Albi : la ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco

Le 1er août 2010, la 34e session annuelle du comité du patrimoine mondial qui se tenait à Brasilia, la capitale brésilienne, a ajouté la ville d’Albi (chef-lieu du Tarn en Midi-Pyrénées) à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Présentée comme l’un des plus grands ensembles de brique cuite au monde, la Cité épiscopale albigeoise abrite en son cœur la cathédrale Sainte Cécile. Cette église fortifiée a été construite entre 1282 et 1480 avec pour objectif de conforter l’autorité des évêques après la croisade menée contre l’hérésie des Albigeois (1208-1249). Chef d’œuvre de l’art gothique « méridional », la cathédrale Sainte Cécile est également réputée pour son extraordinaire voûte peinte, l’une des plus grandes, son porche gothique flamboyant et ses fresques des XVe-XVIe siècles inspirées de l’art flamand et de la Renaissance italienne.

A proximité immédiate se trouvent également l’austère palais-forteresse de la Berbie avec son donjon massif, ancienne résidence de l’évêque, le Pont-vieux qui enjambe la rivière du Tarn et ses magnifiques aménagées et l’église collégiale Saint-Salvi. Depuis 1922, le palais de la Berbie abrite le musée Henri de Toulouse-Lautrec, célèbre peintre né à Albi.

Le dossier de candidature avait été déposé en janvier 2009 par la ville d’Albi. Dans son dossier de présentation, la municipalité affirmait : « La Cité épiscopale d’Albi forme un ensemble urbain de brique, unique par sa couleur ocre, sa puissance et son harmonie. ». Philippe Bonnecarrère, son maire, a remercié les membres du Comité du Patrimoine mondial à l’issue du vote à l’unanimité retenant la proposition d’inscription présentée par la France. « Les Albigeois remercient la communauté internationale pour la reconnaissance et l’inscription de la Cité épiscopale au Patrimoine de l’Humanité. Vous me permettez, avec émotion, de partager des valeurs, le meilleur du talent des hommes, une Universalité de la Beauté… ».

La Cité épiscopale d’Albi est le 34e site français inscrit au patrimoine mondial. Dans le grand Sud-ouest, l’Unesco ont déjà été distingués : la cité de Carcassonne, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le canal du Midi et le Mont Perdu (cirque de Gavarnie).

Cette reconnaissance accordée à Albi est amplement méritée. Ville moyenne de 80 000 habitants, longtemps éclipsée par la célèbre et dynamique ville rose de Toulouse et la très médiatique cité de Carcassonne, voilà enfin Albi reconnue au plus haut niveau mondial pour son patrimoine exceptionnel. Nul doute que les travaux d’embellissement de la ville ces dernières années n’ont pas manqué de mettre en évidence ce patrimoine, tout en renforçant son charme provincial et plus généralement la qualité de vie. A cet égard, le travail patient de l’actuel maire d’Albi, Philippe Bonnecacarrère a beaucoup contribué au renouveau de la ville et au résultat d’aujourd’hui. Après le réaménagement complet de la place du Vigan qui fait aujourd’hui l’unanimité des albigeois et des visiteurs, les aménagements piétonniers se sont poursuivis dans tout le centre-ville, mais aussi autour de la cathédrale Sainte Cécile qui est aujourd’hui très animé avec ses boutiques, cafés, restaurants et terrasses. On ne peut oublier les aménagements paysagers des berges et des jardins le long du Tarn, mettant en évidence le Pont-Vieux et le Palais de la Berbie. Une grande réussite qui ne va pas manquer d’attirer les foules à Albi au cours des prochaines années.

C’est aussi le résultat d’une politique municipale cohérente d’aménagement global du centre-ville, menée de main de maître par Philippe Bonnecarrère. Bravo Albi !

A Rodez, on aimerait que la municipalité s’inspire de l’exemple d’Albi. Si pendant longtemps Rodez a pu se développer et faire preuve d’un dynamisme rare pour une ville moyenne de sa taille sous la conduite de son ancien maire et président de l’agglomération Marc Censi, depuis 2008 et l’arrivée de Christian Teyssèdre à la mairie, les ruthénois ont de quoi déchanter. En effet, la plupart des grands projets structurants portés par l’ancienne municipalité et agglomération sont, soit suspendus (pour ne pas dire abandonnés pour certains) ou en attente depuis maintenant plus de deux ans. Plus grave, la ville paraît pilotée à vue, au jour le jour et au gré des vents, sans aucune vision globale pour l’avenir de la ville. De quoi s’interroger sérieusement sur le devenir de la Rodez.

Pendant que la ville d’Albi va de l’avant sous l’impulsion de son maire, Rodez pleure un avenir pourtant prometteur qui semble aujourd’hui lui échapper. En attendant que les choses bougent enfin dans le bon sens un jour prochain (on peut toujours espérer), les ruthénois pourront toujours se réconforter en se rendant à Albi, histoire de voir la différence et les touristes en plus qui ne vont pas manquer d’affluer !

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