n’est pas certain que le choix du candidat soit définitivement arrêté à ce stade car il mesure pleinement les conséquences de son engagement dans la campagne présidentielle si tôt, alors qu’elle sera longue et très difficile, tant au regard des forces de gauche que de la droite qui n’entendent pas lui faire de cadeaux. La bataille promet d’être bien rude au regard de la place qui est la sienne au FMI.

Il paraît un peu tôt pour savoir s’il sera ou non candidat à la présidentielle française en 2012, même s’il se donne aujourd’hui les moyens d’y aller. Si tel est le cas, le plus dur sera de trouver le bon timing pour quitter le FMI et annoncer sa candidature aux primaires du parti socialiste.

Du côté de ce dernier, certains doivent déjà commencer à grincer des dents car il ne sera pas facile d’exister face à Dominique Strauss-Kahn. C’est toute la donne qui sera remise en cause. La bataille ne fait que commencer.

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